Des emprunteurs britanniques attaquent la Bank of Scotland, aujourd’hui filiale de Lloyds Banking Group, devant un tribunal londonien, selon l’AFP et le Financial Times. Leurs intérêts bancaires, indexés sur l’appréciation du prix de leur maison, dont la valeur s’est envolée, ont atteint des sommes astronomiques. Le cabinet Teacher Stern défend plus de 150 plaignants dans cette affaire. Selon un avocat cité par l’AFP, un couple de plaignants avait par exemple contracté en 1997 un prêt de 55.000 livres adossé à la valeur de sa propriété – 220.000 livres – avec une clause réservant à la banque 75% de la hausse éventuelle de cette estimation. Celle-ci étant aujourd’hui évaluée à 1,2 million de livres. Dans ses propres conclusions, la banque juge que «les emprunteurs ont obtenu des avantages substantiels», notamment parce que ces prêts, qualifiés d’hypothèques d’appréciation partagée, étaient consentis «sans intérêts ou à un taux d’intérêt inférieur aux taux généralement disponibles à l'époque sur le marché hypothécaire».
Standard Chartered va lancer une banque digitale à Singapour avec le National Trades Union Congress (NTUC), la confédération syndicale du pays. Une société de StanChart, qui dispose d’une licence bancaire à Singapour depuis fin 2020, prendra 60% de l’entreprise, pour un montant de 144 millions de dollars singapouriens (107,28 millions de dollars), tandis que la branche entreprise du NTUC aura les 40% restants, pour un montant de 96 millions de dollars singapouriens. Le choix de la marque de la co-entreprise n’a pas encore été pris. StanChart s’est déjà lancé l’année dernière dans la banque digitale à Hong Kong avec Mox Bank.
Standard Chartered va lancer une banque digitale à Singapour avec le National Trades Union Congress (NTUC), la confédération syndicale du pays. Une société de StanChart, qui dispose d’une licence bancaire à Singapour depuis fin 2020, prendra 60% de l’entreprise, pour un montant de 144 millions de dollars singapouriens (107,28 millions de dollars), tandis que la branche entreprise du NTUC aura les 40% restants, pour un montant de 96 millions de dollars singapouriens. Le choix de la marque de la co-entreprise n’a pas encore été pris.
Plusieurs sociétés de gestion d’actifs, dont Schroders, State Street Global Advisors et JPMorgan Asset Management, sont absentes de la liste des signataires de l’influent code de stewardship britannique sur les politiques de vote et d’engagement, suite à une révision qui a imposé des exigences plus strictes en matière de reporting aux investisseurs, rapporte le Financial Times. Le code remanié est un ensemble de principes qui dictent la manière dont les investisseurs demandent des comptes aux entreprises. Quelque 189 gestionnaires d’actifs, fonds de pension et autres ont demandé à être signataires, et seulement 125 d’entre eux ont été retenus. La version précédente du code comptait environ 300 signataires. BlackRock, Abrdn et Legal and General Investment Management figurent sur la liste des signataires, aux côtés de Vanguard, Amundi, Aviva Investors, M&G, UBS Asset Management, Fidelity International, Baillie Gifford, Janus Henderson et Jupiter.
Trill Impact, une société de private equity suédoise indépendante soutenue par Nordea Asset Management, a levé 900 millions d’euros pour la clôture initiale de son premier fonds buyout à impact concentré sur les marchés intermédiaires. La firme, fondée en 2019,compte plus d’un milliard d’euros d’actifs sous gestion dans des stratégies de private equity à impact et de microfinance. Pour son fonds, Trill Impact a obtenu des engagements de plusieurs investisseurs institutionnels européens, nord et sud-américains. Le comité de conseil des limited partners du fonds inclut entre autres les fonds de pension suédois AP4 et AP6, le gestionnaire d’actifs allemand AllianzGI, New York Life Insurance Company, la fondation Lucie et André Chagnon ou encore Nordea Life & Pensions. Depuis le lancement du fonds, quatre transactions ont été réalisées en Europe du nord.
