Berlin a adopté le 6 février son projet de loi sur la séparation des activités bancaires, rapporte Les Echos. le nombre de banques concernées par ce texte se situerait entre dix et douze banques, selon le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.Le texte vise en premier lieu Deutsche Bank, avec sa banque d’investissement de taille mondiale, à côté de Commerzbank et la banque régionale LBBW. Pour l’essentiel, il s’agit de placer dans une filiale les activités de négoce pour compte propre quand ces dernières, considérées comme risquées, dépassent 20 % du total du bilan ou équivalent à plus de 100 milliards d’euros.Deutsche Bank prétend ne plus effectuer de négoce pour compte propre. En revanche, elle distribue des dizaines de milliards d’euros de crédits à des hedge funds. Cette activité devra aussi être cantonnée.
Thomas Richter, délégué général de l’association allemande BVI des sociétés de gestion, a indiqué mercredi 6 février que les négociations avec les autorités américaines ont permis de convaincre ces dernières d’octroyer aux fonds allemands offerts au public le statut de «deemed-compliant» attestant de leur conformité à la loi Fatca.
Le gouvernement suggère d’investir une partie des encours de l’assurance-vie dans l’immobilier pour parvenir à son double objectif : construire 500.000 logements par an et réorienter l'épargne des Français vers le financement de l'économie, rapporte Les Echos. L’idée, évoquée vendredi dernier par François Hollande lors d’un déplacement dans le Val-d’Oise, a été précisée hier par le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, à l’occasion des rencontres parlementaires sur l'épargne et la fiscalité. Le ministre a évoqué la mobilisation de «quelques dizaines de milliards d’euros». Promoteurs et assureurs demandent une garantie de rendements suffisants, mais l’exécutif envisage de conditionner le maintien des avantages fiscaux à l’existence de ce compartiment.
Dans un souci de plus grande transparence sur les marchés financiers et d’une amélioration de la gouvernance, l’opérateur Nyse Euronext a demandé à la SEC de raccourcir à deux jours, au lieu de 45 actuellement, le délai de communication sur les détentions d’actions des sociétés pour les investisseurs détenant plus de 100 millions de dollars d’actifs.
Les Etats-Unis ont déposé plainte contre le groupe McGraw Hill et sa filiale S&P, en raison du rôle joué par l’agence de notation dans la bulle des titrisations (CDO) adossées à des prêts immobiliers subprimes.Selon L’Agefi, le texte de 120 pages, qui s’appuie sur de nombreux documents internes, fourmille d’anecdotes. Parmi les plus croustillantes: en plein retournement du marché immobilier américain, en mars 2007, un analyste de S&P parodie la chanson «Burning down the house» des Talking Heads devant ses collègues hilares; en avril, deux autres se livrent à un échange de messages désabusés. «Nous noterions même un produit structuré par des vaches», lâche l’un d’eux.Sur le fond, les Etats-Unis reprochent à S&P d’avoir trahi son engagement d'émettre des opinions objectives et indépendantes, sans conflit d’intérêts. La plainte s’efforce de démontrer qu’au cours des années 2000, l’agence a sacrifié aux gains de parts de marché la qualité de ses modèles d'évaluation.
Après Barclays et UBS, la banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) écope à son tour de lourdes pénalités pour son rôle dans le scandale de manipulation du taux interbancaire Libor. Elle payera au total quelque 615 millions de dollars (559 millions de francs), selon un communiqué publié le 6 février.Dans le détail: 87,5 millions de livres iront au régulateur britannique des marchés financiers (FSA), 325 millions de dollars à son homologue américain (CFTC), et 150 millions de dollars au Département américain de la justice, en vue de «mettre fin aux enquêtes», précise RBS.De 2006 au plus tard jusqu'à 2010, des courtiers de RBS à Londres, Singapour et Tokyo ont participé à des manipulations du taux de référence du marché monétaire. Les agissements ont continué même après qu’ils avaient appris qu’une enquête était en cours.Ces manipulations, principalement en yens et en francs suisses, sont le fait de 21 salariés de RBS, qui ont tous quitté le groupe ou ont été soumis à des mesures disciplinaires.RBS, détenu à 81% par l’Etat depuis son sauvetage de 45,5 milliards de livres durant la crise financière de 2008, a décidé de financer les amendes en réduisant les bonus de son personnel. RBS a précisé le 6 février que les réductions ou suppressions de bonus lui avaient permis de récupérer environ 300 millions de livres.
