La Banque centrale d’Argentine, qui est également le régulateur des marchés financiers local, a interdit, jeudi 5 mai, aux institutions financières locales de fournir un accès aux actifs digitaux tels que les crypto-actifs à leurs clients. Ce, pour atténuer les risques que ces actifs peuvent générer pour les utilisateurs et le système financier dans son ensemble. Cette interdiction est intervenue trois jours après que Banco Galicia, l’un des plus grandes banques argentines, ait lancé une plateforme d’investissement dans les cryptos, qu’elle a fermé après la décision de la banque centrale locale.
ING a publié vendredi un résultat net moindre qu’attendu au titre du premier trimestre 2022, à 429 millions d’euros, contre 1 milliard d’euros à la même période l’année précédente. Selon le consensus de la banque, les analystes prévoyaient un bénéfice net de 590,5 millions d’euros. La banque néerlandaise a été affectée par une provision supérieure aux attentes de 834 millions d’euros, destinée à couvrir son exposition à la Russie. Le titre a clôturé en baisse de 4,7% à 8,70 euros à la Bourse d’Amsterdam vendredi.
La première banque italienne a revu à la baisse vendredi ses prévisions de bénéfices pour l’année 2022 après avoir inscrit dans ses comptes 0,8 milliard d’euros de provisions liées à son exposition à la Russie. Intesa a déclaré s’attendre à un bénéfice net annuel de plus de 4 milliards d’euros, contre une estimation précédente de plus de 5 milliards d’euros publiée début février avant l’invasion russe de l’Ukraine. Intesa Sanpaolo a toutefois maintenu ses objectifs de bénéfices annoncés dans le cadre de son plan stratégique à l’horizon 2025. Son exposition à la Russie s'élevait à 3,9 milliards d’euros avant que la banque ne constitue ses provisions au cours du trimestre. L’exposition de ses filiales Banca Intesa Russia et Pravex Bank en Ukraine s'élève à 1,1 milliard d’euros.
Deux proxys conseillent de voter contre le report de la limite d’âge pour la fonction de président du conseil d’administration de Scor. Le troisième s’émeut des pratiques de gouvernance.
Generali a annoncé avoir finalisé l’acquisition auprès de Future Entreprises de 25% de Future Generali India Insurance (FGII), sa co-entreprise d’assurance dommages en Inde. Grâce à cette opération, il détient désormais 74% de FGII, le maximum autorisé par la loi à la suite d’une autorisation du gouvernement indien délivrée en 2021. «Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de Generali visant à renforcer sa position sur un marché à fort potentiel», explique Jaime Anchustegui Melgarejo, directeur général international de Generali.
La première banque italienne Intesa Sanpaolo a revu à la baisse vendredi ses prévisions de bénéfices pour l’année 2022 après avoir inscrit dans ses comptes 0,8 milliard d’euros de provisions liées à son exposition à la Russie. Intesa a déclaré s’attendre à un bénéfice net annuel de plus de 4 milliards d’euros, contre une estimation précédente de plus de 5 milliards d’euros publiée début février avant l’invasion russe de l’Ukraine.
Au premier trimestre, le spécialiste de la réassurance a provisionné 85 millions d'euros au titre du conflit en Ukraine. En Bourse, l'action a ouvert en hausse ce vendredi.
La garantie de la stabilité du système financier prime sur la protection des investisseurs dans l’affaire Banco Popular, juge la cour de justice de l’UE.
Lors de la publication de ses résultats trimestriels, la banque a déclaré avoir enregistré plus de 600 millions d’euros de provisions au total sur la Russie et l’Ukraine.
La banque italienne UniCredit a annoncé jeudi une baisse de 70% de son bénéfice net au premier trimestre 2022 à 247 millions d’euros, en raison de provisions pour créances douteuses de 1,28 milliard d’euros. La majeure partie est liée à son exposition à la Russie. Le consensus fourni par la banque tablait sur un bénéfice de 455 millions d’euros. En excluant les activités russes qui ont accusé une perte, le bénéfice net ressort à 1,16 milliard d’euros. UniCredit a confirmé avoir obtenu le feu vert des autorités de régulation pour un programme de rachat d’actions de 1,6 milliard d’euros, qui débutera dès que possible. Un programme supplémentaire d’un milliard d’euros dépendra des performances de la banque en Russie, mais l'équipe dirigeante reste confiante, a-t-elle précisé.
Credit Suisse a révélé jeudi dans son rapport financier trimestriel avoir gelé 10,4 milliards de francs suisses (9,98 milliards d’euros) d’actifs de clients fortunés au premier trimestre en raison des sanctions imposées dans le cadre de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le groupe bancaire helvétique a également déclaré que les clients russes détenaient désormais moins de 4% des actifs sous gestion au sein de sa division de banque privée. La semaine dernière, il avait annoncé une perte nette de 273 millions de francs suisses au premier trimestre, en raison de provisions pour litiges de 703 millions de francs ainsi qu’un impact de 206 millions de francs lié au conflit en Ukraine. Les encours de créances douteuses ont augmenté de 230 millions de francs par rapport à la fin de 2021 dans son activité de banque privée. Il s’attend en outre à ce que son litige aux Bermudes, qui concerne une ancienne filiale d’assurance-décès locale, lui coûte environ 600 millions de dollars (571 millions d’euros).
Swiss Re a dévoilé jeudi une perte plus lourde qu’anticipé, en raison des catastrophes naturelles, des conséquences de la pandémie et du conflit en Ukraine.
Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) publie un avis portant sur un accord pour simplifier la résiliation infra-annuelle des contrats d’assurance.
Swiss Re a dévoilé jeudi une perte au premier trimestre plus lourde qu’anticipée, en raison des catastrophes naturelles, des conséquences de la pandémie et du conflit en Ukraine.
Credit Suisse fait la lumière sur son exposition à la Russie. Son rapport financier trimestriel publié ce jeudi 5 mai révèle que le fleuron de la banque privée, dont l'étoile a pâli en raison de multiples scandales, a gelé 10,4 milliards de francs suisses (10,63 milliards de dollars) d’actifs de clients fortunés au premier trimestre. La cause: les sanctions imposées dans le cadre de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) publie un avis portant sur un accord pour simplifier la résiliation infra-annuelle des contrats d’assurance.
La banque italienne UniCredit a annoncé jeudi une baisse de 70% de son bénéfice net au premier trimestre à 247 millions d’euros, en raison de provisions pour créances douteuses de 1,28 milliard d’euros. La majeure partie est liée à son exposition à la Russie. Le consensus fourni par la banque tablait sur un bénéfice de 455 millions d’euros.
C’est la collecte nette enregistrée par l’assurance-vie en mars, selon les chiffres de France Assureurs. « Un niveau inégalé depuis 2011, pour un mois de mars comme pour un premier trimestre (+8,4 milliards d’euros) », a souligné la fédération professionnelle. Cette croissance a été portée par les unités de compte (UC), dont la collecte a atteint sur le mois 3,3 milliards, compensant la collecte négative sur les fonds en euros. La part des cotisations en UC représente 39 % des cotisations sur le mois et 40 % depuis le début de l’année (39 % pour l’année 2021).
Vigilance. Après une forte augmentation des sinistres cyber au cours des dernières années (hausse de 447 % des ransomwares – logiciels informatiques malveillants – entre le premier trimestre 2019 et le dernier trimestre 2020), la fréquence s’est légèrement réduite l’an passé (voir le graphique), selon l’étude annuelle d’Aon sur le sujet. Alors que la tarification mensuelle de l’assurance responsabilité civile (RC) et cyber a crû sur un an de 137,3 % fin 2021, cette tendance est appelée à se poursuivre. « Le premier semestre de 2022 montrera des augmentations de taux sévères avec un potentiel de stabilisation dans la seconde moitié de l’année », prévoit Aon. Selon l’étude, la rigueur des assureurs en matière de souscription devrait encore se renforcer. « Comme en 2021, les assureurs devraient introduire de nouvelles demandes et de nouvelles questions de souscription dans le processus de placement, en évaluant à la fois les questions de contrôle de sécurité ‘standard’ et les problèmes ‘en temps réel’ liés aux nouvelles méthodes d’attaque », projette Aon.
Le dernier baromètre sur les métiers du risk management de l’Amrae dessine les contours d’une filière qui continue de se structurer, et qui voit son horizon de compétence s’élargir.
Coût. Un bras de fer s’engage entre les loueurs d’avions et leurs assureurs. Depuis le début de la guerre, près de 400 avions loués par des sociétés de leasing étrangères sont cloués au sol en Russie et ont été réutilisés par les entreprises locales. Le coût des sinistres pourrait dépasser 10 milliards de dollars, calcule Fitch Ratings. Mais les assureurs renâclent, et font valoir que l’événement déclencheur des pertes a eu lieu le 14 mars, lorsque la Russie a commencé à autoriser le réenregistrement des avions sur place – ce qui est interdit et a eu lieu après que la plupart des polices ont été annulées suite aux sanctions. Les bailleurs répliqueront que l’assurance ne peut être supprimée après la matérialisation d’un risque. Depuis février, le coût de l’assurance pour la saisie d’avions et les risques liés à la guerre a triplé, rappelle Marsh.
Résilience. Le nombre de faillites des entreprises de la zone euro a reculé de 22 % en l’espace de deux ans, entre fin 2019 et fin 2021, constate Global Sovereign Advisory dans une note publiée le 1er mai. Cependant, une remontée des défaillances a commencé à se faire jour dans certains pays de la zone euro au cours du quatrième trimestre 2021. C’est le cas notamment de la France (voir le graphique) mais également du Danemark ou de la Belgique. Les problèmes persistants d’approvisionnement des entreprises, ou encore la hausse du coût des matières premières, en seraient la cause.
Sous pression. Dans son étude sur les banques de détail en France intitulée Résilience et disruption du modèle, mythe ou réalité ?, Alvarez & Marsal montre la bonne santé et la capacité de résistance des établissements français face à la crise sanitaire. Le PNB du secteur a crû de 3 % entre 2019 et 2021, bénéficiant d’un rebond après une année 2020 chahutée. Les coûts augmentent seulement de 1 % sur la même période, le coût du risque baisse même de 17 points de base en 2019 à 15 en 2021. Ce qui donne l’impression d’une bonne maîtrise, la rentabilité progresse de 8 % et le coefficient d’exploitation se réduit de 72 % à 69 %. Toutefois, Alvarez & Marsal souligne que ce modèle est sous pression car les établissements français ont du mal à réduire franchement leurs coûts. En privilégiant la croissance des encours, ils s’exposent à une dégradation du coût du risque. Et le retour de l’inflation pose également la question de leur capacité à augmenter leurs tarifs. Tandis que la concurrence des nouveaux entrants grignote des parts de marché.