JPMorgan Chase a recruté plusieurs banquiers pour renforcer son équipe de conseils sur les «sociétés chèque en blanc» (Spac) destinées à faire des acquisitions dans les services financiers. La banque de Wall Street a recruté Guillermo Baygual et Lukasz Dziarnowski pour travailler sur des acords impliquant le recours à des Spac (special purpose acquisition companies) à travers l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, selon un mémo interne cité par l’agence Bloomberg. Tous deux rejoignent l'équipe de spécialistes des Spac en plus de leurs fonctions actuelles. Guillermo Baygual est co-directeur des fusions et acquisitions pour la zone EMEA et à la tête de la couverture des industries d’investissement bancaires pour les entreprises. Lukasz Dziarnowski fait partie de l'équipe M&A couvrant l’Europe centrale et de l’est, ainsi que le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. L'équipe de spécialistes des Spac de JPMorgan comprend aussi Charlie Dupree et Albert Wong pour sa division M&A en Amérique du Nord, ainsi que Ben Berinstein, Jeff Marks et Rob Stuhr.
La filiale française d’Aon, le leader mondial des services aux entreprises en matière de gestion des risques et de couverture sociale, a dévoilé ce matin un chiffre d’affaire en hausse de 2,5% par rapport à l’année 2019 à 380 millions d’euros. « De quoi se montrer confiants à l’aube des nouveaux challenges entrepreneuriaux et humains qui nous attendent en 2021 » a voulu rassurer Robert Leblanc, président directeur général d’Aon France.
Avec la crise sanitaire, le recours au crédit à la consommation a chuté de 11,5% en 2020, soit sa plus forte baisse annuelle «depuis la crise financière» de 2008, selon les chiffres publiés lundi par l’Association française des sociétés financières (ASF). Pour retrouver une baisse d’une telle ampleur, il faut remonter jusqu'à 2009, avec une chute de 13,3%. Si l’activité a légèrement progressé au troisième trimestre (+2,9% sur un an), la hausse est insuffisante pour effacer le recul du premier et deuxième trimestre (respectivement -5,1% et -35,4%). Le dernier trimestre de l’année 2020 s’est inscrit en recul de 7,6%, «impacté par la succession des mesures prises à l’automne (couvre-feu et deuxième confinement)». 40,2 milliards d’euros ont été prêtés dans le cadre d’un crédit à la consommation en 2020.
Morgan Stanley a nommé Martin Luehrs à la tête de ses marchés de capitaux mondiaux dans sa filiale basée à Francfort, en Allemagne. Cela reflète la stratégie de la banque de positionner davantage d’activités en Europe continentale après l’entrée en vigueur du Brexit. Martin Luehrs était basé à Londres, où il a co-dirigé l’activité de Leveraged Capital Markets jusqu'à janvier. Il dirige maintenant les marchés de capitaux mondiaux, chapeautant à la fois la dette et les fonds propres à travers l’Union européenne. Un porte-parole a confirmé le recrutement à l’agence Bloomberg. La banque prévoit de délocaliser environ 100 milliards d’euros d’actifs à Francfort - la plupart devraient l'être durant ce premier trimestre.
BNP Paribas a annoncé lundi matin durcir ses conditions de financement au nom de la lutte contre la déforestation provoquée par la production de bœuf et de soja. En Amazonie, «BNP Paribas ne financera pas les clients produisant ou achetant du bœuf ou du soja issus de terres défrichées ou converties après 2008». Au Brésil, «BNP Paribas incitera ses clients à ne pas produire ni acheter de bœuf ou de soja issus de terres défrichées ou converties dans le Cerrado après le 1er janvier 2020». Plus globalement, une traçabilité complète des deux filières soja et bœuf sera demandée par BNP Paribas d’ici 2025.
BNP Paribas a annoncé lundi matin durcir ses conditions de financement au nom de la lutte contre la déforestation provoquée par la production de bœuf et de soja. Cette évolution « définit les conditions à remplir pour que la banque puisse fournir des services financiers aux entreprises (producteurs, conditionneurs de viande et négociants) produisant ou achetant du bœuf ou du soja issus de l’Amazonie et du Cerrado », indique le groupe dans un communiqué.
Google a été condamné à une amende de 1,1 million d’euros en France après avoir constitué un «classement trompeur» des hôtels en France, substituant une classification établie selon ses propres critères à celle, officielle, allant d’une à cinq étoiles, a annoncé ce lundi la Répression des fraudes. Les classements de plus de 7.500 établissements ont été comparés, «sur un nombre conséquent de cas», au «seul classement officiel existant en France et délivré par Atout France», allant de une à cinq étoiles.
