La Commission européenne s’est dite, vendredi dernier, attentive aux évolutions qui concernent l’Euribor, et particulièrement aux départs récents de certaines banques du panel. «L’intégrité des taux de référence est un élément crucial pour la fixation des prix de nombreux instruments financiers et contrats commerciaux et non commerciaux», a t-elle indiqué, «et toute défaillance peut entraîner des pertes pour les investisseurs, provoquer des distorsions de l’économie réelle et miner la confiance des marchés.» Aussi, suite aux récents événements, la Commission a rapidement proposé des mesures permettant de garantir l’intégrité des taux de référence. Elle va présenter, au cours du deuxième trimestre 2013, un nouveau texte législatif sur les taux de référence afin de mieux préciser les modalités d'élaboration de ces taux. Rappelant l’importance systémique des taux d’intérêt interbancaires de référence et les dommages causés par toute manipulation des taux sur les marchés et le grand public. La Commission, par la voix de Michel Barnier, le commissaire européen aux services financiers, a néanmoins rappelé que les marchés et le grand public avaient intérêt à ce que ces taux continuent d’exister. Aussi, s’inspirant des décisions prises par les autorités du Royaume-Uni concernant le Libor, la Commission a également indiqué dans un document de consultation que «toute banque qui envisagerait de cesser de contribuer aux panels doit, par conséquent, tenir compte du fait qu’elle pourra être contrainte à y participer de nouveau.» Avant de présenter sa proposition, Michel Barnier a précisé que l’Autorité européenne des marchés financiers et l’ABE seront sollicités pour commencer des travaux préparatoires visant à «identifier les banques qui, au vu de leur activité sur les marchés de prêts interbancaires, doivent être soumises à l’obligation de participer à l'élaboration des taux de référence».
En Europe, le taux de défaut des entreprises notées en catégorie spéculative s’est inscrit à 1,4% en janvier contre 1,8% en décembre ert 3,3% en janvier 2012, selon les chiffres communiqués par l’agence d'évaluation financière Moody’s.Aux Etats-Unis, le taux de défaut a reflué à 3% en janvier contre 3,3% en décembre 2012 et 2,3% en janvier 2012.Au niveau mondial, le taux de défaut des entreprises notées en catégorie spéculative, qui s’inscrivait fin janvier à 2,5%, pourrait s'établir selon Moody’s à 2,7% d’ici à la fin de l’année, un niveau qui serait bien en dessous de la moyenne de 4,3% observée depuis 1983.
Le PNB de la filiale de banque en ligne de la Société générale ressort à 201,5 millions d’euros sur l’année, contre 218,7 millions un an plus tôt, la hausse de 8% de l’activité bancaire ne parvenant pas à compenser la chute de 31% de l’activité courtage. Le résultat net part du groupe a, lui, reculé de 7% à 40,4 millions d’euros. Au quatrième trimestre, Boursorama a fait état d’un résultat net part du groupe en hausse de 13% à 11,6 millions d’euros et un produit net bancaire en recul de 2% à 50,8 millions d’euros.
Les ministres des finances de la zone euro planchent à nouveau sur la recapitalisation directe des banques par le MES. Les Etats nationaux garderont une partie du fardeau. Reste à savoir dans quelle proportion, et comment organiser le système sans vider les ressources du Mécanisme européen.
Le quotidien souligne que la banque britannique devrait dévoiler dans le cadre de son plan stratégique attendu demain un objectif de réduction des coûts annuels voisin de 2 milliards de livres. Soit une baisse de 10% de ces coûts. Ces coupes seront particulièrement sensibles dans certaines activités de la banque d’investissement en Asie, notamment sur les actions, ainsi que dans certaines activités de la banque de détail et d’entreprise en Europe, notamment en Italie. La banque devrait se résoudre à prévoir la suppression de 2.000 postes en banque d’investissement, «des milliers d’autres étant menacés» dans d’autres domaines, selon le quotidien.
