Le développement du financement alternatif par les entreprises de taille intermédiaire (ETI) européennes est inéluctable, selon Standard & Poor’s que cite L’Agefi. Compte tenu de la frilosité grandissante de la part des banques, le besoin de financement alternatif de la part des sociétés de taille intermédiaire trouve un écho favorable de la part d’investisseurs avides de rendement au sein d’une classe d’actif en devenir. Si les émetteurs estiment encore que les prêteurs exigent des taux d’intérêt trop élevés, l’offre pâtit d’un manque d’information financière «suffisante, régulière et fiable» note S&P qui met en outre en lumière le manque de cohésion des divers marchés nationaux, soumis à des cadres réglementaires disparates. Il en est ainsi du placement privé, note le quotidien.
Selon Le Temps, la Russie a lancé un mandat d’arrêt à l’encontre de William Browder, le patron britannique de la société financière Hermitage. Il employait Sergueï Magnitski, un juriste mort dans des conditions douteuses dans une prison moscovite en 2009.
Credit Suisse a annoncé des bénéfices en hausse au titre du premier trimestre, en partie grâce à sa banque d’investissement dont la restructuration commence à porter ses fruits, et a laissé entrevoir le versement d’un dividende au comptant. Le bénéfice net de la banque suisse a atteint 1,303 milliard de francs (1,06 milliard d’euros), contre 44 millions un an plus tôt, au-delà du consensus qui était de 1,255 milliard. Le comparatif du premier trimestre 2012 avait été affecté par une charge de 1,5 milliard de francs.
La vente de 630 agences de Lloyds Banking Group au Co-Operative Group a échoué mercredi, contraignant la banque à envisager leur mise en Bourse. Co-Op a annoncé avoir renoncé à la transaction en raison des exigences des autorités de régulation et de la détérioration des perspectives économiques au Royaume-Uni. Lloyds a réagi en annonçant son intention de procéder à une offre publique de vente pour sa liste d’agences baptisée Verde.
Axa a annoncé le rachat de 50% de la société chinoise Tian Ping pour 485 millions d’euros, une opération qui permettra au groupe français de devenir le plus grand assureur étranger présent en Chine dans le secteur de l’assurance-dommages. Axa a précisé qu’il rachèterait 33% de Tian Ping auprès d’actionnaires actuels de la société pour un montant de 1,9 milliard de yuans (RMB), soit 237 millions d’euros. Il souscrira également à une augmentation de capital réservée pour un montant de 2 milliards de RMB (248 millions d’euros) afin de financer la croissance future de la société. Tian Ping, créée fin 2004 et basée à Shanghai, dispose de licences en assurance-dommages couvrant la plupart des provinces chinoises ainsi que d’une licence de distribution directe couvrant toutes ces provinces, et se concentre sur l’assurance automobile. Axa estime qu’il devrait tirer profit d’une nouvelle réglementation, entrée en vigueur au second semestre 2012, qui permet aux entreprises étrangères de souscrire des contrats d’assurance automobile de responsabilité civile.
L’assureur et réassureur allemand a levé 60 millions d’euros de nouveaux capitaux auprès de Keyhaven Capital Partners, une société de capital investissement basée à Londres. Cette augmentation porte son capital à 83 millions d’euros. L’actionnaire actuel, Augur Financial Opportunity SICAV, conservera sa participation majoritaire.
L’ancien PDG du courtier en faillite fait l’objet d’une plainte déposée par Louis Freeh, le liquidateur. Ce dernier reproche à Jon Corzine ainsi qu’à d’autres dirigeants de ne pas avoir agi de bonne foi et d’avoir mis en place des stratégies ayant causé la banqueroute de la société. La plainte réclame des dommages et intérêts «qui seront déterminés lors d’un procès».
La filiale de gestion d’actifs de Ping An Insurance basée à Hong Kong, Ping An of China Asset Management, aurait demandé officiellement une licence et le droit à un quota d’investissement dans le cadre du programme RQFII lui permettant d’utiliser les fonds en yuan levés à Hong Kong pour investir en Chine, indique le journal qui cite Timothy Chan, le directeur des investissements de l’assureur.
Co-operative Group devrait annoncer aujourd’hui qu’il renonce au rachat de 630 agences du groupe bancaire britannique pour un montant estimé à 750 millions de livres, selon le journal qui cite des sources proches du dossier. Un revers pour Lloyds, détenu à 39% par l’Etat britannique, et contraint par Bruxelles de procéder à des cessions d’actifs suite à son sauvetage par Londres durant la crise.
