Une institution alignée sur les meilleurs standards mondiaux (weltklasse), c’est ainsi que Felix Hufeld (photo) a modestement qualifié la Bafin. L’ex-patron de l’autorité allemande des marchés était entendu par la commission d’enquête du Parlement allemand mise sur pied après la chute de Wirecard, une affaire où le dirigeant a reconnu qu’il avait manqué de discernement. Mais le nouveau coup fourré qui s’annonce avec Greensill Bank, supervisé par la Bafin et emporté par la chute du groupe du même nom, ne va pas aider à redorer le blason de la finance allemande. Le directeur qui vient d’être nommé, Mark Branson, se serait fait prier pour accepter le poste… Il est vrai aussi qu’il abandonne pour ce faire la direction de la Finma, l’autorité des marchés suisse, où le salaire est plus élevé. Même si l’international se limite pour l’instant au pays voisin, la Bafin devrait, elle, tirer parti de l’expérience de Mark Branson comme ex-banquier chez Credit Suisse et UBS, riches en sujets de supervision…
Le marché de l’assurance Lloyd’s of London a annoncé s’attendre à verser 6,2 milliards de livres de dédommagements à ses clients. En France, la pandémie a coûté 3 milliards d’euros.
L’UFC-Que Choisir assigne la Banque postale devant le tribunal judiciaire de Paris pour faire stopper certaines «pratiques illégales» de la banque, rapportait mercredi France Info. Elle estime que depuis quelques mois, les clients de la Banque postale qui possèdent un plan épargne logement sont «contraints» à «ouvrir un compte courant payant sous peine de clôturer leur PEL».
La banque suisse a indiqué dans un communiqué de presse mercredi après-midi avoir « été informée par la Finma qu’elle lève formellement l’interdiction imposée en février 2020 à la réalisation d’acquisitions entraînant une augmentation significative des risques opérationnels et de la complexité organisationnelle ». Cette décision a été prise à la suite d’un rapport d’étape de l’auditeur de l’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) supervisant les avancées demandées par l’institution. La Finma avait indiqué en février 2020 avoir « constaté que Julius Baer a présenté des lacunes importantes dans la lutte contre le blanchiment d’argent entre 2009 et début 2018 ». Elle faisait référence à des cas présumés de corruption en lien avec le groupe pétrolier public vénézuélien PDVSA (Petróleos de Venezuela SA) et avec la Fédération internationale de football (Fifa). « Il est interdit à Julius Baer de procéder à des acquisitions importantes et complexes jusqu'à ce qu’elle se conforme à nouveau pleinement à la loi », avait-elle conclu.
CNP Assurances a annoncé ce mercredi le bouclage de son nouvel accord de distribution exclusifd’une durée de vingt ans dans le réseau de Caixa Econômica Federal, d’un produit dit «consórcio». «Une nouvelle société commune a été créée. Elle sera intégrée par mise en équivalence dans le périmètre du groupe CNP Assurances. Les droits de vote seront répartis à hauteur de 50,01 % pour CNP Assurances et de 49,99% pour Caixa Seguridade, et les droits économiques à hauteur de 25% pour CNP Assurances et de 75% pour Caixa Seguridade», précise le groupe. L’opération reste soumise au feu vert de la Banque centrale brésilienne.
La Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur financier britannique, a lancé mercredi une consultation sur les changements à apporter à ses règles de cotation pour les Spac (Special purpose acquisition company), ces sociétés d’investissement cotées qui fleurissent aux Etats-Unis mais qui n’essaiment pas au Royaume-Uni. Aux États-Unis, 522 cotations de ce type ont permis de lever plus de 300 milliards de dollars en 2020 et 2021, selon les données compilées de Refinitiv. Il n’y a eu que 10 cotations de Spac en Europe en 2020 et 2021, pour une valeur totale d’environ 1,3 milliard de dollars, et aucune à Londres, où les règles sont perçues comme trop restrictives, en raison notamment de l’obligation de suspendre la cotation des actions du Spac tout le temps de la négociation de sa première acquisition, ce qui bloque les investisseurs. Pour éviter cette contrainte, les Spac européens ont jusqu'à présent choisi de s’inscrire principalement à Amsterdam ou à Paris.
