Le groupe néerlandais a finalement choisi de vendre en totalité sa filiale NN IP au groupe américain Goldman Sachs qui voit sa taille doubler en Europe dans cette activité.
L’association des assureurs allemands (GVD) a précisé jeudi que le coût des inondations de juillet en Allemagne sera supérieur aux premières estimations de 4,5 à 5,5 milliards d’euros. Jörg Asmussen, directeur général de l’association, a déclaré que les compagnies avaient déjà versé des avances d’environ 700 millions d’euros à leurs clients. «Sur ce montant, une bonne tranche de 500 millions d’euros est imputable aux dommages dans le secteur privé, tels que les bâtiments résidentiels, les articles ménagers et les véhicules, et près de 200 millions d’euros aux risques commerciaux», a-t-il détaillé. De son côté, l’autorité de la régulation allemande (BaFin) estime le bilan à 5,7 milliards d’euros, dont un milliard pour les sociétés de réassurance du pays. Au total, le GVD s’attend à environ 190.000 sinistres pour le secteur privé et commercial, dont 30.000 uniquement du côté commercial. La Rhénanie-du-Nord-Westphalie est la plus touchée avec 135.000 sinistres dont 21.000 risques commerciaux.
Le coût total pour Allianz de l’enquête du ministère américain de la Justice (DoJ) sur les fonds «Structured Alpha» de sa filiale Allianz Global Investors devrait se situer entre 3,5 et 6,8 milliards d’euros, selon les analystes de Berenberg. Pour rappel, des fonds de pension de chauffeurs routiers, d’enseignants et de salariés du métro ont intenté des procès aux Etats-Unis contre Allianz Global Investors pour avoir échoué à protéger leurs investissements lors de la période d’instabilité des marchés financiers provoquée par l'émergence de la pandémie de coronavirus qui a entrainé des milliards de pertes l’an dernier. «Cet événement laissera des traces, mais il ne changera pas la trajectoire d’Allianz», avait tenu à rassurer le directeur général Olivier Baete en août.
Hagerty, spécialiste américain de l’assurance automobile pour les voitures de collection, a annoncé mercredi s’introduire en bourse par le biais d’une fusion avec la société «chèque en blanc» (Spac, Special Purpose Acquisition Company) Aldel Financial Inc. L’opération sera conclue au quatrième trimestre 2021, après quoi Hagerty sera coté à la Bourse de New York sous le symbole «HGTY». Ceci valorise l’assureur 3,13 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros). Dans son communiqué, Hagerty a précisé que la fusion devrait rapporter jusqu'à 820 millions de dollars de produit brut à la société fusionnée. L’accord avec Aldel comprend en effet un investissement privé au capital de 704 millions de dollars, mené par l’assureur State Farm et la holding financière Markel Corp.
Goldman Sachs a recruté Geraldine Appert pour diriger sa division de gestion de fortune, Goldman Sachs Private Wealth Management, a-t-on appris mercredi. Après avoir été responsable de la planification patrimoniale internationale à la banque privée de la Société Générale à Londres, Géraldine Appert avait rejoint en 2016 Lombard Odier. Auparavant, la banque avait recruté en début d’année Gabriel Aractingi, ancien responsable du family office mondial pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord d’UBS. Ces recrutements s’inscrivent dans la stratégie de la banque américaine, qui entend miser sur la gestion de fortune pour être moins dépendante des revenus issus du trading.
Le Brexit n’a pas été sans conséquence pour les banquiers les mieux payés. Près d’une centaine (95) des banquiers payés au moins un million d’euros ont quitté le Royaume-Uni juste avant le Brexit en 2019 a révélé mercredi l’Autorité bancaire européenne (ABE) à l’occasion de la publication de son enquête annuelle sur le sujet. Des départs qui n’ont pas modifié le paysage général puisque le Royaume-Uni regroupe encore la majorité des 4.963 banquiers de l’étude (71%). Ces initiatives ont profité aux autres pays européens : le nombre de banquiers les mieux payés avait grimpé à 492 en Allemagne en 2019 contre 450 en 2018, à 270 en France contre 234 et à 241 en Italie contre 206. En décembre 2020, date à laquelle le Brexit est entré en vigueur, plusieurs banques et établissements financiers avaient déjà transféré 7.000 employés de Londres vers le continent européen.