Les députés européens ont dégagé un compromis sur le futur régime de résolution des crises bancaires en Europe, alors qu’un texte est attendu cet été. Il confirme la protection absolue des déposants de moins de 100.000 euros, si nécessaire en mobilisant les fonds de garantie.
La collecte nette du Livret A a progressé en mars à un rythme proche de celui de février, soit nettement moins qu’en janvier, où elle avait bénéficié du relèvement du plafond. Elle s’est élevée à 1,83 milliard d’euros après 1,51 milliard en février, contre 8,21 milliards en janvier, portant l’encours global du Livret A, dont le taux de rémunération a diminué d’un demi-point au 1er février, à 261,6 milliards d’euros. La collecte nette du LDD a été positive de 0,96 milliard d’euros le mois dernier.
Le groupe britannique est la cible d'une information judiciaire ouverte en France mais visant la filiale à Genève, tandis qu'au Royaume-Uni il applique un plan de licenciement.
Pour la première fois depuis 79 ans qu’elle existe, la Securities and Exchange commission (SEC) va avoir deux responsables de la répression (chief enforcers), rapporte The Wall Street Journal. En effet, Mary Jo White, la nouvelle présidente, a annoncé que l’un de ses anciens lieutenants au cabinet d’avocats Debevoise & Plimpton, Andrew Ceresney, sera nommé co-directeur de la division «enforcement», qui compte plus de 1.200 personnes, aux côtés de George Canellos. Les deux hommes avaient déjà travaillé pour Mary Jo White lorsqu’elle était US attorney à Manhattan il y a dix ans.
L’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV ou Iosco en anglais) a publié le 22 avril son rapport définitif sur les défis technologiques à prendre en compte pour assurer une surveillance efficace des marchés. Ce document décline un certain nombre de recommandations pour aider les autorités de tutelle à relever ces défis.Au-delà de la présentation des différents régimes de surveillance en vigueur, le rapport propose des outils réglementaires qui devraient notamment permettre d’améliorer les capacités de surveillance dans l’ensemble des marchés et sur toutes les classes d’actifs, et d’utiliser de façon plus pertinente les données recueillies aux fins de surveillance.Le rapport préconise notamment l’introduction d’une piste d’audit ou encore la mise en place d’un seul point de reporting des transactions au sein d’une juridiction donnée, ainsi que l’introduction d’un identifiant unique pour une entité légale donnée (LEI).
Certains fonds atteignent dans le monde plusieurs centaines de milliards d’euros d’encours, observe Les Echos. Ces mastodontes font-ils peser un risque sur l'économie réelle ? Comme pour les banques, y a-t-il une taille limite à ne pas dépasser pour ne pas créer de crise systémique ? L’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) et le Conseil de stabilité financière réfléchissent à de nouvelles règles pour éviter un risque systémique et identifier les entités susceptibles de représenter un risque systémique, la gestion n'étant qu’une partie de cet univers non bancaire et non assurantiel. Mais cette problématique concerne en priorité les Etats-Unis, compte tenu de la taille de leurs fonds. En Europe, la concentration se poursuit, avec des marges de manœuvre importantes car les plus gros fonds européens sont encore loin derrière ceux des Etats-Unis.
Dans un courrier adressé au Trésor et aux régulateurs américains, la Commission européenne et les ministres des finances de neuf Etats demandent à ce que Washington reconnaisse l'équivalence de leurs règles encadrant le marché des dérivés échangés de gré à gré, rapporte L’Agefi. Le Dodd-Frank Act, comme la régulation européenne sur les dérivés, Emir, obligent à la compensation d’un grand nombre de dérivés OTC et à la publication de données sur les transactions. Cependant, les Etats-Unis exigent que leurs règles soient appliquées pour les transactions à l’international, dès lors qu’une des contreparties est américaine.Pour les signataires du courrier, le risque est que les opérateurs soient in fine soumis à plusieurs jeux de règles, coûteux et contradictoires. Ils appellent donc Washington à reconnaître leurs règles comme conformes aux principes américains.
Raimund Röseler, directeur exécutif de la surveillance bancaire, indique dans un entretien avec la Süddeutsche Zeitung que la BaFin va ouvrir une enquête auprès des banques pour que ces dernières établissent une liste de leurs activités dans les paradis fiscaux. Elles devront expliquer au régulateur ce en quoi consistent exactement ces activités, et avec qui ils concluent des affaires. La BaFin s’intéressera tout particulièrement à ce que les banques entendent précisément par «gestion de fortune».