Après la décision de Pictet et Lombard Odier de changer de structure, l’Association des banquiers privés suisses (ABPS) réfléchit à son avenir, rapporte L’Agefi suisse. Son secrétaire général, Michel Dérobert, n’exclut aucune option. L’association pourrait se redéfinir. Pictet et Lombard Odier sont les deux membres les plus importants de l’association."La décision de Pictet et Lombard Odier de passer en sociétés anonymes nous pose beaucoup de questions. Nous devrons prendre des mesures, mais nous avons six bons mois pour y réfléchir», a dit le secrétaire général de l’ABPS. Il a souligné que l’ABPS se réfère clairement, dans ses statuts, à la notion de banquiers privés, définie dans la loi sur les banques.
Pour janvier, l’Office des changes chinois (State Administration of Foreign Exchange ou Safe) a délivré des contingents QFII (qualified foreign Institutional Investor) supplémentaires de respectivement 500 millions et 700 millions de dollars aux fonds souverains Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) et Kuwait Investment Authority (KIA). Cela porte leur contingent total à 1 milliard de dollars chacun, note Asian Investor.Parallèlement, le Safe a attribué des «primo-contingents» de 300 millions de dollars à APS Asset Management et Hillhouse Capital Management, de 200 millions à CDH Investment et Genesis Asset Managers, de 150 millions à JP Morgan Asset Management Taiwan, de 100 millions à EFG Bank, de 60 millions à Public Mutal et enfin de 50 millions à Uni-president Assets Management Corp.
Le règlement européen (CRA 3) qui a été adopté en janvier instaure une responsabilité civile pour les agences de notation et prévoit qu’un investisseur ou un émetteur peut poursuivre l’une d’elles si elle n’a pas respecté ses obligations en Europe, rapporte L’Agefi. Le texte est cependant restrictif. Selon un avocat interrogé par le quotidien, on ne vise qu’une faute intentionnelle ou une négligence grave. Qui plus est, c’est à l'émetteur ou à l’investisseur d’apporter des éléments détaillés prouvant que l’agence a enfreint les règles européennes.
Les actifs administrés par les fonds irlandais devraient continue de croître en 2013 pour atteindre 2.500 milliards d’euros après avoir touché la barre des 2.000 milliards d’euros en 2012, selon BNY Mellon.Cette nouvelle progression devrait intervenir malgré un calendrier réglementaire qui ne manque pas de poser quelques défis. Mais, selon Rachel Turner, responsable de l’offshore pour BNY Mellon, la présidence irlandaise de l’Union européenne offre une occasion unique de prendre des initiatives sur la mise en œuvre de la directive AIFM et de préparer l’introduction des directives UCITS V et VI."Le secteur des fonds irlandais devrait profiter de la mise en œuvre de la directive AIFM pour développer ses capacités au-delà des activités cœur de métier que sont l’administration et la conservation de fonds en introduisant, pas exemple, de nouveaux services complémentaires tels que la gestion du risque», estime Rachel Turner.L’examen en cours des activités de banque parallèle pourrait également déboucher sur de nouvelles difficultés pour le secteur. Il s’agit notamment de revoir l’encadrement des fonds monétaires, avec à la clé une nouvelle tarification et une nouvelle architecture. BNY Mellon travaille activement avec toutes les parties prenantes pour évaluer les conséquences des différentes solutions envisagées.
La Banque centrale européenne est proche d’un accord sur un nouveau plan qui doit permettre à Dublin d’alléger la charge de la dette après l’adoption en urgence par le parlement irlandais d’un texte prévoyant la liquidation d’Anglo Irish Bank. Le Premier ministre irlandais Enda Kenny a mis en jeu la crédibilité de son gouvernement sur ce nouveau plan visant à réduire la charge que représente la banque, rebaptisée Irish Bank Resolution Corp (IBRC) après son sauvetage en 2008.
Credit Suisse a annoncé jeudi un relèvement de ses objectifs de diminutions de coûts après avoir publié un bénéfice inférieur aux attentes au titre du quatrième trimestre. La banque zurichoise a annoncé qu’elle diminuerait ses dépenses de 4,4 milliards de francs d’ici à la fin 2015 au lieu des 4 milliards de francs annoncés précédemment. Le bénéfice net est ressorti à 397 millions de francs au lieu des 645 millions prévus en moyenne par les analystes interrogés par Reuters. La banque a par ailleurs annoncé compter 47.400 personne dans ses effectifs fin décembre, soit 1.000 de moins qu’au troisième trimestre.
Cantor Fitzgerald serait en négociations avancées pour racheter et ainsi sauver Seymour Pierce, un des plus anciens courtiers de la City de Londres en difficultés financières depuis que les régulateurs ont bloqué un investissement réalisé par un investisseur ukrainien, Denis Gorbunenko, selon le journal qui cite des sources proches. Les courtiers N+1 Singer et Panmure Gordon avaient également été approchés mais aucun accord n’a pu être trouvé.
