Le fonds de pension californien CalPERS a indiqué le 10 avril avoir été sélectionné par la Securities and Exchange Commission (SEC) pour devenir membre de la Commission de conseil des investisseurs nouvellement créée dans le cadre de la loi Dodd-Franck.C’est Joe Dear, chief investment officer de CalPERS, qui siégera au sein de cette commission de 21 membres qui doit notamment conseiller la SEC sur les questions réglementaires ainsi que sur les problèmes de tarification et qui pourra également prendre des initiatives pour améliorer la protection des investisseurs et la confiance des marchés.
Le régulateur américain SEC a commencé à éplucher les données sur les principales sociétés de hedge funds du pays que ces dernières lui ont fourni avant le 30 mars dans le cadre de la réglementation Dodd-Frank, rapporte The Wall Street Journal. L’objectif est d’identifier des sociétés dont le comportement pourrait comporter des risques pour les investisseurs. Environ 1.400 nouvelles sociétés, dont Moore Capital Management et Tiger Global Management, ont dévoilé de nouveaux détails sur les fonds, les investisseurs, les brokers et d’autres informations, rappelle le WSJ.
Le quotidien cite une source syndicale relevant près de 2.200 salariés de la Société Générale ont d’ores et déjà exprimé le souhait de tirer parti du plan de départs volontaires ouvert depuis le 2 avril. Le quotidien souligne que la banque entend supprimer 880 postes au sein de son activité de banque de financement et d’investissement. Parmi les postulants, 1.300 personnes sont prioritaires car leurs services vont subir des suppressions de postes, précise le quotidien. Aux yeux de Thierry Pierret, délégué syndical national adjoint CFDT, cette situation trahit «le malaise des équipes qui subissent de plein fouet le management très brutal au sein de la BFI».
Le proxy Pensions Investment Research Consultants, qui conseille les investisseurs institutionnels britanniques dans leur politique de vote en assemblée générale, plaide pour le rejet des bonus attribués à Bob Diamond, le patron de Barclays. «La banque traite sous son actif net comptable car le marché estime qu’elle détruit de la valeur et/ou que ses actifs nets sont surévalués», écrit PIRC. L’AG de Barclays se tient le 27 avril.
La réforme bancaire envisagée par le Parti socialiste en cas de victoire de François Hollande à l'élection présidentielle n’a pas vocation à «casser» les grandes banques françaises et se fera dans la concertation, a déclaré hier Michel Sapin, chargé du programme du candidat. «Il y a un état d’esprit, un objectif, qui est le même, aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, qui est de sécuriser, en séparant d’une manière ou d’une autre, les activités spéculatives des autres activités», a dit Michel Sapin au cours d’un entretien à Reuters. «En France, vous avez de très grands établissements bancaires de statut mutualiste, il faut donc adapter ce type de réforme, dont l’objectif est de même nature, à la réalité française», a-t-il ajouté. Michel Sapin a également indiqué que la question du maintien à son poste d’Henri Proglio, PDG d’EDF, se posera en cas de victoire de François Hollande.
Yoël Zaoui, qui dirige le prestigieux département des fusions-acquisitions chez Goldman Sachs, devrait quitter ses fonctions. Le dirigeant français avait rejoint le division M&A de la banque américaine en 1988 à New-York avant de rejoindre Londres en 1989. Il occupera désormais un poste honorifique de «senior director», selon une note interne. Un départ qui fait suite à celui de Luca Ferrari, qui officiait dans la même équipe.
La banque britannique a confirmé hier être en négociations pour céder l’ensemble de ses activités au Pakistan et a finalisé la cession de ses activités de détail et de gestion de fortune en Corée du Sud à Korea Development Bank (KDB). Après la vente d’activités au Japon et en Thaïlande, le directeur général d’HSBC en Asie-Pacifique, Peter Wong, avait indiqué son intention de se concentrer sur six pays stratégiques dans le région, en dehors de Hong Kong.
Les banques françaises progressent dans leur processus de réduction de leur bilan, ce qui devrait être un signal positif pour des marchés qui doutaient de leur solidité tant en matière de financement que de fonds propres, déclare l’agence de notation Fitch mardi. «Les plans de réduction (deleveraging) des grandes banques visent essentiellement la banque d’investissement et le corporate banking, ainsi que les services financiers spécialisés», observe l’agence de notation.
La réforme bancaire envisagée par le Parti socialiste en cas de victoire de François Hollande à l'élection présidentielle n’a pas vocation à «casser» les grandes banques françaises et se fera dans la concertation, a déclaré mardi Michel Sapin, chargé du programme du candidat. «Il y a un état d’esprit, un objectif, qui est le même, aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, qui est de sécuriser, en séparant d’une manière ou d’une autre, les activités spéculatives des autres activités», a dit Michel Sapin au cours d’un entretien à Reuters. «En France, vous avez de très grands établissements bancaires de statut mutualiste, il faut donc adapter ce type de réforme, dont l’objectif est de même nature, à la réalité française», a-t-il ajouté. Michel Sapin a également indiqué souhaiter que les règles de la réforme soient connues pour 2013.