Les possibles abus de marché au sein des sociétés de gestion se sont accélérés dans le monde après le premier confinement et n’ont pas reculé depuis, selon des données de TradingHub citées par le Financial Times. Le taux de signaux d’alarmes concernant une possible manipulation ou délit d’initié est resté élevé parmi les sociétés de gestion, avec environ moins de 6 % des transactions qui ont déclenché des alertes. Les résultats viennent de données fournies par les principales banques et sociétés de gestion gérant un total de plus de 20.000 milliards d’encours sous gestion. Ces chiffres contrastent avec le déclin du nombre de rapports de transactions suspicieuses et possibles abus de marché envoyés à la Financial Conduct Authority sur les premiers mois après que la pandémie a obligé des milliers de traders à travailler de chez eux. Les données suggèrent que le télétravail, avec un contrôle plus souple des communications et moins de surveillance directe par les autres collaborateurs, peut créer un terrain plus fertile pour les abus de marché.
Lors du colloque de la Fabrique de l’Assurance, les acteurs du secteur ont pointé le manque de lisibilité dû aux pouvoirs publics et une nécessaire décentralisation.
Credit Suisse a annoncé avoir réglé son litige avec MBIA. La banque suisse a versé 600 millions de dollars (534 millions de francs suisses) au réhausseur de crédit américain pour mettre fin à leur différend datant de 2009 sur les RMBS. Ces instruments financiers adossés à des crédits hypothécaires sont la cible de critique portant sur leur rôle dans la crise de 2008-2009. MBIA lui reprochait d’avoir avoir caché des documents dans le cadre d’une garantie apportée par le réhausseur de crédit sur ces instruments. En début d’année, Credit Suisse avait provisionné 850 millions de dollars pour ce dossier et d’autres liés aux mêmes instruments.
La banque espagnole BBVA a annoncé que Carlos Torres Vila, président de la banque, et Onur Genç, directeur général, ne percevront pas de rémunération variable pour 2020. La banque évoque « un geste de responsabilité dans une année marquée par la pandémie Covid-19 » et un «signe de leur engagement envers les clients, les actionnaires, les salariés et l’ensemble de la société ». Par ailleurs, la banque a mis à jour sa politique de rémunération pour les trois prochaines années (2021, 2022 et 2023) qu’elle soumettra à l’approbation de l’assemblée générale.
ING a dévoilé vendredi matin un bénéfice net avant impôt de 1,046 milliard d’euros. Les provisions pour créances douteuses ont reculé de 51% par rapport au quatrième trimestre 2019. Sur l’ensemble de l’année, le bénéfice net avant impôt de la banque néerlandaise s’élève à 3,809 milliards d’euros, en baisse de 44,3% par rapport à l’année 2019. Le coût du risque, comme pour l’ensemble du secteur, augmente de 138% (+2,675 milliards d’euros). Avec un ratio CET1 en hausse à 15,1%, ING propose un dividende de 0,12 euro pour le quatrième trimestre, et dit vouloir procéder à de nouvelles distributions après septembre.
Augustin de Romanet, PDG du groupe ADP, qui dirigeait la Caisse entre 2007 et 2012, Jérôme Gallot et Pascal Lagarde, respectivement président et directeur général de la filiale CDC Entreprises jusqu’au début des années 2010, ont plaidé devant la Cour de discipline budgétaire et financière (Cour des comptes) vendredi. Au coeur de ce dossier jugé par la Cour de discipline budgétaire et financière : un plan d’attributions gratuites d’actions mis en place fin 2007 au profit des salariés de CDC Entreprises. Ils encourent des amendes allant jusqu'à 350.000 euros. Selon le mécanisme incriminé, les actions de préférence attribuées gratuitement par CDC Entreprises à ses salariés donnaient droit à un dividende prioritaire, égal à 20% du bénéfice distribuable, sans rapport avec leur pourcentage de détention du capital social. Un plafonnement était par ailleurs prévu, mais il n’a pas été respecté.
La première banque néerlandaise a dévoilé vendredi matin un bénéfice net avant impôt de 1,046 milliard d’euros. Selon les données de Refinitiv, les analystes planchaient en moyenne sur un bénéfice avant impôt de 649 millions d’euros. Les provisions pour créances douteuses ont reculé de 51% par rapport au quatrième trimestre 2019.
Lors de la présentation des résultats 2020 du Crédit Agricole, le groupe a indiqué que le ratio de solvabilité de Crédit Agricole Assurances avait baissé de 36 points sur un an à 227%, en intérgant la participation aux provisions pour excédents, PPE, (de l’ordre de 70 à 80 points). Le stock de PPE atteint 11,6 milliards d’euros soit 5,6% des encours.
