La CNCEF Assurance, association professionnelle regroupant différents collèges de courtiers de proximité et leurs mandataires, a annoncé hier avoir déposé sa contribution dans le cadre de la mise en place du groupe de travail sur le développement d’une couverture assurantielle des évènements exceptionnels souhaité par Bercy. Elle soutient la création d’un régime assurantiel de Place qui prendrait en charge les catastrophes sanitaires, combinant les assureurs, les réassureurs, la CCR et l'État. Estimant qu’il est difficile de quantifier à ce stade le coût d’une telle assurance, elle préconise «que les actuaires procèdent aux simulations, en tenant compte de l’architecture de la pyramide assurantielle retenue», selon son président, Stéphane Fantuz.
L’article 143 du décret «relance» approuvé le 13 mai par le gouvernement italien introduit les nouveaux plans d’épargne individuels (PIR) pour les investissements dans des actifs non cotés. Il s’agit des PIR «alternatifs» souhaités par l’association italienne des sociétés de gestion pour soutenir les petites et moyennes entreprises italiennes. Ces nouveaux PIR doivent, pendant au moins les deux tiers de l’année de durée du plan, investir au moins 70 % de la valeur totale, directement ou indirectement, dans des instruments financiers, y compris ceux qui ne sont pas cotés, émis par des entreprises basées en Italie mais n’étant pas comprises dans les grands indices boursiers. Cela concerne aussi les prêts et créances de ces entreprises. Il est possible d’investir 150.000 euros par an et jusqu’à 1,5 million au total.
Plus de 500.000 demandes de prêt garanti par l’Etat (PGE)ont été recensées depuis la création du dispositif le 25 mars dernier, pour un montant de près de 100 milliards d’euros, a indiqué la Fédération bancaire française (FBF). Ce montant correspond, selon la FBF, « à 15 mois de production de crédits aux TPE », celles-ci représentant 90% des demandes.
Le Lloyd’s de Londres chiffre à 203 milliards de dollars la facture totale du coronavirus cette année, pour l’ensemble du secteur de l’assurance (hors assurance vie). Le premier marché mondial de l’assurance et de la réassurance estime à 107 milliards de dollars l’indemnisation des clients ayant subi des dommages liés à la pandémie (annulation d’événements ou de voyages, pertes d’exploitation ou d’assurance crédit…), soit un montant similaire à celui cumulé des grands ouragans de 2005 et 2017. S’y ajoutent 96 milliards de pertes potentielles sur les portefeuilles financiers des compagnies d’assurance.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a ouvert la porte à une interdiction totale des rétrocommissions dans le cadre de la revue de la directive européenne MIF II, rapporte Les Echos. Une évolution majeure qui demandera davantage de travaux avant d’être mise en place, prévient toutefois l’Esma. En attendant, l’autorité souhaite mieux encadrer les réseaux intégrés comme les sociétés de gestion adossés à des banques ou assurances, qui dominent largement le marché en France, en Allemagne ou encore en Italie. De la même manière, le régulateur souhaiterait voir le régime de distribution des produits d’assurance (assurance-vie, épargne retraite) s’aligner sur celui, plus strict, des produits d’investissement. Un volet sur lequel l’Esma n’a toutefois pas la main, puisqu’il relève des compétences du régulateur des assurances, rappelle le quotidien. La Commission européenne mène actuellement sa propre consultation sur la revue plus large de MIF II. Des propositions de réforme sont attendues au second semestre.
BlakcRock, State Street Global Advisors, Charles Schwab, Vanguard, Fidelity Investments et Invesco demandent aux Bourses d’adopter une définition plus étroite des ETF, a appris le Wall Street Journal. Ils proposent d’exclure les fonds à effet de levier et inversés qui amplifient les rendements ou pertes de la définition d’un ETF. Leur proposition distinguerait aussi les ETF des «debt notes» ou de certains fonds qui comptent sur le levier et les paris matières premières. «Il est important que le Nasdaq, dans son rôle réglementaire et de supervision, joue un rôle pour aider à s’assurer que les produits complexes et à effet de levier ne soient pas confondus avec des produits d’investissement plus traditionnels qui sont largement utilisés par les investisseurs particuliers pour accéder aux actions, obligations et autres marchés», selon une lettre envoyée par les six fournisseurs d’ETF. Des lettres similaires ont été adressées au New York Stock Exchange et au CBOE Global Markets.
