Pression. Quinze institutionnels, dont Amundi, La Banque Postale Asset Management et le plus gros fonds spéculatif coté au monde Man Group, pesant au total 2.400 milliards de dollars d’encours, vont soutenir une résolution demandant à HSBC d’agir concrètement pour le climat. Cette résolution sera présentée à l’assemblée générale du groupe britannique en avril. Coordonnée par l’ONG britannique ShareAction, la résolution demande à HSBC de publier des objectifs « explicites » de réduction d’exposition aux énergies fossiles qui devront être en ligne avec le calendrier de l’Accord de Paris. Selon une étude du Rainforest Action Network, la banque aurait en effet financé à hauteur de 87 milliards de dollars certaines sociétés parmi les plus exposées aux énergies fossiles entre 2016 et 2019, malgré son ambition d’atteindre la neutralité carbone en 2050. La pression s’accroît sur les banques : lors de la dernière assemblée générale de Barclays, 24 % des actionnaires avaient voté pour une résolution condamnant la stratégie de financement des énergies fossiles de l’entreprise. Les régulateurs ne sont pas en reste puisque, l’an dernier, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution comme la Banque d’Angleterre ont mis en place de premiers stress test climatiques.