COUP DE POUCE Les mesures gouvernementales de soutien à l’embauche des jeunes ont touché au but. Grâce à cette aide, pouvant aujourd’hui aller jusqu’à 4.000 euros pour un jeune employé à temps plein, 39 % des responsables sondés par l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) ont embarqué un collaborateur de moins de 26 ans, en alternance ou non, alors qu’ils n’avaient pas l’intention de le faire au départ. Les 404 DRH interrogés entre le 7 janvier et le 7 février militent en faveur d’un décloisonnement de ces aides, qu’ils placent au premier rang des mesures plébiscitées pour soutenir la relance économique. Dans leur liste de courses, figure une extension à d’autres profils comme les seniors, les alternants de plus de 26 ans et les chômeurs de longue durée. Ils souhaitent aussi des mesures incitatives à l’embauche sur les métiers en tension, au bénéfice des travailleurs handicapés ou des personnes à faible qualification.
Au quatrième trimestre, un poste de travail dans un espace de coworking en Ile-de-France coûtait 590 euros par mois en moyenne, selon le conseil en immobilier CBRE. Le marché est dans l’expectative. Le Covid-19 l’a mis sur pause après des années d’effervescence, qui avaient vu les opérateurs d’espaces partagés prendre 200.000 mètres carrés à bail sur la seule année 2019, pour représenter 8 % de la demande placée en Ile-de-France et même 20 % dans Paris Centre Ouest. L’offre disponible concerne 26.600 postes immédiats et 16.300 à venir, selon des données arrêtées à fin janvier. Pour CBRE, la crise sanitaire fera advenir « l’inévitable mouvement de consolidation qui s’annonçait » et la bascule du marché du coworking dans l’âge de la maturité.
Les consultants en neutralité carbone accompagnent les entreprises dans leur objectif de réduction d’émissions de CO2. Ils agissent sur l’activité et le portefeuille de clients.
RESTE A VIVRE Pilote Dépenses, c’est la nouvelle application mobile qui permet de suivre son budget en temps réel et de calculer son « reste à vivre », autrement dit l’argent disponible après la déduction des charges fixes du revenu. Les utilisateurs peuvent noter chaque dépense dans l’application et une jauge indique le budget disponible. Cette app’ s’adresse à un large public et intègre des liens et informations sur les aides sociales, elle peut servir de support aux professionnels et bénévoles chargés de l’accompagnement budgétaire. Elle vient compléter l’application Pilote Budget lancée en 2018 par le même collectif, qui comprend notamment la Banque de France, La Banque Postale, le Crédit Municipal de Paris, Emmaüs France, la Fédération bancaire française, la Fédération nationale des Caisses d’Epargne, la Fédération nationale du Crédit Agricole, Finance & Pédagogie et SOS Familles Emmaüs Nanterre.
BONNES PRATIQUES Le fonds souverain norvégien s’engage à son tour dans le débat sur la diversité. Dans un « position paper » publié le 15 février, Norges Bank IM demande aux entreprises dans lesquelles il investit de réserver au moins 30 % de leurs sièges d’administrateurs à des femmes. Plus précisément, un genre donné ne pourra peser moins de 30 % du conseil. Si les sociétés n’ont pas atteint ce seuil – la moyenne est de 26 % pour les pays du G7 –, elles devront se fixer des objectifs et communiquer régulièrement sur le sujet. « En tant qu’investisseur de long terme, nous craignons que les entreprises sans des conseils divers soient incapables de conserver la confiance de leurs clients, des investisseurs et de la société au sens large », souligne le géant aux quelque 1.100 milliards d’euros d’encours. A l’heure où des quotas de femmes dans les instances opérationnelles sont à l’étude dans certains pays (lire Forum page 9), le fonds norvégien limite cependant ses préconisations aux conseils d’administration.
EXCEPTIONNEL En 2020, le nombre de dossiers de surendettement déposés auprès de la Banque de France a baissé de 24 % à 109.000 cas dont 60.000 dossiers déposés pour la première fois. Même si la tendance à la baisse est effective depuis plusieurs années, cette réduction d’ampleur ne devrait pas être une source de satisfaction. Cette baisse s’explique avant tout par les difficultés des ménages à déposer un dossier durant les périodes de confinement (voir graphique) malgré l’ouverture des services dédiés de la Banque de France. D’ailleurs, le nombre de dépôts a repris après l’été mais avec modération, sans doute grâce aux mesures sociales prises par le gouvernement, les banques, les bailleurs… Au total, l’endettement des ménages surendettés s’élève à 4,8 milliards d’euros contre plus de 8 milliards en 2014. Sa structure reste stable : 37 % de dettes liées à la consommation, 34 % de dettes immobilières, 13 % de charges courantes en retard et 16 % d’autres dettes. Plus de 118.000 dossiers ont été clos en 2020, dont 60 % ont bénéficié d’un effacement de dette intégral ou partiel (21.173 euros en moyenne, 1,5 milliard d’euros au total) mais cela ne représente que 27 % de l’encours total des dettes. 48.000 ménages ont bénéficié d’un effacement total de leur dette suite à un rétablissement personnel.