Yves Martrenchar, responsable des ressources humaines groupe de BNP Paribas, dévoile à L’Agefi Hebdo la politique mise en oeuvre pour assurer la continuité du travail et préparer le déconfinement.
Création de « task forces », « closings » dématérialisés, gestion des urgences… les cabinets d’affaires ont réagi pour répondre aux besoins de leurs clients du secteur financier.
Pour donner du baume au coeur des salariés qui ont repris le chemin du bureau en ce début de déconfinement, la start-up française Chefing spécialisée dans « les événements d’entreprise engageants » propose de livrer des « boxs come back ». Ainsi la box « petit-déjeuner » offre deux pochettes « surkif » au choix : la « Feel good », un petit-déjeuner sucré (à partir de 18,90 € HT) ou la « Goût de boost », une formule « énergie pour recharger les batteries » (à partir de 22,90 € HT). Pour les adeptes de l’apéritif, il existe aussi une box « apéro », avec la « Décom’pression », « apéro déconfiné et déconnecté » ou la « Trompe l’oeil » sous forme de potager comestible (toutes deux accompagnées de boissons alcoolisées). Ce n’est pas tout ! Autour de ces formules, Chefing propose des animations telles que « La fanfare », qui accompagne en musique la distribution des boxs avec « un discours adapté à la situation » ou « Le parcours ludique » qui consiste à recevoir la photo d’un collègue enfant puis de deviner de qui il s’agit.
Il est assez rare que les banques abordent une crise dans la peau du sauveur plutôt que du condamné. Cet éphémère retour en grâce doit aujourd’hui rendre jaloux les assureurs français. Il constitue en revanche une maigre consolation pour les actionnaires d’un secteur dont la valorisation touche des profondeurs inconnues en Europe depuis le cataclysme de 2008. La pandémie, le confinement et la récession majeure qu’ils entraînent vont aggraver, à brève échéance, les maux d’une industrie n’ayant pas su convaincre la Bourse de la pertinence de son modèle économique.
Alors que le télétravail devrait s’ancrer de façon durable dans les entreprises, une grande enquête de l’Ugict-CGT menée avec les statisticiens de la Dares et de la Drees du syndicat CGT des ministères sociaux (34.000 salariés de tous secteurs professionnels sondés entre le 8 et le 24 avril) apporte un éclairage sur ce mode de travail durant le confinement. Les télétravailleurs sont avant tout des cadres (38 %) et les deux tiers ne pratiquaient pas le télétravail avant le confinement (62 % chez les cadres). Près d’un répondant sur quatre (23 %) dit qu’aucune mesure n’a été mise en place par l’employeur et la même proportion indique ne pas disposer d’un endroit calme pour télétravailler. En outre, près d’un tiers des télétravailleurs a du faire face à une augmentation de la charge de travail, notamment les cadres (40 %). « Au total, parmi l’ensemble des personnes en télétravail, un tiers ont été obligés de garder leurs enfants tout en travaillant », souligne l’étude. Les managers des équipes en télétravail expriment plusieurs difficultés : 45 % se plaignent d’un manque d’échange et d’information avec les collègues, 33 % d’un surplus d’informations, 26 % d’un manque d’échange avec la hiérarchie. Sur la poursuite d’activités en présentiel, plus de la moitié de l’encadrement (cadres et professions techniciennes et intermédiaires) considère qu’elle constitue un risque de contamination de salariés ou de la population. Selon trois répondants sur dix, il serait possible de limiter encore l’activité en présentiel dans leur entreprise. Un tiers estiment que les activités réalisées en présentiel ne sont pas indispensables en période d’épidémie.
