Royal Bank of Canada a annoncé mardi l’acquisition de la totalité de RBC Dexia, une opération de 1,1 milliard de dollars canadiens. L’accord définitif vise l’acquisition de la participation de 50 % que RBC ne détient pas déjà dans la coentreprise RBC Dexia Investor Services Limited (RBC Dexia), soit celle de la Banque Internationale à Luxembourg S. A. (BIL).
PricewaterhouseCoopers Advisory a tenté de chiffrer les conséquences de la directive Ucits IV sur les six principaux groupes italiens (ou de droit italien) qui gèrent un total de 231 milliards d’euros par le biais des 42 sociétés de gestion qui leur sont affiliées, rapporte Plus24, le supplément patrimonial de Il Sole – 24 Ore. Cela représente 1.101 fonds dont 21 % sont de droit italien, 54 % sont italiens mais de droit étranger et 25 % de droit étranger. Pour PwC, il y a deux hypothèses. La première est que les six groupes conservent une seule société de gestion en Italie ou à l’étranger. Il y aura alors une réduction de 83 % du nombre des sociétés, de 42 à 7. Dans la seconde hypothèse, les six groupes pourraient fusionner les sociétés de gestion dans les pays de référence et dans les centres spécialisés (Luxembourg et Irlande). Dans ce cas, la réduction du nombre de sociétés serait de 50 %. Cette évolution se ferait sur trois ans et PwC prévoit parallèlement une réduction de 30 % du nombre de fonds, de 1.010 à 731.
Près de la moitié des Etats membres de l’Union européenne, 13 sur 27, n’ont pas encore mis leur réglementation nationale en conformité avec les dispositions fiscales de la directive Ucits IV, selon une version actualisée d’une étude publiée par KPMG en 2010 «Ucits IV – Fill the glass to the brim: have we broken through?», rapporte Hedge Week.Parmi les pays qui auraient dû transposer la directive dès le 1er juillet 2011 figurent notamment la Belgique, Chypre, la Crèce ou encore le Portugal.
L’Association internationale de la gestion alternative (AIMA) s’insurge dans un communiqué publié le 2 avril contre le projet de directive AIFM que la Commission européenne tente d’imposer (Newsmanagers du 30 mars).Dans le sillage des recommandations formulées par l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais), la Commission a concocté un texte qui a pris la forme d’un règlement qui pourrait entrer en application plus rapidement qu’une directive. La Commission n’a donné aux Etats membres et au Parlement que deux semaines pour réagir à ce nouveau texte.Selon le directeur général de l’AIMA, Andrew Baker, le texte de la Commission semble «diverger de façon significative et substantielle» des propositions de l’Esma sur nombre de points clés comme la responsabilité du dépositaire, la délégation, les pays tiers. «Nous respectons le droit de la Commission de ne pas suivre les recommandations de l’Esma dans l'élaboration d’une législation. Toufefois, il devrait y avoir plus de transparence et une consultation plus complète lorsque la Commission décide de ne pas suivre l’Esma sur des points aussi cruciaux pour le secteur de la gestion d’actifs au niveau mondial».L’association professionnelle invite notamment la Commission à préciser son point de vue sur les dispositions concernant les pays tiers qui ne semblent pas suivre les propositions de l’Esma. Selon la Commission, les régulateurs européens et non-européens devraient signer des accords de coopération juridiquement contraignants pour les deux parties. Une disposition très problématique voire impossible à mettre en œuvre si la réglementation stipule que ces accords de coopération impliquent que les régulateurs de pays tiers appliquent la loi européenne dans leurs territoires respectifs.