Royal Bank of Scotland va verser à Stephen Hester un bonus de 780.000 livres (925.000 euros), différé depuis trois ans, selon le quotidien. Le directeur général de la banque doit recevoir ce bonus en actions accordé en 2010 en mars. RBS a récemment annoncé que les bonus étaient réduits pour contribuer à solder l’ardoise du Libor.
Le gouverneur de la Banque d’Italie, Ignazio Visco, a demandé samedi que les autorités de régulation du secteur bancaire aient le pouvoir d’intervenir pour renvoyer des dirigeants indélicats, tout en défendant le rôle de son institution dans la surveillance de la banque Monte dei Paschi di Siena. Les dirigeants de l'établissement et la banque centrale italienne tentent de sortir de la phase de gestion de la crise et pensent pouvoir mettre en place le plan de sauvetage de 3,9 milliards d’euros. BMPS a dévoilé la semaine dernière le montant définitifdes pertes relatives à des opérations sur dérivés entre 2006 et 2009 : 730,3 millions d’euros à la fin de 2012. Le vice-gouverneur de la Banque d’Italie a par ailleurs révélé samedi que BMPS a reçu un prêt de liquidité d’urgence de 2 milliards d’euros à l’automne 2011. Un soutien gardé dans le secret à l'époque que Fabrizio Saccomanni a qualifié de mesure «classique» de la part d’une banque centrale.
Le directeur général de l’ancienne Anglo Irish, rebaptisée Irish Bank Resolution Corp, Mike Aynsley, arrivé à la banque en 2009, va quitter son poste au lendemain de l’annonce de la liquidation de l'établissement. Sa démission a été annoncée par courriel. Dans son message, il dit juger que l’accord trouvé jeudi sur la liquidation de la banque est «très positif pour l’Irlande».
« J'aime mon travail pour la variété des sujets à aborder tous les jours mais aussi parce qu'il me permet de participer à la cohésion sociale, déclare Eric Le Lay. C'est enthousiasmant de savoir que, si nous faisons bien notre métier, nous protégeons un grand nombre de personnes pour leur retraite et leur santé ».
Après des études scientifiques (Bac C suivi d'une prépa math sup / math spé) et le diplôme de l'ENSAI (Ecole nationale de la statistique et de l'analyse de l'information) en poche, Michel Gerbod part en 1975 au Cameroun.
Les taux d’intérêt jugés usuraires de trois prêts «toxiques» contractés par le conseil général de Seine-Saint-Denis auprès de la banque Dexia ont été annulés par le tribunal de grande instance de Nanterre, a annoncé le département. Ces taux d’intérêt seront remplacés par le taux d’intérêt légal en vigueur, précise son président socialiste, Stéphane Troussel. L'élu appelle en Dexia comme d’autres banques "à reconnaître son erreur et à faire des propositions acceptables». Face au refus des banques de renégocier les contrats en question, 11 d’entre elles ont été attaquées par le département en février 2011.
Les eurodéputés ont finalement renoncé in extremis à mettre leur veto à l’entrée en vigueur de la directive sur les produits dérivés, défendue avec vigueur par le commissaire au Marché intérieur Michel Barnier, rapporte Les Echos. L’Europe va donc se doter, à la mi-mars, après trois ans d’efforts, de ce nouvel arsenal législatif censé encadrer ces outils financiers.
Depuis que la scission des activités de banque d’investissement et de dépôt est devenue un sujet, la définition de la tenue de marché se trouve au coeur des discussions. Selon L’Agefi, le rapport Liikanen rendu en octobre 2012 à Bruxelles s'était abstenu de trancher le débat en proposant que la tenue de marché soit à 100% cantonnée dans une filiale. Les députés ont décidé en commission qu’une fraction du market making, au-delà d’un certain seuil, devra bien être logée dans la filiale, selon l’amendement de Karine Berger, la rapporteure du projet. C’est le ministre de l’Economie qui fixera le seuil par arrêté, «après avis de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution(ACPR) ». Dans les faits, l’ACP, présidée par le gouverneur de la Banque de France, aura donc la haute main sur la définition de ce seuil.
