Selon L’Agefi, Bercy envisagerait de raboter et non plus de supprimer l’avantage fiscal lié à la déduction des intérêts d’emprunt pour les entreprises lors d’un achat de titres de participations. Au lieu d'être déductibles à 100%, les intérêts ne le seraient plus que partiellement, à hauteur probablement de 80%. Cette suppression qui devait rapporter 4 milliards d’euros avait été jugée «désastreuse» par le patronat qui notait cet été que le dispositif permet la croissance externe de nombreuses entreprises, notamment de taille intermédiaire.
Le régulateur américain des caisses d'épargne (NCUA) a assigné en justice le 6 septembre une filiale du groupe suisse UBS, l’accusant de «fausses déclarations» lors de la vente de 1,1 milliard de dollars de titres adossés à des prêts immobiliers.UBS Securities avait cédé ces produits à US Central Federal Credit Union et Western Corporate Federal Credit Union, deux caisses d'épargne qui ont par la suite fait faillite, précise l’Administration nationale des caisses d'épargne dans un communiqué. Selon la NCUA, qui a déposé sa plainte devant un tribunal du Kansas, UBS Securities a fait «de nombreuse fausses déclarations et omissions de faits matériels dans la documentation de présentation des actions vendues» aux deux organismes, leur faisant «croire que le risque de pertes était minimal alors qu’en fait il était important».
Le groupe basé aux Bermudes a fait part de son intention de racheter les activités canadiennes et américaines d’assurance vie de HSBC Finance, une filiale de HSBC Holdings. Ces activités ont la particularité de ne plus faire souscrire de nouveaux contrats. Le montant de la transaction s’élève à 181 millions de dollars. Enstar est soutenu par J. Christopher Flowers et GS Capital Partners.
L’assureur hypothécaire a indiqué avoir enregistré près de 120 millions de dollars de plus-values nettes sur son portefeuille de titres financiers, lui permettant d’améliorer son profil de risque. Cette annonce a fait bondir l’action Radian de 15%. Le groupe a en outre déclaré qu’il avait comptabilisé 3,75 milliards de dollars de nouvelles souscriptions en août.
La Banque postale étudie plusieurs dossiers d’acquisition dans la banque privée en vue de renforcer son offre haut de gamme, a déclaré son président du directoire Philippe Wahl. Le dirigeant a ajouté espérer être en mesure d’annoncer une opération «le plus vite possible».
American International Group (AIG) a annoncé la vente partielle de sa participation dans l’assureur asiatique AIA, une opération qui devrait lui permettre de racheter jusqu'à cinq milliards de dollars de ses propres actions au Trésor américain. Le placement de 600 millions de titres AIA pour un montant susceptible d’atteindre deux milliards de dollars est lancé deux jours seulement après l’expiration de la période de «lock-up» qui a suivi la cotation d’une partie du capital d’AIA, troisième assureur d’Asie, en mars.
La Coface, qui cherche à revenir en Bourse, a publié jeudi des résultats semestriels en hausse après avoir achevé le recentrage de ses activités sur l’assurance-crédit. La filiale de Natixis a dégagé un bénéfice net de 68 millions d’euros entre janvier et juin, en hausse de 22,5% sur un an et de 7% hors coûts de restructurations du premier semestre 2011. Le résultat opérationnel courant progresse de 25,8% à 97 millions d’euros et le chiffre d’affaires augmente de 5,8% à 808 millions d’euros.
Patrick Renouvin, directeur délégué de la banque de détail à l’international de la Société Générale, s’apprête à rejoindre la Banque Postale en tant que directeur des systèmes d’information, a appris L’Agefi de sources proches des deux groupes. L’annonce devrait être officialisée dans les prochains jours. Né en 1959, Patrick Renouvin a débuté sa carrière comme consultant informatique puis a été, entre 2001 et 2008, directeur général adjoint du Crédit du Nord en charge des systèmes d’informations et des opérations. Avec le départ en retraite de son patron historique, Jean-Louis Mattei, remplacé par Jean-Luc Parer, le pôle de banque de détail à l’international de la Société Générale vient donc de voir partir ses deux hommes forts.
Selon la Banque de France, la production de crédits à l’habitat a légèrement augmenté en juillet (8,4 milliards d’euros après 7,8 milliards). Le flux de crédits nouveaux de trésorerie aux ménages, qui incluent les entrepreneurs individuels, s’est en outre légèrement redressé (4,3 milliards d’euros après 4,1 milliards). Le taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat a encore diminué (3,80% pour ceux à taux fixe et à plus d’un an).
Saisi par le syndicat Sud BPCE, le Tribunal de grande instance de Lyon a jugé le 4 septembre que l’organisation de la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes, fondée sur le «benchmark», «compromet gravement la santé des salariés» et contrevient au droit du travail. L’arrêt fait défense à la banque d’y avoir recours, sans toutefois fixer d’astreinte. Mise en place en 2007, ce système consiste à mettre en concurrence quotidienne chaque agence et chaque commercial de la CERA, sans qu’aucun objectif officiel ne leur soit communiqué. «Il entraîne des pratiques abusives faisant passer la performance avant la satisfaction de la clientèle», juge le TGI dans son arrêt. La plupart des caisses l’ont aujourd’hui adopté, indique Sud. Et pour cause: son inspirateur, l’ex-patron de la CERA, Olivier Klein, coiffe aujourd’hui la banque de détail chez BPCE. La Caisse d’Epargne lyonnaise a décidé de faire appel de cette décision.
