Selon les proches du dossier, la SEC s’intéresse actuellement aux entreprises de marché qui exploitent plusieurs Bourses différentes, rapporte le Financial Times. Elle suspecte que certaines utilisent parfois plus d’un seul marché pour exécuter les ordres de gros clients et s'évitent ainsi les reproches de discrimination, chaque Bourse ayant sa propre réglementation.C’est ainsi que le Chicago Board Options Exchange (CBOE) a suspendu le mois dernier l’un des responsables de la conformité, la SEC ayant constaté des irrégularités à l'échelon de la filiale CBSX dans le New Jersey. De même BATS, qui exploite deux marchés, a annoncé être l’objet d’une enquête de la part de la SEC.
Ce mardi doit s’ouvrir devant la sixième chambre civile du tribunal de grande instance de Nanterre l’audience de quatre salariées de la Société Générale s’estimant lésées par les conséquences de l’affaire Kerviel, rapporte Les Echos. Selon l’avocat, M e Daniel Richard, cité par l’AFP, ces quatre employées d’un centre de gestion des successions à Marseille ont été victimes de « quolibets » de la part de la clientèle après la révélation de l’affaire en janvier 2008. « Ces railleries ont duré pendant des mois, au moins jusqu’au procès » de Jérôme Kerviel en 2010, affirme l’avocat. Soutenues par l’association des actionnaires salariés de la Société Générale, ces employées demandent chacune à la banque 15.000 euros d’indemnités.
Les dirigeants, notamment Ernest-Antoine Seillière, président du conseil de surveillance ou ex-dirigeants dont Bernard Lafonta, ancien président du directoire passeront courant mars devant le comité de l’abus de droit fiscal, qui dépend du ministère de l’Economie et des Finances, ont indiqué à L’Agefi plusieurs sources du dossier. En cas d’avis négatif, l’administration pourra revoir sa position. Dans le cas contraire, il y aura alors mise en recouvrement ou, en cas de recours devant le tribunal administratif, dépôt de garantie», explique une des sources.
L’Association internationale des swaps et dérivés (ISDA) a décidé vendredi soir que les détenteurs de «CDS», ces instruments de protection contre le risque de non-remboursement d’une obligation, grecque dans ce cas, seront activés, rapporte Le Temps. Athènes ayant utilisé une clause spéciale forçant à encaisser des pertes, cette «clause d’action collective» (CAC) a poussé l’ISDA à considérer qu’il y a un «événement de crédit».
L’Autorité des marchés britannique (FSA) a indiqué le 9 mars qu’elle avait mis la société de courtage Pritchard Stockbrokers sous régime administratif spécial. Cette décision fait suite au gel des avoirs de Pritchard intervenu le 10 février dernier, la FSA ayant alors observé une utilisation peu orthodoxe des avoirs des clients, notamment utilisés pour couvrir les coûts de la société.Le 29 février dernier, un autre courtier, WH Ireland, avait indiqué qu’il avait pris en charge les actifs de la majorité des clients de Pritchard. La FSA précise dans un communiqué qu’elle a désigné trois administrateurs du cabinet d’audit Mazars qui vont passer en vue les positions de la clientèle pour restituer un maximum d’avoirs directement à chaque client.
La Grèce a prolongé jusqu’au 23 mars au soir sa proposition d’échange de titres pour les porteurs de dette émise en droit étranger, rapporte L’Agefi.Dans cette deuxième catégorie, des créanciers détenant 20 milliards d’euros, soit 69% du total visé, ont participé au PSI (private sector involvement). A la différence des titres de droit grec où une clause d’action collective (CAC) a été ajoutée rétroactivement, les clauses d’action collective attachées à ces titres sont propres à chaque ligne et ne peuvent être activées en bloc. Du 27 au 29 mars, les porteurs de chaque souche devront donc se réunir, avec des quorums de 66% ou 75% en général, pour voter ou pas l’exercice des clauses.
