Le 7 janvier, Newedge, filiale commune à 50/50 de la Société Générale et de Crédit Agricole CIB, a annoncé avoir obtenu du régulateur suisse, la Finma, l’autorisation de transformer en succursales ses bureaux de représentation de Zurich et de Genève, qui emploient actuellement 16 personnes.Cet agrément permettra aux clients suisses d'être servis par un guichet unique plutôt que de devoir traiter directement avec les différentes implantations de Newedge par le monde.
L’assureur allemand a indiqué avoir renforcé sa part au capital de China Pacific Insurance par l’acquisition de titres auprès de Carlyle pour 855 millions de dollars, faisant suite à un investissement initial de 150 millions à l’occasion de l’IPO de l’assureur chinois à Hong Kong fin 2009. Allianz détient désormais 2,8% des actions du groupe chinois.
Un juge du tribunal des faillites a rejeté vendredi le plan de réorganisation de Washington Mutual, estimant que des modifications devaient y être apportées. Certaines parties du texte seront donc réécrites puis soumises une nouvelle fois à l’aval de la justice. Placé sous la protection de la loi sur les faillites puis cédé par la FDIC à JPMorgan pour 1,88 milliard de dollars, l’établissement a dû négocier un accord avec ses créanciers obligataires.
Dans un entretien à la BBC, le Premier ministre britannique a enjoint les banques britanniques à accorder des bonus «moins importants que l’an dernier». Comme il l’avait déjà dit par le passé, David Cameron a toutefois estimé qu’il fallait refuser de céder à la tentation de «dénigrer systématiquement» les établissements bancaires, rappelant que son gouvernement avait été «le premier au monde» à imposer une taxe sur les banques.
Le patron de RBS en France connaît bien l'établissement, dont il devra achever la mue. Le bon bilan de Patrick Werner, président sortant, n’a pas suffi.
La dernière équipe de trading pour compte propre de la banque américaine dirigée par Daniele Benatoff et Ariel Roskishas, aurait déjà commencé à lever 300 millions de dollars de fonds auprès de Brummer & Partners, en vue de former une société d’investissement indépendante, selon le quotidien. La nouvelle société, qui sera basée à Londres, a déjà été enregistrée auprès des autorités financières sous le nom d’IEL et promet d’être une des plus importantes formée dans les deux dernières années, selon le quotidien. Le directeur de Goldman Sachs en Asie, Morgan Sze, avait annoncé en décembre son intention de créer un fonds de plus d’un milliard de dollars.
Une page se tourne à la Banque Postale. Le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, a décidé de proposer la nomination de Philippe Wahl au poste de président du directoire de la banque à l’occasion du prochain conseil de surveillance de la filiale, qui se tiendra mardi 18 janvier. Patrick Werner, l’emblématique patron de la Banque Postale, qu’il a portée sur les fonts baptismaux en 2006, quitte donc le navire. Aujourd’hui directeur général de Royal Bank of Scotland pour la France, la Belgique et le Luxembourg, Philippe Wahl connaît très bien la maison: comme partenaire de La Poste au capital de CNP lorsqu’il était numéro deux des Caisses d’Epargne, puis comme conseil du groupe public au moment de la création de la Banque Postale. Il a également appris à composer chez l’Ecureuil avec la Caisse des dépôts, appelée à devenir le nouvel actionnaire de référence de La Poste. Par ailleurs, Philippe Bajou restera au directoire de la Banque Postale.
L’agence Standard & Poor’s a annoncé le 6 janvier le lancement d’une consultation sur les critères d'évaluation des banques.Les critères proposés devraient permettre d’accroître la transparence et la comparabilité des notations des établissements financiers. L’agence met notamment l’acent sur les risques économiques et industriels. S&P estime que ces évolutions ne devraient pas significativement affecter la notation des banques. La consultation est ouverte jusqu’au 7 mars prochain.
La Commission européenne a lancé le 6 janvier une consultation sur un éventuel cadre européen pour gérer les faillites bancaires. Les banques ont jusqu’au 3 mars pour adresser leurs remarques. La Commission entend proposer, avant l'été 2011, un cadre législatif complet pour la gestion de crise des banques.Actuellement, rappelle la Commission dans un communiqué, il n’existe que très peu de règles au niveau de l’Union européenne qui déterminent les actions que pourraient et devraient prendre les autorités quand des banques font faillite, et, pour des raisons de stabilité financière, ne peuvent être liquidées dans le cadre habituel des règles d’insolvabilité. Cette consultation sollicite l’opinion des parties prenantes sur les détails techniques qui sous-tendent les grandes orientations identifiées dans la communication du 20 octobre 2010 sur un éventuel cadre européen de gestion de crise pour le secteur financier.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé le 6 janvier qu’elle avait accordé la dérogation à l’obligation de déposer un projet d’offre publique visant les actions de la société Hermès International qui lui a été soumise par des membres du groupe familial Hermès. Pour mémoire, afin de verrouiller le capital d’Hermès face à LVMH, qui détient aujourd’hui 20% du groupe de luxe, les actionnaires familiaux de l’entreprise avaient décidé début décembre de créer une holding regroupant plus de 50% du capital du groupe. Or, légalement, les actionnaires, réunis au sein d’une holding ou associés dans un pacte d’actionnaires, sont tenus de lancer une OPA en cas de franchissement du tiers du capital. Ils peuvent aussi faire une demande de dispense d’OPA auprès de l’AMF. La voie finalement choisie par la famille Hermès. L’AMF ajoute qu’elle publiera sa décision motivée ultérieurement dans un délai rapide. La présidente de l’Adam, Colette Neuville, avait indiqué en décembre dernier qu’elle ferait appel de toute dérogation.