Le vice-ministre grec des Finances, Christos Staikouras, a indiqué à un comité parlementaire que les banques du pays avaient enregistré un afflux net de dépôts de 7 à 8 milliards d’euros depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition née des élections du 17 juin. L’hypothèse d’une victoire de la gauche radicale opposée aux conditions de l’aide internationale avait suscité une vague de retraits.
Robert Sinche, responsable mondial de la stratégie sur les changes a quitté la banque britannique pour «poursuivre des activités extérieures», a indiqué le groupe. Agé de 60 ans, il avait rejoint RBS en 2010 en provenance de Lily Pond Capital Management, fort d’une expérience de plus de 30 ans sur le marché des changes. Il avait précédemment travaillé pour Bank of America, Citi, Prudential Investment ou encore Bear Stearns.
Alors qu’elle doit s’introduire en Bourse en octobre, la filiale d’assurance de Royal Bank of Scotland prévoit de supprimer près de 900 postes afin d’atteindre son objectif annuel de 100 millions de livres d’économies. RBS doit céder Direct Line d’ici fin 2014 afin de satisfaire aux exigences de l’Union européenne en matière d’aides publiques.
Le groupe en avait hérité à la suite de la cession d'ING Direct USA. Avec la vente d'ING Direct Canada fin août, il gagne 82 points de ratio prudentiel
Le bancasseur néerlandais vend sa participation de 9% dans Capital One pour 3 milliards de dollars. Il en avait hérité à la suite de la cession d’ING Direct USA à l'établissement américain l’année dernière. Avec la vente d’ING Direct Canada fin août, il gagne 0,82 point de ratio de capital.
Cetelem Russie est désormais dans le giron de la principale banque commerciale du pays. Son directeur Philippe Bezieau «se voulait enthousiaste hier à Moscou» selon le quotidien à l’occasion de la finalisation de l’accord de coentreprise détenue à 70% par Sberbank. Le dirigeant évoque en effet un objectif de 25% de part de marché du crédit à la consommation d’ici trois ans, contre 4,5% aujourd’hui.
La banque américaine devrait lancer une activité de financement des échanges de matières premières, comblant ainsi le vide laissé notamment par BNP Paribas et le Crédit Agricole qui cherchent à limiter leur exposition au dollar, selon le quotidien. Et John Ahearn, responsable chez Citi, de cinfier au journal que l’activité débutera par des financements énergétiques, avant de passer aux métaux.
La division de gestion de fortune privée du groupe bancaire australien serait sous le coup d’une enquête de la part de la commission des opérations de Bourse du pays qui la soupçonne d’avoir manqué de transparence dans l’information qu’elle a le devoir de fournir à ses clients, selon l’Australian Financial Review qui ne cite pas de source.
L’opérateur boursier Deutsche Börse salue l’initiative du gouvernement allemand de vouloir réglementer le négoce d’instruments financiers piloté par des algorithmes, rapporte Les Echos. Le groupe d’Eschborn a déjà encadré à sa manière le trading haute fréquence, avec des premiers résultats encourageants.« Nous avons déjà des mécanismes de protection efficaces dans le négoce. Le projet du gouvernement fédéral s’attaque à plusieurs points importants, par exemple l’identification des algorithmes et le fait que les participants qui se livrent au négoce de haute fréquence programment leurs ordinateurs de manière correcte », explique Frank Gerstenschläger, membre du directoire de Deutsche Börse et responsable de la plate-forme de transactions Xetra.
Tobias Pross, directeur de la distribution institutionnelle, a annoncé le 5 septembre qu’Allianz Global Investors (AGI) va offrir à partir de décembre à ses clients une possibilité de réduire le risque de contrepartie sur les dérivés non cotés (OTC derivatives) : les transactions effectuées dans ce domaine à partir des portefeuilles de la clientèle transiteront par une contrepartie centrale. De la sorte, AGI permettra aux investisseurs de bénéficier avec quelque avance de la protection prévue par le règlement communautaire EMIR (European Market Infrastructure Regulation) censé entrer en vigueur courant 2013.