HSBC a indiqué discuter de la vente de ses activités sud-coréennes de détail et de gestion de fortune à la Banque de développement de Corée (KDB), tout en disant vouloir y conserver sa branche de banque d’investissement et de banque d’entreprise. HSBC a également ouvert des discussions sur la vente de ses activités au Pakistan.
Les banques espagnoles pourraient avoir besoin de fonds propres supplémentaires si l'économie continuait à se détériorer, a déclaré mardi le gouverneur de la Banque d’Espagne. Or il est peu probable, à court terme, que l’Espagne connaisse une reprise vigoureuse. Les banques espagnoles, déjà plombées par l'éclatement de la bulle immobilière qui avait porté la croissance du pays, sont à présent confrontées à la montée des créances douteuses, alors que le pays s’enfonce dans sa deuxième récession en trois ans.
Les banques françaises proposent à l’Autorité de la concurrence de réduire de moitié, au 1er octobre prochain, puis de supprimer le 1er février 2014 les principales commissions interbancaires appliquées aux prélèvements, TIP et autres moyens de paiements scripturaux. Les chèques et les cartes bancaires CB ont déjà fait l’objet de décisions de l’Autorité. L’Autorité va procéder à un test de marché durant un mois, jusqu’au 10 mai, « afin de recueillir les observations des acteurs du marché », notamment les entreprises facturières, les commerçants et les associations d’usagers de services bancaires et de consommateurs. Plusieurs procédures ont déjà eu lieu entre les banques et l’Autorité de la concurrence. Cette dernière avait obtenu en juillet 2011 la baisse de commissions interbancaires liées aux transactions par cartes bancaires et avait infligé en septembre 2010 une amende totale de 384,9 millions d’euros aux 10 principales banques françaises, ainsi qu'à la Banque de France, pour entente sur les coûts de traitement des chèques, estimant qu’elles avaient facturé des frais indus.
L’accord fiscal avec la Suisse, signé par le gouvernement allemand, qui préserve le secret bancaire et qui pourrait faire des émules, si l’on en croit les autorités suisses, suscite l’irritation à Paris et à Bruxelles, selon Les Echos. La France et la Commission européenne sont en première ligne pour faire accepter le principe de l'échange automatique d’informations fiscales dans la nouvelle mouture de la directive sur la fiscalité de l’épargne en discussion actuellement.
L’enveloppe globale des 100 patrons les mieux payés des entreprises de plus de 5 milliards de dollars de chiffre d’affaires a encore bondi de 20 % en 2011, selon les données préliminaires de la dernière enquête de la société californienne Equilar, qui analyse chaque année les rémunérations des dirigeants pour le compte du « New York Times », rapporte Les Echos.Cette nouvelle envolée est en partie liée à la rémunération record du patron d’Apple, Tim Cook, qui a engrangé, à lui seul, 378 millions de dollars (y compris ses stock-options) en 2011, du jamais vu dans les annales des revenus des patrons des groupes industriels. En revanche, à 14,4 millions de dollars (contre un salaire moyen américain de 45.230 dollars), le salaire médian des dirigeants américains n’a augmenté que de 2 % en 2011.
Les interventions massives du trader français Bruno Iksil sur le Markit CDX North America Investment Grade, un indice basé sur les credit default swaps de grandes entreprises notées en catégorie investisseur relance aussi le débat sur la régulation des activités de compte propre au sein des banques d’investissement, rapporte L’Agefi. En un an, la position nette sur l’indice est passée de 65 milliards à 145 milliards de dollars à fin mars, d’après les statistiques de la chambre de compensation DTCC. La banque JPMorgan assure qu’elle ne spécule pas mais plusieurs hedge funds estiment pourtant que le groupe américain a déréglé le marché, précise le quotidien.Certains professionnels estiment que cette affaire va relancer le débat autour de la règle Volcker, en référence à la loi qui limite l’activité pour compte propre des banques.
Lundi, dans un discours, Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, a considéré nécessaire d’adopter des mesures supplémentaires pour augmenter la résilience des fonds monétaires parce que cela est important pour la stabilité d’ensemble du système financier américain, rapporte The Wall Street Journal. Il a ajouté que le risque de paniques résultant d’une combinaison de rachats de fonds à valeur liquidative fixe, d’une situation où les investisseurs seraient extrêmement hostiles à la prise de risques et de l’absence d’une capacité explicite d’absorption des pertes demeure un sujet de préoccupation.