L’Agefi rapporte que deux arrêtés parus samedi au Journal officiel viennent de fixer les nouveaux taux de contribution des banques et des entreprises d’assurance aux frais de fonctionnement de leur tutelle, l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP). Ils passent de 0,60 à 0,63 pour mille de l’exigence minimale de fonds propres, côté banques, et de 0,12 à 0,15 pour mille du chiffre d’affaires, côté assureurs.Dans son rapport sur l’ACP publié fin 2011, la Cour des comptes relevait que les entreprises d’assurances contribuent cinq fois moins que les banques aux frais de leur tutelle : 25 millions d’euros en 2010 contre 120 millions, les mutuelles versant quant à elles 3,5 millions d’euros.
Suite à la chute de 29 % en une journée du Velocity Shares Daily 2x Long VIX Short-Term ETN de Credit Suisse, la Financial Industry Regulatory Authority (Finra) a annoncé qu’elle entame une enquête sur l’ensemble du segment des ETN, rapporte la Börsen-Zeitung.
Le constructeur américain General Motors détient désormais 7% du capital et 5,78% des droits de vote de PSA Peugeot Citroën, a indiqué le 2 avril l’Autorité des marches financiers (AMF). L’AMF indique que GM a acquis cette position via la souscription de 20,4 millions d’actions dans le cadre de l’augmentation de capital de Peugeot et d’autre part d’une acquisition hors marché, le même jour, de près de 4,4 millions d’actions auprès du constructeur français. Peugeot a dévoilé fin février une alliance stratégique avec GM qui prévoyait une entrée de GM dans son capital à hauteur de 7% et une augmentation de capital d’un milliard d’euros.
Un arrêté paru samedi augmente de 25% le taux de contribution des assureurs aux frais de contrôle de leur tutelle, et de 5% celui des banques. Une mesure destinée à rééquilibrer un financement qui pèse aujourd’hui près de cinq fois plus sur le secteur bancaire.
Le quotidien cite des sources proches des discussions au sein du conseil d’administration de la banque britannique, qui n’a pas encore pris de décision définitive, pour évoquer le versement le mois prochain d’un dividende de 350 à 400 millions de livres au bénéfice des détenteurs d’actions préférentielles. Le retour du dividende est selon le quotidien «l’un des nombreux obstaclessur la route du retour dans le privé» pour Royal Bank of Scotland, détenue à 82% par le gouvernement britannique. Le versement est espéré par les analystes, qui attendent un signal positif alors que l’interdiction émise par Bruxelles prend fin à la fin du mois d’avril.
Interrogé sur les attentes de la FFSA (Fédération française des sociétés d’assurances) concernant les propositions des candidats à l’élection présidentielle, Bernard Spitz, président, a appelé à la stabilité fiscale sur l’assurance vie. «Il faut que les règles arrêtent de changer toutes les cinq minutes», a-t-il déclaré, lors d’un déjeuner avec la presse spécialisée. «Aucun programme politique ne peut réussir s’il n’y a pas de prise en compte de l’épargne longue. Et aujourd’hui, le réservoir de l’épargne longue, c’est majoritairement l’assurance-vie», a-t-il rappelé. Bernard Spitz a indiqué dialoguer avec les différents partis politiques et doit rencontrer aujourd’hui Michel Sapin (PS). Bernard Spitz a par ailleurs indiqué qu’un changement des statuts de la FFSA devrait être annoncé «un peu avant le départ des deux vice-présidents» actuels, courant juin.
L’assureur américain, qui subit la pression de John Paulson en vue d’une scission, va racheter pour 2,43 milliards de dollars de dette et de warrants auprès de l’allemand Allianz. Il prévoit ensuite d’émettre de la dette senior et des obligations junior subordonnées dans le cadre d’une stratégie visant à améliorer sa flexibilité financière.
L’Autorité bancaire européenne (EBA) souhaiterait voir les banques du Vieux Continent se restructurer pour pouvoir se financer directement sur les marchés sans dépendre des liquidités à taux réduit de la Banque centrale européenne (BCE), et le régulateur entend proposer des mesures en ce sens à l’issue de ses réunions de mardi et mercredi.