Si la chute des marchés financiers donne des sueurs froides aux financiers concernant leurs bonus versés l’an prochain (une grande partie étant en effet perçue en actions), les rémunérations variables attribuées cette année, au titre de l’exercice de 2019, ont été de bonne facture. Les quatre grandes banques françaises ont ainsi alloué, au titre de l’exercice 2019, un peu plus de 845 millions d’euros de bonus à leurs preneurs de risques, ces professionnels dont les primes sont encadrées par des règles à l’échelle européenne. Chez BNP Paribas (BNPP), l’enveloppe de bonus a atteint près de 480 millions d’euros pour un total de 1.476 material risk takers (1.461 hors dirigeants). La banque de la rue d’Antin précise que seul un quart de cette somme a été versé en mars 2020. L’an dernier, ses preneurs de risques étaient 1.431 pour un montant de près de 410 millions d’euros. A la Société Générale, les rémunérations variables se sont élevées à 192,5 millions d’euros pour 789 professionnels (777 hors dirigeants), contre 192,6 millions d’euros un an auparavant pour 819 collaborateurs régulés. Du coté de Natixis, 346 professionnels (319 hors dirigeants) se sont vu accorder 74,3 millions d’euros de primes variables, tandis que Crédit Agricole CIB (CA CIB) a distribué 98,5 millions d’euros de bonus à 363 personnes. Par ailleurs, le nombre de millionnaires dans les banques tricolores a progressé, passant de 293 à 332. BNPP en compte 218 (dont 44 en France), la Société Générale 77 (37 en France), contre respectivement 26 (dont 58 % employés hors de France) pour Natixis et 11 chez CA CIB.
L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) a publié mardi la liste des groupes d’assurance actifs au niveau international (IAIG), dont le siège se situe dans l’Union européenne. Les IAIG sont au cœur du cadre commun adopté le 14 novembre pour la surveillance des groupes d’assurance (ComFrame) par l’Association internationale des superviseurs de l’assurance (IAIS). ComFrame identifie une IAIG comme étant un groupe d’assurance qui répond à deux critères liés à son activité internationale et à sa taille. Elle compte actuellement 9 entités : Aegon, Ageas, Allianz, Generali, Grupo Mapfre, HDI, Munich Re, NN Group, Vienna Insurance Group.
Les autorités du comté d’Alameda, en Californie, ont déclaré avoir examiné le projet de réouverture de l’usine Tesla de Fremont et eu des discussions «productives» avec le constructeur de voitures électriques au sujet de ses plans de sécurité et de prévention pendant la pandémie. Le département de la Santé du comté d’Alameda a indiqué avoir émis des recommandations. Si Tesla en tient compte et si les indicateurs de santé publique restent stables ou s’améliorent, il pourra étendre ses activités, limitées pour le moment, et redémarrer l’usine la semaine prochaine.
Carrefour Banque a annoncé à ses clients la fermeture des comptes C-Zam d’ici au 15 juillet. Ils pourront être accueillis chez Nickel. Le service incluait une carte bancaire et un compte courant pour 1 euro par mois. En trois ans d’existence, l’offre C-Zam n’a jamais atteint la masse critique. A fin 2018, selon les dernières données fournies, le nombre de comptes C-Zam atteignait 120.000, loin des scores de Nickel, qui a inventé ce concept en 2012. Racheté depuis par BNP Paribas, Nickel comptait fin mars 1,6 million de comptes ouverts. Alors que Nickel est proposé chez les buralistes, C-Zam était vendu par les salariés de l’enseigne Carrefour.
En renonçant à racheter PartnerRe au prix fort, le groupe français voit une nouvelle fois contrariées ses ambitions de diversification à l'international.
La Banque centrale européenne (BCE) a encore défendu mercredi l’effet de sa politique de taux négatifs sur la santé financière du secteur bancaire, dans une étude. «Jusqu'à présent, les taux d’intérêt négatifs ont eu un impact globalement neutre sur la rentabilité des banques, car leur effet négatif sur les revenus d’intérêts nets a été compensé par un effet positif sur la solvabilité des emprunteurs», indiquent les auteurs de l'étude, calculs à l’appui. Une conclusion qui devrait agacer les banques européennes, qui mettent en avant le coût de leurs réserves excédentaires à la BCE et l'écrasement de leurs marges. Les auteurs de l'étude soulignent aussi que les taux négatifs ne favorisent pas un modèle économique plutôt qu’un autre.
Les autorités du comté d’Alameda, en Californie, ont déclaré aujourd’hui avoir examiné le projet de réouverture de l’usine Tesla de Fremont et avoir eu des discussions «productives» avec le constructeur de voitures électriques au sujet de ses plans de sécurité et de prévention pendant la pandémie de coronavirus. Le département de la Santé du comté d’Alameda a indiqué avoir émis des recommandations. Si Tesla en tient compte et si les indicateurs de santé publique restent stables ou s’améliorent, Tesla pourra étendre ses activités, limitées au minimum pour le moment, et redémarrer l’usine la semaine prochaine.