L’agence d'évaluation financière Fitch Ratings a annoncé le 7 février qu’elle maintenait les notes des deux groupes suisses Pictet et Lombard Odier. L’agence relève que les changements de raison sociale prévus par Pictet et Lombard Odier reflètent, entre autres, la sensibilisation accrue des «risques extrêmes» de litige auxquels les banques privées suisses sont de plus en plus exposées.Fitch a en outre rappelé que les notes actuelles de Pictet (AA-/Stable/aa-) et de Lombard Odier (AA-/Stable/aa-) ne sont pas le résultat de leur structure juridique actuelle et que, dans ce cas, les changements annoncés n’ont pas d’impact particulier sur la notation.
L’Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) a annoncé le 7 février l’adoption de sa circulaire «Règles-cadres pour la gestion de fortune» qui prend en compte la dernière jurisprudence du Tribunal fédéral concernant la gestion de fortune individuelle. Est en particulier visée l’obligation de rendre compte des rétrocessions. La Finma lance à cette occasion une consultation, dont la clôture est fixée au 3 avril 2013, précise l’Autorité de surveillance dans un communiqué.Dans la circulaire actuellement en vigueur, la Finma décline les règles-cadres utilisées comme critères de référence pour reconnaître les règles de conduite minimales d’une organisation active dans la gestion de fortune. L’objectif des modifications apportées à la circulaire est de parvenir à la plus grande transparence possible concernant les gérants de fortune et leurs clients.Depuis l’entrée en vigueur de la circulaire le 1er janvier 2009, le Tribunal fédéral a rendu plusieurs jugements concernant la gestion de fortune individuelle. Le Tribunal fédéral y précise les exigences de droit civil posées aux gérants de fortune. La Finma entend tenir compte de ces précisions en indiquant dans la nouvelle version de la circulaire que les gérants de fortune voulant se conformer à la circulaire doivent informer de façon transparente sur les changements apportés aux dites exigences. Sont en particulier visés les devoirs de renseignement (profil de risque du client), d’information (informations sur les risques) et de diligence (actualisation du profil de risque) ainsi que l’obligation de rendre compte des rétrocessions. Quelques adaptations formelles résultent également de la révision de la loi fédérale sur les placements collectifs de capitaux (LPCC) qui devrait entrer en vigueur au 1er mars 2013.
Banca Monte dei Paschi di Siena a annoncé vendredi qu’elle envisageait de lancer des actions en justice au civil ou au pénal contre quiconque portant atteinte à son activité commerciale ou faisant circuler de fausses informations à son sujet. Dans un communiqué, l'établissement précise être devenu la cible «d’attaques de différentes natures impliquant, dans certains cas, des salariés, ce qui crée d’importantes perturbations dans la marche normale des affaires». La banque, considérée comme la plus ancienne au monde, s’est invitée dans la campagne électorale italienne en faisant état de pertes relatives à des opérations sur dérivés signées entre 2006 et 2009 de 730 millions d’euros.
21 banques de la zone euro rembourseront la semaine prochaine à la BCE près de 5 milliards d’euros sur la première injection à 3 ans reçue fin 2011. Ce montant porte à 146 milliards d’euros les sommes restituées à la banque centrale sur les 489 milliards d’euros injectés lors de cette première LTRO à 3 ans. La BCE communique tous les vendredis sur le sujet. Le 27 février, les premiers remboursement de la deuxième LTRO de 530 milliards pourront être annoncés.
Les amendements adoptés mercredi en commission par les députés renvoient aux régulateurs le soin d'établir des critères qui devraient conduire les banques à isoler une partie de leurs activités de tenue de marché dans des filiales séparées de l’activité de dépôts.
Les députés ont adopté mercredi soir en commission un amendement au projet de loi bancaire qui obligerait les banques à publier dès 2014 en annexe de leurs comptes annuels 2013 des informations sur leurs activités dans chaque Etat ou territoire. Un moyen de faire la transparence sur leurs implantations dans des paradis fiscaux, sans se référer à une liste particulière. Les banques devraient préciser le nom et la nature de leurs activités, leur produit net bancaire et leurs effectifs.