Le courtier Gras Savoye a revendu sa filiale Groupe Eyssautier aux dirigeants de ce spécialiste de l’assurance du secteur maritime. A l’occasion d’un management buy-out, ces derniers ont acquis 51 % du capital, au côté d’Omnes Capital (ex-Crédit Agricole Private Equity) qui a pris les 49% restants, explique Paul-Eric Eyssautier. Président du groupe et petit-fils du fondateur, il détenait encore 2 % des parts après en avoir cédé 35% à Gras Savoye en 2009. Eyssautier était entré dans le giron de Gras Savoye en 1994, à l’occasion de retrait de deux actionnaires familiaux. Le courtier compte désormais s’implanter à Londres et à Genève, ainsi qu’en Afrique via des partenariats. Son expansion dans ces zones aurait été freinée par la présence de Gras Savoye ou de son actionnaire Willis. La valse des dirigeants de Gras Savoye n’est sans doute pas non plus étrangère au divorce. Eyssautier a réalisé l’an dernier près de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires pour un volume d’affaires de 50 millions.
Le numéro un mondial des cartes de crédit a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes des analystes pour la neuvième fois de suite, l’activité ayant été dopée par une accélération de la croissance des volumes de paiement. Le bénéfice net du premier trimestre 2012-2013 a bondi de 30% à 1,3 milliard de dollars. Le groupe a également dit avoir autorisé un nouveau programme de rachat d’actions de 1,75 milliard de dollars, ce qui porte le total en la matière à 2,9 milliards.
Banca Monte dei Paschi di Siena a annoncé hier que le montant définitif des pertes relatives à des opérations sur dérivés était estimé à 730 millions d’euros à la fin de l’année 2012. Dans un communiqué, la troisième banque italienne prise dans une tourmente politique en pleine campagne électorale des législatives en raison de ces dérivés, précise que les résultats 2012 seront rectifiés pour tenir compte de ces «erreurs comptables». Le produit «Alexandria» structuré avec la banque japonaise Nomura a accasionné 308 millions d’euros de pertes et «Santorini», monté avec Deutsche Bank, 429 millions, souligne Monte Paschi. La banque, qui a sollicité une aide publique de 3,9 milliards d’euros l’année dernière, ajoute que le troisième produit qui avait été incriminé, «Nota Italia», noué avec JPMorgan, avait eu un impact négligeable. Pour les neuf premiers mois de 2012, Monte dei Paschi a fait état d’une perte nette cumulée de 1,66 milliard.
La filiale de Fiat a annoncé hier avoir signé un accord d’une durée de dix ans avec une division de la banque espagnole portant sur la fourniture d’une «gamme complète» de services de financement automobile à ses clients, ceux de Fiat ainsi qu'à des concessionnaires. La nouvelle entité, Chrysler Capital, sera lancée dès le 1er mai.
Origines de l’Af2i L’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) a été officiellement créée en juillet 2002, mais a commencé ses travaux début 2003. Les responsables des investissements dans les différentes institutions chargées en France de prendre en compte l'épargne collective ont éprouvé le besoin de se rassembler. Le paysage institutionnel français est en effet très morcelé, à la différence de celui des autres pays européens. Chaque secteur dispose de sa propre fédération, mais aussi, suit sa propre logique économique. Pourtant, il y avait un trait commun qui réunissait, de manière transversale, les différentes familles institutionnelles sur la question de la gestion financière : le métier de l’investisseur institutionnel. C’est ce trait commun qui a fait qu’un directeur des investissements d’une société d’assurances, un responsable financier d’une caisse de retraite ou un responsable des placements d’une mutuelle, ont constaté qu’ils exerçaient le même métier, obéissant à une même logique, respectant la même déontologie, partageant les mêmes techniques. Il faut également rappeler que les investisseurs institutionnels ont la particularité de ne pouvoir couvrir leurs engagements que par des placements réglementés par un code, un texte réglementaire ou un règlement financier fixé par une fédération ou un organisme central. L’union devant faire la force, ils se sont réunis, de plus en plus nombreux, pour partager les réflexions sur leur domaine commun d’activité, rechercher les meilleures pratiques professionnelles, se faire entendre dans les débats de Place. Lire la suite en pièces jointes
Au moins 25 investisseurs dans SNS Reaal se sont manifesté en justice pour contester la nationalisation du bancassureur néerlandais, qui se traduit par l’expropriation des actionnaires mais aussi des créanciers subordonnés. Les parties intéressées qui contestent cette mesure ont jusqu’au 11 février pour se déclarer.
