Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après la plainte contre X d’une actionnaire de la Société Générale sur des soupçons de manipulation du taux interbancaire Libor, a-t-on appris lundi de source judiciaire, confirmant une information parue sur le site de Paris Match. Cette plainte ne cite pas seulement cet établissement mais l’ensemble des grandes banques internationales – Barclays, UBS, JP Morgan Chase, Crédit Suisse, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, HSBC etc.. – qui participent, chaque jour, au calcul du Libor et ont des activités en France, précise Paris Match.L’enquête ouverte en septembre a été confiée à la brigade financière. La plainte déposée fin juillet visait des faits de «manipulation des cours» et «entente sur la fixation des taux interbancaires», avait alors indiqué l’avocat de la plaignante, Me Frederick-Karel Canoy. L’avocat avait estimé que des traders de la Société générale étaient «impliqués» dans le scandale du Libor et que la manipulation avait eu «des incidences sur le cours de l’action». Le scandale du Libor a éclaté fin juin, lorsque Barclays a révélé qu’elle allait payer environ 350 millions d’euros pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain sur la manipulation du Libor et de l’Euribor, son équivalent européen. Des enquêtes sur l’affaire du Libor ont été ouvertes dans plusieurs pays. Aux Etats-Unis, une quinzaine de banques, dont la Société générale, ont été citées à comparaître dans les Etats de New York et du Connecticut.