Le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, a insisté le 25 novembre, à l’occasion des traditionnels Entretiens de l’AMF, sur la nécessité de poursuivre les efforts en matière de protection des consommateurs, avec l’appui du G20. «Mandat nous est aussi donné par le G20, et c’est une grande nouveauté, de nous préoccuper de la protection des consommateurs», a relevé Jean-Pierre Jouyet. Dans un domaine où prévalent les spécificités locales, le G20 peut apporter des éléments de comparaison internationale «mais aussi et surtout une impulsion politique pour que ces sujets soient traités localement avec le même sens d’urgence et le même degré d’exigence que les problématiques de stabilité financière», a déclaré le président de l’AMF. Jean-Pierre Jouyet a rappelé les principaux objectifs en la matière, notamment rehausser les niveaux d’exigence des règles de commercialisation, ou encore mieux garantir la sécurité des avoirs confiés à des opérateurs financiers, avec entre autres l’unification des règles sur les dépositaires. Il a aussi évoqué la question de la réparation des préjudices subis par les victimes de la délinquance financière et précisé à ce propos que les conclusions du groupe de travail sur l’indemnisation des victimes, co-présidé par Jacques Delmas-Marsalet et Martine Ract-Madoux, devraient être publiées au début de l’année 2011. Le président de l’AMF a par ailleurs insisté sur un sujet auquel le G20 a demandé aux régulateurs de travailler, à savoir la «finance de l’ombre ou le «shadow banking». «C’est un terrain essentiel, à défricher d’urgence, lorsque l’on considère que le shadow banking est du même ordre de grandeur que l’intermédiation bancaire traditionnelle aux Etats-Unis», a-t-il remarqué.
Généralement salué dans son principe, le document d’information clé pour l’investisseur (DICI ou KID en anglais), qui doit remplacer le prospectus simplifié, continue de susciter quelques réserves au sein de la communauté financière parisienne. Dans le cadre des Entretiens annuels de l’AMF, Christophe de Backer, directeur général de HSBC France, s’est ainsi félicité de cette initiative qui va contribuer à gommer les écarts de compétitivité en Europe. Mais pour aussitôt en critiquer le format. «Un resto verso, c’est un peu short. Ce document est insuffisant pour commercialiser certains produits. Il est incomplet pour répondre aux contraintes que nous nous imposons», a-t-il lancé.Un peu sceptique également, François Villeroy de Galhau, responsable du pôle banque de détail en France chez BNP Paribas, a aussi salué le DICI dans son principe tout en suggérant que décliner éventuellement un tel document sur cinq pages plutôt que sur deux ne serait pas totalement ridicule alors que l’on a déjà du mal à présenter un contrat d’assurance-vie en unités de compte sur 64 pages. Quoi qu’il en soit, «investir sur le front des documents n’est pas du temps perdu», a-t-il reconnu. Le directeur général de l’Institut national de la consommation (INC), Eric Briat, a pour sa part critiqué le périmètre d’application du DICI. «Pourquoi le DICI ne s’applique-t-il qu’aux OPCVM ? Pourquoi pas d’autres produits ? C’est une avancée mais il faut aller plus loin», a-t-il estimé.
L’Agefi rapporte que devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la spéculation, la ministre de l’Economie n’a pas hésité à se prononcer jusqu'à une interdiction dans certains cas du trading à haute fréquence. Lors de la 7e édition des Entretiens de l’AMF, jeudi 25 novembre, le président de l’Autorité a enfoncé le clou. Ces techniques «compliquent la détection des manipulations de cours, tout en perturbant les investisseurs qui n’arrivent plus à lire le marché. Elles engendrent aussi des risques opérationnels», a-t-il expliqué . Le trading à haute fréquence représente environ 35% de l’activité totale en Europe et pourrait atteindre 60%, comme aux Etats-Unis, d’ici à 2012.
Selon Les Echos, les deux groupes Malakoff Médéric et CNP Assurances qui veulent créer une coentreprise à 50-50 dans le domaine de l’épargne retraite, viennent d’essuyer un sérieux revers lié à un problème de taux garantis sur l’un des portefeuilles apporté par Quatrem, filiale de Malakoff Médéric. L’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) aurait en effet bloqué l’apport à la coentreprise par Quatrem, la filiale de Malakoff Médéric spécialisée dans les contrats collectifs, d’un portefeuille représentant environ 500 millions d’euros. Les contrats en question, assortis de taux garantis aujourd’hui supérieurs à l’inflation, auraient été jugés, dans l’environnement actuel et dans le cadre du transfert, insuffisamment provisionnés.