M&G a annoncé mercredi un accord concernant le rachat de la société britannique de conseils financiers indépendants Sandringham Financial Partners. L’acquisition apportera à M&G plc plus de 2,5 milliards de livres (2,95 milliards d’euros) d’actifs conseillés, ainsi que des relations avec environ 180 partenaires conseillers agissant pour le compte de plus de 10.000 clients individuels. La société de gestion entend par-là renforcer ses services de gestion de patrimoine au Royaume-Uni. Elle a déjà créé en septembre 2020 M&G Wealth, qui réalise des activités de conseil et d’investissement. La transaction reste soumise à l’approbation des autorités réglementaires.
Le studio Ubisoft de Singapour, qui compte quelque 500 salariés, fait l’objet d’une enquête sur des allégations de harcèlement sexuel et discrimination raciale, a annoncé mardi soir le régulateur local. L’éditeur du jeu «Assassin’s Creed» avait été éclaboussé l’an dernier par des révélations sur le comportement sexiste et violent de plusieurs de ses cadres. Le Tafep, régulateur des employeurs de la Cité-Etat, a appelé tous ceux pouvant avoir connaissance d’un comportement illégal, comme une agression ou du harcèlement sexuel, à signaler ces incidents à la police.
Swiss Rea annoncé mardi que Jason Richards prendra à partir du 1er janvier 2022 la direction des activités du réassureur au Royaume-Uni et en Irlande. Responsable mondial des activités dommages depuis 2013, Jason Richards «sera chargé de conduire la croissance rentable du portefeuille de réassurance du Royaume-Uni et de l’Irlande et de continuer à renforcer l’influence et la position de Swiss Re sur le marché londonien». Julie Stephenson prendra la tête des activités dommages pour le remplacer. L’actuelle vice-présidente et directrice des opérations de l’assureur commercial et immobilier américain CNA est notamment passée par l’assureur américain Chubb, chez qui elle était responsable de la direction stratégique du portefeuille sur tous les marchés mondiaux où l’assureur possède des activités dommages.
Swiss Life a publié mardi un bénéfice d’exploitation au premier semestre 2021 en hausse de 13% sur un an à 889 millions de francs suisses (827 millions d’euros). Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice de 850 millions de francs. Le bénéfice net a augmenté de 15% à 618 millions de francs, contre une prévision du consensus de 600 millions. Les primes de l’assureur suisse sur son marché d’origine ont toutefois déçu avec une baisse de 20% à 5,9 milliards de francs. Un recul compensé par l’augmentation de 27% des primes en France à 3,7 milliards de francs. Tout en confirmant les objectifs financiers pour l’année, Swiss Life a précisé qu’une décision serait prise plus tard concernant une hausse des dividendes, en ajoutant que les conditions d’une telle augmentation étaient réunies.
Deutsche Bank Wealth Management poursuit sa stratégie d’expansion en Asie. Le gestionnaire de patrimoine a engagé trois cadres de Credit Suisse, aux prises avec les conséquences des affaires Archegos et Greensill, pour accompagner cette stratégie, notamment Pichaya Prawanmeet qui a été nommé vice-président. Urs Brudermann, au Credit Suisse depuis 11 ans et plus récemment en tant que chef d'équipe pour la Thaïlande, rejoint la branche de gestion de fortune de Deutsche Bank en tant que directeur général et chef de groupe pour l’Asie du Sud-Est tandis que Shawn Ngoh, qui gère principalement des clients très fortunés en Asie du Sud-Est, quitte également Credit Suisse pour rejoindre Deutsche Bank Wealth Management en tant que directeur.
