Les autorités estoniennes ont arrêté dix anciens employés de la filiale locale de la banque danoise Danske Bank, dans le cadre d’une enquête internationale sur des soupçons de blanchiment d’argent. Ils sont soupçonnés d’avoir appartenu au réseau qui a facilité les flux d’argent sale via la filiale de Danske Bank dans le pays. Le Danemark, l’Estonie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis enquêtent sur 200 milliards d’euros de transactions effectuées via cette division estonienne entre 2007 et 2015. La menace de la lourde amende que pourrait infliger le département de la Justice américain à Danske Bank a fait plonger l’action de près de 50% depuis mars, effaçant 15 milliards de dollars de sa valeur boursière.
L’Allemand Scalable Capital, à l’origine d’un «robo-advisor» («robot-conseiller») une plate-forme en ligne délivrant des conseils financiers ou permettant la gestion automatisée d’un portefeuilles d’actifs, qui compte BlackRock parmi ses actionnaires, s’apprête à accorder des licences de sa technologie à d’autres sociétés. Il vient d’annoncer son premier accord, avec la banque espagnole Banco Santander, effectif depuis septembre, selon Bloomberg. Et il a entamé une autre collaboration ce mercredi avec la banque allemande Targobank. D’autres sociétés ont signé des partenariats, qui prendront effet à partir de début 2019. Le robo-advisor gère plus de 1 milliard d’euros, dont une bonne part provient de son partenariat avec ING-DiBa. Scalable, fondée en 2014, a levé 30 millions d’euros en 2017. Son propre robo-advisor est actif en Allemagne, en Autriche, au Royaume-Uni, et en Suisse.
Pascal Canfin, directeur général du WWF France et Philippe Zaouati, président de Finance for Tomorrow et directeur général de Mirova ont remis vendredi 14 décembre le Rapport Canfin-Zaouati au Ministre de l’Économie et des Finances et au Ministre de la Transition Écologique et Solidaire pour mobiliser massivement les flux privés de financement.
Jean Sadecki, fondateur d'Axess Finance, est également interdit d’exercer l’activité de conseiller en investissements financiers pendant une durée de dix ans et écope d'une sanction pécuniaire de 50 000 euros.
Natixis rachète la participation de 50% de la Banque Postale dans Titres Cadeaux, annoncent ce soir les deux banques. «En procédant ce jour à l’acquisition de la part de 50% détenue par La Banque Postale, Natixis devient l’unique actionnaire de l’entreprise Titres Cadeaux co-créée par La Banque Postale et Natixis en 2006, précise un communiqué commun. Le groupe La Poste en reste un partenaire de premier plan, grâce à la signature d’un contrat de distribution des Titres Cadeaux en bureau de poste».
La Bred a annoncé ce mercredi une augmentation de capital «record» de 176 millions d’euros qui porte son capital social à 1,176 milliard d’euros. Réalisée auprès des sociétaires de la banque entre septembre et décembre 2018, l’opération a permis de lever «15% de plus que l’année dernière», précise une communiqué. Elle a été «sursouscrite à hauteur de 138 %».
La Commission européenne a publié mercredi un plan d’action d’urgence en cas de Brexit dur, qui répond en partie aux craintes du secteur financier. Alors que le Parlement britannique ne devrait se prononcer que la semaine du 14 janvier sur le projet de sortie négocié par la Première ministre britannique Theresa May, la probabilité d’un «hard Brexit» s’est accrue ces dernières semaines.
Les autorités estoniennes ont arrêté 10 anciens employés de la filiale locale de la banque danoise Danske Bank, dans le cadre d’une enquête internationale sur des soupçons de blanchiment d’argent. Ils sont soupçonnés d’avoir appartenu au réseau qui a facilité les flux d’argent sale via la filiale de Danske Bank dans le pays. Ces arrestations annoncées mercredi par le procureur de la République constituent la première action concrète des autorités contre les suspects, dans le cadre de ce scandale.
Citigroup risque de perdre 180 millions de dollars (158 millions d’euros) sur un prêt à un hedge fund asiatique dont les paris sur les taux de change se sont révélés perdants, a dévoilé hier soir Bloomberg. Le fonds spéculatif, géré par une entité du groupe chinois GF Holdings, est en discussion avec la banque américaine sur l’ampleurs des positions prises et la manière dont elles peuvent être valorisées.
Natixis perdait plus de 6% à la Bourse de Paris à la mi-journée, après avoir annoncé mardi soir un avertissement sur ses revenus au quatrième trimestre, lié à des pertes sur des dérivés actions en Asie. L’action a perdu plus de 36% depuis le le début de l’année, et revient à son plus bas niveau depuis octobre 2016.