L’agence d'évaluation financière Fitch Ratings a annoncé le 9 mars dans un communiqué avoir abaissé la note de la Grèce, qui était jusqu’ici de «C», en plaçant temporairement le pays en «défaut partiel» (Restricted Default ou «RD») après l’annonce le même jour des résultats de l'échange de dette.L’agence précise néanmoins qu’une fois l'échange réalisé, elle attribuera une nouvelle note à la Grèce, «dans le bas de la catégorie spéculative», qui désigne les pays dont la solvabilité est douteuse. La note «C», qui fait partie de la catégorie spéculative, correspond chez Fitch à un défaut «imminent ou inévitable».Une autre des trois grandes agences, Standard and Poor’s (SP), avait adopté une position similaire, fin février. Elle avait placé la note en «défaut sélectif» ou «SD» (Selective Default), contre «CC» auparavant, indiquant qu’elle envisageait de la relever à CCC une fois l'échange intégralement effectué. Quant à Moody’s, qui ne possède pas de note correspondant au défaut, elle a abaissé le 2 mars la note de la Grèce à «C», contre «Ca» jusqu’ici.Fitch estime que l’opération menée par la Grèce constitue un «échange sous pression» (Distressed Debt Exchange), même si elle s’est officiellement déroulée dans un cadre volontaire. ds
La filiale espagnole du prêteur britannique, en pleine phase de restructuration, ne sera pas rentable avant 2014, a rapporté le journal espagnol Expansion citant le rapport annuel 2011 de l’établissement. La banque s’attend à ce que les perspectives économiques du pays restent périlleuses, ajoute Expansion.
Le projet d’accord d’un règlement à l’amiable avec cinq grandes banques américaines concernant le dossier des saisies immobilières abusives sera présenté aujourd’hui à la justice, a rapporté Reuters vendredi de sources proches. Quelque 25 milliards de dollars de dédommagements sont prévus dans ce cadre.
Dans le cadre des enquêtes concernant une éventuelle manipulation du Libor, «Barclays a été informé par certaines autorités enquêtant sur ce sujet que des procédures à son encontre pourraient être recommandées s’agissant de certains aspects», indique le groupe dans son rapport annuel. «Barclays discute avec ces autorités en vue de la résolution potentielle de ces aspects» ajoute la banque.
Dans une audience au tribunal de Mont-de-Marsan mercredi dernier, le juge a mis en délibéré au 10 mai la demande de l’avocat des dirigeants de Landes Mutualité de la nomination d’un juge enquêteur, assisté d’un expert judiciaire. Cette audience répondait à une requête de l’ACP de demande de mise en liquidation judiciaire de la mutuelle. Le juge serait chargé de déterminer les conditions dans lesquelles l’administrateur provisoire nommé par l’ACP, le 23 novembre 2009, a exercé ses fonctions jusqu’à l’arrêté des comptes 2009. Fin 2011, le Conseil d’Etat a annulé la décision du régulateur de placer sous administration provisoire Landes Mutualité et GVM, l’union technique qu’elle avait formée avec Vittavi, placée sous administration quelques semaines plus tôt. L’avocat de ses dirigeants a par ailleurs entamé une procédure à Bordeaux contre la mutuelle Myriade, qui a entretemps récupéré l’ensemble des actifs du groupe landais. La mise en état a été fixée au 4 avril.
Responsable des activités asiatiques de la banque américaine, Stephen Bird confie au quotidien son souhait d’accélérer son développement en Chine. Notamment par le biais du doublement du nombre d’agences à une centaine au cours des deux à trois prochaines années. Citigroup dispose dans le pays d’une coentreprise de titres et d’une activité indépendante de distribution de cartes de crédit.
Deutsche Bank a participé à l’opération de refinancement à plus long terme (LTRO) de la Banque centrale européenne (BCE) le mois dernier, empruntant un montant de cinq à 10 milliards d’euros, indique Reuters. Une part importante de ces liquidités à trois ans a été empruntée par les filiales italienne et espagnole de la première banque allemande. Deutsche Bank s’est refusé à tout commentaire.
Le gestionnaire allemand ÖkoRenta, spécialiste de l’investissement durable, a décidé de suspendre la commercialisation de son fonds d’investissement dans des sociétés non cotées du secteur des énergies renouvelables Ökorenta Zukunftsenergien I (ZE I), rapporte Fonds Professionell.Cette décision, qui vaut jusqu'à clarification de la situation juridique, fait suite à l’adoption par le gouvernement allemand, le 29 février, d’un projet de loi qui va réduire «drastiquement» les aides à l'électricité d’origine solaire et ce, dès le printemps 2012. Cela devrait se traduire par une forte chute du chiffre d’affaires des prestataires de service et les producteurs dans ce secteur, ainsi que par des problèmes sérieux de débouchés pour les modules solaires.
