La fiabilité des taux Libor et Euribor remise en cause à la suite des manipulations dont ils ont fait l’objet dans leur élaboration quotidienne, la commission européenne du Sénat a publiée, jeudi 6 juin, six préconisations sur les priorités de la réforme que les organisations de régulation internationales et les autorités de supervision nationales élaborent. «Les travaux menés notamment par l’Organisation Internationale des Commissions de Valeurs (OICV) ont permis de fixer les grands principes internes de gouvernance des structures assurant l’administration des indices. Les superviseurs européens ont, dans le même esprit, publié conjointement des recommandations applicables à compter de juin 2013 (lire par ailleurs) visant à remédier aux « insuffisances » identifiées dans la gouvernance de l’Euribor», indique un communiqué de la commission. «La production des indices doit devenir une activité régulée, supervisée et soumise en conséquence à d’éventuelles sanctions administratives et pénales, ajoute-t-elle. Or, la réforme du Libor actée par les autorités britanniques qui ont choisi d’écarter l’implication directe d’une autorité publique dans la gouvernance de l’indice suscite déjà des interrogations, pointe la commission. Quant aux autorités américaines, elles préconisent, en assimilant Euribor et Libor, un remplacement du Libor qu’elles jugent structurellement biaisé par de nouveaux indices dont on peut supposer que la gouvernance serait assurée hors du Royaume-Uni. Idée trop simplificatrice, juge la commission du Sénat, qui rappelle que les deux indices ne reflètent pas les conditions d’un même marché, le Libor étant par ailleurs élaboré à partir d’un panel de 20 contre 40 pour l’Euribor. Dans ce cadre, la commission des affaires européennes au Sénat préconise de : – promouvoir un texte dédié à la réforme de l’Euribor assurant sa pérennité au regard de ses spécificités et de son importance systémique, – faire de la production d’indices systémiques comme l’Euribor une activité régulée au niveau européen dans le cadre du mécanisme de surveillance unique, – intégrer des éléments de contrôle du Libor dans la supervision européenne afin de promouvoir un cadre européen coordonné et cohérent, – associer la Banque centrale européenne à la gouvernance de l’Euribor qui constitue un bien public, – établir rapidement un cadre européen de sanctions en cas de manipulation des indices, – assurer une meilleure connaissance des transactions du marché interbancaire.
Les députés ont voté dans la nuit de mercredi, en deuxième lecture, le projet de loi bancaire, rapporte Les Echos. Les discussions parlementaires auront profondément modifié le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires. Le texte, axé à l’origine sur la stabilité financière, s’est enrichi de nombreux articles, sur la lutte contre les paradis fiscaux ou sur les rémunérations du monde de la finance. L’Assemblée a voté mercredi soir un amendement du gouvernement qui plafonne les bonus des dirigeants des banques et des traders. La France transpose ainsi, en amont, la directive européenne instituant que la rémunération variable ne pourra pas dépasser le montant de la rémunération fixe. Egalement mercredi soir, en deuxième lecture, l’Assemblée a étendu à toutes les grandes entreprises le dispositif de lutte contre les paradis fiscaux (publier pays par pays le chiffre d’affaires, les effectifs, le résultat avant impôt, le montant des impôts et les subventions publiques reçues), avec le soutien du gouvernement. Cette mesure s’appliquera lorsque la règle sera étendue au niveau européen. Enfin, contre la fraude fiscale et sur proposition du ministre de l’Economie, les députés ont voté en faveur de l’application prochaine des accords d'échange automatique d’informations de type Fatca.
Le collège de l’Autorité des marchés financiers a proposé jeudi 6 juin une sanction de 150.000 euros à l’encontre de Saxo Banque France, rapporte L’Agefi. L’AMF reproche au courtier en ligne «un manquement à son obligation de délivrer des informations exactes, claires et non trompeuses sur la vente de CFD» (contract for differences), un produit dérivé à terme doté d’un effet de levier. La banque n’aurait également pas mentionné le caractère promotionnel de son offre dans sa documentation commerciale. La décision est attendue fin juillet.
