JPMorgan Chase a coupé les ponts avec Purdue Pharma, à l’origine de l’OxyContin, un médicament qui aurait joué un rôle dans la crise des opiacés, qui ravage les Etats-Unis, et est née en partie de la surprescription de médicaments anti-douleur. Le groupe pharmaceutique devra trouver une autre banque pour gérer ses comptes et le paiement de ses factures, selon Reuters, qui cite des sources proches. Cela fait de JPMorgan, la première banque américaine par ses actifs sous gestion, la plus grosse entreprise connue à prendre ses distances avec Purdue et ses riches propriétaires, la famille Sackler. JPMorgan avait informé Purdue en mars qu’il avait six mois pour trouver une autre banque.
Goldman Sachs a levé 4,4 milliards de dollars (3,94 milliards d’euros) pour créer un véhicule de crédit privé, qui va d’abord cibler des entreprises d’Amérique du nord et d’Europe de l’ouest, selon un communiqué. Le fonds, Broad Street Senior Credit Partners II, est géré par le groupe de crédit privé au sein de la section banque d’affaires. Le groupe de crédit privé de Goldman Sachs a levé plus de 80 milliards de dollars de capitaux en vingt ans.
Les trois autorités européennes de surveillance, l’Autorité bancaire européenne (EBA), l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) et l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) ont lancé jusqu’au 15 août une consultation sur les projets de normes techniques d’exécution relatives aux transactions intragroupe et à la concentration des risques pour les conglomérats financiers. Ils ont été élaborés sur la base du mandat figurant dans la directive sur les conglomérats financiers (FICOD). Ils visent à offrir un cadre unique des exigences de déclaration sur ces transactions dans l’Union européenne.
L’assemblée générale de BNP Paribas a approuvé jeudi le renouvellement du mandat d’administrateur de Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de la banque française. Les actionnaires ont voté à 95,89% des suffrages exprimés en faveur de son renouvellement pour un quatrième mandat de trois ans.
La Société Générale a annoncé vouloir arrêter de « fournir de nouveaux services ou produits aux entreprises dont l’activité dans le charbon thermique est supérieure à 50% » ou « dont l’activité dans le secteur du charbon thermique est comprise entre 30% et 50% et qui n’ont pas de stratégie permettant de la réduire à 30% en 2025, ou qui ont des plans d’expansion ». Une nouvelle politique sectorielle reflétant ces engagements sera publiée avant le 1er juillet 2019, ajoute la banque française.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a lancé jeudi une étude destinée à évaluer les effets des réformes «too big to fail» (TBTF) qui avaient été menées après la crise financière de 2007-2009 pour réduire le risque systémique dans le secteur bancaire. Un groupe de travail mené par Claudia Buch, vice-présidente de la Bundesbank, se chargera de cette évaluation. Le FSB appelle toutes les parties prenantes à donner leur avis d’ici au 21 juin. Un rapport intermédiaire sera ensuite soumis à consultation en juin 2020, en vue de la publication d’un rapport final fin 2020.
Scor Investiment Partners, la filiale de gestion de portefeuille du groupe de réassurance Scor, a annoncé jeudi avoir conclu un accord visant à acquérir 100% du capital de Coriolis Capital, une société de gestion spécialisée dans le domaine des titres assurantiels (Insurance-Linked Securities) ou (ILS). Elle investit dans les obligations catastrophes, les options, la réassurance collatéralisée et les dérivés climatiques.
La banque italienne UniCredit se prépare à vendre un nouveau portefeuille de créances douteuses d’une valeur nominale de 5 milliards d’euros, afin d’accélérer le nettoyage de son bilan, selon Bloomberg.
Les trois autorités européennes de surveillance, l’Autorité bancaire européenne (EBA), l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) et l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) ont lancé jusqu’au 15 août une consultation sur les projets de normes techniques d’exécution relatives aux transactions intragroupe et à la concentration des risques pour les conglomérats financiers. Ces projets de normes techniques ont été élaborés sur la base du mandat figurant dans la directive sur les conglomérats financiers (FICOD). Ils visent à offrir un cadre unique et harmonisé des exigences de déclaration sur ces transactions dans l’Union européenne.
On connaissait le conseiller bancaire virtuel et le conseiller augmenté. Il faudra compter désormais avec le conseiller et le client téléportés. BNP Paribas vient d’annoncer le déploiement de cette solution, conçue par les sociétés Magic Leap et Mimesys, dans ses métiers d’immobilier, de banque d’investissement et de gestion de fortune (photo). Objectif : organiser des réunions par téléportation. Grâce à une paire de lunettes magiques, un client situé à Hong Kong pourra par exemple rejoindre un expert immobilier de BNP Paribas Real Estate basé à Londres ou Paris, dans le cadre d’une réunion qui leur permettra d’interagir avec la maquette virtuelle d’un bien à acquérir. De quoi éviter les déplacements inutiles.
