Dans un entretien aux Echos, Deven Sharma, président de Standard & Poor’s, indique que les analystes de l’agence de notation «considèrent qu'à l’heure actuelle, la France mérite son rating AAA, comme l’indique la perspective «stable» sur cette note».Par ailleurs, la mesure que Bruxelles souhaite mettre en place, à savoir l’obligation pour les agences de notation de prévenir trois jours à l’avance les pays dont elles envisagent de modifier la notation, créerait de son point de vue une inégalité de traitement entre les différents types d’émetteurs européens. «Déjà, depuis le 7 septembre, la règle en vigueur en Europe est de 12 heures pour tous les changements de note. A nos yeux, elle comprend des risques non négligeables en termes de diffusion de rumeurs et de délits d’initié. Cette disposition est d’ailleurs la seule que nous ayons décidé de ne pas appliquer mondialement», explique Deven Sharma.
L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé le 30 novembre les notes de défaut émetteur (IDR) à long terme «BBB+" et à court terme «F2» de la Banque d’Orsay, après les avoir retirées de sa liste de surveillance négative. Simultanément, l’agence a confirmé la note intrinsèque ‘D’et la note de soutien extérieur ‘2’ d’Orsay et a levé la surveillance négative sur la note de soutien extérieur. La perspective de la note IDR à long terme est stable.Les notes d’Orsay sont alignées avec celles d’Oddo et Compagnie (Oddo; noté ‘BBB+’/Stable/’F2’), qui a acquis la banque le 30 novembre 2010. Auparavant, Orsay était détenue par WestLB AG (WestLB; noté ‘A-’/‘F1’, toutes deux sous surveillance négative). Il est prévu qu’Oddo absorbe Banque Orsay au premier trimestre 2011, date à laquelle cette dernière cessera d’être une entité juridique distincte. Ses notes seront alors retirées. L’agence explique que «la note intrinsèque d’Orsay reflète le fonds de commerce réduit de la banque, sa petite taille, sa totale dépendance au marché pour son refinancement et sa rentabilité modeste depuis 2007". Oddo compte conserver la totalité des effectifs et des métiers de banque d’Orsay (arbitrage, gestion d’actifs et banque privée), qui sont complémentaires avec les siens, tout en les adaptant aux conditions de marché actuelles. Avant la cession de la banque à Oddo, son bilan avait été considérablement allégé (notamment par la vente du portefeuille obligataire à WestLB) et son bilan a été réduit à quelque 300 millions d’euros. Oddo compte tirer parti de l’expertise de la banque d’Orsay dans l’arbitrage d’actions en lançant un fonds d’investissement spécialisé.
Selon L’Agefi suisse, Swisscanto et l’agence de recherche en développement durable Inrate ont officialisé mardi le début de leur collaboration. Dès le 1er janvier 2011, Inrate effectuera, pour le compte de Swisscanto, la recherche pour la gamme de fonds durables de celle-ci. Grâce à cette nouvelle collaboration, Swisscanto pourra renforcer sensiblement l'étendue et la profondeur de ses analyses de développement durable. A la fin de septembre 2010, un total d’actifs de 2,8 milliards de francs était investi chez Swisscanto dans des fonds de placement durables.
Le quotidien croit savoir que la filiale de banque de financement et d’investissement du Crédit Agricole, CA CIB, aura dès aujourd’hui un nouvel état-major. Patrick Valroff quitte ainsi la direction générale, «mais devrait rester chez CA CIB». Le quotidien indique qu’Alain Massiera, «son numéro deux, changera lui aussi de fonction au sein du groupe Crédit Agricole». En revanche, le responsable de la relation clients de la banque d’affaires, Gilles de Dumast, «devrait quitter la banque verte». Des changements qui interviennent à quelques jours de la publication par le Crédit Agricole de son nouveau projet de groupe.
Les autorités européennes prévoient une nouvelle série de stress tests pour les banques de la zone euro qui seront nettement plus sévères que ceux pratiqués l’été dernier et qui ont prouvé leurs limites durant la crise irlandaise notamment, indique le quotidien. Le test pourrait ainsi examiner la capacité de financement des banques, en plus de sa capacité à absorber des pertes, indique le quotidien.