La société de gestion Nikko Asset Management vient de rejoindre l’organisation internationale ICI Global, une émanation récente de l’association américaine de la gestion financière ICI. Nikko AM est ainsi la première société asiatique du secteur de la gestion d’actifs à rejoindre ICI Global.Les membres de l’association ICI et ses membres affiliés représentent un encours d’actifs sous gestion d’au moins 16.380 milliards de dollars de fonds Ucits et de mutual funds.
Pour la deuxième fois, l’ex-groupe bancaire a été reconnu coupable de mensonges et de supercheries par la justice néerlandaise, rapporte Les Echos. Les faits reprochés se situent entre 2007 et 2008, à partir de la reprise d’ABN Amro jusqu'à la nationalisation du bancassureur. Par exemple, une mise à jour plus qu’approximative des engagements sur le portefeuille de crédits immobiliers américain qui a donné une image fausse de la réalité.
Le Boletín Oficial del Estado (Journal Officiel) a publié une décision de la Direction générale des assurances et fonds de pension (DGSFP) autorisant Aegon España à gérer des fonds de pension en Espagne, rapporte Funds People.
Le Collège de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) a annoncé le 6 avril l’adoption d’une recommandation permettant d’améliorer l’information et la transparence lors de la commercialisation auprès des particuliers de prêts comportant un risque de change. Des établissements de crédit et des intermédiaires en opérations de banque proposent en effet aux particuliers des prêts en devise comportant des risques de change, en mettant en avant des taux d’intérêt plus faibles que ceux appliqués aux prêts en euro et une faible variation du taux de change. L’analyse des pratiques de commercialisation de ce type de crédits a permis de constater que le risque de change pouvait être mal appréhendé par les emprunteurs. En conséquence, l’ACP recommande aux établissements de crédit et aux intermédiaires en opérations de banque les bonnes pratiques suivantes : Sur la sensibilisation des conseillers en contact avec la clientèle -s’assurer que leurs employés qui proposent des prêts comportant un risque de change comprennent les risques liés à ces prêts et disposent des éléments permettant de les expliquer à l’emprunteur. Sur les communications à caractère publicitaire -présenter, de manière équilibrée, les avantages et les inconvénients de l’opération de prêt ; -mentionner, dans le corps principal de la communication, de manière claire, apparente et compréhensible pour l’emprunteur, le risque de change associé à l’opération et ses conséquences, notamment sur le coût du prêt et/ou sa durée ; -veiller à ce que la présentation du risque de change ne minimise pas sa possibilité de survenance, ni l’ampleur potentielle des mouvements de change ; -veiller à ce que la présentation n’utilise pas comme argument commercial la stabilité ou la faible variation du taux de change d’une devise par rapport à une autre ; -veiller à ne pas laisser entendre que le prêt comportant un risque de change améliore la situation financière ou le budget de l’emprunteur ou permet un gain financier par rapport à un prêt ne présentant pas un tel risque. Sur les explications fournies au client avant la conclusion du prêt -expliquer à l’emprunteur le risque de change associé au prêt par la remise d’un document distinct de tout autre. En particulier, ce document présente des simulations, établies en fonction des caractéristiques de fonctionnement du prêt, visant à illustrer les impacts d’une évolution du taux de change. Sur l’information annuelle de l’emprunteur -adresser une fois par an et avant la date d’exercice de l’option de conversion lorsqu’elle est prévue au contrat, une information annuelle à l’emprunteur qui récapitule le capital restant à rembourser, la durée résiduelle du prêt ainsi que le taux de change au jour de l’envoi et qui compare le capital restant à rembourser et la durée résiduelle du prêt au jour de l’envoi à ce qu’ils étaient au jour de signature de l’offre.
Le régulateur chinois, la CSRC, a annoncé l’ouverture d’un nouveau contingent de 50 milliards de yuans pour les «renminbi qualified foreign institutional investors» (RQFII) qui ne sera pas assorti de restrictions d’investissement et qui pourra être investi en totalité dans des ETF d’actions cotées en Chine continentale (actions A), rapporte Z-Ben Advisors. Pour le premier contingent, les investissements des fonds RQII en actions A étaient plafonnés à 20 % de l’encours.
Intesa Sanpaolo a porté plainte le 6 avril devant la justice américaine contre la banque verte et le hedge fund Magnetar. La banque italienne accuse le Crédit Agricole (via Calyon, ex CA-CIB) de lui avoir vendu en 2006 un CDO structuré en secret par Magnetar, qui lui aurait fait perdre 180 millions de dollars.
Le conseil d’administration de Crédit Agricole SA a attribué à son directeur général Jean-Paul Chifflet, au titre de 2011, une rémunération variable de 270.000 euros versés en avril et un complément théorique de 90.000 euros indexé sur la valeur du titre et payable en octobre. Il faut y ajouter une part variable de 540.000 euros payable en actions par tiers entre 2013 et 2015 et dont le versement effectif sera conditionné aux performances futures. Soit, au total, 900.000 euros de bonus acquis ou non, selon un document publié le 6 avril sur le site internet du groupe.