Le retour de l’ex-investisseur vedette de la City Neil Woodford a fait grincer des dents au Royaume-Uni, où l’effondrement de son fonds d’investissement en 2019 a fait perdre beaucoup d’argent à une multitude d'épargnants. Il a créé la surprise dimanche en annonçant au Telegraph son projet de monter une nouvelle société d’investissement. L’association True and Fair Campaign de la militante Gina Miller et son mari Alan a annoncé mardi saisir la puissante commission des finances du Parlement britannique. Le régulateur financier, la FCA (Financial Conduct Authority), a rappelé dans un communiqué mardi que M. Woodford devra obtenir son feu vert s’il veut opérer au Royaume-Uni, même si le fonds opérera de l'île anglo-normande de Jersey.
Une recherche de Global Compact France, PwC France & Maghreb et de l’Orse constate que les objectifs de développement durable mériteraient d'être mieux partagés.
Crédit Mutuel Alliance Fédérale a annoncé mercredi sa nouvelle politique de financement appliquée aux transports. Elle est destinée à «limiter strictement les financements accordés par le groupe bancaire aux actifs les plus sobres en émission carbone», indique-t-il dans un communiqué. Elle est d’application immédiate et sera révisée en 2024. Cette politique incitative concerne le transport aérien (financement des compagnies aériennes, financement d’acquisition d’avions), le transport maritime (financement des activités de construction et démantèlement navals) et le transport routier (financement des véhicules utilitaires légers et industriels). Elle «renforce les engagements de Crédit Mutuel Alliance Fédérale pour rejoindre au plus vite la trajectoire des Accords de Paris sur le Climat» (qui visent à limiter l’augmentation des températures de 1,5 à 2 degrés d’ici 2100) et d’accompagner ses clients dans la transformation de leur modèle d’affaires, précise le groupe.
L’assureur vie tend à augmenter ses contrats en unités de compte mais aussi à devenir une compagnie généraliste en intégrant les activités d’assurance de la Banque Postale.
L’autorité de la concurrence italienne, l’AGCM, a annoncé mercredi une nouvelle amende de 7 millions d’euros contre Facebook pour pratique trompeuse en matière de protection des données. Selon l’AGCM, le groupe de réseaux sociaux n’informe pas correctement ses utilisateurs sur la façon dont il collecte et utilise leurs données à des fins commerciales. L’AGCM avait déjà infligé à Facebook une amende de 5 millions d’euros en 2018, l’accusant de pratiques commerciales déloyales, et lui avait ordonné de prendre des mesures correctives.
Quelques jours après l’affaire GameStop, et « bien que les règles et les structures du marché soient différentes dans l’Union européenne, on ne peut exclure que des circonstances similaires se produisent également » en Europe, prévient l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) dans un communiqué publié mercredi après-midi. Selon elle, GameStop a montré « une très forte volatilité de certaines actions américaines (...), sur la base d’informations partagées sur les médias sociaux ». Or, « La volatilité des prix augmente le risque de perte pour les investisseurs », rappelle l’Esma, encore plus lorsque des « stratégies de négociation impliquant un effet de levier » sont mises en place. Aux Etats-Unis, les autorités ont également annoncé vouloir se pencher sur les questions soulevées par l’affaire GameStop.
Après s'être dotée d'une raison d'être, l'Association française des investisseurs institutionnels entend être plus active auprès des régulateurs par des réponses structurées aux consultations.
Attention, investir en actions présente des risques. Quelques jours après l’affaire GameStop, et « bien que les règles et les structures du marché soient différentes dans l’Union européenne, on ne peut exclure que des circonstances similaires se produisent également » en Europe, prévient l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) dans un communiqué publié mercredi après-midi. Selon elle, GameStop a montré « une très forte volatilité de certaines actions américaines, liée à une accumulation importante de positions courtes nettes et à une action concertée de certains investisseurs particuliers, sur la base d’informations partagées sur les médias sociaux ». Or, « La volatilité des prix augmente le risque de perte pour les investisseurs », rappelle l’Esma, encore plus lorsque des « stratégies de négociation impliquant un effet de levier » sont mises en place.
L’autorité de la concurrence italienne, l’AGCM, a annoncé ce mercredi une nouvelle amende de 7 millions d’euros contre Facebook pour pratique trompeuse en matière de protection des données. Selon l’AGCM, le groupe de réseaux sociaux n’informe pas correctement ses utilisateurs sur la façon dont il collecte et utilise leurs données à des fins commerciales.
L’action CNP Assurances progressait de 4,2% mercredi matin à 14,60 euros. Le groupe d’assurance vie a annoncé durant la présentation de ses résultats annuels prévoir le paiement d’un dividende de 1,57 euro par action au titre de l’exercice 2020, dont un versement exceptionnel de 0,80 euro par titre, afin de compenser l’absence de retour à l’actionnaire l’an passé. En 2020, CNP Assurances avait suivi les recommandations des autorités de supervision en n’offrant pas de dividende à ses actionnaires au titre de ses résultats de 2019.
