La Commission européenne s'était tournée il y a quelques mois vers trois autorités européennes de surveillance - celle des banque (l’EBA), celle des marchés financiers (l’Esma) et celle des assurances et des fonds de pension (l’Eiopa) - pour obtenir leurs recommandations en matière d’indicateurs clés de performance (KPI) indiquant comment et dans quelle mesure les activités des entreprises qui entrent dans le champ d’application de la directive sur l’information non financière (NFRD) sont considérées comme durables du point de vue environnemental en vertu du règlement européen sur la taxonomie (article 8). L’Esma a publié ses recommandations finales ce 1er mars. Pour Steven Maijoor, président de l’Esma, ces recommandations doivent permettre de trouver un équilibre entre la demande des investisseurs pour une information de haute qualité et le fait de ne pas faire peser des coûts excessifs sur les acteurs du marché. Pour les entreprises non financières, l’Esma donne les définitions à utiliser pour le calcul d’indicateurs de performance clés comme le chiffre d’affaires, les capitaux propres et le résultat d’exploitation. Ces définitions seront complétées par des informations minimales qui doivent les accompagner ainsi que la méthodologie (y compris le niveau de granularité) pour ces trois indicateurs. Le régulateur européen demande à ce que les entreprises non financières comptabilisent les capitaux propres lorsque les coûts encourus sont liés à des actifs ou à des processus qui répondent ou font partie d’un «plan» visant à répondre au critère de contribution substantielle à un ou plusieurs objectifs environnementaux, «de préjudice non significatif ou de garanties minimales». Le «plan» doit viser à rendre l’activité économique en question compatible avec la taxonomie dans un délai maximum de cinq ans, à moins qu’une période plus longue puisse être justifiée, et doit être approuvé par l’organe administratif de l’entreprise ou par une autre fonction de l’entreprise. Pour les trois KPI, afin d'éviter un double comptage dans plusieurs activités d’une entreprise, l’Esma conseille à la Commission d’exiger de ces dernières qu’elles appliquent un arbitrage sur la manière de répartir ces KPI entre leurs activités, en évitant de les gonfler indûment. L’Esma demande aux entreprises non financières de divulguer les trois KPI par activité économique, ainsi qu’un total pour l’ensemble du groupe et cela, par objectif environnemental. Elles doivent également décrire la nature des activités économiques qui sont considérées comme étant alignées sur la taxonomie. L’Esma recommande à la Commission d’adopter une application progressive pour la communication des trois KPI, en imposant l’utilisation de modèles standardisés afin de faciliter la comparabilité. Informations à fournir par les gestionnaires d’actifs : L’Esma définit également les KPI que les gestionnaires d’actifs devront divulguer, la méthodologie à appliquer et l'élaboration d’une méthode de calcul des coefficients pour accéder à l’alignement sur la taxonomie. Le KPI pour les gestionnaires d’actifs consistera en un ratio d’investissements qui sont alignés sur la taxonomie, couvrant les investissements provenant à la fois d’activités de gestion de portefeuille collectives et individuelles. Il comprendra également la valeur des obligations vertes conformes à la norme européenne sur les obligations vertes (EU GBS) et une moyenne pondérée de la valeur des investissements investis dans les activités taxonomiques des pays bénéficiaires (mesurée par le chiffre d’affaires). En ce qui concerne les obligations souveraines, l’Esma recommande que la Commission élabore une méthodologie permettant d’estimer la part des activités économiques écologiquement durables financées par ces véhicules, pour qu’elles soient considérées comme durables. La publication doit concerner la valeur de tous les investissements du gestionnaire d’actifs. L’Esma demande également à la Commission de développer une méthodologie de coefficient pour calculer les KPI afin de couvrir les investissements dans les entreprises ne se déclarant pas au titre de la NFRD ou dans les entreprises bénéficiaires d’investissements non communautaires.
La Banque Postale est maintenant un bancassureur comme les autres, et cela se ressent dans ses nouvelles orientations. Si l’entreprise publique ne renie pas son caractère singulier, du fait de son ouverture au plus grand nombre, elle n’échappe pas aux exigences de rentabilité. La société, qui a publié la semaine dernière un résultat retraité de 738 millions d’euros, grâce à l’intégration de CNP Assurance en 2020, a détaillé ce mardi son plan stratégique à l’horizon 2030. Celui-ci passera par un point d'étape en 2025, date à laquelle ont été fixés les principaux objectifs chiffrés du groupe.
L’assureur italien Generalia annoncé la nomination de Francesco Martorana au poste de directeur des investissements du pôle assurance (CIO), à effet immédiat. Depuis 2019, il occupait le poste de PDG de Generali Insurance Asset Management. Par ailleurs, Bruno Servant est nommé directeur général de Generali Insurance Asset Management au sein de la division Asset & Wealth Management dirigée par Carlo Trabattoni. Il avait été nommé en 2012 en tant que CIO de Generali France. Il occupe depuis 2018 le poste de responsable des solutions de gestion d’investissement groupe. Enfin, Tim Rainsford est nommé directeur général de Generali Investments Partners à compter du 15 avril. Il conservera son rôle de responsable mondial des ventes de Generali Investments Partners. Fin janvier, l’assureur avait déjà annoncé une réorganisation profonde de ses instances dirigeantes.
