Michel Mathieu, le directeur général de LCL, brandit la peluche du lion comme s’il faisait la course en tête. Sans doute s’est-il laissé griser par l’ambiance de la célébration organisée par la banque du centenaire du Maillot Jaune, dont elle est partenaire officiel depuis 1987. A ses côtés pourtant, de sérieux concurrents, dont au premier plan deux Bernard, Thévenet et Hinault, double et quintuple vainqueurs de la Grande Boucle. Certes, ce qui est sympa pour LCL en arborant son logo sur le tricot d’or, c’est l’assurance de se faire bien voir sur la route et de monter chaque soir sur la plus haute marche du podium. Pour une banque, cela n’a pas de prix. Alors, bon anniversaire au fameux gilet jaune, attendu avec ferveur en juillet sur les ronds-points, jusqu’à celui des Champs-Elysées.
En collaboration avec sa société de gestion, NN Investment Partners (NN IP), le groupe NN a mis en place une politique globalesur le charbon thermique. Elle comprend plusieurs éléments concernant ses différentes activités commerciales. En plus de critères d’exclusion liés à l’extraction de charbon thermique, le Groupe NN compte élaborer une stratégie d’engagement pour renforcer le dialogue avec les sociétés de production d'électricité, et supprimer dans les dix années à venir le charbon de ses investissements pour les actifs gérés pour compte propre. Afin d’harmoniser l’ensemble de ses activités, NN compte également aligner sa politique en matière de contrats d’assurance sur sa politique d’investissement financiers. Le charbon thermique, utilisé pour la production d'électricité et de chaleur, est le type de charbon qui émet le plus de CO2 par rapport à sa valeur énergétique, rappelle le communiqué. Alors que la demande mondiale d'énergie fiable et abordable devrait augmenter, il existe aujourd’hui un large consensus scientifique selon lequel il est nécessaire de renoncer de façon progressive et rigoureuse au charbon thermique pour limiter le réchauffement de la planète en dessous des +2 degrés, conformément à l’Accord de Paris. En excluant les sociétés d’extraction de charbon thermique de ses investissements et en vendant toute position existante, le Groupe NN met davantage l’accent sur la transition vers l’énergie bas carbone. Dans le même temps, NN poursuit le dialogue avec les sociétés publiques afin de les encourager à réduire leur dépendance à la production d'électricité à base de charbon. Dans un souci de souligner ces efforts et d’envoyer un signal clair, le Groupe NN supprimera complètement de ses investissements exclusifs les sociétés minières ainsi que les sociétés publiques qui exploitent du charbon d’ici 2030. La date de fin de ce processus d’investissement «proche de zéro» dans le charbon (entre 0 et 5 %) sera alignée pour les activités de souscription d’assurance du Groupe NN.
Auditionné mercredi matin par la commission des Finances du Sénat, Robert Ophèle, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), s’est publiquement exprimé pour la première fois sur le dossier Rallye, depuis la mise en sauvegarde de la maison-mère de Casino, tout en restant extrêmement prudent.
Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté contre toute attente au mois de mai en Allemagne, pour la première fois depuis près de deux ans, de 60.000 personnes en données ajustées des variations saisonnières pour atteindre 2,279 millions, selon les données publiées par l’Office fédéral du Travail. Le taux de chômage augmente légèrement, à 5,0% contre 4,9%, toujours en données corrigées des variations saisonnières.
HSBC prévoit de gonfler son pôle gestion de fortune en Asie en recrutant près de 300 conseillers en gestion de patrimoine d’ici la fin de l’année, selon Reuters. La banque qui réalise plus de 80% de ses profits en Asie, souhaite se concentrer sur Singapour où 50 gestionnaires de fortune seront recrutés. Le département gestion de fortune d’HSBC gère les clients avec moins de 5 millions de dollars d’actifs à investir. Au-delà de ce seuil, les clients sont pris en charge par la banque privée du groupe.
La banque suissea promu Luigi Vignola au poste de directeur du département trading du groupe. Il succède à Peter Gerlach qui quittera ses fonctions le 1er juillet. Luigi Vignola, qui dirige la section dédiée aux produits structurés depuis cinq ans, rejoint aussi le conseil d’administration de Julius Baer. La banque continue, par ailleurs, de chercher un successeur à Bernhard Hodler, directeur général du groupe.