Le ministère de l’Economie a arrêté la liste des spécialistes en valeurs du Trésor pour la période 2019-2021, après avis d’un comité de sélection présidé par Christian Noyer, gouverneur honoraire de la Banque de France, et sur recommandation de la directrice générale du Trésor. La nouvelle liste des SVT compte toujours 15 membres: BoA Merrill Lynch, Barclays, BNP Paribas, Citi, Commerzbank, Crédit Agricole CIB, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC France, JPMorgan, Morgan Stanley, Natixis, Natwest Markets, Nomura et la Société Générale. Elle comprenait 18 membres en 2015, mais Santander, Scotiabank et UBS ont depuis progressivement jeté l'éponge.
Les rendements servis sur les fonds en euros montrent «des écarts du simple au quadruple»: 0,75% pour le contrat le moins bien rémunéré, contre 3,5% pour le meilleur, pointe une étude de l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV). En bas du tableau, la performance servie par les bancassureurs. Au bout de huit ans, l’écart atteint plus de 6 points de rendement: 19,84 % pour les bancassureurs, contre 26,38 % pour les autres acteurs du marché. La CLCV a étudié 207 contrats fermés ou ouverts à la commercialisation. Son étude «pointe à nouveau le défaut d’équité dans l’attribution des rendements». Le taux de redistribution est lui aussi très variable, allant du simple au double sur 8 ans. Le rendement du portefeuille dans lequel le contrat est inclus diffère du taux servi après frais de gestion au titulaire de l’assurance vie, ce dernier ressortant à 71,29%, contre 75,21% l’an dernier.
Royal Bank of Scotland Group a annoncé mardi avoir nommé Katie Murray directrice financière et administratrice, à compter du 1er janvier. Le groupe bancaire britannique l’avait nommée directrice financière par intérim au mois de septembre, en remplacement d’Ewen Stevenson. Katie Murray, qui a rejoint RBS en novembre 2015, deviendra également directrice financière et administratrice de NatWest Holdings, The Royal Bank of Scotland, National Westminster Bank et Ulster Bank, a ajouté le groupe.
Les complémentaires santé - assurances, mutuelles et instituts de prévoyance - sont prêtes à geler ou réduire leurs frais de gestion à partir de 2019, ont annoncé leurs représentants après avoir été reçus mardi par Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat leur a aussi demandé de geler leurs tarifs de 2019 au niveau de 2018 et leur a donné 48 heures pour trouver des solutions pour soulager les ménages, a précisé l’Elysée. Cette réunion s’inscrivait dans le cadre de l’engagement pris par Emmanuel Macron de mobiliser les entreprises pour participer à la sortie de la crise des «Gilets jaunes». Plus de 7 milliards d’euros de frais de gestion sont facturés chaque année par les complémentaires, soit un taux d’environ 20%.
La banque publique allemande NordLB, en difficulté, est entrée en négociations exclusives avec Cerberus en vue du rachat par le fonds de capital-investissement d’un portefeuille de créances douteuses liées au transport maritime, selon Reuters. Parallèlement, les discussions portant sur une éventuelle entrée au capital de la banque, d’un côté avec Cerberus et de l’autre avec le fonds Centerbridge, se poursuivent. Cerberus est le dernier candidat en lice au rachat de «Tower Bridge», un portefeuille de prêts maritimes non performants de 3,9 milliards d’euros. Il est déjà entré en négociations exclusives pour «Big Ben», un portefeuille de 2,5 milliards d’euros. Une éventuelle transaction sur les prêts maritimes sera conditionnée à un accord, que la NordLB entend conclure en février, pour consolider son bilan et couvrir les pertes de valeur des prêts cédés.
La Commission européenne a approuvé un plan initié par la France, l’Allemagne, l’Italie et la Grande-Bretagne, pour une aide publique de 1,75 milliard d’euros destinée à un projet de recherche et d’innovation commun dans la microélectronique. 26 entreprises et organismes de recherche prendront part au projet, dont l'équipementier automobile Robert Bosch, les fabricants de semi-conducteurs Infineon et STMicroelectronics, et la société d’optique Carl Zeiss. Selon l’exécutif européen, cette aide publique permettra d’attirer 6 milliards d’euros supplémentaires venant d’investisseurs privés. Le projet est censé être finalisé d’ici à 2024. Les travaux porteront sur cinq domaines technologiques: les puces écoénergétiques, les semi-conducteurs de puissance, les capteurs intelligents, les équipements optiques avancés, et les matériaux composites.
La Commission européenne a annoncé aujourd’hui avoir approuvé un plan mis sur pied par la France, l’Allemagne, l’Italie et la Grande-Bretagne pour une aide publique de 1,75 milliard d’euros destinée à contribuer au financement d’un projet de recherche et d’innovation commun dans le secteur de la microélectronique. Vingt-neuf entreprises et organismes de recherche prendront part au projet dont l'équipement automobile Robert Bosch , les fabricants de semi-conducteurs Infineon et STMicroelectronics, le spécialiste de l'éclairage Osram, la société d’optique Carl Zeiss, le fondeur GlobalFoundries et le fabricant de composants électroniques Murata.
