Vigilance. Après une forte augmentation des sinistres cyber au cours des dernières années (hausse de 447 % des ransomwares – logiciels informatiques malveillants – entre le premier trimestre 2019 et le dernier trimestre 2020), la fréquence s’est légèrement réduite l’an passé (voir le graphique), selon l’étude annuelle d’Aon sur le sujet. Alors que la tarification mensuelle de l’assurance responsabilité civile (RC) et cyber a crû sur un an de 137,3 % fin 2021, cette tendance est appelée à se poursuivre. « Le premier semestre de 2022 montrera des augmentations de taux sévères avec un potentiel de stabilisation dans la seconde moitié de l’année », prévoit Aon. Selon l’étude, la rigueur des assureurs en matière de souscription devrait encore se renforcer. « Comme en 2021, les assureurs devraient introduire de nouvelles demandes et de nouvelles questions de souscription dans le processus de placement, en évaluant à la fois les questions de contrôle de sécurité ‘standard’ et les problèmes ‘en temps réel’ liés aux nouvelles méthodes d’attaque », projette Aon.
Le dernier baromètre sur les métiers du risk management de l’Amrae dessine les contours d’une filière qui continue de se structurer, et qui voit son horizon de compétence s’élargir.
Coût. Un bras de fer s’engage entre les loueurs d’avions et leurs assureurs. Depuis le début de la guerre, près de 400 avions loués par des sociétés de leasing étrangères sont cloués au sol en Russie et ont été réutilisés par les entreprises locales. Le coût des sinistres pourrait dépasser 10 milliards de dollars, calcule Fitch Ratings. Mais les assureurs renâclent, et font valoir que l’événement déclencheur des pertes a eu lieu le 14 mars, lorsque la Russie a commencé à autoriser le réenregistrement des avions sur place – ce qui est interdit et a eu lieu après que la plupart des polices ont été annulées suite aux sanctions. Les bailleurs répliqueront que l’assurance ne peut être supprimée après la matérialisation d’un risque. Depuis février, le coût de l’assurance pour la saisie d’avions et les risques liés à la guerre a triplé, rappelle Marsh.
Résilience. Le nombre de faillites des entreprises de la zone euro a reculé de 22 % en l’espace de deux ans, entre fin 2019 et fin 2021, constate Global Sovereign Advisory dans une note publiée le 1er mai. Cependant, une remontée des défaillances a commencé à se faire jour dans certains pays de la zone euro au cours du quatrième trimestre 2021. C’est le cas notamment de la France (voir le graphique) mais également du Danemark ou de la Belgique. Les problèmes persistants d’approvisionnement des entreprises, ou encore la hausse du coût des matières premières, en seraient la cause.
Sous pression. Dans son étude sur les banques de détail en France intitulée Résilience et disruption du modèle, mythe ou réalité ?, Alvarez & Marsal montre la bonne santé et la capacité de résistance des établissements français face à la crise sanitaire. Le PNB du secteur a crû de 3 % entre 2019 et 2021, bénéficiant d’un rebond après une année 2020 chahutée. Les coûts augmentent seulement de 1 % sur la même période, le coût du risque baisse même de 17 points de base en 2019 à 15 en 2021. Ce qui donne l’impression d’une bonne maîtrise, la rentabilité progresse de 8 % et le coefficient d’exploitation se réduit de 72 % à 69 %. Toutefois, Alvarez & Marsal souligne que ce modèle est sous pression car les établissements français ont du mal à réduire franchement leurs coûts. En privilégiant la croissance des encours, ils s’exposent à une dégradation du coût du risque. Et le retour de l’inflation pose également la question de leur capacité à augmenter leurs tarifs. Tandis que la concurrence des nouveaux entrants grignote des parts de marché.
La direction d’Axa ne doit pas attendre avec impatience le prochain numéro de l’émission Cash Investigation. Lors de son assemblée générale, l’assureur a été interpellé par Elise Lucet au sujet de ses investissements pétroliers, se voyant reprocher son incohérence par rapport à ses engagements dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les dirigeants ont beau avoir souligné que ces investissements étaient infimes au sein de son portefeuille de 600 milliards d’euros, la séquence pourrait faire des dégâts dans l’émission de la présentatrice, qui prend toujours un plaisir non dissimulé à mettre en scène les contradictions des grands patrons de la finance.
A la suite de l’adoption par la Commission européenne d’un ensemble complet de mesures visant à mieux orienter les flux de capitaux vers des activités durables dans l’ensemble de l’UE, l’Autorité des marchés financiers (AMF) consulte sur l’intégration dans son règlement général des obligations liées à la durabilité.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait relever la charge en capital pesant sur BNP Paribas en raison de son activité de prêts à levier, rapporte l’agence Bloomberg qui cite une personne proche du dossier. La banque française ferait partie des acteurs européens les plus actifs sur ce marché, toujours selon cette source.
