La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a annoncé ce matin avoir infligé une amende de 400.000 euros à Uber à la suite du vol des données de 1,4 million d’utilisateurs en France. La Cnil juge que le spécialiste américain des véhicules de transport au chauffeur (VTC) a «manqué à son obligation de sécurité des données personnelles». Uber a lui-même révélé en 2017 que les données de 57 millions de ses utilisateurs avaient été dérobées un an auparavant.
Swiss Re a annoncé ce jeudi être parvenu à un accord avec le groupe d’assurance japonais MS&AD afin qu’il investisse 315 millions de livres (349 millions d’euros) supplémentaires dans ReAssure, sa filiale britannique dédié à la gestion de portefeuilles fermés d’assurance-vie.
Quatre banques, dont le Crédit Agricole, sont soupçonnées d’entente sur le marché des obligations supra-nationales ou assimilées au souverain (SSA) en dollars, a annoncé jeudi la Commission européenne. Les services de la concurrence de Bruxelles, qui ne citent pas les quatre établissements, ont envoyé à ces derniers une communication de griefs. L’exécutif européen «craint que les quatre banques aient échangé des informations commerciales sensibles et coordonné leurs prix» entre 2009 et 2015 sur le marché secondaire, pour l’essentiel par le biais de forums de discussion en ligne.
La Société Générale a annoncé ce jeudi la vente de sa filiale en Serbie à la banque hongroise OTP Bank, poursuivant ainsi le recentrage géographique de ses activités conformément aux objectifs de son plan stratégique à horizon 2020. La banque française précise dans un communiqué que la transaction va se traduire par un impact négatif de 108 millions d’euros dans ses comptes du quatrième trimestre en raison d’une dépréciation de l'écart d’acquisition. Cette opération va aussi permettre à la Société Générale d’améliorer son ratio de solvabilité CET1 d’environ 8 points de base. Elle va dans le même temps réduire les encours pondérés des risques de la banque de l’ordre de 1,95 milliard d’euros.
Suez a annoncé jeudi que l’Autorité des marchés financiers (AMF) avait ouvert en mars dernier une enquête «en raison de l’importance des mouvements» intervenus sur le cours de Bourse du groupe de services aux collectivités au cours du mois de janvier, confirmant une information de la Lettre A.
A Milan, trois dirigeants de la société de gestion italienne Sofia Sgr ont été arrêtés pour fraude, utilisation d’argent ou biens de provenance illicite et auto-blanchiment, rapporte Il Sole – 24 Ore. La société est aujourd’hui en liquidation. L’enquête s’est focalisée «sur une opération financière complexe par le biais de laquelle 117 clients, non informés de l’existence de situations de conflits d’intérêts et du risque de l’investissement financier, ont trouvé dans leurs portefeuilles gérés par Sofia des obligations de Tre Internaional SA, cotées à la Bourse de Vienne pour un montant total de 4,4 millions d’euros». Or, ces obligations étaient de fait non échangés et privées de cotation.
L’annonce ne se sera par fait attendre ! Alors que nous vous annoncions hier le départ de Xavier Parain de l’AMF pour rejoindre le TPM FundRock, le régulateur qui nous indiquait hier communiquer très prochainement sur sa succession a nommé ce mercredi 19 décembrePhilippe Sourlas en tant que secrétaire général adjoint. L’intéresséprendra les fonctions de secrétaire général adjoint en charge de la direction de la gestion d’actifs à compter du 7 janvier 2019.Il succédera ainsi à Xavier Parain, qui quittera l’AMF en début d’année après avoir consacré un peu plus de sept ans à la régulation des sociétés de gestion. Philippe Sourlas, 36 ans,était jusqu’à présent directeur adjoint au sein de la direction de la gestion d’actifs. Diplômé de l’École polytechnique, de l’École nationale de la statistique et de l’administration économique, il est également titulaire d’un Master en analyse et politique économique de l’École d’économie de Paris et d’une licence en droit de l’Université Paris I - La Sorbonne. Philippe Sourlas a démarré sa carrière à l’Inspection générale des finances en 2006, avant d’intégrer en 2008 l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (ACAM), devenue l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Il y occupera successivement les fonctions d’expert international et de contrôleur, d’adjoint au chef de brigade puis de chef d’une brigade de contrôle assurance entre 2011 et 2013. Puis il prendra la responsabilité de l’un des services de contrôle des banques de l’ACPR en 2014. Il rejoint l’AMF, le 25 juillet 2016, au sein de la direction de la gestion d’actifs.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) adéclaré à l’ESMA le mardi 18 décembrese conformer aux orientations concernant la définition des titres de créance complexes visés à l’article 25.4 de la directive 2014/65/UE (ESMA/2015/1787). Ces orientations ont pour objectif de préciser la notion d’obligations, d’autres titres de créance et d’instruments du marché monétaire incorporant un instrument dérivé ou présentant une structure qui rend la compréhension du risque encouru difficile pour le client. En conséquence, les instruments financiers jugés complexes sont exclus du bénéfice du régime de l’exécution simple. Pour rappel, ce régime autorise les entreprises d’investissement, lorsqu’elles fournissent des services d’investissement (uniquement l’exécution ou la réception – transmission d’ordres de clients), à fournir ces services d’investissement à leurs clients sans devoir recueillir d’informations sur les connaissances ou l’expérience du client en matière d’investissement, sous certaines conditions.
