Les deux plus grandes banques de Grèce, National Bank of Greece et Eurobank, s’apprêteraient à présenter des offres au Crédit Agricole pour le rachat de sa filiale locale Emporiki, rejoignant ainsi un autre candidat déclaré, Alpha Bank, selon Reuters qui cite des sources bancaires.
Un procureur grec a ordonné hier l’ouverture d’une enquête contre un dirigeant de la banque en difficultés sur des soupçons d'évasion fiscale et de blanchiment d’argent quelques jours après que la banque centrale a révélé qu’un dirigeant haut placé de la banque avait transféré des millions à l'étranger, selon Reuters. Au total, 72 milliards d’euros de dépôts sont sortis des banques helléniques depuis 2010, selon l’agence.
Le Trésor américain a indiqué hier avoir levé 750 millions de dollars supplémentaires grâce à la cession des actions d’AIG. L’Etat ne détient ainsi plus que 53% de l’assureur après la cession de 5 milliards de vendredi dernier à un prix de 30,50 dollars par action. L’action grimpait hier à 32,16 dollars.
La banque britannique pourrait perdre sa licence bancaire en raison d’une enquête menée contre elle aux Etats-Unis consécutive à des présomptions de relations d’affaires dissimulées avec le régime iranien. Standard Chartered aurait échafaudé un système grâce auquel au moins 250 milliards de dollars de transactions réalisées avec des entités liées au gouvernement iranien ont été camouflées.
L’assureur belge va souscrire des prêts arrangés par la banque française à hauteur de 2 milliards d’euros, dans un souci de diversification à l’aune de la crise des dettes souveraines en Europe. Ce montant représente plus de 3% de ses actifs investis au 30 juin. Par ailleurs, Ageas, qui publie des comptes supérieurs aux attentes, lance un programme de rachat d’actions.
Le gouvernement espagnol devrait approuver le 24 août les «lignes générales» de la structure de défaisance ou «bad bank» imposée en échange du plan européen d’aide à ses banques qui pourra aller jusqu'à 100 milliards d’euros, a annoncé le 5 août le ministre de l'économie Luis de Guindos.Dans un entretien accordé au journal ABC, le ministre explique qu'à cette date, «le gouvernement approuvera un décret où seront développés la majorité des engagements établis dans le MoU», le mémorandum sur l’aide aux banques signé avec ses partenaires de la zone euro fin juillet. «On y trouvera les lignes générales de fonctionnement des sociétés de gestion d’actifs, appelées communément mauvaises banques», explique-t-il. Le décret présentera également «une nouvelle régulation de la commercialisation de produits complexes, comme les participations préférentielles», des produits risqués qui ont été vendus à des centaines de milliers de petits épargnants en Espagne.
Gérard Rameix est nommé président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) par décret du Président de la République en date du 1er août 2012. Directeur général de la Commission des opérations de bourse en 1997, il est nommé secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers à sa création en 2003, poste qu’il occupera jusqu’en 2009. Depuis, Gérard Rameix était Médiateur national du crédit aux entreprises.
La Banque centrale européenne (BCE) a provisoirement évité une faillite de la Grèce en lui garantissant l’octroi de prêts d’urgence supplémentaires par la Banque centrale de Grèce, affirme le quotidien allemand Die Welt daté du 4 août.Le conseil des gouverneurs de la BCE a pris cette décision jeudi lors de sa réunion, ce qui devrait permettre à la Grèce d’assurer sa survie financière jusqu’en septembre, selon la même source. Le gouvernement grec devrait ainsi obtenir jusqu'à 4 milliards d’euros de fonds supplémentaires en attendant que la troïka des créanciers de la Grèce (Union européenne, BCE et Fonds monétaire international) ne décide du versement éventuel d’une nouvelle tranche d’aide en septembre, de plus de 31 milliards d’euros. La Banque de Grèce ne pouvait jusqu’ici accepter des bons du Trésor que dans une limite de 3 milliards d’euros mais la BCE a décidé d’accéder à son souhait de porter cette limite à 7 milliards d’euros, précise le quotidien.
La Banque centrale européenne (BCE), qui a reçu sa première certification environnementale en 2010, s’est récemment vu décerner une nouvelle certification conforme à la norme ISO14001 et au système de management environnemental et d’audit (Eco-Management and Audit Scheme, EMAS) de l’Union européenne. «Cette certification lui a été remise en reconnaissance de son engagement de long terme en vue d’une amélioration continue de sa performance environnementale, en particulier à travers la minimalisation de son empreinte écologique et de ses émissions de carbone», indique la BCE dans un communiqué publié le 3 août.