La banque publique allemande NordLB, en difficulté, est entrée en négociations exclusives avec Cerberus en vue du rachat par le fonds de capital-investissement d’un portefeuille de créances douteuses liées au transport maritime, rapportent mardi des sources proches, citées par Reuters. Parallèlement, les discussions portant sur une éventuelle entrée au capital de la banque, d’un côté avec Cerberus et de l’autre avec le fonds Centerbridge, se poursuivent.
Les rendements servis sur les fonds en euros montrent ainsi « des écarts du simple au quadruple » : 0,75 % pour le contrat le moins bien rémunéré, contre 3,5 % pour le meilleur, pointe une étude de l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV). En bas du tableau, la performance servie par les bancassureurs, détenant une clientèle captive, demeure encore cette année « moins intéressante ». Au bout de huit ans, l’écart atteint plus de 6 points de rendement : 19,84 % pour les bancassureurs, contre 26,38 % pour les autres acteurs du marché.
Le ministère de l’Economie a arrêté la liste des spécialistes en valeurs du Trésor pour la période 2019-2021, après avis d’un comité de sélection présidé par Christian Noyer, gouverneur honoraire de la Banque de France, et sur recommandation de la directrice générale du Trésor. La nouvelle liste des SVT ne compte plus que 15 membres: BoA Merrill Lynch, Barclays, BNP Paribas, Citi, Commerzbank, Crédit Agricole CIB, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC France, JPMorgan, Morgan Stanley, Natixis, Natwest Markets, Nomura et la Société Générale.
Banca Carige a finalisé la vente d’un portefeuille de créances douteuses d’une valeur brute de 964 millions d’euros. Ce portefeuille sera vendu à 22,3% de sa valeur brute comptable. Avec ces dernières opérations, les créances douteuses de la banque génoise sont tombées à 3,5 milliards d’euros, ce qui lui permet d’atteindre avec un an d’avance l’objectif fixé par la Banque centrale européenne (BCE).
Les Européens se sont entendus mardi sur des mesures visant à prévenir les créances douteuses des banques, héritage de la crise financière, qui plombent encore certains établissements européens.
La reconnaissance de l'équivalence boursière suisse est prolongée de six mois jusqu'à fin juin, a annoncé ce 17 décembreà Bruxelles le commissaire européen Johannes Hahn. En décembre 2017, l’Union européenne avait limité cette reconnaissance à un an. Bruxelles avait alors explicitement lié sa décision à «des progrès insuffisants» dans les négociations sur l’accord-cadre institutionnel. Ces dernières n’avançaient pas assez rapidement à ses yeux. Attendu par les observateurs, ce délai de six mois doit permettre à la Suisse de décider quelle suite elle entend donner à l’accord-cadre institutionnel. Début décembre, le Conseil fédéral a lancé une vaste consultation sur le projet d’accord-cadre obtenu. Le chef des affaires étrangères Ignazio Cassis, avait alors affirmé devant les médias que le gouvernement soutient le paquet dans de nombreux points, mais pas tous. Selon lui, l’accord est insuffisant pour être paraphé. La Suisse et l’UE négocient un accord-cadre institutionnel depuis 2014, avec des achoppements répétés. Pour cette raison, la Commission européenne a limité en décembre dernier la reconnaissance de l'équivalence boursière à un an et lié sa prolongation à des progrès sur l’accord-cadre.Johannes Hahn a affirmé lundi que l’accord trouvé est «final» et «bénéfique aux deux parties», ajoutant que pour l’Union européenne «les négociations sont terminées, la balle est désormais dans le camp de Berne». Le Département fédéral de l'économie (DEFR) a indiqué lundi qu’'il «prend acte de la décision de l’UE» ajoutant que «les mesures prises pour protéger la Bourse suisse restent cependant de mise en cas de besoin». Le ministre des finances, Ueli Maurer, avait indiqué vendredi dernier que cette prolongation limitée à un semestre est difficilement compréhensible. Pour le Conseil fédéral, il ne doit pas y avoir de lien entre l’accord-cadre institutionnel entre la Suisse et l’UE et l'équivalence boursière.
L’assureur suisse Zurich a annoncé lundi le transfert à Catalina d’un portefeuille d’assurance fermé, d’un montant de 2 milliards de dollars à fin 2017. Le portefeuille comprend des engagements de couverture pris avant 2007 pour des employeurs britanniques dont les salariés ont été exposés à des risques comme l’amiante. La transaction se déroulera en deux temps, avec un transfert final à une entité britannique de Catalina d’ici deux ans, selon un communiqué. Basé aux Bermudes, Catalina est un réassureur spécialisé dans l’acquisition de portefeuilles fermés.