Le média espagnol spécialisé sur l’industrie des fonds Funds People rapporte que le gouvernement hispanique a signé un décret habilitant le régulateur des marchés financiers, la CNMV, à fixer des exigences de liquidité pour les institutions et les organismes de placement collectif. Ce décret-loi royal 22/2018 cible les fonds ouverts permettant aux actionnaires de retirer leurs actifs à tout moment. Ainsi, au nom d’un traitement équitable des actionnaires ou pour des raisons de stabilité et d’intégrité du système financier, la CNMV est habilitée, de façon temporaire et proportionnellement aux cas de figurerencontrés,à exiger des sociétés de gestion d’OPC qu’ellesrenforcentle seuil de liquidité dans les portefeuilles, plus précisément qu’elles rehaussent la proportion des investissements de ces fonds dans des actifs liquides. Funds People indique également que la loi sur la régulation des sociétés de capital-risque et de gestionnaires de fonds fermés a été modifiée de sorte à contrôler les limites de l’effet de levier.
Doucement, mais sûrement, la proportion des femmes dans le recrutement des équipes d’investissement augmente. En 2017, elle s’élevait à 29 %, soit 5 points de mieux que l’année précédente, selon la dernière étude « Invest avec elles », menée par Deloitte et France Invest (Association des investisseurs pour la croissance). Difficile, cependant, de faire grimper la part de l’effectif féminin dans ces équipes : elle stagne à 22 % (contre 39 % pour le capital-investissement toutes fonctions confondues), et l’enquête, menée auprès de 110 membres actifs de France Invest, signale une forte disparité selon les grades. Mais elle relève aussi des « signaux positifs » : les femmes représentent près d’un tiers des chargés d’affaires/analystes ; le taux de promotion atteint 11 % (contre 10 % chez les hommes), ce qui représente 26 % des promotions. Et 56 % des sociétés de gestion interrogées affirment avoir un objectif de mixité au sein de leurs équipes d’investissement (+5 points par rapport à 2016). Las, 11 % d’entre elles seulement l’ont chiffré…
Un « master of science in risk and financial technologies » est annoncé pour la rentrée 2019 sur le campus parisien de Neoma Business School. Dispensé en anglais, ce nouveau programme s’articule autour de trois axes : connaissance des marchés et des produits financiers, sciences du comportement (psychologie, leadership), compétences techniques et technologiques (méthodes quantitatives, sciences de la donnée, etc.). Les étudiants seront exposés à des études de cas réels et des exercices de simulation financière. Ils devront également mener un projet (production d’une recommandation professionnelle) et rédiger un mémoire. La formation leur permettra en outre de se préparer à la certification professionnelle Financial Risk Manager (FRM), dans le cadre d’un partenariat avec la Global Association of Risk Professionals (GARP).
La première promotion du MBA Agent général - entrepreneur dirigeant d’assurance sera accueillie en septembre 2019 chez Agea. La Fédération nationale des syndicats d’agents généraux d’assurance s’est appuyée sur l’Institut de formation de la profession de l’assurance (Ifpass), associé pour l’occasion à une école de commerce du groupe IGS, pour monter ce diplôme de niveau 1. Inscrit au répertoire national des certifications professionnelles et éligible au compte personnel de formation (CPF), le cursus de 250 heures (sur deux mois) vise à faire reconnaître le métier d’agent général par la voie de la professionnalisation et à le valoriser, tant auprès de la clientèle que des candidats susceptibles de postuler en agence. Il doit également aider au renouvellement générationnel, un tiers des agents étant âgés de plus de 55 ans. Plus sur www.ifpass.fr.
La vie du secteur bancaire n’est pas un long fleuve tranquille : digital, Blockchain, intelligence artificielle, automatisation, changements réglementaires, nouvelles attentes des collaborateurs et des clients incitent à reconsidérer les contenus métier et, partant, les compétences des collaborateurs. C’est tout l’objet de la nouvelle étude menée par l’Observatoire des métiers de la banque et les cinq organisations syndicales représentatives de la branche AFB, avec le concours de HTS consulting : « Nouvelles compétences, transformation des métiers à l’horizon 2025, réussir l’accompagnement au changement ». Un document de quelque 140 pages qui, entre autres, pointe la nécessité de redéfinir les passerelles de mobilité au sein des organisations. Et souligne l’importance que vont prendre les compétences comportementales : s’adapter au changement, apprendre à apprendre, travailler de façon communautaire, communiquer, s’orienter vers le client… Pour plus d’informations, l’étude est téléchargeable (www.observatoire-metiers-banque.fr).