L’assureur britannique a annoncé lundi matin son objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2040. « Notre plan pour atteindre cet objectif couvre non seulement les émissions que nous produisons nous-mêmes, mais aussi celles qui proviennent de nos fournisseurs et, dans la mesure du possible, des investissements de nos actionnaires et de nos clients » a précisé Amanda Blanc, directrice générale d’Aviva plc. Concrètement, l’assureur compte accélérer la réduction de l’intensité carbone de certains actifs, «tels que les obligations et les actions d’entreprises. L’année prochaine, nous ajouterons les obligations d'État et les biens immobiliers détenus directement». Le projet comprend aussi des investissements plus significatifs dans le domaine écologique.
François Villeroy de Galhau a affirmé que la BCE devait réagir à la remontée des rendements obligataires à l’aide de la flexibilité de son programme d'achats
EuropeanIssuers, l'association qui représente les intérêts des sociétés européennes cotées, estime que le plan d’action pour l’Union des marchés de capitaux ne va pas assez loin.
L’assureur italien Generalia annoncé la nomination de Francesco Martorana au poste de directeur des investissements du pôle assurance (CIO), à effet immédiat. Il est rattaché directement à Sandro Panizza, directeur de l’assurance des investissements du groupe. Francesco Martorana a la responsabilité de diriger, coordonner et surveiller toutes les activités d’investissement des portefeuilles d’assurance du groupe. Depuis 2019, il occupait le poste de PDG de Generali Insurance Asset Management.
L’assureur britannique a annoncé lundi matin son objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2040. « Notre plan pour atteindre cet objectif couvre non seulement les émissions que nous produisons nous-mêmes, mais aussi celles qui proviennent de nos fournisseurs et, dans la mesure du possible, des investissements de nos actionnaires et de nos clients » a précisé Amanda Blanc, directrice générale d’Aviva plc.
L'intégration des facteurs liés au climat a poussé la société de gestion à favoriser les actions des pays développés au détriment de la dette à haut rendement et de la dette émergente.
La UK Asset Resolution, la structure de défaisance mise sur pied par le gouvernement britannique lors de la crise financière, a procédé à la cession des derniers portefeuilles de prêts qu’elle détenait à son bilan. La bad bank a récolté 5 milliards de livres (5,75 milliards d’euros) en vendant ce portefeuille à un consortium d’investisseurs comprenant le fonds Davidson Kempner et la banque Citigroup. Le financement de l’opération a été assuré en majorité par le gérant américain Pimco. Londres avait créé la UK Asset Resolution en 2010 pour procéder à la liquidation ordonnée des actifs de Northern Rock et Bradford & Bingley. Ces deux prêteurs spécialisés dans l’immobilier avaient été les premières victimes de la crise financière outre-Manche dès 2007 et avaient dû être nationalisés.
Les établissements mutualistes figurent parmi les 52 entreprises mises en demeure pour défaut d’application du travail à distance par l’Inspection du travail depuis octobre, a indiqué vendredi la ministre du Travail Elisabeth Borne lors d’une réunion avec les représentants de la banque, de l’assurance et du conseil sur ce thème. Ils figurent parmi les 52 entreprises qui ont reçu une mise en demeure sur le thème du télétravail par l’Inspection du travail depuis octobre, a fait savoir la ministre du Travail. En janvier, près de 63% des 360.000 collaborateurs du secteur étaient en télétravail, selon les chiffres de la DARES, la direction des études statistiques du ministère du travail. Dans un communiqué, la Fédération bancaire française a précisé vendredi que «Les banques confirment leur mobilisation pour mettre en œuvre les mesures sanitaires, dont le télétravail fait partie, tout en assurant leurs missions partout en France», précisant que le chifre de 63% de télétravail est «nettement supérieur à la moyenne nationale, de 21,2%».
La UK Asset Resolution, la structure de défaisance mise sur pied par le gouvernement britannique lors de la crise financière, a procédé à la cession des derniers portefeuilles de prêts qu’elle détenait à son bilan. La bad bank a récolté 5 milliards de livres (5,75 milliards d’euros) en vendant ce portefeuille à un consortium d’investisseurs comprenant le fonds Davidson Kempner et la banque Citigroup. Le financement de l’opération a été assuré en majorité par le gérant américain Pimco, précise un communiqué du vendeur publié vendredi.
Deux années d’affilée. Après l’ONG Share Action pour l’assemblée générale en 2020, c’est autour de Market Forces de coordonner un groupe d’investisseurs individuels de Barclaysqui vont déposer une résolution pour l’assemblée générale 2021 réclamant que la banque ramène ses financements dans les clous des objectifs de l’accord de Paris pour le climat.
