UFF a annoncé un produit net bancaire au premier trimestre 2012 en recul de 10% à 37,2 millions d’euros impacté en partie par un recul de 18% des commissions de placement à 14,9 millions d’euros. Le spécialiste de la gestion de patrimoine et distribution de produits financiers a fait état d’une collecte au premier trimestre 2012, de 168 millions d’euros, inférieure de 13% à celle du premier trimestre 2011. Toutefois, le groupe a qualifié cette évolution de contrastée. En effet, l’assurance vie a progressé de 11% porté par le lancement de nouveaux contrats, des rendements attractifs sur les fonds libellés en euros et une bonne adéquation des unités de compte. S’opposant à ces bons résultats, la fin annoncée du dispositif Scellier a engendré un fort recul du marché locatif après deux années de forte activité. L’activité du premier trimestre de l’UFF s’en ressent avec une chute de 52% des ventes. Toutefois l’UFF considère que le marché de l’immobilier d’investissement continuera à présenter des opportunités intéressantes. La collecte nette d’UFF atteint 29 millions d’euros au premier trimestre gr??ce à une collecte nette de 36 millions d’euros en assurance vie alors que le marché annonce une collecte nette négative. La société a en outre enregistré un recul des rachats dans tous les secteurs d’activité de -23%. Par ailleurs, UFF a annoncé pour le second trimestre le lancement de plusieurs nouveaux produits, la poursuite de l’adaptation de son offre immobilière à la fin prochaine du dispositif Scellier. Dans la conjoncture actuelle, l’UFF dit veiller particulièrement à la maîtrise des frais généraux et à la bonne adéquation des ressources aux projets qui assureront sa croissance future : développement du réseau commercial, innovation produits, révision des process pour améliorer la productivité commerciale, ainsi que le projet UFF Entrepreneurs, une initiative forte sur le marché des CGPI.
Le Comité de Bâle a ouvert hier une consultation sur les exigences en capital qui sont liées aux activités de trading des banques, rapporte L’Agefi. Le régulateur souhaiterait d’abord revoir la différenciation entre le portefeuille bancaire (banking book) et le portefeuille de négociation (trading book). Le Comité considère notamment que «les exigences en capital pour le portefeuille de négociation sont devenues trop dépendantes des modèles internes des banques qui reflètent une vision privée des risques». Selon le régulateur, il faut donc exiger que toutes les banques calculent aussi leurs exigences en capital selon une approche «standard».
Les ministres des Finances de l’Union européenne sont parvenus jeudi matin à un accord de principe sur les nouvelles contraintes de fonds propres qui s’imposeront aux banques, rapporte Les Echos. L’accord n’a toutefois pas été avalisé définitivement du fait de l’opposition de la Grande-Bretagne.
Dans le cadre des enquêtes en responsabilités pénales liées à la crise financière, les autorités américaines s’intéresseraient à la vente d’un portefeuille de titres de créances hypothécaires nommé «Delphinus» réalisées par la banque japonaise Mizuho Financial Group pour un montant de 1,6 milliard de dollars, selon le journal qui cite des sources proches.
Certaines des banques européennes les plus importantes, telles que UBS ou RBS, seraient en train d’étudier la possibilité d’externaliser à certains fonds leurs activités de crédit aux petites et moyennes entreprises, selon le quotidien qui cite des sources bancaires. Babson Capital, Highbridge, BlueBay, ou Intermediate Capital figureraient parmi les fonds intéressés.
Bank of America pourrait se retrouver à payer des centaines de millions de dollars pour régler un litige avec plus de 1.000 anciens courtiers de Merrill Lynch qui réclament des arriérés de bonus consécutifs à l’opération de rachat par BoA en 2009, selon le journal qui cite des sources proches des négociations avec les avocats des plaignants.
L’assureur américain a dégagé un bénéfice net de 3,2 milliards de dollars ou 1,71 dollar par action au premier trimestre, après 1,3 milliard ou 31 cents par action au premier trimestre 2011. Hors exceptionnels, le BPA se monte à 1,65 dollar alors que le consensus Reuters attendait 1,12 dollar. La filiale d’assurance des biens, Chartis, a dégagé un profit d’un milliard contre une perte de 424 millions consécutive au séisme et au tsunami japonais.