Wells Fargo & Co a annoncé vendredi que Perry Pelos, directeur général de son unité de banque commerciale, prendrait sa retraite de la société en avril. Kyle Hranicky, le chef de l’unité de marketing intermédiaire de Wells Fargo, qui est hébergée au sein de l’unité de banque commerciale, succédera à Perry Pelos, avec effet immédiat. Kyle Hranicky, qui a passé 26 ans chez Wells Fargo et était l’ancien chef de son groupe bancaire d’entreprise, rejoindra également le comité d’exploitation de la banque.
Les dirigeants actuels et anciens du hedge fund Renaissance Technologies paieront personnellement jusqu'à 7 milliards de dollars d’arriérés d’impôts, d’intérêts et de pénalités pour mettre fin à un différend de longue date avec l’Internal Revenue Service, l’agence du gouvernement fédéral des États-Unis qui collecte l’impôt sur le revenu et des taxes diverses, rapporte le Wall Street Journal. Ce règlement fiscal, annoncé par la société, pourrait être le plus important de l’histoire. James Simons - le pionnier de l’investissement quantitatif qui a fondé Renaissance avant de prendre sa retraite en tant que président de la société le 1er janvier - effectuera un «paiement de règlement» supplémentaire de 670 millions de dollars, selon la société. Il devra également payer des arriérés d’impôts liés à ses gains. Le litige porte sur les mesures prises par le fonds Medallion entre 2005 et 2015 pour convertir les gains de transactions à court terme en bénéfices à long terme. L’affaire a été suivie de près par les mondes de la finance et de la politique en raison des énormes montants en jeu et parce que les dirigeants de Renaissance figurent parmi les plus grands donateurs politiques des États-Unis. Medallion, qui gère environ 15 milliards de dollars, investit uniquement l’argent des salariés de Renaissance et de certains amis et membres de la famille. En tant que tel, le règlement ne concerne pas les fonds que Renaissance gère pour des investisseurs extérieurs.
La banque espagnole Sabadell prévoit de supprimer 1.900 postes en Espagne, dans le cadre d’un plan visant à améliorer sa rentabilité et faire face à la concurrence croissante des fintechs, a déclaré jeudi Comisiones Obreras, l’un des principaux syndicats de Santander. Selon une source au fait des négociations salariales, la banque prévoit de conclure un accord avec les syndicats vers la fin du mois d’octobre. Interrogé par Reuters, Sabadell s’est refusé à tout commentaire. Alors que la persistance de taux d’intérêts très bas affecte leur rentabilité, les banques espagnoles et européennes mettent en œuvre des stratégies visant à s’adapter aux nouvelles habitudes digitales des clients et à réduire les coûts.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué la semaine dernière aux Etats-Unis et les licenciements sont tombés en août au plus bas en plus de 24 ans. Les inscriptions lors de la semaine au 28 août ont reculé à 340.000, un plus-bas depuis la mi-mars 2020, contre 354.000 (révisé en légère hausse) la semaine précédente (345.000 attendues). La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 355.000 contre 366.750 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 2,748 millions lors de la semaine au 21 août (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 2,908 millions la semaine précédente.
Le géant américain des transferts d’argent Western Union a annoncé jeudi avoir repris ses opérations vers l’Afghanistan, qui avaient été suspendues le 18 août après la prise de pouvoir de Kaboul par les talibans. Ces transferts d’argent envoyés par des membres de leurs familles vivant à l'étranger sont cruciaux pour les Afghans. Selon la Banque mondiale, ils se sont élevés à près de 789 millions de dollars (665 millions d’euros) en 2020, pour un PIB la même année estimé à 19,8 milliards, soit près de 4%. L’autre grande institution, le Fonds monétaire international, avait annoncé dès le 18 août la suspension de ses propres aides en faveur de l’Afghanistan en raison de l’incertitude entourant le statut des dirigeants à Kaboul après la prise de contrôle du pays par les talibans.