Le numéro deux bancaire helvétique a annoncé ce matin avoir réglé son litige avec MBIA. Credit Suisse a versé 600 millions de dollars (534 millions de francs suisses) au réhausseur de crédit américain pour mettre fin à leur différend datant de 2009 sur les RMBS.
La banque espagnole BBVA a annoncé que Carlos Torres Vila, président de la banque et Onur Genç, directeur général, ne percevront pas de rémunération variable pour 2020. La banque explique cela comme étant « un geste de responsabilité dans une année marquée par la pandémie COVID-19 et comme un signe de leur engagement envers les clients, les actionnaires, les salariés et l’ensemble de la société ». Par ailleurs, la banque a mis à jour sa politique de rémunération pour les trois prochaines années (2021, 2022 et 2023) qu’elle soumettra à l’approbation de l’Assemblée générale.
Pour l'ultime présentation de résultats par Jean-Pierre Mustier, la banque italienne a accusé des pertes nettes de 2,78 milliards d’euros en 2020, inférieures aux attentes des analystes.
BPCE a publié jeudi un résultat net de 1,61 milliard d’euros en 2020, quasiment divisé par deux (-47%) par rapport à l’année précédente. Un recul largement lié à la fonte des résultats de Natixis, la filiale cotée du groupe que ce dernier se propose de retirer de la cote au prix de 4 euros par action. Au quatrième trimestre, le groupe qui rassemble les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne affiche un résultat net de 624 millions d’euros, en repli de 21% sur un an. L’année a été marquée par la crise du Covid-19, qui s’est traduite par un coût du risque de 3 milliards d’euros, représentant 0,41% des encours de crédit. Il a été multiplié par 2,3 en un an. Au quatrième trimestre, ce coût du risque atteint 923 millions d’euros, soit 49 points de base des encours, dont 65% de provisions pour risques futurs. Cette charge du risque a doublé l’an dernier dans le réseau des Banques Populaires (à 828 millions) et a été multipliée par 2,2 dans les Caisses d’Epargne (à 914 millions).
Lors de la présentation de ses résultats, la banque a annoncé son intention de supprimer 5.000 postes durant les cinq prochaines années, a rapporté jeudi l’AFP. Rabobank a présenté un résultat de 1,096 milliard d’euros en 2020, en baisse de 50% par rapport à l’année précédente. L’effet de Covid-19 était principalement visible dans le niveau des provisions, qui ont atteint 1,913 milliard d’euros (contre 975 millions en 2019), soit 46 points de base du portefeuille de prêts. Rabobank a annoncé son intention de procéder à une distribution trimestrielle de 0,13674 euros par Certificat Rabobank les 29 mars, 29 juin et 29 septembre 2021 respectivement. Au mois de novembre, Rabobank avait déclaré qu’elle avait l’intention de fermer entre 180 et 230 agences sur les 330 qu’elle possède aux Pays-Bas.
L’assureur finlandais, qui détient 15,9% des actions de Nordea, a indiqué jeudi avoir réduit la valeur comptable de sa participation dans la banque nordique en réduisant le prix par action de 8,90 euros à 7,50 euros. «Au 31 décembre 2020, la valeur comptable par action de Nordea, après consolidation du quatrième trimestre de Nordea, s'élevait à 8,90 euros, dépassant sa valeur de marché de 6,67 euros. Sampo a effectué un test de dépréciation (…) où la valeur recouvrable de Nordea a été comparée à sa valeur comptable dans le Groupe», indique le groupe dans un communiqué. Cette opération a coûté 899 millions d’euros de charges exceptionnelles à l’assureur, qui voit son bénéfice net avant impôt diminuer de 75% par rapport à 2020 et atteindre 380 millions d’euros.
BPCE a publié jeudi un résultat net de 1,61 milliard d’euros en 2020, quasiment divisé par deux (-47%) par rapport à l’année précédente. Un recul largement lié à la fonte des résultats de Natixis, la filiale cotée du groupe que ce dernier se propose de retirer de la cote au prix de 4 euros par action.
Rabobank a présenté un résultat de 1,096 milliard d’euros en 2020, en baisse de 50% par rapport à l’année précédente. L’effet de Covid-19 était principalement visible dans le niveau des provisions, qui ont atteint 1,913 milliard d’euros (contre 975 millions en 2019), soit 46 points de base du portefeuille de prêts. Rabobank a annoncé son intention de procéder à une distribution trimestrielle de 0,13674 euros par Certificat Rabobank les 29 mars, 29 juin et 29 septembre 2021 respectivement.