Selon La Tribune, le Tribunal de Commerce de Paris a rejeté mardi 4 janvier la requête engagée par Planet Finance à l’encontre de Microfis et l’a condamnée aux dépens. L’association dirigée par Jacques Attali attaquait Microfis pour «concurrence déloyale et parasitisme».
Pour prévenir l’emballement des prix des matières premières, notamment agricoles, le centre d’analyse stratégique, une institution d’aide à la décision auprès du Premier ministre, prône plus de transparence sur les marchés dérivés, une régulation des marchés physiques et la mise en place de politiques agricoles nationales, rapporte Les Echos.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé le 6 janvier des ajustements techniques sur la rédaction de l’article 516-15 de son règlement général qui porte sur les conditions dans lesquelles les appels de couverture doivent être effectués par les établissements appelés à exécuter des ordres de clients sur un marché réglementé à terme.Cet article pose le principe selon lequel un intermédiaire ne peut accepter un ordre destiné à être exécuté sur un marché réglementé d’instrument financier à terme que s’il obtient de l’investisseur la constitution d’une couverture suffisante. Il était toutefois apparu, à la suite d’une remarque de l’Amafi (Association française des marchés financiers ), que sa rédaction antérieure le rendait difficilement applicable aux ordres provenant des investisseurs institutionnels, ces derniers passant de nombreux ordres d’achat et de vente par différents membres du marché dans la même journée, puis consolidant auprès d’un seul établissement leur position en fin de journée afin de constituer leur couverture. Un paragraphe a donc été ajouté à l’article 516-15 pour permettre de prendre en compte cette spécificité. Ces modifications ont été homologuées par l’arrêté du 9 décembre 2010 paru au Journal Officiel du 5 janvier 2011.
Le groupe financier belge KBC a annoncé qu’il allait passer entre 315 et 330 millions d’euros de provisions nettes supplémentaires sur ses comptes du dernier trimestre 2010, dont 263 millions pour couvrir les pertes éventuelles sur ses portefeuilles de crédits commerciaux irlandais, principalement dans les activités de promotion immobilière et de financement d’investissements, et de crédits hypothécaires résidentiels. En effet, la conjoncture s’est encore dégradée après le troisième trimestre sur l’île d’Emeraude. «Bien que l’enveloppe d’aide financière [internationale] doive atténuer le risque de faillite du gouvernement irlandais, KBC s’attend aussi à ce que la restructuration accélérée des banques irlandaises ait un impact négatif sur la valeur des actifs dans l’industrie», indique la banque. Peu avant Noël, Lloyds Banking Group avait déjà procédé à un avertissement en invoquant l’Irlande. Le solde des provisions de KBC est destiné à couvrir des irrégularités constatées au sein de sa filiale KBC Lease au Royaume-Uni.
ACA Financial Guaranty a porté plainte auprès du tribunal de New-York contre la banque pour «fraude et enrichissement frauduleux» dans le cadre du fonds de créances hypothécaire Abacus, qui avait déjà valu le paiement de 550 millions de dollars. Goldman Sachs est accusée d’avoir précipité la chute du fonds afin de permettre à son client, Paulson & Co, d’en tirer profit en vendant sa position.
Agricultural Bank of China, troisième banque chinoise, a annoncé qu’elle allait demander à ses actionnaires l’autorisation de lever jusqu'à 50 milliards de yuans (5,75 milliards d’euros) sous forme de dette subordonnée. Dans le même temps, China Minsheng Bank prévoirait de lever 20 milliards de yuans grâce à la mise sur le marché de nouvelles actions, selon Bloomberg.
Le conseil d’administration de l’assureur a approuvé l’émission de warrants offrant la possibilité aux actionnaires privés d’acheter des actions supplémentaires au prix de 45 dollars l’unité, contre un cours jeudi de 60,45 dollars. Chaque action AIG détenue donnera ainsi droit à 0,53 warrant. Un moyen supplémentaire de diluer la part de l’Etat dans le groupe.
Quelques jours après la désignation d’un nouveau directeur général, la banque a confié à Colm Kelleher, co-responsable du segment «institutionnal securities», la charge de piloter la zone Europe, Moyen-Orient et Asie (hors Japon). Selon une note interne, confirmé par la société, Paul Taubman est de son côté chargé de superviser les activités en Amérique latine et au Japon.
Citigroup serait à la recherche d’acheteurs potentiels pour sa filiale de crédit à la consommation, la plus importante du pays. Les analystes estiment que l’opération pourrait rapporter environ un milliard de dollars, mais le prix reste conditionné aux conditions de vente de Citigroup qui permettront une recapitalisation indispensable de la filiale. En cédant CitiFinancial, la banque réduit son exposition aux 421 milliards de dollars d’actifs détenus dans sa filiale immobilière CitiHoldings et donne ainsi des garanties à ses investisseurs. Elle met également un terme à ses ambitions de devenir le «supermarché de la finance».
Une dizaine de prétendants auraient répondu à l’appel d’offres lancé le mois dernier par la banque concernant la cession de sa filiale turque d’assurance vie, valorisée entre 200 et 300 millions d’euros, ainsi qu’un accord de distribution de produits non-vie au sein du réseau de sa filiale bancaire DenizBank. «Tous les grands acteurs du secteur, à l’exception d’Allianz, ainsi qu’un certain nombre de fonds d’investissement, ont exprimé leur intérêt» selon deux sources proches.
La Commission européenne a lancé hier soir une consultation sur la gestion des crises bancaires. Parmi les options envisagées : la contribution des créanciers seniors des banques systémiques à l’effort de restructuration. Un scénario qui sème l’inquiétude chez les investisseurs.