Au Conseil des Ministres du 1er août, le ministre de l'économie et des finances a présenté un projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation de la législation au droit de l’Union européenne en matière économique et financière. Ce projet de loi transpose trois directives européennes. Il est ainsi prévu de transposer la directive 2009/ 110/CE du 19 septembre 2009 sur la monnaie électronique, la directive 2010/78/CE du 24 novembre 2010, dite « Omnibus I », sur les compétences des autorités européennes de supervision des banques, des assurances et des marchés financiers, et la directive 2011/7/UE du 16 février 2011 sur la lutte contre les retards de paiement dans les transactions commerciales. Le texte fait suite à la création à l’automne 2010 des autorités européennes de supervision, à savoir l’Autorité bancaire européenne, l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles, l’Autorité européenne des marchés financiers et le Comité européen du risque systémique. Les échanges d’information entre les autorités de supervision nationales (Autorité de contrôle prudentiel et Autorité des marchés financiers) et ces autorités européennes sont accrues contribuant ainsi à l’efficacité de la supervision des acteurs financiers. En matière de supervision du secteur de l’assurance, le projet Omnibus 2 est toujours en cours de négociation en vue de la révision de Solvabilité II dont l’entrée en vigueur a été de ce fait décalée.
Gérard Rameix est nommé président de l’Autorité des marchés financiers par décret du Président de la République en date du 1er août 2012. Gérard Rameix, 60 ans, diplômé d'études supérieures de droit public et de l’Institut d'études politiques de Paris est un ancien élève de l’Ecole nationale d’administration (ENA) (promotion Pierre Mendès France, 1978). Il commence sa carrière à la Cour des comptes comme Auditeur (1978) puis Conseiller référendaire (1982). Détaché en qualité de Chargé de bureau à la Direction du budget du ministère des Finances, Gérard Rameix réintègre la Cour des comptes en 1984, puis est nommé Conseiller technique au cabinet du Premier Ministre de 1986 à 1988. Directeur des affaires industrielles (1989) puis des opérations financières et des investissements (1990) à la société Hottinguer Finances, il devient Président de la société Finindex en 1990. En 1993, Gérard Rameix est nommé Directeur de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés puis devient, en 1997, Directeur adjoint du cabinet du Premier Ministre. Directeur général de la Commission des opérations de bourse en 1997, il est nommé Secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers à sa création en 2003, poste qu’il occupera jusqu’en 2009. Depuis, Gérard Rameix était Médiateur national du crédit aux entreprises.
UniCredit et Intesa Sanpaolo ont publié vendredi des résultats trimestriels en repli respectivement de 67% (à 169 millions d’euros) et 37% (à 470 millions). Les deux géants bancaires italiens ont évoqué une progression des provisions pour créances douteuses. Les deux groupes affichent un ratio Core Tier 1 comparable et en progression sur le trimestre, de 0,1 point à 10,4% pour UniCredit et de 0,2 point à 10,7% pour Intesa Sanpaolo. Le même jour, S&P a annoncé l’abaissement des notes de crédit de Banca Monte dei Paschi di Siena, de BBB à BBB-, à un cran de la catégorie spéculative, ainsi que de Banca Carige qui a vu la sienne descendue de BBB- à BB+. S&P a également abaissé la note de Dexia Crediop, la branche italienne de financement de collectivités locales de la banque franco belge Dexia, à B+ contre BB auparavant. L’agence a en revanche confirmé les notes de Mediobanca, Intesa Sanpaolo et UniCredit à BBB+.
Le Trésor américain a cédé 164 millions d’actions détenues dans l’assureur pour un prix unitaire de 30,50 dollars, soit un montant total de 5 milliards de dollars. AIG a racheté ses propres actions à hauteur de 3 milliards. Une cession, orchestrée conjointement par Bank of America, Barclays, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, JPMorgan, Macquarie Capital, Morgan Stanley, UBS et Wells Fargo, qui permet à l’Etat de ramener sa part dans AIG de 61% à 55%. Ses actions ont clôturé en hausse de 1,6% vendredi à 31,34 dollars, au-dessus du prix d’équilibre pour le Trésor, de 28,73 dollars. Jeudi, l’assureur a fait état d’un résultat de 2,3 milliards au deuxième trimestre, contre 1,2 milliard un an plus tôt et 1,8 milliard au premier trimestre. «Jusqu’à présent, nous avons rendu 37 milliards de dollars aux Américains», a indiqué Robert Benmosche, le directeur général d’AIG.
La banque en ligne, filiale de la Société Générale, envisage d’annoncer à la rentrée de septembre la création d’un opérateur télécoms à l’image de LaPoste Mobile ou de Virgin Mobile et de commercialiser des forfaits téléphoniques en louant le réseau d’Orange ou de SFR, selon Le Journal du dimanche qui cite des sources proches.
Le bras financier du géant de la distribution va offrir des crédits hypothécaires à ses clients qui possèdent au moins 20% de la somme en dépôts à des taux de 3,19% sur deux ans et de 4,69% sur 5 ans. Nationwide offre un taux à 4 ans de 2,89% avec une commission de 999 livres et RBS/Natwest de 2,95% à 5 ans avec une commission de 2.495 livres.