Par l’intermédiaire de sa filiale Monsato, le groupe pharmaceutique et agrochimique Bayer a annoncé lundi avoir déposé une demande de révision judiciaire auprès de la Cour suprême des États-Unis, dans le cadre du contentieux qui l’oppose à Edwin Hardeman, seule affaire fédérale autour du Roundup à avoir été jugée jusqu’à présent. Monsanto exhorte la plus haute instance judiciaire américaine à revoir la décision de la Cour d’appel en soulevant deux arguments autour des allégations de non-avertissement de la loi et en estimant qu’un témoignage d’expert s'écartait des normes fédérales. Le groupe allemand s’attend à ce que la Cour suprême décide dans les six prochains mois si elle autorisera la révision de cette affaire.
State Street a annoncé lundi qu’elle prévoyait de fermer ses deux bureaux new-yorkais situés dans le centre-ville de Manhattan, mettant ainsi en œuvre son projet d’un modèle de travail hybride dans le sillage de la crise sanitaire. La société financière, dont le siège social est à Boston, fera travailler son personnel à distance ou depuis des bureaux situés dans le New Jersey et dans le Connecticut. Selon des données publiées par le spécialiste de la sécurité des bâtiments Kastle Systems, à la date du 11 août, seulement 23% des employés de bureau avaient rejoint les locaux de leur entreprise dans la région métropolitaine de New York.
L’autorité chargée de la sécurité routière aux Etats-Unis a annoncé lundi avoir ouvert une enquête formelle sur Autopilot, le système d’assistance à la conduite du constructeur de véhicules électriques Tesla , après une série d’accidents impliquant des véhicules d’urgence. Elle a déclaré avoir reçu depuis janvier 2018 des signalements faisant état de 17 blessés au total et d’un mort dans ces accidents. A l’issue de l’enquête, l’agence fédérale pourrait décider de ne prendre aucune mesure ou demander un rappel des véhicules, ce qui pourrait induire des limites sur l’utilisation du système Autopilot. L’agence, qui a procédé à plusieurs inspections ces dernières années, a indiqué que la plupart des accidents avaient eu lieu de nuit, à proximité de signalétiques spéciales comme des avertisseurs lumineux de véhicules d’urgence, de fusées éclairantes de sécurité ou de cônes de signalisation.
Selon Vanguard, les fonds d’investissement devraient publier des chiffres sur les frais faciles à comparer, de la même manière que les étiquettes des produits alimentaires indiquent les valeurs nutritionnelles, afin de faire comprendre au public quand les coûts sont «dangereux». Sean Hagerty, responsable européen du deuxième plus grand gestionnaire d’actifs au monde, a déclaré au FT que les investisseurs britanniques ordinaires ne sont toujours pas conscients que les frais des fonds peuvent limiter leurs rendements.
Axa a annoncé lundi avoir conclu un accord avec la banque HSBC afin de lui céder ses activités à Singapour pour un montant total en numéraire de 575 millions de dollars, soit 487 millions d’euros.
Axel Lehmann, ancien d’UBS, devrait prendre la tête du comité des risques du conseil d'administration, défaillant lors des affaires Greensill et Archegos.
Le spécialiste de l’assurance et réassurance de dommages Sompo International Holdings, filiale de la société Sompo Holdings dont l’activité principale est l’assurance dommages sur le marché japonais, a annoncé lancer une solution de protection contre les risques d’épidémie et de pandémie. Précisément, c’est sa sous-division spécialisée dans les petites entreprises qui fournira une assurance basée sur un certain nombre d’options de couverture prédéfinies disponibles, notamment la perte de revenus, les dépenses supplémentaires, le service de la dette, la perturbation de la chaîne d’approvisionnement et d’autres coûts fixes. Elle sera déclenchée par la restriction des autorités civiles résultant des urgences de santé publique internationales déclarées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les pertes économiques pour les catastrophes naturelles et désastres humains, tels que les incendies ou accidents industriels, sont estimées à 77 milliards de dollars pour le premier semestre, a annoncé jeudi le réassureur suisse Swiss Re. Si ce chiffre s’inscrit en baisse de 33% par rapport au premier semestre l’an passé, la facture pour les dommages que vont devoir couvrir les assureurs, en particulier pour les catastrophes naturelles, ne va pas moins s’accroître, a prévenu le groupe suisse dans un communiqué. Pour ce semestre, le montant des pertes économiques s’inscrit en dessous de la moyenne sur dix ans, qui tourne plutôt aux environs de 108 milliards de dollars pour les premiers semestres, a quantifié le réassureur. Les frais que vont devoir couvrir les assureurs vont en revanche augmenter de 4%, à 42 milliards de dollars, dont 40 milliards pour les catastrophes naturelles.
