Assogestioni, l’association italienne des sociétés de gestion, propose de lancer des plans d’épargne individuels (PIR) alternatifs, rapporte Il Sole 24 Ore. Cette proposition a été faite pour contribuer aux travaux des ministères italiens de l’Economie et des Finances et du Développement économique. Le projet vise à créer des produits alternatifs qui s’apparentent aux plans actuels d’épargne individuels, mais avec des seuils d’investissement plus élevés et des contraintes différentes. La proposition d’Assogestioni, dont Il Sole a eu connaissance, est une mesure immédiatement opérationnelle puisqu’elle ne s’inscrit pas dans le cadre des aides d’Etat et ne nécessite pas l’autorisation de la Commission européenne. Le PIR alternatif investira dans les petites et moyennes entreprises (à hauteur de 70 %), mais, à la différence du PIR ordinaire, il s’adressera à une clientèle fortunée qui doit être capable de supporter un niveau de risque élevé et de respecter un horizon d’investissement assez long. Ces produits bénéficient des mêmes avantages fiscaux que les PIR ouverts. Il s’agirait donc d’un PIR fermé pour lequel le seuil d’investissement serait plus élevé que celui d’un PIR ordinaire (30.000 euros par an jusqu’à 150.000 sur cinq ans). Ce seuil serait porté à au moins 150.000 euros par an, dans la limite de 1,5 million d’euros sur cinq ans ou plus. Les PIR sont une enveloppe qui peut contenir différents véhicules d’investissement. Toutefois, Assogestioni estime que compte tenu du caractère illiquide des investissements envisagés (actions ou dette de petites entreprises non cotées), il vaut mieux se porter sur des Eltif, fonds de private equity ou fonds de dette privée.