Les institutions financières sont de plus en plus souvent interpelées par leurs parties prenantes concernant leurs investissements, notamment dans certains secteurs pouvant porter à controverse comme l’armement. Dans ce contexte, les membres du «Club Finance» de l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (Orse), composé de banques, assureurs, investisseurs et sociétés de gestion, ont souhaité initier une réflexion afin d’établir des «Lignes Directrices» à destination de l’industrie de l’Armement en matière d’investissement, de financement, d’opérations de commerce international et de services. Ce «white paper» a pour objet de définir un socle commun destiné à servir de base à la rédaction d’une politique sectorielle propre à chaque établissement. Il pourra également servir le cas échéant à sensibiliser leurs clients, explique l’Orse.A l’issue de leurs travaux, les membres du Club Finance ont décidé de ne pas exclure l’armement des services financiers qu’ils fournissent, même si un certain nombre de parties prenantes appellent le secteur financier non seulement à exclure toute forme d’aides vers ou au profit d’entreprises impliquées dans la production d’armes mais plus globalement à retirer toute aide à l’industrie de l’armement. Néanmoins, ils conditionnent la fourniture de ces services au respect, d’une part, des textes et conventions en vigueur, comme la convention d’Ottawa sur les mines antipersonnels, et d’autre part, des dispositions émanant des instances et enceintes internationales de référence. En se basant sur l’ensemble de ces textes, le document recense les armements controversés faisant l’objet d’une interdiction pure, les armes non conventionnelles et de destruction massive faisant l’objet d’une réglementation internationale et les armes conventionnelles ne faisant l’objet d’aucune réglementation internationale. Ensuite, il dresse la liste des financements des opérations de commerce international qui sont autorisés.
Selon Les Echos, les banques européennes devraient être soumises à de nouveaux stress tests qui devraient avoir lieu entre février et juin prochains. Ils seront a priori bien plus exigeants que ceux publiés en juillet dernier. La Commission européenne pousse aussi pour qu’on teste la liquidité des banques, et plus seulement leur solvabilité.
De sources internes, la banque va bientôt lancer à son tour une agence en ligne, qui offrira l’ensemble des services disponibles dans le réseau physique aux clients souhaitant n’avoir qu’une relation à distance. La Société Générale suit ainsi l’exemple de BPCE, BNP Paribas ou LCL.
La banque américaine entend bien selon le quotidien développer dans les grandes villes du Vieux continent un réseau restreint d’agences, sur le modèle des Apple Stores du groupe informatique. De quoi «ressusciter» la présence de Citigroup dans la banque de détail en Europe. La banque pourrait viser en particulier la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne.
Le comparateur d’assurance sur internet prévoit de procéder à son introduction en Bourse à partir du deuxième trimestre 2011, a déclaré jeudi à Reuters son fondateur et membre du conseil d’administration Stanislas di Vittorio. L’appel au marché se fera après la clôture des comptes 2010 mais il est encore trop tôt pour donner un calendrier définitif, a-t-il indiqué. La société sera cotée sur le compartiment B d’Euronext. Le site, qui revendique la première place des comparateurs des sites d’assurance sur le marché français, est contrôlé depuis 2005 à 80% par Covéa (Maaf, MMA, GMF). Cette dernière deviendra minoritaire à l’issue de l’opération, a encore indiqué Stanislas di Vittorio. La Bourse de Paris, comme ses consœurs européennes, a connu peu d’introductions en 2010 du fait de la grande nervosité des investisseurs et de la volatilité des marchés financiers.
La Commission européenne fait pression pour inclure des tests de liquidité bancaire lors des prochains stress tests, selon Bloomberg. «Il va falloir les recommencer avec des épreuves réellement exigeantes», a par ailleurs expliqué Jonathan Faull, directeur général de la direction Marché intérieur et services de la Commission européenne, lors de la septième édition des Entretiens de l’AMF.
Gérard Lignac, PDG de L’Est Républicain, a annoncé jeudi la vente de ses actions au Crédit Mutuel, permettant à celui-ci de devenir l’actionnaire majoritaire du groupe de presse nancéien. Cette vente, si elle est validée par les autorités de la concurrence, fera de la banque mutualiste, qui est déjà à la tête de six titres, le premier éditeur de presse quotidienne en France avec une diffusion totale de 1,1 million d’exemplaires chaque jour.
Ed Clark, directeur général de la deuxième banque canadienne, Toronto Dominion Bank, a indiqué selon Bloomberg que la question du niveau du dividende trimestriel, resté à un niveau identique depuis le mois d’août 2008, ne saurait être tranchée avant le début de l’an prochain, après notamment la publication des résultats annuels.
Le Bureau central d’enquête, la police fédérale indienne, a arrêté mercredi cinq hauts responsables d’entreprises publiques, dont le directeur général de LIC Housing Finance. On compte aussi de hauts responsables de la Central Bank of India, de la Punjab National Bank, et de la Bank of India. Tous sont accusés d’avoir reçu des pots-de-vin dans le but de faciliter des prêts. Trois dirigeants d’une entreprise privée cotée ont également été interpellés et inculpés d’avoir effectué les versements.
