BVI, l’association de l’industrie des fonds d’investissement en Allemagne, a indiqué dans un communiqué être «fermement opposée» à une interdiction générale de la vente à découvert dans l’Union européenne. Selon le directeur général de l’association Thomas Richter, une telle interdiction au niveau européen n’aurait de sens que si elle concernait certaines compagnies ou certains secteurs. «Même dans ce cas, nous pouvons douter de l’efficacité de l’interdiction», a-t-il ajouté. La BVI rappelle que les régulateurs nationaux peuvent déjà interdire temporairement la vente à découvert sur certaines valeurs s’ils considèrent l’intégrité ou la confiance de leur marché comme étant menacée. Elle considère également quel’actuelle chute des prix sur le marché actions repose sur des causes fondamentales. «La vente à découvert couverte n’est pas de la spéculation», a expliqué Thomas Richter. Concernant la décision de l’Esma d’abaisser le seuil réglementaire pour le report des positions courtes nettes de 0,2% à 0,1% en Europe, le directeur général de la BVI a considéré qu’il s’agissait d’une mesure appropriée «afin que les régulateurs puissent avoir une vue d’ensemble au niveau européen et si nécessaire, prendre de nouvelles mesures.» D’après Thomas Richter, «il serait mieux à présent que l’ESMA s’assure que ces décisions des régulateurs nationaux de faire cavalier seulsoient harmonisées». Pour rappel, six régulateurs de pays membres de l’UE (France, Italie, Espagne, Grèce, Belgique, Autriche) ont interdit la vente à découvert sur leurs marchés actions respectifs pour des périodes allant d’un à trois mois.