Comment se sont comportées les sociétés tenus de publier des informations de RSE dans leur rapport de gestion et de les faire vérifier par un organisme tiers indépendant ? Un an après l’application du dispositif «Grenelle 2", la société Deloitte a dressé un premier bilan pour les entreprises du SBF 120 dans un document diffusé jeudi 6 juin. L'étude qui a porté sur les 110 entreprises concernées (celles qui ont publié leurs rapports annuels à fin mai 2013 sur l’exercice clos au 31 décembre 2012 ou après) a mis en évidence la mobilisation et la large couverture des thématiques requises portant sur le reporting et la vérification des données RSE .En chiffres, 101 entreprises, soit 92% de l’ensemble étudié, ont fait référence, dans leur rapport annuel, au nouveau dispositif, et consacré une partie dédiée pour y répondre. En outre, parmi les 42 thématiques d’informations demandées, note l'étude, 35 ont été traitées par plus de 80% des entreprises, 28 ont été renseignées par des informations qualitatives et/ou quantitatives par plus de 80% des entreprises et 5 ont fait l’objet d’indicateurs quantitatifs dans plus de 80% des cas. Quelques hétérogénéités en fonction des informations demandées ont toutefois été pointées. «En matière sociale», indique Deloitte, «les informations sont globalement bien couvertes et posent des difficultés limitées à quelques thématiques (ex : les maladies professionnelles ou les rémunérations et leur évolution). En matière environnementale», ajoute le groupe de conseils, «les thématiques sont bien couvertes lorsqu’elles sont quantifiables et en lien avec l’activité (ex : énergie, gaz à effet de serre, déchets…), mais moins lorsqu’elles sont difficiles à quantifier (biodiversité, nuisances sonores, utilisation des sols, adaptation au changement climatique…). «Enfin», détaille Deloitte, «en matière sociétale, les informations communiquées relèvent souvent d’engagements généraux (charte éthique, adhésion à des initiatives) et ne restituent que partiellement un niveau de performance, notamment en matière de relations avec les parties prenantes, de lutte contre la corruption ou d’actions menées en faveur des droits de l’homme.» Concernant la vérification par un organisme tiers indépendant, Deloitte indique également que 80 entreprises (73 %) ont demandé une vérification, bien que le dispositif ne soit pas finalisé. L’absence d’arrêté a eu une incidence limitée, relève Deloitte. Dans le détail, pour 27 d’entre elles, il s’agissait d’une première fois cette année tandis que les 53 autres avaient déjà fait procéder à une vérification volontaire l’exercice précédent.
Pierre Moscovici, ministre de l’économie et des finances et Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé du budget, ont publié le 5 juin le rapport de l’inspection générale des finances (IGF) sur le contrôle des prix de transfert des grandes entreprises (*). Selon un communiqué de Bercy, le rapport de la mission de « comparaison internationale sur la lutte contre l’évasion fiscale via les échanges économiques et financiers intra-groupe » préconise un ensemble de mesures pour renforcer les outils de l’administration fiscale contre l’évasion fiscale des entreprises multinationales organisée au travers de l’optimisation des flux financiers entre leurs filiales (versement d’intérêts financiers, de redevances, de frais de siège, etc.).Le droit français est en retrait par rapport aux pratiques en vigueur dans plusieurs pays anglo-saxons. De fait, le rapport prône donc son adaptation, en «clarifiant les règles fiscales applicables, en durcissant les sanctions en cas de manquement des entreprises à leurs obligations justificatives, en renversant la charge de la preuve dans certaines situations à risque comme les restructurations d’entreprises ou encore en imposant aux contribuables des règles plus exigeantes en matière de transparence comptable vis-à-vis de l’administration fiscale», précise le minstère. (*) Ce rapport est accessible sur : www.economie.gouv.fr/files/2013-note-IGF-evasion-fiscale.pdf
