DÉCEPTION Les deux premiers groupes bancaires allemands ont annoncé l’abandon de leurs discussions, démarrées il y a six semaines et visant un rapprochement. Après une analyse approfondie, les risques d’exécution, les coûts de restructuration et les exigences de fonds propres qu’entraînerait un rapprochement sont apparus trop élevés par rapport aux perspectives de synergies. La BCE et les actionnaires se montraient réservés et les salariés des deux établissements opposés à l’opération, dont le coût en emplois se serait élevé à 30.000 postes. Reste donc à trouver une autre solution face au problème persistant de la faiblesse des deux groupes. Deutsche Bank est certes revenu à des résultats positifs en 2018, après trois années de pertes, et le premier trimestre 2019 a dégagé un gain de 200 millions d’euros, au dessus des attentes, mais la rentabilité n’atteint que 1,3 % (RoTE) et pour l’année entière, les prévisions de résultats tablent sur la stabilité et non plus la hausse annoncée en début d’année. Le statu quo ne convient pour aucun des deux acteurs.