La confiance se situe au c??ur des projets et des activités économiques. Elle rend possibles les transactions financières et envisageables les investissements. Or, selon le Baromètre de la confiance de La Poste, les Français n’ont jamais eu aussi peu confiance dans l’avenir. En 1982, ils étaient deux tiers. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’un tiers. Cette défiance qui s’installe n’incite guère les ménages à faire des choix d'épargne de long terme. Si la confiance dans les institutions, les médias, les marques est à la peine, la confiance en soi des Français résiste : près de 77 % des Français déclarent avoir confiance en eux-mêmes. C’est également le cas pour ce qui est proche, à taille humaine, et pour ce qui fait autorité : le savoir, le progrès scientifique...
L’Autriche a besoin d’une structure de défaisance pour absorber les actifs douteux de certaines de ses banques et éviter des démantèlements désordonnés qui feraient peser un lourd fardeau sur le contribuable, a déclaré un ancien banquier et ministre des Finances social-démocrate. Hannes Androsch, qui dirige aujourd’hui l’agence autrichienne chargée de l’aide publique aux banques, plaide pour une action déterminée de restructuration du système bancaire.
La Securities and Exchange Commission s’apprête à proposer de nouvelles règles pour les fonds monétaires, et éviter qu’ils ne soient trop sensibles à la fuite des investisseurs comme ce fut le cas en 2008, rapporte le Wall Street Journal. La proposition prévoit que les fonds « prime » dont les parts sont détenues par des entreprises et autres investisseurs institutionnels adoptent une valeur liquidative flottante comme les autres fonds, abandonnant la valeur liquidative constante.
Les parlementaires européens ont l’intention de reporter leur vote sur le plafonnement des bonus des gérants de fonds, rapporte Fund Web, qui cite la presse. Sven Giegold, le rapporteur sur ce projet, a déclaré à Bloomberg que les parlementaires cherchent des changements pour les projets de mesures déjà adoptées par le comité des affaires économiques et monétaires.
La majorité des assureurs européens identifient la faiblesse des taux d’intérêt comme leur principal défi et, s’ils sont nombreux à vouloir investir dans des sources de rendement alternatives, la diversification de leurs portefeuilles demeure limitée, selon une étude publiée mercredi par le Boston Consulting Group (BCG) et Axa Investment Managers. Pour réaliser cette étude, le BCG et Axa IM ont interrogé les responsables de l’investissement d’une trentaine de compagnies d’assurance européennes représentant plus de 3.000 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Pour 68% d’entre eux, le problème numéro un est le niveau très bas des taux d’intérêt, suivi par les nouvelles réglementations (58%) - Solvency 2, normes comptables IFRS - et la complexité de la gestion des risques (47%).
Dans le cadre du processus de démantèlement du groupe Dexia, sa filiale française Dexia Crédit Local (DCL) est entré ce matin en négociations exclusives avec la Société hospitalière d’assurances mutuelles (Sham) en vue de lui vendre Sofaxis, courtier en assurance statutaire et acteur de la protection sociale pour les agents de la fonction publique territoriale. Les offres non contraignantes avaient été déposées par les candidats au mois de mars, dans un processus organisé, comme L’Agefi le révélait en juillet dernier, par Barclays Capital. Aucune prix de référence n’a été communiqué.
Un projet de rapport de la Commission parlementaire britannique concernant les standards bancaires et consulté par le quotidien évoque l’option d’une scission de Royal Bank of Scotland entre ses actifs sains destinés à une privatisation et une «bad bank» détenant les actifs toxiques. Le quotidien assure que le rapport n’émet pas une «recommandation ferme» en ce sens mais «reflète l’enthousiasme de certains des dix membres de la Commission». Le document souligne que la stratégie actuelle de RBS de fonctionne pas et ne sert pas convenablement l’économie. La Commission demande un plan d’action au gouvernement d’ici septembre.
La banque néerlandaise a fait appel devant un tribunal luxembourgeois d’une décision de la Commission européenne la privant du droit à toute opération majeure de croissance externe tant que l’Etat néerlandais n’aura pas cédé sa participation majoritaire à son capital. Bruxelles a imposé cette restriction en contrepartie de l’approbation du plan de sauvetage public d’ABN Amro.
Les délégués de MIP (Mutuelle de l’Industrie du Pétrole) réunis en assemblée générale ont validé à l’unanimité sur proposition du conseil d’administration le processus de rapprochement avec le groupe Humanis. Un rapprochement qui se traduira en premier lieu par l’adhésion de MIP à l’Union de Groupe Mutualiste d’Humanis (UGM Humanis) lors de l’assemblée générale prévue le 13 juin prochain.