La Banque centrale européenne (BCE) a une nouvelle fois défendu mercredi l’effet de sa politique de taux négatifs sur la santé financière du secteur bancaire, dans une étude publiée sur son site internet. «Jusqu'à présent, les taux d’intérêt négatifs ont eu un impact globalement neutre sur la rentabilité des banques, car leur effet négatif sur les revenus d’intérêts nets a été compensé par un effet positif sur la solvabilité des emprunteurs», indiquent les auteurs de l'étude, calculs à l’appui. Une conclusion qui devrait faire grincer des dents parmi les banques européennes, qui mettent en avant le coût de leurs réserves excédentaires à la BCE et l'écrasement de leurs marges.
Le spécialiste des solutions de paiement dans le monde du travail Edenred a annoncé mercredi le rachat des activités d’avantages aux salariés du brésilien Cooper Card. Aucun montant n’a été communiqué par l’entreprise. Cette activité a réalisé un chiffre d’affaires de 25 millions de reals brésiliens, soit environ 4 millions d’euros, en 2019.
L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) a publié mardi la liste des groupes d’assurance actifs au niveau international (IAIG), dont le siège se situe dans l’Union européenne. Les IAIG sont au cœur du cadre commun adopté le 14 novembre pour la surveillance des groupes d’assurance (ComFrame) par l’Association internationale des superviseurs de l’assurance (IAIS). Elle avait également adopté à cette occasion la nouvelle exigence de capital (Insurance Capital Standard, ICS) et un cadre global d'évaluation du risque systémique dans le secteur, cadre à partir duquel le Conseil de stabilité financière (FSB) avait alors décidé de suspendre son identification annuelle des assureurs d’importance systémique mondiale (G-SIIs).
Les 12 premières banques de financement et d’investissement (BFI) mondiales ont atteint des revenus au plus haut niveau depuis cinq ans à 44 milliards de dollars (milliards d’euros) au premier trimestre, en hausse de 12% sur un an, selon le cabinet Coalition. L’activité a été tirée par les métiers de taux et change, en progression de 20% en rythme annuel, à 22,7 milliards de dollars. Les métiers d’actions et de banque d’investissement (fusions-acquisitions et émissions primaires), au poids quasi égal, ont progressé de respectivement 3% et 7%. Les activités de marchés ont profité de la volatilité liée au krach boursier de mars et aux baisses de taux de plusieurs banques centrales. Avec de fortes différences entre les acteurs: les banques américaines ont par exemple bondi de 30% en moyenne dans le trading, tandis que les banques françaises ont accusé des pertes dans les dérivés actions liées à la suppression des dividendes. Les BFI ont accéléré la décrue de leurs effectifs, en contraction de 5% sur un an, avec 49.000 équivalents temps plein en front office à fin mars. Les personnels ont même fondu de 10% dans les métiers actions par rapport à fin mars 2019.
La BaFin, le régulateur allemand des services financiers, se dit « préoccupée » par les futurs défauts d’entreprises liés au coronavirus, tout en estimant que les banques allemandes sont globalement armées pour faire face à la crise. « Le secteur bancaire a ce qu’il faut pour traverser la crise, mais avec quelques blessures », a déclaré ce mardi le patron de BaFin, Felix Hufeld. « Quand ce sera fini, les banques devront faire face à leurs modèles commerciaux de manière plus urgente », a-t-il ajouté. Les établissements allemands souffrent depuis des années d’une concurrence rude, de taux d’intérêt bas et d’une faible profitabilité.
L’assureur néerlandais Aegon a fait état ce mardi d’un bénéfice sous-jacent avant impôt de 366 millions d’euros au premier trimestre, inférieur aux 449 millions attendus par les consensus fourni par le groupe lui-même. La performance a été pénalisée par le coronavirus et la baisse des taux d’intérêt aux Etats-Unis, où Aegon opère sous la marque Transamerica. Le ratio de solvabilité 2 du groupe est passé 201% à 208% et s'établit au-dessus de sa cible de 150-200%, aidé par la rétention du dividende et l’ajustement à la juste valeur des activités néerlandaises pour 1,9 milliard d’euros. Ce gain a permis au bénéfice net de s'établir à 1,27 milliard d’euros, soit plus de trois fois le bénéfice sous-jacent.