L’Autorité des marchés britannique (FSA) estime qu’il existe encore un risque systémique de ventes forcées pour les hedge funds pendant les périodes de turbulences sur les marchés, selon sa dernière étude sur le secteur («‘Assessing the possible sources of systemic risk from hedge funds»).Les derniers sondages réalisés par la FSA suggèrent néanmoins que l’influence des hedge funds reste modeste sur la plupart des marchés avec des exceptions possibles sur les marchés des obligations convertibles, des dérivés de taux d’intérêt et des dérivés de matières premières. Chez la plupart des hedge funds, le levier reste relativement bas pour la plupart des fonds qui estiment être en mesure de liquider leurs actifs plus rapidement que les échéances sur les engagements, suggérant que la transformation échéances/liquidité n’est pas très développée. La FSA ajoute toutefois que ces estimations ne sont pas forcément appropriées en période de stress de marché. Les statistiques suggèrent également que les contreparties ont accru leurs exigences en matière d’appels de marge et durci les modalités d’exposition aux hedge funds depuis la crise financière, ce qui a augmenté la résistance aux défaillances des hedge funds.
En rappelant «qu’en attaquant l’assurance vie, c’est la France qui est attaquée», l’Afer a fustigé les mesures qui viennent d’être annoncées notamment par Michel Sapin, en charge du projet présidentiel de François Hollande, dans un communiqué publié vendredi 2 mars. En substance, le candidat socialiste à l'élection présidentielle souhaite que les revenus du capital soient taxés comme les revenus du travail au nom du principe de justice fiscale et que ce principe concerne également l’assurance vie dès lors que les contrats sont inférieurs à huit ans.L’association, dont l’encours géré s'élève à 45 milliards d’euros, juge ces mesures illusoires et désastreuses pour le pays et rappelle que l’assurance vie n’est pas un produit de classe mais un instrument populaire pour répondre aux aléas de la vie de toutes les catégories socioprofessionnelles. «Elle s’adresse à tout le monde», explique-t-elle et rappelle que «15 millions de Français détiennent un contrat d’assurance vie dont plus de 10 millions sont des ouvriers, des employés, des retraités, dont les revenus sont inférieurs à 3 000 euros par mois.» Par ailleurs, sur le plan de l'économie, l’assurance vie avec ses 940 milliards d’euros investis permet de financer les entreprises, ajoute l’Afer. En détail, elle représente 250 milliards d’euros d’actions et finance la dette publique avec 35 % de ses actifs et près de 50 % de la dette publique nationale. De fait, en taxant l’assurance vie, prédit l’association, des millions de Français procéderont à des rachats. Ensuite, «sans confiance en France, la France deviendra dépendante des capitaux étrangers. Et la France n’appartiendra plus aux Français», estime l’Afer.
Le Credit suisse souhaite racheter certains instruments Tier 1 et Tier 2 pour un montant pouvant atteindre 4 milliards de francs suisses. Le rachat se justifie par la forte position de liquidité et de capital, a indiqué la banque le 5 mars dans un communiqué.Cette opération constitue un nouveau pas de la banque dans ses efforts d’adapter la structure de son capital aux futures exigences de Bâle III et des autorités suisses. Le rachat répond aussi à l’objectif d’une gestion efficace du capital. Dans le cadre de l’offre, les détenteurs d’instruments Tier 1 et Tier 2 pourront les vendre au Credit Suisse. Avec un taux de core capital (Tier 1) de 15,2% dans la perspective de Bâle III et un ratio «Net Stable Funding» de 98% à fin 2011, le Credit Suisse est une des banques les mieux capitalisées et les mieux refinancée au monde, précise le CFO de Credit Suisse, David Mathers.
BPCE envisage d'étudier la cession de tout ou partie de sa participation dans Nexity à partir du second semestre. De son côté, BNP Paribas a reçu des marques d’intérêt pour sa participation dans Klépierre. Mais les deux sujets restent complexes. Lire la suite: cliquez ici
L’assureur américain a fait part de son souhait d’alléger sa participation au capital d’AIA, l’assureur asiatique dont il a d’ores et déjà cédé environ deux tiers du capital en 2010 dans le cadre d’une introduction en Bourse. Cela afin de poursuivre le remboursement de son plan de sauvetage au Trésor américain, qui détient encore 77% du capital de l’assureur. Selon la note d’opération consultée par Reuters et Bloomberg, AIG entend céder 1,7 milliard de titres à un prix unitaire de 27,15 à 27,50 dollars de Hong Kong, soit un montant total pouvant atteindre 4,6 milliards d’euros. AIG cèderait ainsi environ 40% de sa participation résiduelle. Reuters précise que l’opération est réalisée sous la houlette de Goldman Sachs et de Deutsche Bank et devrait s’adresser à un grand nombre d’investisseurs institutionnels déçus par le placement de 2010.
«Je suis plutôt optimiste de voir des niveaux de participation assez élevés», a déclaré samedi Charles Dallara, directeur général de l’Institute of International Finance (IIF), dans un entretien accordé à la chaîne de télévision grecque Antenna. Charles Dallara tempère aussi les craintes de voir la procédure provoquer un événement de crédit et le déclenchement des CDS.