Faute de repreneur, le courtier cesse son activité de banque d’investissement et a recrutéChristopher Kearns, cofondateur de Capstone Advisory Group, afin de l’aider à évaluer ses différentes options. Gleacher & Co avait déjà mis un terme à ses activités actions et de produits à taux fixe.
La banque allemande prépare une émission obligataire de 1,1 milliard de yuans (140 millions d’euros) sur le marché taïwanais, indique Bloomberg qui cite des sources bancaires. L’émission se décomposerait en un milliard de yuans d’obligations à 3 ans offertes à un rendement de 2,45%, et 100 millions d’obligations annulables à 5 ans à un taux de 2,65%.
L’accord national interprofessionnel (ANI) qui généralise la complémentaire santé à l’ensemble des entreprises devrait entraîner d’ici 2016 un transfert du marché de l’assurance individuelle vers le collectif estimé entre 4 et 5 milliards d’euros de cotisations sur un total de 33 milliards, selon une étude d’impact réalisée par Actuaris. D’après les projections du cabinet d’actuariat-conseil, sur plus de 19 millions de salariés du privé en France, 98% d’entre eux seront couverts par un contrat collectif en 2018, contre 61 % en 2013, tandis que la part des salariés couverts en individuel chutera de 37% en 2013 à 2 % en 2018. Au total, ce sont 7 millions de salariés aujourd’hui couverts par une complémentaire santé individuelle qui pourraient potentiellement passer sous un régime collectif dans les cinq ans à venir. D’ici à 2018, le nombre des salariés couverts par un accord de branche passera de 1,6 millions à 5 millions, soit 25 % des salariés français.
Avec un encours de 8 944 milliards d’euros fin 2012 en progression de 984 milliards d’euros, l’année 2012 peut être considérée comme favorable pour les gestions européennes. L’association se félicite à ce titre que la France reste leader si l’on considère les marchés où la gestion financière des fonds d’investissement est réalisée. Pour autant, la marge et désormais étroite, avec une part de marché de 19,1% suivie par l’Allemagne et le Royaume-Uni, tous les deux avec 19 %. Un an auparavant, la France représentait 20,1 % de l’ensemble, l’Allemagne 19,2 % et le Royaume-Uni, 17,1 %...
Le passage à l'échange automatique d’informations en matière fiscale est «un mouvement irréversible». La Suisse est libre de franchir ce pas et «il ne fait pas de doute» qu’elle aurait la capacité de s’adapter et de rebondir si elle décide de le faire, estime l’ambassadeur de France en Suisse, Lichel Duclos. En revanche, il paraît difficile de raisonner en termes de contreparties. «On ne peut pas choisir dans la globalisation ce qui nous plaît et ce qui ne nous plaît pas», estime Michel Duclos dans un entretien à l’ats. Cela est valable en matière d'échange d’informations, mais aussi dans les discussions en cours entre la Suisse et l’Union européenne sur la fiscalité des entreprises, a-t-il précisé. En poste à Berne depuis juillet dernier, Michel Duclos a par ailleurs souligné que la Suisse ne figure pas sur une «liste noire» des paradis fiscaux français. L’annonce faite cette semaine d’inscrire 17 pays, dont la Suisse, sur une «liste noire» de l’Agence française de développement (AFD) n’est qu’une «mesure technique» qui n’engage pas le gouvernement français, assure-t-il. «La seule liste officielle, c’est celle de Bercy», siège du ministère de l’Economie et des Finances, et «rien ne permet de dire que la Suisse sera mise en cause» lorsque cette liste, qui contient actuellement huit noms, sera actualisée.
Alors que le gouvernement britannique fait campagne contre l'évasion fiscale, Gibraltar vient de lancer une campagne d’information pour inciter les hedge funds basés à Londres à venir s'établir dans un territoire qui offre une fiscalité très favorable, rapporte The Guardian.L’impôt sur le revenu notamment pouvait être limité à 30.000 livres par an quel que soit par ailleurs le niveau des revenus alors que le taux marginal d’imposition s'élève à 45% au Royaume-Uni. Pour ce faire, un gérant de hedge fund doit obtenir le statut fiscal spécial de «haut responsable possédant des compétences particulières» Le premier ministre du Rocher, Fabian Picardo, estime que Gibraltar n’est pas un paradis fiscal et respecte toutes toutes les réglementations fiscales européennes. Le nombre de fonds domiciliés à Gibraltar est passé de 20 en 2006 à 150 actuellement, représentant un encours de 3 milliards de livres.