L’Observatoire des tarifs bancaires pour 2021 publié par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) montre que les banques n’ont que très peu augmenté leurs tarifs entre le début de l’année 2020 et aujourd’hui. Les hausses constatées entre le 31 décembre 2020 et le 5 janvier 2021, à service et panel étudié équivalents, restent « très modérées », note le CCSF. Elles s’échelonnent pour l’essentiel entre 0,29 % et 1,53 % (entre 1 et 40 centimes). Le prix de la fourniture d’une carte internationale à débit différé a par exemple augmenté de 0,56% (+ 23 centimes), et la tenue de compte a augmenté de 1,53% (+ 32 centimes).
La filiale française d’Aon, le leader mondial des services aux entreprises en matière de gestion des risques et de couverture sociale, a dévoilé un chiffre d’affaire en hausse de 2,5% par rapport à l’année 2019 à 380 millions d’euros. « De quoi se montrer confiants à l’aube des nouveaux challenges entrepreneuriaux et humains qui nous attendent en 2021 » a voulu rassurer Robert Leblanc, président directeur général d’Aon France. Le réassureur affiche en France une rétention de plus de 97% de ses clients. Il a aussi indiqué le placement au 31 décembre dernier de 100% de leurs contrats à des porteurs de risque.
Natixis demande la restitution de l’indemnité de départ deFrançois Riahi, dans un communiqué daté de lundi, publié suite à la tenue de la dernière réunion de son dernier conseil d’administration, le 11 février. La banque évoque «une erreur commise lors de la détermination de l’indemnité de départ de Monsieur François Riahi», et le fait «qu’il n’existe juridiquement pas d’autre possibilité que de demander la restitution de cette indemnité».
JPMorgan Chase a recruté plusieurs banquiers pour renforcer son équipe de conseils sur les «sociétés chèque en blanc» (Spac) destinées à faire des acquisitions dans les services financiers. La banque de Wall Street a recruté Guillermo Baygual et Lukasz Dziarnowski pour travailler sur des acords impliquant le recours à des Spac (special purpose acquisition companies) à travers l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, selon un mémo interne cité par l’agence Bloomberg. Tous deux rejoignent l'équipe de spécialistes des Spac en plus de leurs fonctions actuelles. Guillermo Baygual est co-directeur des fusions et acquisitions pour la zone EMEA et à la tête de la couverture des industries d’investissement bancaires pour les entreprises. Lukasz Dziarnowski fait partie de l'équipe M&A couvrant l’Europe centrale et de l’est, ainsi que le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. L'équipe de spécialistes des Spac de JPMorgan comprend aussi Charlie Dupree et Albert Wong pour sa division M&A en Amérique du Nord, ainsi que Ben Berinstein, Jeff Marks et Rob Stuhr.
La filiale française d’Aon, le leader mondial des services aux entreprises en matière de gestion des risques et de couverture sociale, a dévoilé ce matin un chiffre d’affaire en hausse de 2,5% par rapport à l’année 2019 à 380 millions d’euros. « De quoi se montrer confiants à l’aube des nouveaux challenges entrepreneuriaux et humains qui nous attendent en 2021 » a voulu rassurer Robert Leblanc, président directeur général d’Aon France.
Avec la crise sanitaire, le recours au crédit à la consommation a chuté de 11,5% en 2020, soit sa plus forte baisse annuelle «depuis la crise financière» de 2008, selon les chiffres publiés lundi par l’Association française des sociétés financières (ASF). Pour retrouver une baisse d’une telle ampleur, il faut remonter jusqu'à 2009, avec une chute de 13,3%. Si l’activité a légèrement progressé au troisième trimestre (+2,9% sur un an), la hausse est insuffisante pour effacer le recul du premier et deuxième trimestre (respectivement -5,1% et -35,4%). Le dernier trimestre de l’année 2020 s’est inscrit en recul de 7,6%, «impacté par la succession des mesures prises à l’automne (couvre-feu et deuxième confinement)». 40,2 milliards d’euros ont été prêtés dans le cadre d’un crédit à la consommation en 2020.
Morgan Stanley a nommé Martin Luehrs à la tête de ses marchés de capitaux mondiaux dans sa filiale basée à Francfort, en Allemagne. Cela reflète la stratégie de la banque de positionner davantage d’activités en Europe continentale après l’entrée en vigueur du Brexit. Martin Luehrs était basé à Londres, où il a co-dirigé l’activité de Leveraged Capital Markets jusqu'à janvier. Il dirige maintenant les marchés de capitaux mondiaux, chapeautant à la fois la dette et les fonds propres à travers l’Union européenne. Un porte-parole a confirmé le recrutement à l’agence Bloomberg. La banque prévoit de délocaliser environ 100 milliards d’euros d’actifs à Francfort - la plupart devraient l'être durant ce premier trimestre.