Deutsche Bank a suspendu cinq traders soupçonnés d’avoir pris part à des manipulations présumées du taux interbancaire Euribor. Les traders ont été suspendus à la suite d’une enquête interne de la banque, a précisé la source. Tous appartenaient à l'équipe des marchés monétaires à Francfort. Plus de 40 banques participent à la fixation du taux Euribor (Europe Interbank Offered Rate).
Le montant définitif des pertes relatives à des opérations sur derivés de la banque Monte dei Paschi di Siena sera communiqué mercredi soir et devrait se situer entre 720 millions d’euros, le montant estimé dans une première évaluation, et un milliard d’euros, rapporte Reuters. Un conseil d’administration de la banque se réunit aujourd’hui.
RBS, qui a accepté de verser aux autorités américaines et britanniques des pénalités d’environ 615 millions de dollars (455 millions d’euros) pour son rôle dans le scandale de manipulation du taux interbancaire Libor, a sacrifié au passage John Hourican. Ce dernier dirigeait les activités de banque d’investissement et de marchés. Il n'était pas directement impliqué dans le scandale.
Les juges de la Cour de Justice fédérale de Karlsruhe devraient annoncer ce 6 février après-midi qu’ils abrogent la possibilité pour certains des actionnaires de sociétés de gestion de fonds d’investissement de demeurer anonymes, rapporte le Handelsblatt. Le 5 février, ces juges ont indiqué en effet qu’ils considèrent le régime actuel comme douteux et que tous les porteurs de droits de vote devraient pouvoir se connaître entre eux.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié le 5 février, sur son site, des sanctions pécuniaires de 30 000 euros à l’encontre de la société Gilaspi et de 60 000 euros à l’encontre de Marc Eisenberg qui contrôlait la société.L’enquête du gendarme de la bourse a permis de constater que les sociétés de droit luxembourgeois Gilaspi et Continental Euro, actionnaires de la société Altran, avaient omis de déclarer certains franchissements de seuils. Dans son rapport, l’AMF a notamment mis en évidence qu’entre le 19 octobre 2006 et le 19 juin 2008, la société à responsabilité limitée de droit luxembourgeois Continental Euro a accru sa participation au capital d’Altran, passant de 0,01% du capital à 8,09%. « Plus précisément, indique le régulateur, Continental Euro a détenu plus de 5% du capital d’Altran dès le 11 janvier 2008, mais n’a procédé à la déclaration à l’AMF du franchissement de ce seuil que le 26 juin 2008 en indiquant avoir franchi celui-ci le 24 juin 2008 bien qu’aucune transaction de Continental Euro sur le titre Altran n’ait eu lieu ce jour-là ».La société Continental Euro a ensuite vendu l’intégralité de ses titres Altran à la société Gilaspi le 4 juillet 2008. Le 10 octobre 2008, un avis de dissolution de la société Continental Euro a été publié au Journal Officiel du Grand-Duché du Luxembourg, à la suite du constat par l’associé unique, le 9 septembre 2008, de la clôture de la liquidation.L’enquête a également mis en évidence que la société Gilaspi, dont Marc Eisenberg a reconnu être « l’unique bénéficiaire économique », a, quant à elle, franchi à trois reprises le seuil de 5% du capital d’Altran : le 21 septembre 2009, à la baisse ; le 28 octobre 2009, à la hausse ; et le 20 janvier 2010, à la baisse.Ces franchissements n’ont pas fait l’objet de déclarations à l’AMF.Cette décision peut faire l’objet d’un recours dans les conditions prévues à l’article R. 621-44 du code monétaire et financier.
Le fonds de pension californien a salué le 5 février la décision des autorités américaines d’engager des poursuites contre l’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s (Newsmanagers du 5 février)."Nous saluons les efforts du département de la justice pour établir la responsabilité de S&P concernant ses méthodologies de notation qui ont débouché sur des pertes significatives pour les fonds de pension publics de Californie ainsi que pour d’autres investisseurs», souligne notamment CalPERS dans un communiqué.
Les députés socialistes ont annoncé le 5 février leur intention de déposer de nombreux amendements au projet de loi sur la réforme bancaire, avec pour objectif de «muscler» ce texte qui obligera les banques à loger dans une filiale spécialisée financée de façon autonome leurs activités spéculatives, rapporte l’agence Reuters. Annick Lepetit, porte-parole du groupe PS à l’Assemblée nationale, a fait état de négociations en cours avec le ministère de l’Economie et des Finances à la veille du début de l’examen du texte par les députés.