Les autorités américaines ont annoncé le 3 juin avoir approuvé une liste préliminaire d'établissements financiers non bancaires désormais jugés «systémiques», dont l’assureur AIG, qui feront donc l’objet d’une surveillance accrue de la part de la Réserve Fédérale.Nouvelle étape dans la surveillance des acteurs financiers réclamée après la crise de 2008, cette décision augmentera le nombre - actuellement fixé à 19 - des établissements financiers d’une taille telle que leur faillite pourrait provoquer l’effondrement de l’ensemble du système financier («too big to fail») et qui risqueraient de devoir être sauvés de la faillite avec l’argent des contribuables. Ni les noms ni le nombre de ces établissements , dont la liste a été adoptée en séance à huis clos par le Conseil de surveillance de la stabilité financière (FSOC), n’ont été rendus publics. Les organismes désignés ont en effet un mois pour faire appel et la liste définitive sera adoptée d’ici trois mois. Elle sera ensuite revue chaque année.
En réponse à une requête de la Commission européenne, l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) a publié le 3 juin ses recommandations techniques relatives à l’impact de la réglementation sur les ventes à découvert et certains aspects de l’encadrement des CDS sur les marchés financiers européens.D’une façon générale, l’Esma considère que la réglementation, en vigueur depuis le 1er novembre 2012, a entraîné une légère baisse de la volatilité, une diminution des spreads et aucun impact significatif sur les volumes négociés. L’Autorité ne relève pas non plus d’impact marqué sur le marché des CDS sinon une légère diminution de la liquidité sur les indices de CDS. Parmi les recommandations déclinées par l’Esma figurent notamment des améliorations techniques à la méthode calcul des positions nettes sur les actions ainsi qu’une révision du calcul des positions nettes sur la dette souveraine, une clarification des formulations juridiques sur les transactions de CDS ainsi qu’une approche différente pour établir la liste des actions échappant à la réglementation. L’Esma suggère également d’introduire une nouvelle approche des interdictions temporaires en cas de chute significative du cours d’un titre.
L’action Scor a gagné 3,4% en milieu de matinée à la Bourse de Paris, à 23,03 euros, avant de redescendre légèrement à 22,82 euros, à midi. Le rachat des activités de réassurance vie de Generali aux Etats-Unis est apprécié par les marchés, l’opération permettant au groupe français de se hisser à la première place du marché américain. Depuis le début de l’année, le titre Scor progresse de 11,8% après un gain de 13% en 2012.
Le quotidien indique que le gouvernement s’apprête à publier un décret destiné à faciliter les prêts des assureurs aux entreprises non cotées. 90 milliards d’euros d’assurance vie pourraient ainsi être dirigés vers les PME, selon le quotidien, selon lequel il s’agit d’« une réforme qu’attendent nombre d’assureurs». Bercy préparerait en effet une modification du Code des assurance devant leur permettre «dans un proche avenir» de soutenir plus facilement les entreprises. Ce projet «part du constat qu’il n’y a pas en France de problème sur le montant de l'épargne, mais plutôt sur son allocation»,indique-t-on dans l’entourage de Pierre Moscovici.
La volatilité récente constatée sur les marchés obligataires pourrait remettre en cause le modèle mathématique de valorisation du «Value at Risk», indique le journal qui précise, sans la citer, qu’une grande banque d’investissement internationale aurait déjà atteint sa limite de risque fixée par le modèle après l’annonce de la politique monétaire expansionniste mise en place par la Banque du Japon.
La banque britannique a émis hier un milliard de dollars de dette subordonnée à 10 ans à un taux de 6,1%, soit 400 points de base de plus que les rendements du Trésor américain de maturité similaire.
BNP Paribas Fortis va rembourser en août prochain à Ageas Hybrid Financing (AHF), un véhicule financier détenu par Ageas, 750 millions de dollars de titres perpétuels à 8,25%. « Depuis la scission de Fortis, ce prêt représente une exposition relativement élevée au risque de crédit à l'égard de tiers », souligne Ageas. AHF pourra ainsi rembourser à son tour les titres en circulation à leur première « call date ».
Le gestionnaire de fonds alternatifs soutenu par Hellman & Friedman négocie l’acquisition du « Customized Fund Investment Group » de Credit Suisse, selon Private Equity International. L’activité gère 28 milliards de dollars d’actifs.
L’assureur mutualiste a vendu sa filiale La Réassurance Intercontinentale pour 200.00 euros au groupe britannique Randall & Quilter Investment Holdings, un prestataire de services et d’investissements spécialisé dans l’assurance non-vie. Détenue par MMA IARD, La Réassurance Intercontinentale était gérée en extinction depuis 2010 et affichait 4,1 millions d’euros de réserves fin 2012.