Le Conseil européen du risque systémique, rattaché à la BCE, a estimé lundi dans un courrier à la Commission européenne que la réglementation en capital des banques doit laisser aux autorités nationales la capacité de resserrer «temporairement» ces règles, «avec des garde-fous». Un appui aux thèses de Londres, qui s’oppose à Paris et Bruxelles dans les discussions autour de la directive CRD4: la Grande-Bretagne souhaite aller bien au-delà du texte pour les banques britanniques, alors que le projet européen prévoit une harmonisation maximale des ratios de solvabilité.
Certaines des plus grandes banques européennes se préparent à rembourser le tiers de l’argent emprunté à la Banque centrale européenne (BCE) dans les 12 mois qui viennent, écrit le Financial Times lundi. UniCredit, BNP Paribas, Société Générale et la Caixa espagnole rembourseraient ainsi 80 à 100 milliards d’euros au total, ajoute le quotidien financier, qui cite des banquiers.
DBS Group Holdings, première banque d’Asie du sud-est, rachètera la banque indonésienne Danamon pour 7,24 milliards de dollars (5,43 milliards d’euros). Ce prix, qui représente une prime de 52%, a surpris certains investisseurs qui se demandent si DBS n’a pas surpayé son acquisition. Cette OPA, la quatrième plus importante dans le secteur bancaire en Asie, fera de DBS la cinquième banque en Indonésie. DBS rachètera la majeure partie des actions Danamon à Temasek Holdings, l’investisseur public de Singapour qui est également l’un des principaux actionnaires de DBS avec une participation de l’ordre de 29%, laquelle passera à 40% environ à l’issue de l’opération.
Message à tous les candidats Puisque notre pays est appelé à voter, le moment est venu pour tout un chacun de présenter ses doléances ou d’exprimer ses espérances. Le GEMA n’a pas vocation à intervenir dans les débats électoraux mais il est fondé à profiter de la période actuelle pour rappeler quelques vérités. Première vérité : le marché français des assurances met en concurrence trois familles d’opérateurs également dignes d'écoute et de considération. Ce sont les groupes cotés en bourse (français ou étrangers), les bancassureurs et le secteur mutualiste au sens large (mutuelles d’assurance et de santé et institutions de prévoyance). Deuxième vérité : dans une société où les citoyens se plaignent de ne pas être entendus, où les politiques critiquent l’accaparement du pouvoir par la technocratie, les mutuelles sont une des rares formes juridiques de société qui place les citoyens-consommateurs au coeur de la gouvernance de l’entreprise. Troisième vérité : dans une situation où un nombre croissant de foyers a toutes les peines du monde à boucler les fins de mois, les mutuelles font pression sur les prix et sur le rapport qualité/prix de l’assurance française. Quatrième vérité : si nos responsables politiques cherchent à retrouver des moyens et des marges d’action, ils doivent savoir que les mutuelles sont, dans tous les pays du monde où elles opèrent, proches des gens et donc sensibles à l’intérêt général. Aux responsables politiques de créer avec elles des partenariats publics-privés, s’ils le veulent.
Joe Linhares, CEO de BlackRock pour l’Europe, a souhaité vendredi que la règlementation européenne impose une séparation plus nette entre les promoteurs d’ETF utilisant des dérivés (synthétiques) et les fournisseurs de ces dérivés (swaps), ce que l’AEMF a laissé de côté dans ses propositions de fin janvier, rapporte le Handelsblatt.Par ailleurs, Joe Linhares estime que le nom des ETF devrait permettre d'établir aisément s’il s’agit d’un ETF à réplication synthétique ou à réplication physique.Il critique aussi les propositions de l’AEMF qui visent à imposer les mêmes normes aux contreparties des prêts de titres et des swaps, alors que le portefeuille et le collatéral n’ont pas le même objectif : il s’agit dans le premier cas d'éviter que le portefeuille ne soit trop concentré alors que le collatéral sert à minimiser le risque de contrepartie.Enfin, le dirigeant de BlackRock réaffirme qu’il est nécessaire de signaler les ETF particulièrement complexes, ce qui n’est pas le cas de tous les produits de ce type qui recourent aux swaps. En revanche, les fonds à effet de levier et inversés devraient clairement être identifiés comme risqués.