Le Crédit Mutuel Arkéa dresse le premier bilan de son plan stratégique « Transitions 2024 » dévoilé en février 2021. «Le groupe a identifié près de 450 projets en lien direct avec le plan stratégique Transitions 2024, dont plus de 83 % sont d’ores et déjà lancés», indique l’établissement de Brest dans un communiqué. Ce plan vise à passer de la théorie, sa raison d’être, à la pratique pour entériner la singularité du groupe. La banque a, par exemple, été la première à dévoiler une méthodologie permettant d’évaluer en euros ses performances extra-financières.
Premier des grands réassureurs à publier ses résultats trimestriels avant Swiss Re jeudi, Scor vendredi et Munich Re mardi prochain, Hannover Re confirme que les incertitudes de la guerre en Ukraine planent sur le secteur. «Bien que nous soyons tous consternés par les souffrances que la Russie a déclenchées dans sa guerre contre l’Ukraine, il n’est pas encore possible de chiffrer concrètement l’impact économique à ce stade», a ainsi déclaré Jean-Jacques Henchoz, directeur général de Hannover Re, lors de la présentation des résultats du premier trimestre. En conséquence, le réassureur a pris «la précaution de constituer des provisions supplémentaires au premier trimestre», dans une fourchette basse de plus de 100 millions d’euros. Le dirigeant a toutefois précisé que ces provisions excluaient l’aviation et reflétaient plutôt l’exposition en assurance maritime. Hannover Re a par ailleurs temporairement cessé de souscrire de nouveaux risques ou de renouveler des traités avec des clients en Russie et au Belarus.
La filiale allemande de Morgan Stanley a été perquisitionnée mardi par le parquet de Francfort pour des «activités passées», a déclaré un porte-parole de la banque américaine. Les procureurs allemands ont déclaré plus tôt dans la journée qu’ils perquisitionnaient une banque à Francfort ainsi que les domiciles de deux suspects en relation avec le scandale de la fraude fiscale «cum-ex», mais ils n’ont pas précisé quelle banque. Les procureurs ont déclaré que la perquisition était menée en particulier pour collecter des courriels et de la correspondance écrite. Le scandale est la plus grande fraude d’après-guerre en Allemagne impliquant un système d'échange d’actions qui, selon les autorités, a coûté des milliards d’euros aux contribuables.
Un trader de Citi a provoqué à lui seul par erreur une chute éclair des Bourses européennes. Cet épisode marque une nouvelle défaillance des contrôles.
Le bureau de trading de Citigroup à Londres serait à l’origine du «flash crash» éclair qui a fait chuter les actions européennes lundi matin. Un nouveau revers aux efforts déployés depuis des années par la banque pour améliorer les contrôles.
La filiale allemande de Morgan Stanley a été perquisitionnée mardi par le parquet de Francfort pour des «activités passées», a déclaré mardi un porte-parole de la banque américaine. Les procureurs allemands ont déclaré plus tôt dans la journée qu’ils perquisitionnaient une banque à Francfort ainsi que les domiciles de deux suspects en relation avec le scandale de la fraude fiscale «cum-ex», mais ils n’ont pas précisé quelle banque. Le porte-parole de Morgan Stanley a déclaré que la banque continuait de coopérer avec les autorités allemandes.
Le courtier spécialiste en assurances immobilières prend une participation de 65% dans Cautioneo qui propose notamment une solution de garantie loyers impayés inversée.
Bruno Angles, dont l’arrivée chez AG2R La Mondiale a été annoncée en décembre dernier, a officiellement pris ses fonctions de directeur général lundi, conformément aux décisions du Conseil d’administration de l’Association sommitale AG2R La Mondiale et des Conseils d’administration des différentes entités du groupe. Il succède à André Renaudin sur l’ensemble de ses responsabilités.
Le groupe Covéa, qui regroupe les marques MAAF, MMA et GMF, poursuit sa transformation en déployant son nouveau Système d’Information Finance (SI Finance). Cette première étape ne concerne que les sociétés de la marque MAAF mais le déploiement de ce nouvel outil pour GMF et MMA est prévu en 2023. Pour sa mise en oeuvre, Covéa a choisi les éditeurs SAP et ses nouvelles solutions ERP (SAP S4/HANA) et EPM (SAC Planning), hébergées sur le cloud et Axway pour sa plateforme d’intégration comptable.