Le régulateur des marchés financiers espagnol CNMV va lancer une consultation publique à partir du 17 juin sur un guide technique s’intéressant auxprocédures de sélection d’intermédiaires par les gestionnairesdefonds d’investissement collectif en Espagne. Le but de ce guide est de fournir à ces sociétés une série de critères pour améliorer les procédures de sélection d’intermédiaires financiers impliqués dans l’exécution de transactions liées à la gestion de fonds d’investissement collectif et autres portefeuilles. Ces procédures doivent inclure des mécanismes pour prévenir, détecter et résoudre tout conflit d’intérêt potentiel dans la sélection des intermédiaires. Les sociétés gérant des fonds d’investissement collectif doivent être en mesure de justifier leur processus d'évaluation utilisé pour la désignation des intermédiaires chargés de transmettre et d’exécuter leurs ordres. Le guide s’applique aussi à la délégation à des tiers des procédures pour la sélection d’intermédiaires. Il définit les pratiques considérées comme inappropriées. Parmi ces dernièresfigurent : - la sélection d’entités qui appliquent des frais plus élevés que le marché en simplifiant d’autres fonctions déjà rémunérées par les frais de gestion ou dedépositaire; - la facturation de frais supplémentaires et inutiles aux gestionnaires pour la transmission d’ordres pardes entités dont le rôle est limité à l’acheminement de ces ordres sur les marchés de titres ou dedérivés; - l’application de frais implicites ou explicites pour la recherche et la sélection d’une contrepartie dans le cadre duplacement d’ordres sur les marchés obligataires et dérivés de gré à gré parunemême entité. - l'établissement a priori de volumes de trading avec les intermédiaires sélectionnés; - l'établissement des mêmes frais pour tous les intermédiaires sélectionnés et pour les types de transactions comme une politique générale.
Canaccord Genuity Group a recruté Jason Panzer pour diriger sa banque d’investissement en fintech pour les Etats-Unis, selon Bloomberg. Il rejoint Canaccord comme directeur général à New York. Jason Panzer, qui a vingt ans d’expérience dans l’industrie, dont dix ans passés comme associé et directeur des opérations chez Marlin & Associates. Il rapportera à Dan Coyne et Sanjay Chadda, co-dirigeants de la banque d’investissement américaine de Canaccord.
L’AMF a signé un accord de composition administrative avec Sylvain Duport pour des présumées manipulations de cours sur neuf titres des compartiments B et C d’Euronext Paris, au cours de 14 séquences, entre le 3 mars 2014 et le 8 décembre 2016. L’AMF estime que certaines de ces interventions sur ces titres «pourraient avoir fixé leur cours à un niveau anormal et/ou avoir donné des indications fausses ou trompeuses sur l’offre, la demande ou le cours de ces titres et être ainsi constitutives d’une manipulation de cours». Sylvain Duport, qui déclare avoir significativement modifié sa façon d’intervenir sur les marchés, s’est engagé, au titre de cette transaction, à verser 240.000 euros au Trésor Public.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a ouvert lundi une consultation publique sur son projet de guidelines sur la manière de déclarer les opérations de financement sur titres (SFT). Le règlement européen SFT (SFTR) établit que les deux contreparties impliquées doivent déclarer toute nouvelle opération ainsi que les modifications et débouclages anticipés à un référentiel central (TR) enregistré ou reconnu, y compris concernant la composition du collatéral. Ces recommandations viendront compléter les standards techniques publiés en mars et entrés en vigueur en avril pour des reportings obligatoires échelonnés à partir de : avril 2020 pour les banques, juillet 2020 pour les chambres de compensation (CCP) et dépositaires centraux (CSD), octobre 2020 pour les gestionnaires d’actifs, janvier 2021 pour les émetteurs non financiers. L’Esma publiera le rapport final au quatrième trimestre 2019.
L’assureur britannique doit présenter le 6 juin un nouveau plan stratégiqueaux investisseurs, qui pourrait consister à scinder en deux ses activités, selon le Financial Times. Une branche concentrerait l’assurance vie et l’autre l’assurance non-vie, comme les assurances habitation et automobile. Ce serait une manière pour le nouveau directeur général, Maurice Tulloch, de «redynamiser» et simplifier l’entreprise. Une telle décision viendrait surtout casser l’opération de fusion entre les deux activités, opérée en 2017.