Dans un rapport publié jeudi, l’Institute for Public Policy Research (IPPR) met en garde contre un «écart caché» sur les emplois au Royaume-Uni, alors que le programme de soutien au chômage partiel doit s’arrêter le 30 septembre, évoquant au moins 2,1 millions d’emplois toujours touchés par la crise : 1,9 million seraient en congé forcé et probablement 200.000 postes seront définitivement fermés. Le rapport estime que nombre de travailleurs en congé forcé risquent de se retrouver au chômage définitif, en particulier dans l’hôtellerie et les services. Les emplois perdus ou mis en congé dépassent les postes vacants dans presque tous les secteurs. Le nombre de personnes ni en emploi ni en recherche d’emploi est également supérieur de 412.000 à celui d’avant-crise. L’auteur appelle à une prolongation du programme de soutien avec une subvention de 10% des salaires horaires sur le chômage à temps partiel.
Caixabank a émis 750 millions d’euros d’obligations convertibles contingentes «CoCo» avec un coupon de 3,625%, le plus bas de toutes les banques espagnoles en euros, a déclaré le prêteur dans un communiqué jeudi. Caixabank a déclaré qu’une demande de plus de 3,5 milliards d’euros avait permis de réduire le coupon de 50 points de base. Avec cette opération, qui était la première émission d’actions privilégiées suite à l’acquisition de Bankia, le prêteur a finalisé sa sixième émission de dette institutionnelle en 2021. Ces actions de préférence sont perpétuelles, avec possibilité de remboursement anticipé de l'émetteur à compter de septembre 2028. L’opération a également permis à Caixabank de porter son exigence minimale de fonds propres et d’engagements éligibles (MREL) à 25,48%.
La banque espagnole Sabadell prévoit de supprimer 1.900 postes en Espagne, dans le cadre d’un plan visant à améliorer sa rentabilité et faire face à la concurrence croissante des fintechs, a déclaré jeudi Comisiones Obreras, l’un des principaux syndicats de Santander.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué la semaine dernière aux Etats-Unis et les licenciements sont tombés en août au plus bas en plus de 24 ans, ce qui suggère que le marché du travail continue de se redresser malgré l’augmentation des cas journaliers de Covid-19. Les chiffres de l’emploi d’août publiés vendredi sont très attendus par les investisseurs.
Stellantis a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi avoir conclu un accord définitif pour racheter F1 Holdings Corp., maison mère de la société américaine de financement automobile First Investors Financial Services Group.
La Securities and Exchange Commission envisage de demander aux gérants de fonds de divulguer les critères et les données qu’ils utilisent pour se revendiquer verts, à faible carbone ou durables, rapporte le Wall Street Journal. Le président de la SEC, Gary Gensler, a déclaré mercredi avoir demandé à ses équipes de faire des recommandations pour de nouvelles exigences de publication pour ces fonds. Il compte solliciter les commentaires du public sur le sujet en cette fin d’année ou début 2022. «Nous examinons les fonds qui affirment qu’ils sont quelque chose : ils sont verts, ils sont durables et ainsi de suite. Qu’est-ce qu’il y a derrière cela ?», a déclaré Gary Gensler lors d’une vidéoconférence avec des membres du Parlement européen. «Et nous pensons qu’il serait approprié (...) de dire : «Vous devez divulguer beaucoup plus de choses».»
La banque américaine JPMorgan a réglé une amende de 25 millions d’euros au Parquet national financier (PNF) dans le cadre d’une transaction judiciaire (convention judiciaire d’intérêt public, Cjip) afin d’éviter un procès relatif à l’affaire Wendel. La banque veut sortir de ce dossier dans lequel elle était soupçonnée d’avoir participé à une fraude fiscale présumée organisée par des ex-dirigeants du groupe Wendel. Si le paiement de cette amende clôt les poursuites qui concernaient la banque, un procès est toujours prévu pour les anciens dirigeants de la société d’investissement impliqués.