La Grèce a recueilli près de 84% d’acceptation de l’ensemble de ses créanciers privés, dont 85,8% des seuls détenteurs d’obligations de droit grec, dans le cadre de la restructuration de son énorme dette souveraine, a annoncé le 9 mars le gouvernement grec. Si la Grèce a ainsi évité un défaut incontrôlé, ce taux est toutefois insuffisant par rapport à l’objectif de 90% que s'était fixé le gouvernement, ce qui explique qu’il ait dû recommander l’activation des clauses d’action collectives attachées aux obligations qui doivent être échangées.Celles-ci contraignent les porteurs réticents à accepter les termes de l'échange et devrait porter au final le taux d’acceptation à 95,7%, selon le communiqué du ministère des Finances.Les détenteurs d’approximativement 172 milliards d’euros d’obligations de droit grec ont accepté la proposition faite par la république hellène le 24 février d'échanger leurs titres de dette contre d’autres titres dont la valeur faciale a été réduite de 50%, indique le communiqué. L'échange concret des titres doit avoir lieu lundi 12 mars pour les obligations de droit grec, mais un délai jusqu’au 23 mars à 08H00 GMT a été accordé aux détenteurs de titres de droit non grec pour présenter leur réponse à la proposition. Ce délai n’autorise pas ceux qui ont déjà adhéré à l’offre à revenir sur leur décision.
La banque d’investissement met selon Reuters sur pied Northpoint, une société dédiée au financement d’inventaire pour les industriels. Elle ne ciblera toutefois pas l’automobile, le secteur étant déjà très concurrentiel avec la présence de plusieurs acteurs, dont Ally Financial et Wells Fargo.
Dans un document enregistré auprès de la SEC, Citigroup a fait part d’une rémunération totale de son directeur général de 14,86 millions de dollars l’an passé. Pour 2010, le dirigeant avait perçu un dollar de salaire fixe, sans bonus.
Malgré la cession de 33 milliards de dollars d’actifs et la suppression de 30.000 postes, Bank of America pense être en mesure d’atteindre un objectif de bénéfice avant impôt de 35 à 40 milliards de dollars par an, à condition que l’économie américaine se reprenne, que les taux d’intérêt montent et que le plan de dégraissage fonctionne.
En vendant 28,7% de la foncière à l’américain Simon Property, la banque déconsolide cet actif et engrange 1,5 milliard d’euros de plus-value. Elle s’approche un peu plus de son objectif d’un ratio de solvabilité Bâle 3 de 9% au 1er janvier 2013, que peu de banques atteindront à cette date.
La cession d'un bloc de 28,7% de la foncière permettra à la banque d'être l'une des rares en Europe à afficher 9% de ratio Bâle 3 dès le 1er janvier 2013
La banque allemande aurait participé à la deuxième opération de refinancement à long terme (LTRO) réalisée la semaine dernière par la BCE à hauteur de près de 10 milliards d’euros, selon le quotidien qui cite des investisseurs mis au courant par le directeur financier et des cadres chargés des relations investisseurs de Deutsche Bank. La banque aurait ainsi mis de côté ses réticences face au nombre de banques ayant souscrit à l’opération (830 pour 530 milliards d’euros). Début février encore, Josef Ackermann manifestait ses réticences à participer au programme, de peur que ce geste soit considéré comme un aveu de faiblesse de la part de la banque.
Le quotidien croit savoir que Bank of America, qui fait partie des cinq établissements ayant noué un accord majeur avec la puissance publique outre-Atlantique concernant les saisies, a en outre négocié un accord complémentaire pour son propre compte. En accordant à 200.000 ménages des remises plus importantes sur le solde des prêts, BoA pourrait économiser jusqu’à 850 millions de pénalités.
A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, le Crédit Agricole a fait part jeudi de la création du prix Crédit Agricole Louise Tallerie avec le soutien de Sorbonne Paris Cité. Doté de 10 bourses de 3.000 euros chacune, il récompensera des femmes étudiantes proposant un axe de réflexion novateur dans l’un des quatre thèmes suivants; l’agriculture et l’agro-alimentaire ; le logement ; l’économie de l’environnement ; la santé et prévoyance.
Un responsable du gouvernement grec, cité par le Wall Street Journal, a fait part jeudi d’une participation de 75% des investisseurs privés à l'échange de dette grecque. Un objectif minimum que s'était fixé Athènes. L’opération doit se terminer ce soir à 21 heures, les résultats seront publiés demain à 7 heures. Cet optimisme a soutenu la Bourse de Paris, l’indice CAC 40 clôturant sur un gain de 2,47%.
Le groupe a annoncé jeudi quatre offres de rachats sur des souches obligataires: trois lignes à taux variable d'échéance novembre 2012 (63 millions d’euros de nominal), mai 2013 (1,5 milliard) et octobre 2013 (925 millions), et une à taux fixe d'échéance décembre 2012 (500 millions d’euros). Les offres, qui s’achèvent le 16 mars, portent sur l’intégralité des montants. Il ne s’agit pas pour BPCE de racheter des titres hybrides décotés et de muscler ainsi son capital, comme de nombreuses banques l’ont fait ces derniers mois, mais bien «de rallonger la durée moyenne de la dette dans le contexte des nouvelles contraintes réglementaires».