Le groupe sud-coréen Hana Financial a conclu l’achat d’une participation de 51% dans Korea Exchange Bank (KEB) pour un montant de 4,1 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros). Cette opération est la plus importante jamais effectuée dans le secteur bancaire coréen. Australia and New Zealand Banking Group (ANZ) convoitait également la Korea Exchange Bank mais avait renoncé à surenchérir.
Abu Dabhi Commercial Bank (ADCB) annonce son intention de poursuivre en justice Credit Suisse Group. La banque des Emirats Arabes Unis, où l'émirat est majoritaire, accuse son homologue suisse de lui avoir vendu un investissement de manière inacceptable et d’avoir dissimulé des conflits d’intérêt.
Selon le Wall Street Journal, Irving Picard, le liquidateur judiciaire opérant pour le compte des victimes de Bernard Madoff, réclame à UBS 2 milliards de dollars en justice. Il accuse la banque suisse d’avoir participé activement à la fraude, en ayant donné une certaine légitimité à certains fonds nourriciers investis chez Madoff.
Don Ching Trang Chu, un spécialiste de l’Asie et de la technologie chez Primary Global Research, a été arrêté par le FBI, rapporte le Financial Times. Il est accusé de conspiration de fraude boursière. En juillet 2009, il aurait notamment obtenu auprès d’un dirigeant et pour le compte d’un gérant de hedge fund le chiffre d’affaires et les marges d’une société de technologie cotée en Bourse quelques heures avant que les chiffres ne soient officiellement annoncés.
Le parquet fédéral a été autorisé à utiliser les enregistrements secrets de conversations téléphoniques de Raj Rajaratnam, le fondateur de Galleon Group, accusé de délit d’initié, rapporte le Wall Street Journal. Des centaines de conversations entre l’homme et des collègues, des employés, des amis et de la famille ont été enregistrées par les agents fédéraux sur neuf mois en 2008.
Le Bundesrat devrait adopter une nouvelle réglementation bancaire prévoyant que les créanciers supportent les pertes lorsque une banque fait défaut, plutôt que le pays, rapporte le Financial Times. Ces règles signifient que les porteurs d’obligations, même ceux les mieux placés, pourraient être obligés d’échanger une partie de leurs investissements contre des actions et éventuellement de supporter de grosses pertes pour aider à sauver une banque avant que les contribuables ne soient mis à... contribution.
Selon L’Agefi suisse, les électeurs de la Confédération vont se rendre aux urnes dimanche 28 novembre pour se prononcer sur l’instauration d’un impôt minimal sur les grandes fortunes. L’initiative du Parti socialiste, baptisée «Pour des impôts équitables», propose la généralisation d’un taux minimal d’imposition de 22% sur les tranches de revenu imposable dépassant 250.000 francs suisses (186.000 euros) et de 0,5% supplémentaire sur les grandes fortunes imposables de plus de 2 millions de francs.
Selon la Tribune, la Commission européenne s’apprête à lancer une consultation sur les « PRIPS », c’est-à-dire les produits d’investissement de détail packagés. L’assurance-vie et les produis structurés bancaires comme les certificats seraient concernés.
L’Agefi rapporte que devant les membres de la commission d’enquête parlementaire sur les mécanismes de spéculation, Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a qualifié «la multiplication de dark pools comme une « erreur tragique » et a souhaité « qu’on revienne là-dessus et qu’on remette les choses en ordre».
Dans un vibrant appel au respect des engagements du précédent gouvernement, le directeur général de Lloyds Banking Group, Eric Daniels, demande au gouvernement britannique de ne pas remettre en cause le rachat de HBOS en imposant une scission des activités de la banque. Le dirigeant s’est voulu par ailleurs rassurant sur l’exposition irlandaise de 27 milliards de livres de la banque, moins de 3% de ses actifs.
Hana devrait débourser environ 4.700 milliards de wons (plus de trois milliards d’euros), pour acquérir les 51% de KEB détenus par Lone Star. Le fonds d’investissement texan voit le bout du tunnel, lui qui avait pris le contrôle de KEB en 2003 pour 1,2 milliard de dollars.
Paulo Maia, patron d’HSBC pour l’Australie, assure dans un entretien des ambitions de la banque britannique dans le pays, sous l’impulsion d’une activité économique soutenue par la demande en matières premières. Le pays constitue une «opportunité à risque faible» pour la croissance des banques internationales, selon le quotidien.
Concernant les pourparlers engagés sur le partage de la collecte du Livret A, le quotidien relève que «Matignon aurait demandé au Trésor de ralentir le rythme des négociations, afin de donner le temps de la réflexion» aux nouveaux ministres concernés. «Il semble que le sujet divise désormais aussi au sein du gouvernement» insiste le quotidien.