L’assureur britannique chercherait à ouvrir une filiale d’assurance vie en Pologne et n’attendrait plus que le feu vert des autorités de la concurrence, selon le Financial Times. «La Pologne est un pays qui nous offre des opportunités de jouer de nos forces tant sur le plan des produits que de la distribution», a indiqué le groupe au quotidien. Le groupe envisagerait également de se tourner vers le Moyen-Orient.
Industrial & Commercial Bank of China prévoit de renforcer ses activités de banque de détail de 15% à 30% par an sur les trois prochaines années à Hong Kong, afin de rejoindre la taille des grands sur ce marché dominé par HSBC. «Nous souhaitons nous transformer d’un prêteur de moyenne traille en un prêteur de grande taille», a indiqué le directeur général adjoint d’ICBC, Ying Weiyun.
La banque a creusé ses pertes entre les premier et deuxième trimestres et a perdu 1,17 milliard d’euros au cours des six premiers mois de 2012 en raison de ses cessions. Robert de Metz et Karel de Boeck remplacent Jean-Luc Dehaene et Pierre Mariani.
Les deux géants de l’assurance ont agréablement surpris les analystes en publiant des comptes trimestriels supérieurs à leurs attentes. Axa confirme son développement vers des activités moins exposées aux marchés financiers (prévoyance, santé, dommage). Allianz a lui, au contraire, compensé ses mauvaises performances en dommages par une croissance soutenue en gestion.
Une gérante de fonds de Nordea en Suède a été condamnée pour avoir vendu les actifs de deux clients et transféré l’argent sur son compte, rapporte la publication sudéoise juridique Dagens Juridik. L’employée aurait détourné 648.000 couronnes. La femme a reconnu les faits et avoué qu’elle avait dérobé l’argent car elle et son mari avaient des difficultés à régler leurs factures mensuelles.
Dans le cadre de son plan stratégique, l’AMF s’est engagée à clarifier le champ et la portée de sa doctrine extériorisée ainsi qu’à mieux structurer son processus d’élaboration et sa présentation. Lors du retraitement du stock de doctrine extériorisée, l’AMF a été conduite à préciser la portée de neuf documents suivants : - Position – recommandation AMF n° 2003-01 - Transmission d’informations privilégiées préalablement à des opérations de cession de participations significatives dans des sociétés cotées sur un marché réglementé (« procédures dites de data room »)- Position AMF n° 2004-04 - Communications portant sur des données financières estimées- Position AMF n° 2004-07 - Les pratiques de market timing et de late trading- Position – recommandation AMF n° 2007-10 - Obligation d’information sur la date de détachement du dividende- Position AMF n° 2008-10 - Modification des caractéristiques des bons de souscription d’actions (BSA)- Position AMF n° 2009-14 - Information financière diffusée par les sociétés en difficulté- Position – Recommandation AMF n° 2009-15 - Guide relatif à la commercialisation des emprunts obligataires auprès des clients non professionnels- Position AMF n° 2009-22 - Questions-réponses sur les interventions pour compte propre des prestataires de services d’investissement en période d’offre publique- Position – recommandation AMF n° 2010-18 - Présentation des éléments d’évaluation et des risques du patrimoine immobilier des sociétés cotéesLes différentes positions-recommandation peuvent être consultées en cliquant sur le lien suivant : http://www.amf-france.org/affiche_actu.asp?lang=fr&Id_Tab=0
L’AMF vient de mettre à jour sa recommandation de 2004 sur le market timing et le late trading. Cette mise à jour vise essentiellement à mettre en conformité le dispositif avec les nouvelles dispositions règlementaires et apporte notamment quelques précisions sur : l’importance des procédures à mettre en place par les sociétés de gestion pour éviter ces pratiques; le rôle du centralisateur pour empêcher les opérations de late trading. Le texte, en application des nouveaux articles 411-65 et 411-67 du règlement général de l’AMF précise que le centralisateur reste responsable y compris lorsqu’il délègue tout ou partie de sa mission à un tiers. Le texte est maintenant qualifié de position. Toutefois, cette évolution ne semble pas avoir de portée réelle dans la mesure où le texte de 2004, s’il était alors qualifié de simple recommandation, était déjà largement rédigé sous une forme impérative. Pour lire la suite : cliquez ici
Le gouvernement britannique n’a pas de projet pour nationaliser complètement Royal Bank of Scotland, dont l’Etat détient déjà 82%, selon Reuters dont les sources proches contredisent une information relayée hier par le Financial Times. Le quotidien croit savoir que tel est le souhait de certains hauts fonctionnaires afin d’encourager plus directement le crédit aux entreprises. Cette option coûterait tout de même 5 milliards de livres aux finances publiques.