A l’heure où la question de l’évasion fiscale semble stagner pour les dirigeants européens, la grande majorité des entreprises réclame une sécurité juridique accrue au détriment de la faculté d’optimisation fiscale internationale.La dernière étude International Business Report de Grant Thornton, menée auprès de plus de 3 000 entreprises à travers 44 pays, indique en effet que 68 % des chefs d’entreprise au niveau mondial, 74 % dans la zone euro et 73 % en France, seraient favorables à ce que les administrations fiscales donnent une définition plus précise des schémas, mécanismes et montages financiers internationaux autorisés et /ou prohibés (quand bien même cet encadrement réduirait les possibilités d’optimisation de la charge d’impôts de leur entreprise).Cette volonté n’est cependant pas unanime dans l’ensemble des régions du monde: seuls 54 % des dirigeants nord-américains et 42 % des chefs d’entreprise japonais y sont favorables. 51% des sondés en Australie, 48 % en Suisse et 46 % au sein des Emirats Arabes Unis, sont contre."Les résultats de l’étude s’expliquent par l’exigence d’une transparence accrue dans un contexte où les schémas d’optimisation utilisés par certains grands groupes ont défrayé la chronique dans de nombreux pays. En outre, dans le cas de la France, les changements incessants de législation et l’insécurité juridique qui en résulte conduisent indubitablement les entreprises à rechercher une plus grande visibilité», commente Alexis Martin, directeur du pôle fiscal de GT Société d’Avocats.Pour autant, seuls 41 % des chefs d’entreprise au niveau mondial, 25 % au sein du G7, 20 % dans les pays du Nord de l’ Europe et 18 % en France, envisagent une plus grande transparence dans la communication à destination des investisseurs, actionnaires et du public en général quant à la gestion fiscale de leur entreprise au cours des douze prochains mois.