La pression diminue pour Julius Baer. La banque suisse a indiqué dans un communiqué de presse mercredi après-midi avoir « été informée par la Finma qu’elle lève formellement l’interdiction imposée en février 2020 à la réalisation d’acquisitions entraînant une augmentation significative des risques opérationnels et de la complexité organisationnelle ». Cette décision a été prise à la suite d’un rapport d’étape de l’auditeur de l’autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) supervisant les avancées demandées par l’institution.
La Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur financier britannique, a lancé ce mercredi une consultation sur les changements à apporter à ses règles de cotation pour les Spac (Special purpose acquisition company), ces sociétés d’investissement cotées qui fleurissent aux Etats-Unis mais qui n’essaiment pas au Royaume-Uni.
CNP Assurances a annoncé ce mercredi la finalisation de son nouvel accord de distribution exclusifd’une durée de vingt ans dans le réseau de Caixa Econômica Federal, d’un produit dit « consórcio ». Il s’agit d’un produit qui reprend « les mécanismes d’un plan d’épargne et d’une tontine, et permet aux participants d’un groupe d’obtenir des prêts à taux avantageux par rapport au taux du marché en se prêtant mutuellement les fonds sur une période déterminée ».
Lors de la présentation de ses résultats pour 2020, le Lloyd’s of London a indiqué que les indemnisations des entreprises à la suite de la crise sanitaire pourraient atteindre 6,2 milliards de livres (7 milliards d’euros). Auparavant, ce montant était estimé à 5 milliards de livres.
Cette fois la tendance est claire. La Fédération française de l’assurance (FFA) a publié ce mercredi 31 mars les chiffres de l’assurance vie pour le mois de février. Le placement préféré des Français a retrouvé des couleurs avec une collecte positive de 1,6 milliard d’euros. C’est le troisième mois consécutif au cours duquel la collecte est positive après +2 milliards d’euros en janvier et +500 millions d’euros en décembre 2020.
Dans son rapport sigma sur les conséquences des catastrophes naturelles, l’institut Swiss Re dresse le tableau d’une année 2020 exceptionnelle. Les pertes mondiales assurées en 2020 dans ce segment ont atteint 89 milliards de dollars. Swiss Re tablait sur un coût de 83 milliards de dollars lors de son estimation de décembre 2020. En tout, les cat nat ont causé 190 milliards de dollars de pertes économiques en 2020, contre 140 milliards en 2019. En comparaison, les catastrophes causées par l’homme s’élèvent à peine à 12 milliards de dollars en 2020. Le secteur de l’assurance a couvert 81 milliards de dollars des 190 milliards de pertes. C’est une augmentation en un an de 41% des coûts pour ces acteurs.
La pandémie ferait presque oublier le nouveau risque principal des assureurs : le climat. Dans son rapport sigma sur les conséquences des catastrophes naturelles, l’institut Swiss Re dresse le tableau d’une année 2020 exceptionnelle. Les pertes mondiales assurées en 2020 dans ce segment ont atteint 89 milliards de dollars, soit la cinquième année la plus coûteuse depuis les années 1970. Swiss Re tablait sur un coût de 83 milliards de dollars lors de son estimation de décembre 2020.
