La banque britannique Barclays va passer de nouvelles provisions pour un montant total d’un milliard de livres pour couvrir les contentieux liés aux ventes abusives de produits financiers, selon un communiqué publié le 5 février.La banque va ainsi enregistrer une provision supplémentaire de 400 millions de livres pour rembourser les PME à qui elle a vendu abusivement, comme d’autres banques britanniques, des produits de couverture contre les variations de taux d’intérêt.L’autorité des marchés financiers (FSA) britannique avait annoncé jeudi dernier que Barclays, HSBC, Lloyds et RBS allaient devoir rembourser des PME. Le gendarme financier a passé au crible 173 ventes de produits financiers de ce type et a conclu que plus de 90% d’entre elles contrevenaient aux règles.Barclays a indiqué par ailleurs qu’elle allait devoir passer une provision supplémentaire de 600 millions de livres pour couvrir les contentieux sur les ventes forcées d’assurances-crédit. La facture totale pour la banque s'élève donc désormais à 2,6 milliards de livres.
Plus de la moitié des Suisses (54%) sont opposés à l’abolition du secret bancaire pour les contribuables helvétiques, selon un sondage commandé par le magazine Bilan. La tendance au refus apparaît plus marquée en Suisse alémanique qu’en Suisse romande.
Le montant définitif des pertes relatives à des opérations sur derivés de la banque Monte dei Paschi di Siena sera communiqué mercredi et devrait être supérieur au 720 milions d’euros précédemment annoncés. Plus tôt dans la matinée, Monte dei Paschi di Siena avait démenti que la banque annoncerait une perte sur dérivés de 920 millions d’euros, comme l'écrit le quotidien Il Sole 24 Ore. Ce dernier avait précisé que cette perte tiendrait à trois opérations sur dérivés et fait état d’une autre perte, de 120 millions d’euros, en «frais de personnel».
Royal Bank of Scotland (RBS) se verra imposer une amende de l’ordre de 400 millions de livres (463 millions d’euros) pour son rôle dans le scandale de manipulation du taux interbancaire Libor. Elle sera la troisième banque à conclure un accord avec les autorités dans le dossier de la manipulation des taux Libor, après Barclays et UBS.
Dans le cadre de l’accord bilatéral avec la Chine qui débute aujourd’hui et verra 46 prêteurs taïwanais offrir des comptes de dépôts en yuan, Bank Sinopac offrira un taux de 6,66% sur les dépôts à trois mois en yuan, selon le journal. Le taux offert par les banques taïwanaises devrait être plus élevé que celui offert à Hong Kong. Le taux de rémunération des dépôts en yuan à un an est de 3% en Chine.
La banque britannique a passé un milliard de livres de provisions supplémentaires pour couvrir le coût de deux litiges liés à des ventes abusives au Royaume-Uni : 600 millions concernant les contrats d’assurance-emprunteur et 400 millions pour des swaps de taux destinés aux entreprises.
Le total des crédits immobiliers accordés en janvier en France a chuté de 21,5% par rapport à décembre, selon le tableau de bord mensuel de l’Observatoire Crédit logement/CSA. Par rapport à janvier 2012, le recul atteint 27,2%, marquant une accentuation de la baisse constatée sur l’ensemble de 2012 (-26,4%) malgré des conditions de crédit plus favorables.
La banque italienne au centre d’un scandale financier ne cherche pas d’investisseur financier, a déclaré son président Alessandro Profumo, invoquant notamment les incertitudes qui continuent de planer au-dessus de la zone euro. Le dirigeant a également indiqué que la banque pourrait éviter la nationalisation «si nous sommes en mesure de travailler dans le calme».
La commission des finances de l’Assemblée nationale discutera cet après-midi du projet de loi de réforme bancaire. Parmi les amendements examinés, deux visent à accroître le champ des activités qui pourraient être filialisées. L’un, déposé par Laurent Baumel, vise à mieux définir la tenue de marché. L’autre, déposé par Karine Berger, rapporteuse du projet, fixe un seuil, défini comme «un pourcentage du produit net bancaire consolidé fixé par arrêté du ministère de l’Economie», au-delà duquel le market making basculerait dans les activités dites à risque, filialisées. Le projet de loi devrait par ailleurs être enrichi d’amendements sur les paradis fiscaux, un point absent du texte. Les députés de la majorité souhaiteraient que les banques communiquent davantage d’informations sur leurs activités dans ces juridictions. Pour éviter de se référer à une liste trop restrictive, le texte pourrait porter sur l’ensemble des filiales étrangères des banques.
