La Banque des règlements internationaux (BRI) a décidé de créer un groupe de travail pour examiner le dossier du Libor, après la découverte de manipulations de plusieurs taux interbancaires, notamment du Libor et de l’Euribor, a-t-elle annoncé dans un bref communiqué publié le 10 septembre."Les gouverneurs de la BRI se sont mis d’accord pour créer un groupe de hauts responsables chargés d’examiner ce dossier et de consulter le marché afin d’alimenter le débat coordonné par le Conseil de stabilité financière», a précisé Mervyn King, gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), dans le communiqué. Le scandale du Libor a éclaté le 27 juin, lorsque la banque britannique Barclays a révélé qu’elle allait payer environ 360 millions d’euros pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain dans une affaire de manipulation des taux interbancaires Libor (britannique) et Euribor (européen). Depuis, le scandale du Libor s’est étendu à d’autres banques et des enquêtes ont été ouvertes dans plusieurs pays. Aux Etats-Unis, l’Etat de New York a assigné sept banques à comparaître, dont JPMorgan Chase et Barclays, dans le cadre de leurs enquêtes sur les manipulations de taux d’intérêt entrant dans la composition du Libor. Citi, UBS, HSBC, RBS et Deutsche Bank font aussi partie des banques auxquelles les ministres de la Justice des deux Etats ont demandé des documents pour leur enquête. La Commission européenne a quant à elle lancé le 5 septembre une consultation pour déterminer si elle doit légiférer sur la formation des indices servant de référence dans les contrats, notamment financiers, à la suite du scandale du Libor.Par ailleurs, L’Agefi rappelle dans l’édition de ce jour que la Global Financial Markets Association (GFMA), qui regroupe les grandes banques de Wall Street et de la City, a publié le 7 septembre ses «principes» pour l'élaboration de benchmarks financiers. «Tous les indices financiers d’une importance systémique doivent être soumis à une surveillance réglementaire» a précisé l’association qui distingue le cas où le promoteur d’un indice ou un participant est déjà soumis lui-même à la surveillance du régulateur - il devra alors s’assurer que les standards édictés par la profession ont bien été adoptés – et le cas contraire - la GFMA propose alors que ces principes soient mis en oeuvre par voie administrative ou réglementaire.