Les comptes de six fonds de H2O Asset Management sont «impossibles à certifier», a prévenu KPMG dans une série de lettres datées de cette année qu’a pu lire le Financial Times. L’auditeur écrit ne pouvoir vérifier que les comptes de ces six fonds (qui sont tous lourdement exposés aux titres liés à Lars Windhorst) donnent une «image fidèle et juste» de leur situation financière. KPMG précise ne pas avoir pu «collecter des éléments suffisants et appropriés pour baser une opinion d’audit sur ces comptes». Les six fonds en question ont tous été temporairement gelés en août de l’an dernier, après que l’Autorité des marchés financiers a émis des inquiétudes sur leurs investissements. H2O a ensuite scindé ces fonds et créé des side pockets. Cinq de ces audits couvrent des périodes avant la scission des fonds, et un après. Par ailleurs, fin août, H2O AM a annoncé l’augmentation de l’effet de levier indicatif moyen de trois de ses fonds. Ainsi, celui-ci est modifié «afin de prendre en compte la mise en œuvre plus fréquente de stratégies de protection du portefeuille», expliquait la société de gestion dans un communiqué. Cela concerne H2O Adagio FCP qui passe à un effet de levier indicatif de 14 (auparavant 6); H2O Allegro FCP qui passe à 40 contre 16 auparavant, et H2O Moderato FCP qui passe à 17 contre 9 auparavant. «Pour rappel, ce niveau est indicatif et n’a donc pas d’impact sur le profil de risque de l’OPCVM qui reste inchangé», assure la société.
L'Agefi Actifs a pu consulter un avant-projet de décret détaillant les conditions d'agrément des associations professionnelles agréées et les modalités d'exercice de leurs missions.
L’action Wells Fargo perdait 5% mercredi en séance à Wall Street, pour clôturer à environ -4,6%, les investisseurs redoutant de nouveaux déboires réglementaires pour la banque. Wells Fargo avait l’obligation de renforcer ses contrôles internes et d’indemniser les clients victimes de frais abusifs sur leurs prêts immobiliers et leurs assurances automobile. Le groupe doit également se conformer au plafonnement de ses actifs à 1.950 milliards de dollars imposé par la Réserve fédérale. L’agence Bloomberg a rapporté mardi que deux régulateurs américains, le Bureau de contrôle de la monnaie (OCC) et le Bureau de protection des consommateurs en matière financière (CFPB), envisageaient d’infliger au groupe des sanctions supplémentaires. Selon Vivek Juneja, analyste à JPMorgan, le cours de Wells Fargo n’intégrait pas l'éventualité de nouvelles pénalités. Une amende significative réduirait les rachats d’actions, particulièrement si la banque doit renforcer ses fonds propres, ajoute l’analyste.
Le taux de chômage dans la zone euro a baissé à 7,6% en juillet, après 7,8% au mois de juin, selon des données publiées mercredi par Eurostat. La zone euro comptait 12,334 millions de chômeurs en juillet, soit 350.000 chômeurs en moins par rapport au mois précédent.
Selon les experts en modélisation de catastrophes Karen Clark&Co (KCC), les assureurs s’apprêtent à débourser près de 18 milliards de dollars (15,22 milliards d’euros) pour dédommager les victimes de l’ouragan Ida aux Etats-Unis et aux Caraïbes, a rapporté l’agence Reuters. La facture réelle pourrait toutefois s’alourdir, car toujours selon KCC, l’estimation comprend les dommages assurés par le secteur privé aux véhicules, aux maisons et aux propriétés commerciales et industrielles, mais n’inclut pas les bateaux, les propriétés offshore. Par ailleurs, ces montants ne prennent pas en compte les pertes du Programme national d’assurance contre les inondations (National Flood Insurance Program, NFIP). Selon les analystes d’UBS, Swiss Re et Lancashire seraient les plus touchés, avec une baisse de leur bénéfice par action de respectivement 32% et 30%, tandis que Hannover et Munich Re le seraient moins.