C’est, en millions, le nombre de transactions annuelles que s’apprête à traiter BNP Paribas pour le compte de BP, dans le cadre du mandat de gestion paneuropéenne de trésorerie tout juste attribué par le groupe pétrolier. Qui rationalise ainsi ses opérations conformément aux attentes de son « cash and banking transformation programme ». La banque qualifie l’amélioration de la gestion de la liquidité d’« objectif clé d[u] projet ». Elle se flatte de devenir « le seul gestionnaire de trésorerie de BP en euros et en francs suisses, ainsi que pour les devises des pays nordiques, de la Hongrie, de la Pologne, de l’Ukraine et de la Turquie ».
Il y avait bien quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Habitué à figurer au tableau d’honneur des capitales les plus vertueuses dans la lutte anti-corruption, Copenhague tombe de son piédestal au fil des révélations de l’affaire Danske Bank (lire Horizons page 10). L’énorme scandale de blanchiment d’argent qui frappe la première banque du pays ne fait pas qu’écorner la réputation d’un bon élève de la classe : il renvoie tout un continent à ses tragiques carences.
Visible. Les tarifs bancaires seront gelés en 2019 pour les particuliers, même si certaines banques ont déjà envoyé leurs nouveaux tarifs, et les frais d’incidents seront plafonnés à 25 euros par mois pour les clientèles dites fragiles, ce qui représente environ 3,6 millions de personnes selon l’évaluation de la Banque de France. Au total, « entre 500 et 600 millions d’euros de pouvoir d’achat seront redistribués au bénéfice des Français », indique un communiqué de l’Elysée. Et la Banque de France est chargée du contrôle de la bonne application de cet engagement. Les banques ont également accepté d’accompagner plus particulièrement les professionnels et petites entreprises touchés par la crise actuelle. Elles proposeront en outre des financements spécifiques pour l’achat d’équipements de la maison ou de véhicules moins énergivores.
Bruxelles a publié hier des décisions d’équivalence temporaires pour les CCP et les CSD britanniques, sans répondre à toutes les demandes du secteur financier.
Citigroup risque de perdre 180 millions de dollars (158 millions d’euros) sur un prêt à un hedge fund asiatique dont les paris sur les taux de change se sont révélés perdants, selon Bloomberg. Le fonds spéculatif, géré par une entité du groupe chinois GF Holdings, est en discussions avec la banque américaine sur l’ampleur des positions prises et la manière dont elles peuvent être valorisées. L’incident a entraîné une réorganisation de l’activité de prime brokerage (services aux hedge funds), qui passe de la division de trading sur devises à celle en charge du prime finance et des securities services (métiers titres). Sanjay Madgavkar, le patron du prime brokerage sur devises, quitte le groupe après 20 ans de maison. Citigroup et GF Holdings ne font pas de commentaires.
La CMA a appelé à un renforcement de ses pouvoirs afin d’imposer des amendes aux prestataires sans scrupules qui abusent de la fidélité de leurs clients.
Natixis rachète la participation de 50% de la Banque Postale dans Titres Cadeaux, annoncent les deux banques. Il devient ainsi l’unique actionnaire de l’entreprise. Titres Cadeaux crée et organise la distribution de chèques et de cartes cadeaux multi-enseignes sous les marques Cado Chèque, Cado Carte et E-Cado Carte. La société revendique la quatrième place du marché avec un volume d’émission de 123 millions d’euros à fin 2017, sur un marché de plus de 4 milliards d’euros. Natixis, qui souhaite participer à la consolidation du marché des paiements, veut développer les synergies entre les offres Cado, ses filiales Comitéo (plate-forme et market place dédiées aux comités d’entreprise), et Le Pot Commun, spécialiste du paiement à plusieurs.
La Bred a annoncé mercredi une augmentation de capital «record» de 176 millions d’euros qui porte son capital social à 1,176 milliard d’euros. Réalisée auprès des sociétaires de la banque entre septembre et décembre 2018, l’opération a permis de lever «15% de plus que l’année dernière», précise le communiqué. Elle a été «sursouscrite à hauteur de 138 %». 20,4 millions de parts sociales ont été achetées au prix unitaire de 10,34 euros par 24.000 clients, dont 10.000 nouveaux sociétaires. La première des Banques Populaires compte près de 200.000 sociétaires et affiche 4,1 milliards d’euros de fonds propres à fin 2017.