Les autorités européennes des marchés (AEMF ou Esma) et des banques (EBA) ont publié le 6 juin la version définitive de leurs principes sur la mise en place des indices de marché dans l’Union européenne.Ces principes sont conçus pour traiter les problèmes liés au processus de fixation des indices de marché et visent à fournir à toutes les parties prenantes, utilisateurs, administrateurs, spécialistes des données, un cadre commun pour mettre en œuvre ces activités. L’application de ces principes permettra également de faciliter la transition vers un nouveau cadre réglementaire pour les indices de marché.L’application des principes sera revue dans un dix-huit mois, le calendrier pouvant être modifié si nécessaire en fonction de l'évolution des travaux que vont mener à bref délai les deux autorités sur des indices alternatifs basés sur les transactions.Dans ce contexte, la Commission européenne a indiqué qu’elle ferait «cet été» des propositions pour mieux encadrer et rendre plus transparents les indices de référence, en particulier les taux interbancaires comme le Libor. «J’ai l’intention de présenter (...) une proposition législative sur les indices de référence cet été», a indiqué le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier.Il s’agit de compléter le cadre législatif sur les abus de marché, que la Commission a proposé en juillet 2012 d'élargir, afin d’interdire les manipulations des indices de référence et les rendre passibles de sanctions pénales. La nouvelle proposition «établira notamment des règles de bonne gouvernance pour assurer plus de transparence, gérer les conflits d’intérêt et assurer la représentativité des indices de référence», et «établira un cadre pour la supervision» de ces indices, «avec des sanctions pour le non-respect des principes établis», selon Michel Barnier. Selon une source bien informée, la proposition prévoit notamment de confier la supervision de ces indices à l’Esma.
Après sa filiale française, le groupe bancaire suisse UBS a été mis en examen pour «démarchage bancaire illicite». Les représentants de la banque se sont vus notifier le statut de témoins assistés pour des faits de «blanchiment de démarchage bancaire illicite» et «blanchiment de fraude fiscale», rapporte Reuters. La banque suisse est soupçonnée d’avoir participé à un démarchage commercial auprès de fortunes françaises ayant pour objet de proposer des placements soustrayant des fonds au fisc français. Trois anciens et actuels responsables d’UBS France ont déjà été mis en examen dans ce dossier.
La réorganisation officialisée hier, qui crée des directions générales pour accélérer les mutualisations, succède à la création d'une holding financière
Reuters croit savoir que la banque helvétique pourrait céder une partie de sa banque privée en Allemagne pour améliorer sa rentabilité en Europe en concentrant son attention sur les clients les plus aisés. En décembre déjà, Credit Suisse avait réduit son réseau de banque privée en Allemagne à 9 agences au lieu de 12, en supprimant 150 emplois sur 500.
L’assureur des professionnels du bâtiment et des travaux publics a dégagé l’an dernier un résultat net de 159 millions d’euros, en hausse de 11%. Le chiffre d’affaires ressort à 2,32 milliards d’euros (+7,2%). Il s’agit de comptes contributifs aux comptes combinés de la SGAM btp (société de groupe d’assurances mutuelles du BTP) à laquelle sont affiliées la SMABTP, la SMAvie BTP, L’Auxiliaire, L’Auxiliaire vie de Lyon et la CAM btp de Strasbourg.
Depuis le 7 mai dernier, l’agence de notation applique de nouveaux critères de notations aux compagnies d’assurance. L’ensemble de notes attribuées dans ce secteur sera revu d’ici la fin juillet. Suite à la revue des assureurs français : toutes les notes sont confirmées. Seule modification: la perspective de La Mondiale passe de «négative» à «stable».
Après deux partenariats sur le marché français en 2012, Axa s’attaque au marché européen du financement des ETI. L’assureur et Commerzbank ont signé un partenariat visant à financer des entreprises de taille intermédiaire en Allemagne, en Suisse et en Autriche. «Cette coopération inclut des lignes de crédit nouvelles liées à des prêts syndiqués, des «club deals», des prêts bilatéraux et des Schuldscheindarlehen, conclus en fonction des intérêts des clients de Commerzbank», précisent les deux groupes dans un communiqué commun. Axa se félicite de bénéficier des capacités d’origination de Commerzbank et des relations privilégiées de la banque allemande avec les entreprises locales.