L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) présente des recommandations pour rendre les fonds européens d’investissement à long terme (Eltif) plus attractifs auprès des investisseurs, dans le cadre de la révision du règlement Eltif. Lancés en 2015, ces fonds ont pour objectif d’apporter des financements de longue durée à des projets d’infrastructure, des sociétés non cotées ou à des petites et moyennes entreprises (PME) cotées, qui émettent des instruments de capitaux propres ou de dette. Mais, « ils n’ont pas connu le succès escompté», souligne l’AMF. L’autorité propose de relever de 500 millions à 1 milliard d’euros le plafond de capitalisation boursière des émetteurs cotés dans lesquels les Eltif sont autorisés à investir. Les fonds pourraient également intégrer plus facilement des entreprises financières «telles que les holdings d’acquisition et les SPV afin de permettre l’investissement dans les montages propres au capital-investissement». Les investisseurs institutionnels pourraient disposer de fonds Eltif dédiés, qui ne seraient pas accessibles aux épargnants, «en les dotant d’une structure plus souple incluant par exemple la possibilité de recourir aux dérivésou de constituer des structures maîtres – nourriciers». Pour les épargnants, l’AMF recommande de supprimer le seuil minimum d’entrée de 10.000 euros, de maintenir le caractère fermé des fonds mais d’envisager des mécanismes de liquidité périodique. L’AMF voudrait également promouvoir les plateformes susceptibles d’offrir un marché secondaire pour les fonds.
Trop c’est trop. Les actionnaires de Credit Suisse montrent clairement des signes de défiance envers la banque après le nouvel épisode ayant mis en difficulté sa gestion des risques. Depuis la débâcle du fondsArchegos, le cours de la banque a chuté de près de 17% en moins de 48 heures. A la mi-journée ce mardi 30 mars, le cours de la banque accusait un recul de plus de 2%, après une chute de 14% lundi, alors que l’indice des banques européennes rebondissait de 1,8%. Si les marchés avaient été conciliants avec Credit Suisse à la suite de l’affaire Greensill – le cours de Bourse n’avait baissé que de quelques pourcents début mars lorsque cette affaire a été dévoilée -, ce n’est pas le cas cette fois-ci.
Deutsche Bank a annoncé lundi une vaste réorganisation de son directoire, qui comprend toutefois le renouvellement du mandat du président Christian Sewing jusqu’en 2026. Fabrizio Campelli, jusqu'à présent directeur de la transformation, deviendra responsable de la banque de financement et d’investissement (BFI) à la place de Christian Sewing, qui occupe ce poste en plus de celui de président du directoire. Rebecca Short remplacera Fabrizio Campelli à la direction de la transformation et rejoindra le directoire de Deutsche Bank. Christian Sewing avait pris les commandes en direct de la BFI en juillet 2019 afin de piloter la restructuration de cette division. Le rôle de directeur des opérations ne sera plus un poste spécifique au sein du directoire et ses fonctions seront réparties entre les autres membres. Le directeur des opérations, Frank Kuhnke, va quitter Deutsche Bank.
Morgan Stanley espérait que la Cour d’appel soit plus indulgente que l’Autorité des marchés financiers (AMF). Mais la banque a été condamnée en appel à une amende de 20 millions d’euros pour manipulation de marché, conformément à la décision rendue par l’AMF fin 2019, a appris L’Agefi. L’Autorité reprochait à Morgan Stanley, qui dispose du statut de spécialiste en valeur du Trésor (SVT), d’avoir fait monter artificiellement le cours des obligations souveraines françaises (les OAT) en intervenant sur différents marchés à terme. Et ce dans le but de limiter ses pertes sur une opération perdante. Lors des réquisitions de la Commission des sanctions, il avait été souligné que ces manipulations auraient permis à la banque un gain (une économie de perte, plus exactement) compris entre 1,5 et 5 million d’euros. La Cour d’appel confirme donc la manipulation de cours dénoncée par l’AMF et considère aussi proportionnée la sanction de 20 millions d’euros infligée.
Standard Chartered lance des solutions de trade finance durable en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe et sur le continent américain, annonce-t-elle dans un communiqué. Ces solutions visent à «accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de pratiques durables», précise-t-elle. Sa proposition intègre les principes de prêts «verts» et durables de la Loan Market Association au sein de ses actions de financement dans le commerce international. Dans un premier temps, l’accent sera mis sur le financement de la supply chain, le règlement des factures, les services de créances, les obligations, garanties et les lettres de crédit. La gamme de produits sera ensuite étendue.
Sous réserve du feu vert des sociétaires et des administrateurs, le directeur général délégué de Nexity prendra les rênes du groupe de façon effective en juin.