Dans un courrier adressé à Bercy, Matignon et l’Elysée, le président de Paris Europlace, Gérard Mestrallet, juge « essentiel que le projet de réforme bancaire ne vienne pas fragiliser notre système bancaire, qui joue un rôle clef dans le financement des entreprises». Il met par ailleurs en garde contre le risque de « dégrader les conditions d’exercice de la tenue de marché ».
La banque portugaise a publié hier un résultat net positif de 96,1 millions d’euros pour 2012, contre une perte de 109 millions sur l’exercice précédent. BES est parée pour la croissance externe en Espagne et pourrait selon son directeur général Ricardo Salgado viser Banco Gallego, une banque contrôlée par le fonds public Frob par le biais de NovoCaixaGalicia.
Le Trésor américain a indiqué avoir cédé hier les derniers titres qu’il détenait de la banque, pour un montant de 894 millions de dollars. Le Trésor a tenu à souligner que le sauvetage de Citigroup au sein du TARP se solde ainsi pour le contribuable américain par un gain net total de 13,4 milliards.
Le groupe financier helvétique s’organisera sous la forme juridique d’une société en commandite par actions de droit suisse avec effet au 1er janvier 2014. Cette nouvelle structure regroupera la direction de toutes les sociétés opérationnelles. Pictet & Cie, la banque suisse du groupe, deviendra ainsi une société anonyme.
Le premier établissement de crédit américain pour l’automobile a dégagé un bénéfice net de 1,4 milliard de dollars au quatrième trimestre, contre une perte de 206 millions de dollars un an plus tôt. Ally Financial, encore détenu à 74% par les contribuables américains, a bénéficié de la vigueur de la demande en véhicules au cours du trimestre.
L’Irlande est devenu le premier pays en Europe à proposer dans le détail les mesures d’application de la directive AIFM après la publication par la banque centrale d’Irlande de son guide actualisé sur les fonds d’investissement alternatifs, selon un communiqué publié le 4 février par l’association irlandaise des fonds (IFIA).Les procédures et processus d’autorisation prévus dans la directive seront en place d’ici à la fin du premier trimestre, c’est-à-dire largement en avance par rapport à la date d’entrée en vigueur effective de la directive programmée pour le 22 juillet 2013, souligne l’association professionnelle irlandaise.Dans ce contexte, Marc Saluzzi, le président de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement se défend dans les colonnes de FTfm, l’hebdomadaire du Financial Times dédié à la gestion d’actifs, de vouloir prendre des parts de marché au concurrent irlandais. «Nous partageons les mêmes objectifs que les Irlandais et il y a largement assez d’activité à partager entre les deux places», déclare Marc Saluzzi. Le projet de loi d’application de la directive est actuellement en cours d’examen au Parlement luxembourgeois. Ce projet pourrait être adopté d’ici à la fin du premier trimestre, précise Marc Saluzzi.
Le parquet de Trani a ouvert une enquête sur cinq banques étrangères, dont la Société Générale, sur une éventuelle manipulation du taux interbancaire Euribor, rapporte L’Agefi qui cite des sources judiciaires reprises par Reuters. Les autres banques visées par le ministère public sont Deutsche Bank, Barclays, RBS et HSBC. L’enquête a été ouverte en juillet après les plaintes d’associations de défense des consommateurs.
Dans la position n° 2013-03 qu’elle vient de publier, l’Autorité des marchés financiers (AMF) précise les informations à communiquer au marché à l’occasion d’émission de titres de capital ou donnant accès au capital ne donnant pas lieu à la publication d’un prospectus.Certaines émissions de titres de capital ou donnant accès au capital peuvent être réalisées sans prospectus. «Pour autant, les émetteurs, soumis à une obligation d’information permanente, doivent veiller à donner au marché toute l’information utile sur ces opérations», souligne le régulateur. Les éléments devant être présentés a minima à l’occasion des communiqués annonçant ces opérations sont la nature de l’opération, le type d’offre, son cadre juridique, le montant et les raisons de l’émission.Cette position s’applique aux émissions ouvertes au public mais non constitutives d’une offre au public (d’un montant inférieur à 5 millions d’euros et ne représentant pas plus de 50% du capital). Elle s’applique également aux émissions par placement privé.