Selon Reuters, la banque doit annoncer aujourd’hui à l’occasion de la publication de ses résultats du premier trimestre qu’elle terminera de rembourser la semaine prochaine les 164 milliards de livres de prêts d’urgence octroyés par le Royaume-Uni et les Etats-Unis. RBS est détenue à 82% par le gouvernement britannique.
Selon des données fournies par la Banque de Grèce, le financement apporté par la Banque centrale européenne aux banques grecques a diminué de 2,79 milliards d’euros, à 73,37 milliards, en janvier. Mais dans le même temps, le soutien exceptionnel à la liquidité de la banque centrale grecque a augmenté de 16,01 milliards d’euros. L’institut d’émission n’a pas livré de détails sur l’utilisation de la facilité par chacune des banques domestiques.
Réunis en assemblée générale, les actionnaires de l’assureur britannique ont rejeté le plan de rémunération qui leur a été présenté pour avis consultatif. Pour tenter de contrer la grogne actionnariale, le groupe avait indiqué lundi que le salaire du directeur général Andrew Moss ne serait pas augmenté de près de 5%, comme cela était prévu. Le patron de Barclays, Bob Diamond, s’était déjà retrouvé soumis à pareille pression la semaine dernière.
Sur les trois premiers mois de l’année, la banque a indiqué avoir cédé pour 6,4 milliards d’euros d’actifs. Ce montant intègre pour 1,5 milliard d’euros d’actifs toxiques et pour 4,9 milliards de cessions dans les activités de financement et de conseil. Ces dernières ont généré pour 226 millions d’euros de dépréciations sur le trimestre. Au bout du compte, la Société Générale a fait part d’un résultat net de 732 millions d’euros, en repli de 20,1%, mais avec une bonne activité dans le trading, notamment de taux et change. Le groupe a confirmé son objectif de ratio de solvabilité CET 1 sous Bâle 3 compris entre 9% et 9,5% fin 2013. A fin mars, son ratio en normes Bâle 2.5 atteignait 9,4%.
Le réassureur Scor a annoncé jeudi un résultat net en fort redressement au premier trimestre 2012, à 104 millions d’euros contre une perte de 80 millions un an plus tôt alors que le début d’année 2011 avait été marqué par plusieurs catastrophes naturelles. Le groupe a par ailleurs indiqué que ses capitaux propres s'élevaient à 4,52 milliards, en hausse de 2,6%.
La banque a annoncé ce jeudi matin un bénéfice net inférieur aux attentes pour le premier trimestre 2012, pénalisé notamment par les pertes liées à des cessions de portefeuille dans le contexte de crise financière.
La pluralité au service de la démocratie Les débats présidentiels ont mis en doute le rôle des corps intermédiaires, au nombre desquels on peut compter les syndicats ou les organisations professionnels : écrans inutiles entre l’administration et les administrés ? Dangers pour la démocratie ? Auxiliaires du gouvernement et du législateur ? Il en est des syndicats professionnels comme du reste : ils ne sont ni bons, ni mauvais en eux-mêmes mais le deviennent par le rôle qu’on entend leur faire jouer. Un syndicat professionnel se justifie s’il sert de relais entre un secteur d’activité et la sphère publique. Il deviendrait dangereux s’il sortait de ce rôle de relais, d’intermédiaire pour se poser en instrument de pouvoir sur ses membres, de domination sur le marché, de concurrent ou de supplétif de l'État. Dans le secteur des assurances, ces dérives peuvent d’autant moins se développer ou se prolonger que les organisations professionnelles sont plurielles, diverses et qu’elles défendent des conceptions souvent opposées. Aucune d’elles ne peut prétendre parler, discuter voire signer au nom de l’ensemble du secteur. La pluralité des organisations oblige l'État et les organisations à opérer dans un cadre et dans une relation que l’on peut juger gagnante pour tout le monde, y compris pour le consommateur d’assurance.
Depuis la semaine dernière, l’Autorité des services et marchés financiers (FSMA) a mis le public en garde contre les activités de Micron Associates, une société qui prétend fournir des services d’investissement. «Micron Associates ne dispose pas en Belgique d’un agrément en qualité d’entreprise d’investissement. Elle n’est donc pas autorisée à fournir des services d’investissement en Belgique ou à partir du territoire belge», précise le régulateur qui déconseille d’effectuer tout versement sur un compte indiqué par cette société.Micron Associates prétend être établie en Espagne, Moll de Barcelona s/n, edificio Este 8 planta, World Trade Center Barcelona.