L’agence de notation S&P a confirmé lundi la note A- du réassureur public CCR Re et a relevé la perspective de stable à positive. «L’agence souligne l’amélioration continue de la qualité du portefeuille, de sa diversification géographique et de sa rentabilité», indique un communiqué de CCR Re, dont le rôle dans la réassurance des catastrophes naturelles en France a récemment été conforté par la justice européenne.
L’AMF vient de signer un accord de composition administrative avec Sylvain Duport pour des présumées manipulations de cours sur neuf titres des compartiments B et C d’Euronext Paris, au cours de 14 séquences, comprises entre le 3 mars 2014 et le 8 décembre 2016. L’AMF estime que certaines de ces interventions sur ces titres « pourraient avoir fixé leur cours à un niveau anormal et/ou avoir donné des indications fausses ou trompeuses sur l’offre, la demande ou le cours de ces titres et être ainsi constitutives d’une manipulation de cours ».
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a indiqué mardi souhaiter que le réassureur Scor et l’assureur mutualiste Covéa parviennent à régler à l’amiable le conflit qui les oppose depuis la fin de l'été dernier et l’annonce d’un projet d’OPA du mutualiste sur le réassureur dont il est le premier actionnaire. «Il nous paraît évidemment, comme autorité de contrôle prudentiel, préférable que ce conflit se règle par le dialogue et par un accord amiable», a déclaré Bernard Delas, le vice-président de l’ACPR, lors de la conférence de présentation du rapport annuel de l’autorité, ajoutant que «personne n’a intérêt à ce que cette querelle s'éternise».
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a ouvert lundi une consultation publique sur son projet de guidelines sur la manière de déclarer les opérations de financement sur titres (SFT).
L’assureur britannique doit présenter le 6 juin un nouveau plan stratégiqueaux investisseurs, qui pourrait consister à scinder en deux ses activités, selon le Financial Times. Une branche concentrerait l’assurance vie et l’autre l’assurance non-vie, comme les assurances habitation et automobile. Ce serait une manière pour le nouveau directeur général, Maurice Tulloch, de « redynamiser » et simplifier l’entreprise. Une telle décision viendrait surtout casser l’opération de fusion entre les deux activités, opérée en 2017.
L’agence de notation S&P a confirmé lundi la note A- du réassureur public CCR Re et a relevé la perspective de stable à positive. «L’agence souligne l’amélioration continue de la qualité du portefeuille, de sa diversification géographique et de sa rentabilité», indique un communiqué de CCR Re, dont le rôle dans la réassurance des catastrophes naturelles en France a récemment été conforté par la justice européenne.
L’assemblée générale de la Matmut, réunie le 27 mai à Paris et statuant à titre extraordinaire, a pris acte à l’unanimité de la décision des conseils d’administration du 9 mai de La Mondiale et de l’Association sommitale AG2R La Mondiale Matmut de mettre un terme au processus de rapprochement des deux groupes. Ce processus «devra recueillir l’approbation de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR)», précise un communiqué.
Les banques allemandes devront préventivement augmenter leur niveau de fonds propres pour parer au tarissement des crédits en cas d’un ralentissement économique ou d’une récession, ont indiqué aujourd’hui les autorités. Le Conseil de la Stabilité financière (AFS), qui regroupe notamment le ministère des Finances et le superviseur bancaire et des marchés financiers (BaFin), a recommandé de relever pour la première fois le taux du matelas de fonds propres bancaires contracyclique à 0,25%. La BaFin doit mettre en oeuvre la recommandation probablement au 1er juillet. Les banques allemandes et les instituts étrangers ayant des filiales en Allemagne auront alors 12 mois pour se mettre en conformité. La France relèvera le taux à 0,25% à partir du 1er juillet.
Deutsche Bank envisage plusieurs options, dont une augmentation de capital, dans le cadre d’une refonte plus large qu’elle prévoit d’ici deux mois, selon Bloomberg, qui cite des sources proches. La levée d’argent est la dernière option retenue, parce que la direction a conscience que cela pourrait susciter un retour de bâton brutal au vu du cours de Bourse en berne de la banque allemande, selon des sources. Le projet de refonte actuel repose surtout sur un projet de coupe dans les effectifs de la banque d’investissement (lire par ailleurs).