Afin d’intégrer ses enseignes, Covea a annoncé jeudi une nouvelle organisation dont les grandes lignes avaient été révélées par L’Agefi Quotidien dans son édition du 18 mars. Son pivot consiste en la création d’une direction générale assurances, confiée à Christian Baudon, patron de MMA, qui coiffera ces activités chez MMA, Maaf et GMF, les trois enseignes du groupe. D’autres directions au niveau Covéa sont créés, pour les partenariats, les ressources humaines ou encore la technologie et systèmes informatiques. Placée sous la responsabilité de Sophie Beuvaden, la direction générale finances Covéa sera pour sa part renforcée par l’intégration de l’activité de gestion immobilière de MMA. Dans le cadre de cette réorganisation, le pôle Maaf restera dirigé par Etienne Couturier jusqu’à son départ à la retraite le 31 décembre 2013 puis par Joaquim Pinheiro. Le pôle MMA est dirigé par Hervé Frapsauce et le pôle GMF par Laurent Tollié.
Le secteur des fonds de pension australiens vient, par la voix de son association, l’Industry Super Network, d’alerter sur les coûts supportés par ses membres du fait du trading haute fréquence (THF), rapporte Les Echos. Dans un rapport, elle les évalue de 1,6 à 1,9 milliard de dollars par an, une estimation jugée conservatrice. Les automates très rapides s’interposent entre acheteurs et vendeurs et raflent les meilleurs prix, conduisant les gérants à acheter ou vendre à des cours moins favorables, ou en retard. Le régulateur boursier australien (Asic) est malgré tout partisan d’une ligne minimale, souple et pragmatique, conformément à une approche anglo-saxonne plutôt bienveillante à l'égard du THF. Il a renoncé à imposer une limite de vitesse ainsi qu’une durée minimale de vie des ordres avant qu’ils soient annulés. « Nous avons déjà assisté à une nette diminution de ces petits ordres à durée de vie éphémère compte tenu de notre supervision », se félicite Greg Medcraft, le président de l’Asic, lors de la conférence annuelle des courtiers australiens.
Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances a rencontré Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace afin d'évoquer l’avenir de la bourse de Paris, dans le contexte du rachat de Nyse-Euronext par l’Intercontinental Exchange. Dans un communiqué publié mercredi 5 juin, Pierre Moscovici a annoncé avoir confié à Thierry Francq, ancien secrétaire général de l’Autorité des Marchés Financiers, une mission sur ce sujet dont les conclusions seront remises au ministre le 1er juillet prochain. ICE ayant annoncé qu’il pourrait introduire en Bourse les marchés de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, Thierry Francq compte analyser les scénarios possibles, a-t-il expliqué hier à L’Agefi. Il s’agit selon lui «de pousser pour une stratégie qui soit favorable à l'économie française et à la zone euro dans son ensemble». Cela pourra passer par la constitution d’un tour de table, note le quotidien mais «c’est un moyen, pas un objectif en soi» a indiqué l’ancien secrétaire général de l’AMF.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a présenté mercredi ses propositions d’encadrement des fonds monétaires américains, rapporte L’Agefi. Elles s’appliqueraient aux fonds monétaires institutionnels type prime. Ils auraient deux options - non exclusives l’une de l’autre : adopter une valeur liquidative variable plutôt qu’une valeur liquidative constante (1 dollar par action) et mettre en place des commissions de liquidité et des barrières au rachat en cas d'épisode de stress. La suspension des rachats pourrait durer jusqu'à trente jours. Ces propositions sont soumises à consultation pour une durée de 90 jours.
Le FMI a fait son mea culpa et admis que le premier plan de sauvetage de la Grèce en 2010 s'était soldé par des «échecs notables» en raison notamment de désaccords avec ses partenaires européens au sein de la «troïka»."Il y a eu (...) des échecs notables. La confiance des marchés n’a pas été rétablie (...) et l'économie a été confrontée à une récession bien plus forte que prévu», a indiqué le Fonds monétaire international dans un rapport publié le 5 juin évaluant les résultats du plan d’aide de 110 milliards d’euros accordé à Athènes en mai 2010 en contrepartie d’un plan d'économies drastiques.Le Fonds s'était alors montré bien optimiste en tablant sur un retour de la croissance en Grèce dès 2012 et une amélioration sur le front de l’emploi. Les faits lui ont donné tort: le pays s’enfonce actuellement dans la récession pour la sixième année d’affilée avec un taux de chômage de 27%, malgré un deuxième plan d’aide international massif au printemps 2012. Les projections de dette publique grecque établies par le Fonds ont elles aussi été balayées «dans une très large mesure», indique l’institution.
