La banque britannique Barclays a annoncé le 31 octobre qu’elle faisait l’objet de deux nouvelles enquêtes réglementaires aux Etats-Unis, ce qui risque de compliquer son retour en grâce après une série d’affaires, dont le retentissant scandale du Libor cet été, qui ont terni sa réputation.La banque a indiqué coopérer aux Etats-Unis avec le département de la Justice (DoJ) et les autorités boursières (SEC) dans une enquête relative à une possible infraction à la loi sur la corruption de responsables étrangers, dans une affaire qui fait déjà l’objet d’investigations au Royaume-Uni.L’Autorité des services financiers (FSA) et l’Office britannique de lutte contre la délinquance financière (SFO) britanniques s’intéressent en effet aux conditions financières de sa levée de fonds auprès d’investisseurs moyen-orientaux, qui lui avait évité de faire appel à l’aide de l’Etat en 2008, en peine crise financière.Barclays a annoncé mercredi une autre enquête, concernant cette fois son activité de courtage d'énergie dans l’Ouest des Etats-Unis, entre fin 2006 et 2008. Le groupe indique vouloir se défendre «vigoureusement» dans ce dossier. «Nous avons beaucoup à faire pour rétablir la confiance», a reconnu le directeur général Antony Jenkins, qui a été nommé fin août pour succéder à Bob Diamond à la suite du scandale des manipulations du taux Libor.Cette affaire a éclaté fin juin, quand Barclays a révélé qu’elle allait payer 290 millions de livres pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain dans une affaire de manipulation des taux interbancaires britannique Libor et européen Euribor entre 2005 et 2009.