Suite à la récente manipulation du Libor, la Commission européenne a annoncé le 5 septembre le lancement d’une consultation ouverte jusqu’au 15 novembre pour inviter les parties intéressées à commenter les éventuelles nouvelles règles pour la production et l’utilisation d’indices servant de référence dans les contrats financiers et autres.Selon le commissaire en charge du marché intérieur et des services, Michel Barnier, «les enquêtes internationales en cours concernant la manipulation des taux du Libor ont mis en évidence un nouvel exemple de comportements inacceptables de la part des banques. Des doutes sur l’exactitude et l’intégrité des indices peuvent miner la confiance du marché, provoquer des pertes importantes pour les consommateurs et les investisseurs et fausser l'économie réelle. Il est donc essentiel que des mesures soient prises pour assurer l’intégrité et le processus d'établissement des indices de référence. La Commission a agi rapidement pour modifier ses propositions législatives sur les abus de marché. Cependant, la seule modification du régime de sanctions ne suffit pas: un travail plus large est nécessaire pour réglementer la façon dont les indices sont compilés, produits et utilisés».La consultation, elle, couvre l’ensemble des indices de référence, non seulement ceux liés aux taux d’intérêt comme le LIBOR, mais aussi les indices des prix de l’immobilier et des matières premières par exemple, et elle cherche à identifier les éventuelles lacunes à chaque étape de la production et de l’utilisation de ces indices.L’objectif ultime est d’assurer l’intégrité des indices de référence. Toutes les options sont sur la table, mais toute solution doit garantir que les indices ne sont pas soumis à des conflits d’intérêts, qu’ils reflètent la réalité économique qu’ils sont destinés à mesurer et qu’ils sont utilisés à bon escient.
Le nombre d’anges déchus, autrement dit d’entreprises dont la note est passée de la catégorie d’investissement à la catégorie spéculative, s’est inscrit à 30 au deuxième trimestre contre 6 au trimestre précédent et 25 un an plus tôt, selon l’agence d'évaluation financière Moody’s qui propose un nouveau rendez-vous trimestriel sur les évolutions de notation des émetteurs corporate en catégorie d’investissement. Moody’s relève que 26 des anges déchus du deuxième trimestre, soit 87% du total, étaient basés en Europe, ce qui a porté le taux d’anges déchus en Europe à 3,3% contre 0,8% au premier trimestre 2012.Ce taux est de seulement 0,1% en Amérique du Nord et de 0,0% en Asie, le taux au niveau mondial étant de 1,2% contre 0,2% au premier trimestre. Moody’s estime toutefois que le taux des anges déchus devrait tomber à 0,8% au troisième trimestre, avec des taux de 0,5% en Amérique du Nord, de 0,2% en Asie et de 1,6% en Europe.L’amélioration significative du taux européen serait liée à la stabilisation des perspectives pour le secteur financier à l’origine des mauvais résultats du deuxième trimestre. Seulement 12% des établissements du secteur financier sont sous surveillance négative au terme du deuxième trimestre, contre 55% à la fin du premier trimestre 2012.
La Financial Services Authority (FSA), l’autorité britannique des marchés financiers, a donné 18 mois aux banques domestiques pour mettre un terme à des pratiques commerciales encourageant la souscription de produits financiers de manière inappropriée. Si elles n’obtempèrent pas, elles pourraient affronter des «mesures intrusives», a prévenu la FSA.
La Société Générale coopère avec les autorités américaines chargées de l’enquête sur le scandale de manipulation de taux d’intérêt tout en poursuivant son enquête interne, a déclaré son PDG Frédéric Oudéa en marge d’une conférence financière à Francfort. Il a ajouté que l’enquête interne ouverte par la Société générale sur ce dossier prendrait du temps et s’est refusé à préciser quand elle pourrait être achevée.
Alors qu’elle doit s’introduire en Bourse en octobre, la filiale d’assurance de Royal Bank of Scotland prévoit de supprimer près de 900 postes afin d’atteindre son objectif annuel de 100 millions de livres d’économies. Environ 500 postes sont basés à Stockton-on-Tees, le reste étant disséminé sur tout le territoire, précise Bloomberg. RBDS doit céder Direct Line d’ici fin 2014 afin de satisfaire aux exigences de l’Union européenne en matière d’aides publiques.
BNP Paribas annonce le lancement d’une offre d’obligations à échéance 2015 échangeables en actions Pargesa Holding d’un montant d’environ 325 millions d’euros susceptible d'être porté à un montant maximum d’environ 375 millions. Le produit de l’offre sera utilisé pour les besoins généraux de financement du groupe, précise la banque. Les obligations seront émises avec une maturité de 3 ans et porteront intérêt à un taux annuel compris entre 0,00% et 0,25% payable annuellement à terme échu.
La maison de courtage nippone va combiner ses deux plates-formes actions en Europe, Instinet et Nomura International, afin de rationaliser ses coûts. Des détails devraient être communiqués demain, a indiqué une source au fait du dossier citée par Reuters. Nomura a racheté Instinet en 2006 à Silver Lake pour 1,2 milliard de dollars.
Moody’s a estimé que le secteur bancaire aux Etats-Unis était plus solide mais a maintenu sa perspective négative sur ce secteur au regard d’une situation économique morose dans le pays et en Europe. Nombre d’établissements risquent une rechute si la situation économique devait se dégrader, selon Moody’s, qui avance que les soucis issus de la crise ne seront pas réglés avant plusieurs années.
Le groupe néerlandais a annoncé la cession de la totalité de sa participation de 9,3% dans l’américain. Une participation issue de la vente d’ING Direct USA, finalisée en février dernier, et dont la valorisation est voisine de 3 milliards de dollars. Les détails de l’offre publique menée par BoA Merrill Lynch, Morgan Stanley et Citigroup, sont attendus aujourd’hui.