Quatre prétendants se pressent pour racheter selon le quotidien chinois la part de 34,3% cédée par Morgan Stanley au capital de la banque d’investissement China International Capital Corp, pour plus d’un milliard de dollars. KKR, TPG, un actionnaire étranger existant ainsi qu’un groupe étranger d’assurances seraient sur les rangs.
La commission des Finances du Sénat a adopté un amendement portant de 7,5% à 8,5% le taux d’imposition des contrats détenus depuis plus de 8 ans. Mais le prélèvement serait abaissé à 5,5% pour les contrats comportant 15% au moins d’unités de compte actions, et détenus pendant 10 ans.
Le patron de Deutsche Bank estime que la défiance à l’égard de l’Espagne (lire page 2) est injustifiée, compte tenu des données économiques fondamentales, et que les difficultés de l’industrie bancaire sont «gérables». «L’Espagne peut traiter ses problèmes elle-même», insiste Josef Ackermann dans un communiqué adressé à Bloomberg.
Selon des sources citées par Bloomberg, Barclays Capital s’apprête à supprimer plusieurs centaines de postes au cours des deux prochains mois en raison d’une baisse des revenus de la banque d’investissement. Un audit actuellement en cours doit être finalisé en janvier.
Le chef économiste quittera son poste au sein de la première banque italienne d’ici la fin de l’année, a indiqué mardi la société, évoquant des «raisons personnelles». La banque milanaise est en pleine réorganisation depuis l’annonce en septembre du départ de son directeur général Alessandro Profumo.
Le cabinet de conseil renforce sa présence sur le marché de la réassurance de l’Europe continentale en accueillant trois experts dans son équipe parisienne. L’équipe de Paris sera complémentaire de l’équipe européenne basée à Londres, qui est impliquée dans la modélisation, la structuration et le placement en parallèle avec la gestion des affaires au Benelux, la Suisse, l’Espagne et l’Italie.
L’agence de notation a baissé la note de crédit de la mutuelle MMA IARD de «A» à «A-», soulignant une détérioration significative des résultats en 2009. La note est assortie d’une perspective stable.
American International Group a fait son retour sur le marché de la dette après plus de deux ans d’absence en émettant 500 millions de dollars de titres d’échéance janvier 2014 et 1,5 milliard de dollars de titres d’échéance décembre 2020, avec des spreads de respectivement 295 et 362,5 points de base au-delà des Treasuries comparables.
La banque américaine a fait part, de façon inattendue, de la suppression de 1.400 postes, soit 5% de ses effectifs, d’ici fin 2011. Le coût de ses départs pourrait atteindre 540 millions de dollars, contre des économies annuelles attendues de 625 millions à l’horizon 2014.
Dans son rapport de stabilité financière, la Banque du Portugal souligne que le secteur bancaire sera en péril si la consolidation des finances publiques échoue, particulièrement en cas de poursuite de la crise de la dette souveraine. «Le risque deviendra intolérable si les mesures qui consolideront les finances publiques de façon crédible et durable ne sont pas mises en œuvre», dit le texte.
Les banques françaises perdent environ 3% mardi en Bourse de Paris, sous-performant le secteur en Europe, alors que des rumeurs selon lesquelles Standard & Poor’s pourrait abaisser la perspective de sa note sur la dette de la France circulent sur les marchés européens. A 11h00, Natixis recule de 3,44% à 3,39 euros, la Société générale perd 3,60% à 35,72 euros, le Crédit agricole 2,78% à 9,43 euros et la BNP Paribas recule de 2,48% à 45,99 euros.
La réforme financière américaine «Dodd-Franck» votée cet été et visant à protéger les investisseurs outre-Atlantique devrait avoir des implications importantes pour les sociétés de gestion européennes dès juillet2011, rapporte Les Echos. Point le plus important pour les gestionnaires non américains, la loi modifie les règles relatives à l’enregistrement obligatoire auprès de la Securities ans Exchange Commission (SEC). Si, jusqu'à présent, les «investment advisers» (sociétés de gestion, conseillers en investissement, etc.) pouvaient ne pas s’enregistrer sous diverses conditions, les exemptions devraient être beaucoup plus limitées à partir du 21 juillet 2011. La loi pourrait exiger l’enregistrement de toutes les sociétés de gestion comptant 15 clients américains, directs ou indirects, ou plus, ou bien qui gèrent plus de 25 millions de dollars d’actifs attribuables à des clients américains.