Bank of America a indiqué recevoir de Fannie Mae un nombre croissant de demandes de remboursement portant sur des prêts hypothécaires viciés étant donné que les assureurs hypothécaires, qui couvrent les défauts, ont rejeté 25% de dossiers supplémentaires l’an dernier.
La banque autrichienne nationalisée pourrait avoir besoin d’environ un milliard d’euros pour faire face à son exposition à la dette grecque, a déclaré la ministre des Finances du pays. Maria Fekter a précisé que l'établissement avait passé des provisions à hauteur de 600 millions d’euros.
Groupama aurait enfin arrêté sa liste réduite de candidats à la reprise de Gan Eurocourtage. Selon le site de L’Argus de l’assurance, qui évoque plusieurs sources, Allianz, Aviva et Covéa seraient les derniers assureurs encore en course pour s’emparer de la filiale de l’assureur mutualiste. Contactées par L’Agefi, aucune de ces compagnies n’a souhaité faire de commentaires.
La Cour de justice des communautés a considéré que la Commission européenne avait surévalué le montant de l’aide d’Etat perçue par le groupe néerlandais pendant la crise financière. Cette décision est porteuse d’espoir pour les établissements européens dans le même cas.
Le quotidien souligne que les principales banques britanniques devraient émettre un montant total de quelque 2,7 milliards de livres (3,2 milliards d’euros) de nouvelles actions afin de financer les bonus octroyés à leurs salariés. De quoi financer la moitié des bonus annoncés. HSBC déjà a levé dans ce cadre 1,7 milliard il y a deux semaines.
Les banques allemandes auraient emprunté moins de 10% des 530 milliards d’euros injectés mercredi dernier au sein du secteur bancaire par la Banque centrale européenne à l’occasion de sa deuxième opération de refinancement à long terme. Ce recours a surtout concerné outre-Rhin les établissements coopératifs ou les caisses d'épargne, et seulement la moitié des quinze principaux établissements du pays.
Le quotidien évoque les ambitions internationales de la banque dont 2% des 260.000 salariés sont pour l’heure basés en dehors des Etats-Unis. Wells Fargo souhaite se développer sous la direction de Richard Yorke dans une vingtaine de marchés nationaux en accompagnement actif de ses clients américains. La France, l’Allemagne, la Chine ou Hong Kong figurent sur la liste des destinations privilégiées par la banque.
Signe des effets bénéfiques des injections de fonds de la BCE, le Banco Popular a émis vendredi pour 750 millions d’euros de dette senior non sécurisée. La maturité est cependant courte, à 18 mois, et le spread élevé, à 275 pb au-dessus des swaps.
Les banques ont placé un montant sans précédent de 777 milliards d’euros en dépôt à vue auprès de la Banque centrale européenne, les trois quarts à peu près de la somme que la BCE a injecté dans le système bancaire par le biais de ses deux opérations de refinancement à trois ans. Les banques ont récupéré 530 milliards d’euros de ce type de fonds cette semaine, en sus des 490 milliards de décembre.
L’Association européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) a publié le 1er mars la seconde partie de ses recommandations finales sur l’utilisation des prospectus. Ces dispositions techniques font suite à une consultation lancée le 13 décembre dernier.
Dans le cadre du plan de sauvetage de la Grèce, les ministres européens se sont entendu sur une opération temporaire destinée à couvrir les risques de l’eurosystème pendant la période, supposée très courte, où la Grèce sera en défaut, explique L’Agefi. Athènes recevra pour 35 milliards d’euros d’obligations du FESF à un an. Ce papier sera placé auprès d’une banque centrale, probablement la Banque centrale du Luxembourg (BCL) qui en disposera comme d’une garantie au bénéfice des autres Banques centrales afin que ces dernières continuent d’accepter des obligations grecques comme collatéral pendant la période du défaut.
La Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a donc débattu mercredi 29 de la taxe sur les transactions financières. Et comme cela était attendu, Anni Podimata, la députée en charge du dossier a milité pour une taxe mieux conçue en vue de soumettre davantage d’opérateurs à la taxe et rendre l'évasion fiscale non rentable. Selon les propositions présentées, la taxe devrait aussi être introduite même si quelques États membres seulement l’adoptent. En outre, selon un communiqué paru sur le site du Parlement européen, «le projet de rapport d’Anni Podimata ajoute à la proposition de la Commission un principe d'élargissement de l’assiette de la taxe supplémentaire, selon lequel les institutions financières en dehors de l’UE seraient également obligées de payer une taxe sur les transactions financières si elles ont négocié des titres émis à l’origine dans l’UE». Par exemple, est-il précisé, une institution à Hong Kong qui négocie des titres Siemens avec une entité aux États-Unis devrait payer la taxe. Selon les propositions de la Commission, de telles transactions n’auraient pas été soumises à la taxe car seules des institutions financières dont le siège est en Europe feraient l’objet de la taxe.Par ailleurs, le projet de rapport lie les paiements de la taxe sur les transactions financières à l’acquisition de droits de propriété juridique. En d’autres termes, si l’acheteur d’un titre n’a pas payé la taxe, il ne sera pas juridiquement certain de le détenir et serait par conséquent incapable d’approuver l’opération au niveau central.