Une enquête de l’Ifop nous apprend que 77 % de la population française majeure considèrent que les mesures visant à limiter l’usage de l’argent liquide « constituent une atteinte aux libertés individuelles » ; 81 % s’opposent à une potentielle disparition du cash « face à la multiplication des moyens de paiements dématérialisés ». Pas moins de 78 % estiment qu’il revient aux pouvoirs publics d’assurer la pérennité des distributeurs de billets, notamment dans les communes rurales. De quoi rassurer les convoyeurs de fonds sur l’horizon de leur mission. C’est d’ailleurs l’un d’eux qui fait appel à l’institut d’étude d’opinions pour réaliser ce Baromètre Brink’s France / Ifop des Français et de l’argent liquide. On n’est jamais aussi bien servi que par un échantillon représentatif.
SPIN-OFF L’Internet Start-Up Call, un concours d’intrapreneuriat organisée par la Société Générale afin de mettre ses collaborateurs en situation d’innover par eux-mêmes, a débouché sur quelques initiatives percutantes. Parmi elles, Prismea, une néobanque dédiée aux professionnels sponsorisée par Françoise Mercadal-Delasalles, directrice générale du Crédit du Nord, et installée dans un incubateur à Lyon, devrait être lancée à la fin de l’été. Ce projet utilise les services de Treezor, la plate-forme de « bank as a service » rachetée l’année dernière par la Société Générale, et par ailleurs choisie par d’autres néobanques (Qonto, Lydia…). Le concours interne a également donné lieu à d’autres projets comme Etik, une néobanque coopérative et solidaire, mise en attente ou Forge, une plate-forme d’accès aux actifs numériques.
Pour accélérer leur transformation, les banques et sociétés d’assurance fluidifient les mouvements internes en s’appuyant sur des outils d’intelligence artificielle.
La banque italienne en difficulté Banca Carige devrait déposer le bilan si elle ne trouve pas un acquéreur, plutôt que Rome ne se porte à son secours, estiment les autorités de supervision de la Banque centrale européenne (BCE), selon des sources proches citées par Reuters. Le sauvetage de la banque de Gênes, placée en janvier sous administration spéciale par la BCE, a été remis en cause après le retrait début mai de BlackRock. Les autorités de supervision n’ont pas prévu dans l’immédiat d’obliger Carige à déposer le bilan et elles espèrent encore que la banque va trouver un investisseur. Une porte-parole de la BCE a déclaré: «C’est de la spéculation. La supervision bancaire de la BCE compte pleinement sur les administrateurs nommés temporairement pour poursuivre leurs efforts afin de parvenir à une solution par le secteur privé.»
Frédéric de Courtois, general manager du groupe Generali, a été élu mercredi vice-président d’Insurance Europe, la fédération européenne de l’assurance et de la réassurance, à l’issue de l’assemblée générale qui s’est tenue à Bucarest. Elu pour un mandat de trois ans, il succède à Torbjörn Magnusson, président et CEO du groupe Sampo Insurance. Frédéric de Courtois exercera son mandat à Insurance Europe parallèlement à ses responsabilités au sein du groupe Generali.
Commerzbank pourrait ajuster sa stratégie après l'échec des discussions avec sa compatriote Deutsche Bank en vue d’une fusion, a déclaré mercredi Martin Zielke, le président du directoire de la deuxième banque allemande, devant l’assemblée générale des actionnaires. Selon des sources citées par Reuters, ING et UniCredit ont manifesté un intérêt pour Commerzbank, toujours détenu à 15,6% par l’Etat allemand. Le conseil de surveillance de la banque discutera d’un ajustement de la stratégie en septembre, des annonces étant attendues en octobre.
La cour d’appel de Manhattan (Etats-Unis) a estimé mercredi recevable la plainte collective déposée par 21 victimes présumées d’un régime génocidaire au Soudan contre BNP Paribas. Selon elles, le traitement par la banque de milliers de transactions illégales via ses bureaux à New York a renforcé les exactions du régime. Cette décision intervient cinq ans après que le groupe bancaire s’est acquitté d’une amende record de 8,97 milliards de dollars (8 milliards d’euros), et a plaidé coupable de deux chefs d’accusation dans le cadre d’un accord avec les autorités américaines. Ces dernières lui reprochaient d’avoir contourné pendant plusieurs années des règles d’embargo s’appliquant au Soudan, à Cuba et à l’Iran. Une porte-parole de la banque n’a pas souhaité s’exprimer.