Les autorités américaines ont l’intention de lancer une procédure civile contre l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) pour sa mauvaise évaluation du risque présenté par certains actifs avant la crise financière, a indiqué le 4 février l’agence de notation S&P. L’agence juge l’accusation «injustifiée».Ce serait la première procédure fédérale à l’encontre d’une grande agence de notation pour comportement illicite présumé lié à la crise financière.La division civile du département de la Justice (DoJ) a informé la société qu’elle avait l’intention de déposer une plainte au civil contre S&P en se concentrant sur ses notations en 2007 de certaines obligations américaines adossées à des CDO.
Lors d’un discours prononcé le 4 février au siège de JPMorgan à Bournemouth, dans le Sud de l’Angleterre, le chancelier de l’Echiquier George Osborne a menacé les banques britanniques de scission pure et simple des activités de détail et d’investissement si elles ne se conformaient pas aux nouvelles règles en matière de filialisation, rapporte L’Agefi. La City a modérément apprécié le durcissement de ton du Chancelier. «Cela rendra plus difficile pour les banques de lever des capitaux, ce qui signifiera qu’elles auront moins d’argent à prêter aux entreprises», a renchéri de son côté Anthony Browne, directeur général de la BBA, l’association des banques britanniques.
Mercredi, le conseil des ministres allemand va examiner un train de mesures législatives qui prévoit en particulier que les dirigeants de banques et d’assurances ayant fait preuve de négligences dans le cadre d’opérations spéculatives effectuées en compte propre s’exposeront à de lourdes peines de prison, rapporte Die Welt. Les textes visent à éviter les crises financières, à interdire que les grandes banques ne soient renflouées avec l’argent du contribuable et à imposer le cas échéant une liquidation de ces établissements.Il n’est pas sûr cependant que le texte puisse être promulgué avant la fin de l’actuelle législature (les élections législatives sont prévues pour le 22 septembre, ndlr).
UBS a annoncé une lourde perte, sur les trois derniers mois de 2012, elle est ressortie à 1,89 milliard de francs (1,54 milliard d’euros) alors les analystes interrogés par Reuters l’anticipaient en moyenne à 2,078 milliards. La première banque suisse a décidé de relever son dividende 2012 à 0,15 franc par action contre 0,10 franc au titre de 2011, en se disant confiante dans sa capacité à attirer de l’argent frais. L’action UBS, en baisse de 3,7% à l’ouverture du marché suisse, a ensuite effacé l’essentiel de ses pertes et, vers 10h45, elle cède 0,13% à 15,60 francs.
Une semaine jour pour jour avant de publier ses comptes annuels et le lendemain de l’annonce du départ de son directeur financier et de son responsable juridique, la banque britannique aura donc à ce jour passé 3,45 milliards de livres de provisions au total cette année pour couvrir le coût des litiges relatifs à la vente abusives de produits d’assurance-emprunteurs (PPI) et à la mévente de swaps de taux à des entreprises. Barclays est en outre confronté à d’autres risques juridiques, notamment la manipulation du Libor, la manipulation du marché de l'énergie aux Etats-Unis et les doutes sur la légalité de sa recapitalisation en 2008.
Munich Re a annoncé mardi avoir augmenté son dividende, tout en faisant état pour 2012 d’un bénéfice net de 3,2 milliards d’euros, contre 700 millions en 2011. Le premier réassureur mondial a précisé que le dividende versé au titre de 2012 serait de sept euros par action contre 3,25 euros l’année précédente.
Crédit Agricole SA a officialisé le départ de son chef économiste Jean-Paul Betbèze, qui fait «valoir ses droits à la retraite». Isabelle Job-Bazille est nommée directeur des études économiques de CASA à compter du 1er février 2013. Ayant débuté sa carrière chez Paribas en 1997, elle a rejoint Crédit Agricole SA en septembre 2000 en tant qu’économiste spécialiste du Japon et de l’Asie avant de prendre la responsabilité du pôle macroéconomie en mai 2005. Entre 2007 et 2011, Isabelle Job a rejoint les équipes de recherche marchés de CA CIB à Paris puis à Londres. Depuis septembre 2012, elle est membre du conseil d’administration de Predica.