Les fichiers volés à la banque HSBC ont été manipulés par la police française avant d'être restitués à la Suisse. Des modifications ont donc été apportées entre le moment où les fichiers ont été récupérés par la France et leur restitution aux autorités suisses, selon «Le Nouvel Observateur»."L’analyse du matériel par la Police judiciaire fédérale a démontré que des données avaient été modifiées puisqu’il existait des différences entre le contenu des divers fichiers transmis par les autorités françaises, alors qu’ils auraient dû être en tous points semblables», a indiqué le ministère public de la Confédération (MPC), confirmant une information du «Nouvel Observateur». Le MPC avait requis de Paris une copie intégrale («forensique») des données informatiques saisies en France. Contrairement à la pratique criminelle en milieu informatique, il a reçu une simple copie des disques durs saisis, sans empreinte numérique permettant d’attester l’intégrité des données, a expliqué la porte-parole du MPC. La liste avait été dérobée en 2007 par Hervé Falciani, alors informaticien de HSBC Private Bank à Genève. Il avait remis ces fichiers aux autorités fiscales françaises et au procureur de Nice Eric de Montgolfier. La justice française avait saisi les données en janvier 2009, mais l’affaire n’avait éclaté au grand jour qu’en décembre 2009, provoquant une crise entre la Suisse et la France. Paris avait finalement accepté de restituer les documents.
La Finra (Financial Industry Regulatory Authority) américaine a sanctionné Citigroup, Morgan Stanley, UBS et Wells Fargo à hauteur de 9,1 millions de dollars pour avoir vendu de manière inappropriée des ETF inversés et à effet de levier, rapporte Dow Jones Newswire. L’amende en elle-même représente plus de 7,3 millions de dollars. En outre, le régulateur demande aux établissements financiers concernés de restituer 1,8 million de dollars à certains clients.La Finra a estimé que, entre janvier 2008 et juin 2009, les banques n’avaient pas mis en place des systèmes de contrôle adéquats pour surveiller la vente d’ETF inversés et à effet de levier, et qu’elles n’avaient pas conduit des due diligence adéquates concernant les risques et caractéristiques de ces produits. En conséquence, les établissements n’avaient pas de base suffisante pour recommander les ETF à leurs clients. En outre, les représentants des quatre acteurs bancaires ont émis des recommandations inadaptées sur les ETF à effet de levier et inversés à certains clients ayant des objectifs d’investissement et/ou des profils risques/rendements conservateurs. Chacun des quatre établissements a vendu pour des milliards de dollars ces ETF aux clients, rappelle la Finra.Détail des sanctions :Wells Fargo : 2,1 millions de dollars d’amende et 651.489 dollars de restitutionCitigroup : 2 millions de dollars d’amende et 146.431 dollars de restitutionMorgan Stanley : 1,75 million de dollars d’amende et 604.584 dollars de restitutionUBS : 1,5 million de dollars d’amende et 431.488 dollars de restitution
Le sommet des ministres des Finances convoqué hier à Bruxelles sur la transposition dans l’UE de Bâle III aura duré, contre toute attente, toute la journée, soulignant les divisions des Européens, rapporte Les Echos. La proposition de la Commission européenne prévoit que le taux de fonds propres « durs » des banques rapportés à leurs actifs passent à terme de 2 % à 7 %. Mais cette proposition est jugée trop laxiste par une coalition regroupant la Grande-Bretagne, la Suède et certains pays d’Europe de l’Est, qui réclament de pouvoir demander plus de fonds propres à leurs banques.
Targobank, la filiale du groupe en Allemagne, a retrouvé en 2011 une croissance de ses encours, mais au prix de sacrifices sur sa marge. Les promotions consenties aux clients, tant sur les crédits que sur les dépôts, ont entraîné une baisse des revenus, compensée par celle des charges.
Le quotidien souligne que le groupe bancaire doit annoncer aujourd’hui «la réorganisation de ses pôles d’activités». Il s’agirait pour le Crédit Mutuel Arkéa d’«accélérer encore (l)e développement commercial dans le domaine du «B to B» (entreprise à entreprise)». Un cinquième pôle métiers va être créé, avance le quotidien, baptisé innovation et opérations. L’objectif serait de «dissocier les entités industrielles de celles dédiées à la distribution de services bancaires». Ce nouveau pôle regroupera particulièrement la direction des technologies, celle des études informatiques, des moyens de paiement, ainsi que la fonction achats du groupe.