La décision la semaine dernière par la Commission Européenne de consentir un délai à certains pays de la zone Euro pour réduire leur déficit public à 3% du PIB, apparaît de la part de l’Union Européenne comme un pas progressif vers une certaine flexibilité budgétaire. Dans une étude publiée le 4 juin («Is Austerity Being Relaxed In The Eurozone – And Does It Matter For Ratings?»), Standard & Poor’s considère qu’il s’agit là d’une réponse pragmatique à la récession en cours en Europe, plutôt qu’un abandon de la consolidation budgétaire structurelle qui devrait se poursuivre. En conséquence, l’agence ne prévoit aucun impact immédiat sur les notations souveraines de la zone Euro.
SNS Reaal, le prêteur néerlandais nationalisé début 2013, a annoncé une perte nette de 972 millions d’euros au titre de l’année 2012 et de 1,6 milliard au premier trimestre 2013. La banque a passé de grosses dépréciations sur son activité de financement de l’immobilier commercial (2 milliards au premire trimestre), à la source de ses difficultés. Elle prévoit d'être en perte sur l’année en raison de ce nettoyage. SNS Reaal donnera davantage de détails sur son plan de restructuration dans le courant de 2013. Le groupe doit encore transférer son activité de property finance à une structure de défaisance capitalisée par l’Etat néerlandais.
DCL est entré en négociation exclusive avec la Sham, une mutuelle de santé, pour lui vendre son courtier. Le démantèlement du groupe Dexia suit son cours
Alors que le démantèlement de Dexia avance grâce à la vente programmée du courtier en assurance Sofaxis à la Sham, la Sfil - la nouvelle banque publique des collectivités locales née sur les ruines de Dexia Crédit Local - peine à renégocier ses prêts toxiques aux collectivités.
Le quotidien relève de sources concordantes que «la mutuelle mancelle se prépare à faire évoluer son dispositif en région et sa direction centrale commerciale».«Il faut réorienter les collaborateurs vers le marché des professionnels et des entreprises, alors que notre structure est pour l’instant très tournée sur le marché des particuliers»,explique un «bon connaisseur du dossier».
Le régulateur américain des marchés à terme a déposé une plainte à l’encontre d’une filiale d’US Bancorp pour avoir pris comme garantie des fonds de la clientèle de Peregrine Financial Group, le courtier sur futures déclaré en faillite en juillet 2012. Cette garantie concernait des prêts accordés à l’ex-dirigeant de Peregrine, Russel Wasendorf, condamné à 50 ans de prison.
L’Assemblée nationale a validé hier soit la réforme bancaire en deuxième lecture, en renforçant la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale. Le texte repart ainsi au Sénat. Les députés ont notamment abandonné le principe d’un double plafonnement des frais bancaires précédemment mis en place par les Sénateurs.
Le taux de croissance des crédits aux entreprises non financières a légèrement ralenti à +0,9% sur un an en avril, après +1,1% en mars, du fait de l’accentuation de la contraction des crédits de trésorerie, selon les données brutes publiées par la Banque de France. Les crédits de trésorerie se sont ainsi repliés de 4,2%, contre -2,5% le mois précédent, alors que les crédits à l’investissement ont progressé dans le même temps de 2,3% après +1,9%.
L’Autriche a besoin d’une structure de défaisance pour absorber les actifs douteux de certaines de ses banques et éviter des démantèlements désordonnés qui feraient peser un lourd fardeau sur le contribuable, a déclaré un ancien banquier et ministre des Finances social-démocrate. Hannes Androsch, qui dirige aujourd’hui l’agence autrichienne chargée de l’aide publique aux banques, plaide pour une action déterminée de restructuration du système bancaire.