Le directeur de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), Patrick Raaflaub, considère que des plaintes supplémentaires des autorités américaines contre des banques suisses sont difficilement évitables. Même sur fonds de solution politique dans le conflit fiscal Suisse/Etats-Unis, les banques devront négocier aussi individuellement, estime Patrick Raaflaub dans un entretien à la SonntagsZeitung.Berne et Washington peuvent seulement établir le cadre pour de tels accords individuels. Via des «Deferred Prosecution Agreements», les banques suisses peuvent obtenir la suspension des procédures. «Cela peut nécessiter des concessions douloureuses sous forme d’amendes et de modifications organisationnelles», note le directeur de l’Autorité fédérale de la Finma.
La présidente du Medef, Laurence Parisot, sans condamner le bonus différé de 16 millions attribué au président de Publicis, Maurice Lévy, a annoncé le 1er avril sur Europe 1 qu’elle avait demandé au comité d'éthique du Medef, avant même le déclenchement de la polémique, de « travailler sur un enrichissement du code Afep-Medef afin de le renforcer » et de tenir compte des nouvelles pratiques des entreprises. Trois sujets ont été identifiés dans le cadre de cette « refonte » . « Les rémunérations différées sur du très long terme », comme celle qui vient d'être attribuée à Maurice Lévy, d’abord. Le comité devra aussi plancher sur « les clauses de non-concurrence, qui sont en train de se développer » et « étudier le mécanisme du ‘‘say on pay’’ » .
Le ministère fédéral des Finances a confirmé vendredi que les Länder gouvernés par le SPD et les Verts ont décidé de s’opposer à l’adoption par le Bundesrat de l’accord sur la fiscalisation par la Suisse des avoirs allemands non déclarés, rapporte la Börsen-Zeitung.Les partis d’opposition reprochent au texte négocié entre Berlin et Berne d’une part qu’il préserve l’anonymat des personnes concernées et d’autre part qu’il prévoit des taux de prélèvement insuffisants. Cet accord comporte une période de rétroactivité sur dix ans et pourrait générer plusieurs dizaines de milliards d’euros de recettes fiscales pour l’Allemagne.
L’assureur américain envisagerait de racheter des prêts immobiliers qui seraient logés dans un nouveau véhicule d’investissement, selon le quotidien qui cite des propos du directeur général d’AIG. «Nous réfléchissons actuellement à un moyen potentiel d’acheter les prêts hypothécaires que nous assurons» indique ainsi Bob Benmosche. La filiale d’assurance hypothécaire d’AIG est le leader du marché.
DBS Group, basé à Singapour et contrôlé par Temasek, va prendre une participation de 67% dans la deuxième banque indonésienne Danamon pour environ 4,9 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros) afin de bénéficier de la forte croissance de ce pays émergent. Il envisage de racheter ultérieurement le solde du capital de sa cible.
Geniki Bank, filiale de la Société générale, a fait état d’un quasi doublement de sa perte nette en 2011. La banque, rachetée en 2004, a accusé l’an dernier une perte de 795,6 millions d’euros, après un résultat déficitaire de 411 millions sur l’exercice 2010. Les provisions pour créances douteuses de Geniki ont atteint 484 millions d’euros, avec une dépréciation de 288 millions d’euros de son portefeuille d’obligations souveraines grecques. La banque a expliqué ses pertes par la détérioration de la conjoncture en Grèce. L'économie grecque s’est contractée de 6,8% l’an dernier et devrait connaître en 2012 sa cinquième année consécutive de récession, tandis que le taux de chômage a grimpé à 21%. La participation de SocGen dans le capital de Geniki est passée en décembre à 99,05%, à la suite d’un appel de fonds de 431 millions d’euros visant à renforcer les fonds propres de la banque.