En l'état du projet de loi de séparation bancaire, l'ACP et l'AMF fixeront des critères qui conduiront à filialiser une part des activités de market making
Les activités de capital-investissement de Goldman Sachs devraient être drastiquement réduites à la suite de l’application de la règle Volcker, indique le journal. Selon des sources proches, la part des investissements de Goldman Sachs dans ces fonds sera réduite de 37% actuellement à seulement 3%. Bank of America aurait tout simplement décidé d’abandonner ses activités de private-equity, ajoute le journal.
La banque américaine et la banque britannique auraient coordonné leurs contributions à la fixation du taux Libor sur le franc suisse, selon le journal qui cite des documents transmis par RBS dans le cadre de son accord trouvé avec les autorités américaines et britanniques. Les traders ayant quitté RBS et rejoint JPMorgan en 2007 ont poursuivi leurs contributions coordonnées avec leurs successeurs chez RBS.
Les banques allemandes ont trop longtemps sous-estimé les risques de manipulation des taux interbancaires Libor et Euribor, a jugé hier la présidente de la Bafin, l’autorité allemande de régulation bancaire. Plus d’une dizaine de banques dans le monde sont visées par les enquêtes ouvertes par la Bafin et d’autres régulateurs dans le dossier de manipulation de ces taux de référence.
L’action Scor a figuré parmi les plus fortes hausses du SBF 120 (+2,38% à 21,71 euros), soutenue par le niveau de renouvellements de contrats en janvier dans ses activités de réassurance dommages. Scor Global P&C a enregistré une croissance des primes brutes émises de 9%, à 2,51 milliards d’euros. Cela s’est traduit par une amélioration de sa rentabilité technique attendue de 1,3% et par une hausse tarifaire de 1,9%.
Dans le cadre de la réduction de ses activités de trading sur les matières premières physiques, la banque allemande prévoit de se séparer de 10 à 12 traders opérant sur le marché des gaz naturels à Londres, selon Bloomberg qui cite des sources proches.
Lors des renouvellements de janvier, Scor Global P&C indique dans un communiqué combiner une croissance des primes brutes émises de 9 % atteignant 2,5 milliards euros, avec au total des contrats renouvelés une amélioration de sa rentabilité technique attendue de 1,3 %, et une hausse tarifaire de 1,9 % au net des inflations générales. 2,3 milliards d’euros de primes arrivent à renouvellement en janvier, soit environ la moitié des primes de Scor Global P&C. Cette proportion est particulièrement importante (71 %) pour l’activité de traités P&C, et représente plus de la moitié (55 %) de l’activité des traités de spécialités.
L’accord bancaire conclu entre Dublin et la Banque centrale européenne réduira le déficit budgétaire du pays d’environ un milliard d’euros par an, a déclaré le Premier ministre Enda Kenny. La BCE et Dublin ont conclu un accord, à la suite de l’adoption dans la nuit par le Parlement irlandais d’un texte prévoyant la liquidation d’Irish Bank Resolution Corp (IBRC) ancienne Anglo Irish Bank. Le Premier ministre a précisé que les billets à ordre pour l’IBRC seraient remplacés par des obligations souveraines irlandaises dont le remboursement du principal débuterait en 2038 pour se terminer en 2053, donnant aux titres une échéance moyenne de 34 ans.
Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, la Deutsche Bank a licencié ou suspendu cinq personnes supplémentaires, des traders sur le marché monétaire, qui auraient participé à la manipulation des taux de référence Libor et Euribor durant la crise financière. Leurs bonus ne leur ont pas été versés. La banque allemande avait déjà licencié deux autres traders dans cette affaire.La BaFin mène actuellement une enquête spéciale sur cette manipulation chez la Deutsche Bank, mais le résultat n’en sera connu qu’en mars.