Diamondback Capital, l’un des trois hedge funds perquisitionnés par le FBI la semaine dernière dans le cadre de l’enquête sur les délits d’initiés, a donné congé à l’un de ses gérants de portefeuilles, selon une lettre de la société aux investisseurs citée par le Financial Times. Basée à Stamford, Stamford précise que la société elle-même ne fait pas l’objet de l’enquête. Le mandat du FBI semble concerner un seul employé ainsi qu’un ancien salarié qui rapportait à cette personne.
Le 29 novembre, juste à temps pour l’audition programmée au Bundestag pour le 1er décembre, l’association allemande BVI des sociétés de gestion a publié sa réponse en six points au projet gouvernemental visant à assainir le cadre juridique des fonds immobiliers offerts au public, le projet de loi améliorant la protection des investisseurs ainsi que le fonctionnement des marchés financiers (Anlegerschutz- und Funktionsverbesserungsgesetz) adopté le 22 septembre en conseil des ministres (lire notre article du 23 septembre).En substance, les professionnels réclament que soit créée une classe de parts spécifique pour les investisseurs institutionnels.Ils demandent aussi que la durée minimale de détention soit abaissée à un an au lieu des deux ans prévus dans le texte gouvernemental. Pour les institutionnels, cependant, il conviendrait d’introduire un délai de préavis d’un an, au-delà de la première année de détention. D’autre part, les décotes systématiques applicables pour les deuxième et troisième années devraient être réduites de moitié par rapport au projet de loi, à 5 % et 2,5 % respectivement.Le BVI préconise aussi que la clause du grand-père s’applique également aux décotes pour les années 2 et 3 suivant la fin de la période obligatoire de détention, qui est réputée avoir été respectée pour les détenteurs actuels. Cette disposition doit permettre d'éviter une période d’incertitude entre la décision sur le nouveau texte et son entrée en vigueur.Quatrièmement, l’association professionnelle demande que les plans de sortie en rente puissent continuer à être servis même si les remboursements du fonds sont gelés.Le BVI propose par ailleurs un modèle de «scission» plutôt qu’un modèle de liquidatation, afin d'éviter qu’une minorité d’investisseurs désirant sortir du fonds n’oblige à vendre la totalité des actifs et à désintéresser aussi les souscripteurs qui souhaiteraient conserver leurs parts.Enfin, les gestionnaires plaident pour une obligation d’actualiser tous les trimestres l'évaluation annuelle de la totalité des actifs en portefeuille.
Le Comité européen des régulateurs de marchés (CESR) a publié le 29 novembre un rapport sur l’application de la directive prospectus par les Etats membres. Le Comité, qui s’intéresse tant aux aspects organisationnels qu’aux contrôles en vigueur, estime que, indépendamment des divergences observées, les Etats membres dans leur ensemble appliquent correctement la directive. Le CESR indique par ailleurs qu’il est en train d'élaborer un guide des meilleures pratiques.
Selon L’Agefi suisse, une étude réalisée par Optimind et Development Institute International indique qu’une majorité d’organismes d’assurance estiment devoir céder des activités pour se conformer au nouveau cadre prudentiel européen Solvabilité II. Ce nouveau cadre, dont les mesures d’application ne sont pas définitivement arrêtées mais qui doit être lancé en 2013, pourrait contraindre les entreprises du secteur de l’assurance à se diversifier et lever des capitaux pour répondre aux nouvelles exigences. Selon l'étude, 60% des organismes d’assurance pensent devoir céder certaines activités pour respecter Solvabilité II, même si les critères définitifs pourront en conduire certains à revoir leur stratégie de cession et acquisition. Par ailleurs, 69% envisagent de se désengager du marché actions.
C’est tout le paradoxe d’Axa : alors que les analystes soulignent le potentiel de valorisation du titre, ce dernier reste boudé par les investisseurs. L’issue vraisemblablement favorable du dossier asiatique Axa APH n’est pas à elle seule jugée suffisante pour relancer l’action.
La Commission de régulation bancaire a indiqué avoir approuvé la demande de China International Capital Corp pour une évolution de plus de 5% de son actionnariat. Le vendeur n’est autre que Morgan Stanley, selon le Shanghai Securities News, qui rappelle que la banque américaine souhaite depuis longtemps se défaire d’une part de 34,3% dans la banque d’investissement chinoise.