L’écart va se creuser entre les sociétés qui investissent le plus dans les nouvelles technologies et celles restées à la traîne, selon une étude du consultant Broadridge.
L’assureur Axa a été condamné jeudi en appel à indemniser un restaurateur marseillais des pertes d’exploitation subies en raison des mesures de confinement mises en place contre l'épidémie de coronavirus. C’est la première fois que le groupe est ainsi condamné en appel dans ce type de contentieux. La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé un jugement en première instance du tribunal de commerce de Marseille rendu le 15 octobre 2020. «Comme le premier juge, la cour a estimé que la garantie pertes d’exploitation subies suite à fermeture administrative en raison de l'épidémie de coronavirus pouvait être mobilisée», a indiqué la Cour dans un communiqué, rejetant la clause d’exclusion de garantie invoquée par l’assureur.
Lors de la présentation des résultats de La Poste, le groupe a dévoilé les premiers résultats annuels de La Banque Postale prenant en compte l’intégration de la CNP qui a eu lieu au mois de mars dernier. Forte des résultats de l’assureur, la banque a présenté un chiffre d’affaires de 7,7 milliards d’euros, en hausse de 36,8% par rapport à 2019 et un résultat d’exploitation (part du groupe) de 4,5 milliards d’euros. Hors intégration de CNP, le produit net bancaire de la banque, à périmètre et changes constants, baisse de 2,6%, à 5,43 milliards d’euros. Cependant, La Banque Postale évite de passer dans le rouge et maintient un résultat positif, à périmètre constant, de 58 millions d’euros, contre 820 millions en 2019. Comme les autres structures du secteur, la Banque Postale a souffert de la baisse de ses marges d’intérêt (-8%). Elle a vu son bénéfice amputé par la hausse de 496 millions d’euros du coût du risque, passé de 178 millions d’euros fin 2019 à 674 millions d’euros fin 2020.
Jana Hecker, banquière senior et responsable des marchés de capitaux chez UniCredit, a quitté la banque italienne rapporte jeudi le Financial Times. L’année dernière, Jana Hecker «a aidé à organiser des prêts pour le compte du family office de Markus Braun (le directeur général de Wirecard, ndlr) dans la période précédant la faillite de Wirecard. Ce travail était distinct de son travail à UniCredit», précise le journal. Précisément, entre février et mai 2020, la banquière a conseillé l’ancien directeur général de Wirecard sur le refinancement de 110 millions d’euros de prêts auxquels Deutsche Bank voulait mettre fin.
Le réassureur allemand Munich Re a dévoilé jeudi un bénéfice de 1,2 milliard d’euros pour l’année 2020, deux fois moindre qu’en 2019. «En réassurance, les pertes liées à la pandémie se sont élevées à 3,4 milliards d’euros, dont 370 millions d’euros pour la réassurance vie et santé, et un peu plus de 3 milliards d’euros pour la réassurance dommages» précise Munich Re. Il a proposé un dividende de 9,80 euros par action, similaire à celui de 2019. Il prévoit pour 2021 un retour à un niveau de profit d’avant-Covid avec un objectif de 2,8 milliards d’euros. Déjà, il a profité des conditions de marché pour ses renouvellements de janvier (+10,9% avec des prix en hausse de 2,4%).
L’assureur Axa a été condamné jeudi en appel à indemniser un restaurateur marseillais des pertes d’exploitation subies en raison des mesures de confinement mises en place contre l'épidémie de coronavirus. C’est la première fois que le groupe est ainsi condamné en appel dans ce type de contentieux.
Lors de la présentation des résultats de La Poste, le groupe a dévoilé les premiers résultats annuels de La Banque Postale prenant en compte l’intégration de la CNP qui a eu lieu au mois de mars dernier.
Jana Hecker, banquière senior et responsable des marchés de capitaux chez UniCredit, a quitté la banque italienne rapporte jeudi le Financial Times. L’année dernière, Jana Hecker « a aidé à organiser des prêts pour le compte du Family Office de Markus Braun (le directeur général de Wirecard, NDLR) dans la période précédant la faillite de Wirecard. Ce travail était distinct de son travail à UniCredit », précise le journal.
Le réassureur allemand Munich Re a dévoilé jeudi un bénéfice de 1,2 milliard d’euros pour l’année 2020, deux fois moindre qu’en 2019. « En réassurance, les pertes liées à la pandémie se sont élevées à 3,4 milliards d’euros, dont 370 millions d’euros pour la réassurance vie et santé, et un peu plus de 3 milliards d’euros pour la réassurance dommages » précise Munich Re, qui affirme qu’il aurait sinon atteint son objectif de 2,8 milliards de profits. Il a proposé un dividende de 9,80 euros par action, similaire à celui de 2019.
Les titres encore régis par Bâle 2 ont vu leur traitement prudentiel précisé. Le niveau de capital des banques renforce également l’intérêt des instruments reconnus par Bâle 3.