Rabobank profite de la reprise économique. La banque néerlandaise a dévoilé jeudi un bénéfice net de 2,16 milliards d’euros pour le premier semestre 2021, soit un montant dix fois supérieur à la même époque l’année passée. Cette performance a été rendue possible par la libération de provisions. Après avoir mis de côté plus de 1,4 milliard d’euros pour des prêts douteux en 2020, la banque a libéré 274 millions d’euros de provisions au cours des six premiers mois de l’année 2021 sur fonds d’amélioration du contexte économique. Rabobank a toutefois prévenu que « certains clients devraient être confrontés à des difficultés financières au cours du second semestre de l’année, lorsque diverses mesures de soutien gouvernementales prendront fin ».
Retour dans le vert pour Aegon. La compagnie d’assurance néerlandaise a publié jeudi un résultat net de 849 millions d’euros pour le deuxième trimestre 2021 contre une perte de 1,07 milliard d’euros à la même période en 2020. La société a notamment bénéficié d’une augmentation des commissions due à des marchés actions favorables et de la baisse des demandes d’indemnisation outre-Atlantique qui lui ont permis de voir son résultat d’exploitation grimper de 62% sur un an à 562 millions d’euros. Le ratio de solvabilité 2 est ressorti en hausse de 14 points à 208%.
L’assureur suisse a publié jeudi un bénéfice net au titre du premier semestre 2021 en hausse de 86% sur un an à 2,2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros). Un montant supérieur aux prévisions des analystes qui planchaient sur un bénéfice net de 1,9 milliard de dollars. «L’impact du Covid-19 a été faible», a expliqué l’assureur. Après avoir vu son bénéfice opérationnel amputé de 686 millions de dollars à cause de la pandémie au premier semestre 2020, les demandes de dédommagements pour cette raison n’ont atteint «que» 73 millions de dollars au premier semestre 2021. En outre, ses bénéfices ont été portés par une hausse de 13% sur un an des résultats de ses placements financiers. Le groupe a confirmé ses objectifs de moyen terme, comprenant notamment une croissance organique de ses bénéfices par action d’au moins 5% par an.
Didier Domange, ancien président du conseil de surveillance de Zodiac, sa holding familiale Fidoma et la banque Saint Olive ont été mis hors de cause par la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers dans une affaire présumée de manquements d’initiés, selon une décision rendue publique le 11 août. Il était reproché à Didier Domange d’avoir manqué à son obligation d’abstention d’utilisation de l’information relative au projet d’acquisition de Zodiac par Safran, en acquérant des actions Zodiac à une période interdite. La commission des sanctions de l’AMF a finalement jugé que les actions ont été achetées avant que l’information relative au projet d’acquisition de Zodiac par Safran présente un caractère privilégié. Lors de l’audience publique début juillet, le Collège de l’AMF avait requis une sanction de 1,5 million d’euros contre Didier Domange et de 6 millions contre Fidoma. 300.000 euros étaient réclamés à l’encontre de la banque Saint Olive. Il est rare que la Commission des sanctions rende un jugement contraire aux conclusions du Collège.
La banque profitera de la levée des restrictions imposées par la BCE pour verser en octobre le dividende de 2019 mis en réserve lors de la crise du Covid.
Credit Suisse a relevé mercredi son objectif de cours sur Axa à 28 euros, au lieu de 26,5 euros précédemment, tout en confirmant sa recommandation d’achat sur la valeur. Les résultats du deuxième trimestre d’Axa sont «sans ambiguïté les comptes trimestriels les plus solides que nous ayons jamais vus de la part de la société», grâce à une contribution de tous les segments d’activité, souligne la banque. «L’ampleur du dépassement des attentes nous a impressionnés», constate l’intermédiaire financier, notant que le bénéfice sous-jacent a dépassé de 11,3% le consensus des analystes.