Plusieurs associations professionnelles européennes ont invité le 1er mars la Commission européenne à revoir son projet de révision de la directive sur les retraites professionnelles IORP (*) à l’occasion d’une audition publique sur le sujet à Bruxelles."Nous estimons qu’il est dangereux d’appliquer une législation conçue pour les compagnies d’assurances aux institutions de retraites professionnelles. Il existe des différences fondamentales entre elles. Tous les efforts pour harmoniser le régime réglementaire est basé sur une logique biaisée et pourrait avoir des conséquences imprévisibles sur les participants aux programmes de pension, les institutions de retraites et l'économie dans son ensemble en freinant la croissance et la création d’emplois», indiquent dans un communiqué commun, l’Association européenne de la gestion financière (Efama), l’Association européenne du capital investissement (Evca), l’Association européenne des institutions paritaires (AEIP), la Confédération européenne des syndicats (CES) et Business Europe.Les associations invitent donc la Commission européenne, avec l’aide de l’Autorité de l’assurance et des retraites complémentaires professionnelles européennes (EIOPA), à reconsidérer les problématiques en jeu avant de formuler de nouvelles propositions. Bruxelles devrait sans délai revoir sa copie et tester la validité de ses nouvelles propositions à l’aune d'études d’impact quantitatives, et d’un débat politique impliquant l’ensemble des parties prenantes, notamment les partenaires sociaux européens. Dans son discours d’ouverture de l’audition, le commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, Michel Barnier, a vigoureusement démenti les intentions prêtées à la Commission de vouloir étendre la directive Solvabilité II aux fonds de pension en soulignant que Bruxelles n’avait encore rien proposé. «Nous allons nous inspirer de l’approche Solvabilité II mais il n’est pas question de «copier-coller» Solvabilité II sur le secteur des fonds de pension. Les fonds de pension dans les différents États membres ont des caractéristiques différentes. Il n’est pas non plus question de pénaliser les systèmes qui fonctionnent bien», a insisté Michel Barnier. La Commission va ainsi demander à l’EIOPA d’effectuer une étude d’impact quantitative dans les prochains mois afin d’estimer de manière précise les coûts et les bénéfices des options principales. (*) Institutions for occupational retirement provision
Comme le rapporte l’Agefi, Michel Lucas a annoncé que la Confédération du Crédit Mutuel afficherait un résultat consolidé de 2,2 milliards d’euros, ce qui fait de CM 10-CIC le pôle le plus puissant. Et il n’a pas fini de se renforcer puisque le Crédit Mutuel d’Anjou va le rejoindre.
Via sa filiale d’investissement, la deuxième banque russe a placé une offre préliminaire en vue du rachat d’une part du capital de Vivacom, un opérateur de télécommunications bulgare en mauvaise situation financière. La banque s’est alliée pour l’occasion à Corporate Commercial Bank, un prêteur bulgare, et à Morgan Stanley.
La banque d’investissement américaine rachète les activités d’assurance et de réassurance du bermudien Ariel Re pour un montant tenu secret. La transaction n’inclut toutefois pas l’activité de crédit et de caution pilotée depuis son bureau de Zurich ni Atrium Underwriting Group, membre du Lloyds of London. Le bouclage de l’opération est prévu le 1er avril.
Les deux banques privées genevoises ont fait part jeudi de l'échec de leur projet de fusion annoncé en novembre dernier. Elles citent des «raisons liées au développement stratégique futur de leurs activités». L’opération aurait donné naissance à un établissement doté de plus de 5 milliards de francs (4,1 milliards d’euros) d’actifs sous gestion.
La banque d’investissement a fait enregistrer son projet d’IPO qui prévoit la cotation d’actions ordinaires et préférentielles, ainsi que celle de certificats de dépôt de catégorie A et B. Une filiale de BTG Pactual assurera elle-même l’opération, avec Banco Bradesco, Goldman Sachs et JPMorgan. Selon Bloomberg, 10% des actions seront mises sur le marché à cette occasion.
La banque française souligne dans un communiqué publié jeudi être un «simple témoin assisté» dans le volet français de l’affaire Madoff, en réaction à la publication d’un article du site Mediapart faisant état d’une possible mise en examen de la banque. Selon le site, un arrêt de la cour d’appel de Paris souligne que «la responsabilité de Bernard Madoff n’exclut pas l’hypothèse d’un comportement frauduleux des intermédiaires comme la BNP».
L’association des maires de grandes villes de France (AMGVF) demandent à Matignon qu’il rende rapidement ses arbitrages quant au montant de l’enveloppe de la Caisse des Dépôts qui doit, estime-t-elle, nécessairement s’élever à 5 milliards d’euros au bénéficie exclusif des collectivités locales. L’AMGVF estime que l’offre globale de crédits bancaires devrait s’élever entre 14 et 17 milliards d’euros pour des besoins qui se situent autour de 18 milliards.