Le rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale française, Christian Eckert, a décidé d’aller consulter «sans micros et caméras» cette semaine le dossier UBS et le fichier HSBC, selon un message diffusé sur son blog. Il estime ainsi «user de ses droits de contrôle». Le député socialiste se rendra «sur place à l’Autorité de contrôle prudentielle (ACP) cette semaine pour consulter le dossier UBS, dont le journal «Le Monde» a longuement parlé il y a quelques jours». Il ira «également cette semaine à Bercy pour consulter sur place le fameux fichier HSBC». M. Eckert veut s’informer du traitement du fichier de la banque genevoise HSBC sous l’angle fiscal. Son objectif est notamment de savoir si, «comme le prétendent certains, ce fichier a été expurgé avant d'être utilisé par les services de Bercy et savoir combien de poursuites pénales ont été engagées et sur quelle procédure», précise le rapporteur. Christian Eckert rendra compte de tous ces travaux «dès leur achèvement».
Le déblocage anticipé de l'épargne salariale sans pénalité fiscale sera discutée aujourd’hui par la commission des Affaires sociales et débattu à l’Assemblée le 13 mai, rapporte L’Agefi. A l’origine limitée aux plans d'épargne entreprise (PEE), la proposition étend son champ à l’intéressement salarié. Deux exceptions: les sommes affectées à des fonds solidaires et les sommes placées sur les Perco. Le montant libérable est plafonné à 20.000 euros par bénéficiaire, en un seul déblocage, sans justification. Les députés ont ajouté une précision: «afin de ne pas fragiliser la trésorerie ou les fonds propres des entreprises», Dans le cadre d’un déblocage concernant des titres de l’entreprise ou de sommes gérées en compte courant bloqué, un accord collectif ou l’accord du chef d’entreprise sera nécessaire.
La taxe sur les transactions financières (TTF) proposée par onze pays de la zone euro pourrait coûter jusqu'à 35 milliards de dollars aux fonds monétaires américains, selon la première analyse quantitative de l’impact de cette taxe sur le secteur des fonds américains réalisée par ICI Global.Selon l'étude, la TTF pourrait entraîner la disparition des transactions réalisées dans le cadre des accords de prise en pension couverts (covered repos) entre les fonds monétaires américains et les banques françaises et allemandes. Fin 2012, ces transactions représentaient quelque 139 milliards de dollars.Sur la base d’un renouvellement de la prise en pension tous les sept jours, le coût serait au minimum de 7 milliards de dollar sur la base d’un encours de 139 milliards de dollars. Dans l’hypothèse d’une maturité à un jour, la TTF représenterait un coût de l’ordre de 35 milliards de dollars.Dans ce contexte, le Luxembourg a indiqué le 22 avril par la voix de son ministre des Finances, Eric Frieden, qu’il allait soutenir le recours de la Grande-Bretagne contre la taxe sur les transactions financières. «Nous sommes très compréhensifs à l'égard de la position du Royaume-Uni (...) Nous apporterons assurément notre soutien à la procédure engagée devant la Cour européenne de justice», a déclaré Luc Frieden lors d’une conférence bancaire à la City de Londres, selon des propos rapportés par l’agence Reuters.
D’après Investment Europe, le régulateur britannique a donné à l’espagnol March Gestión de Fondos (MFG, 2,2 milliards d’euros) son agrément pour la commercialisation au Royaume-Uni de parts en livres sterling de ses fonds vedettes Vini Catena (100 millions d’euros), Family Business et Torrenova (700 millions).Pour l’instant, ces produits sont proposés aux gestionnaires de fortune et aux principaux distributeurs IFA.Des parts conformes à la réglementation RDR seront lancées ultérieurement.
Lundi s’ouvrira à Londres un procès intenté par Alexander Vik contre la Deutsche Bank, rapporte le Handelsblatt. L’intéressé réclame 2,5 milliards de dollars de dommages et intérêts à la banque allemande à laquelle il reproche d’avoir liquidé les positions du fonds Sebastian Holdings en 2008, ce dernier n’ayant pas été en mesure de verser 530 millions de dollars de collatéral supplémentaire.La banque estime que cette plainte est dénuée de fondement et réclame elle-même en justice 246 millions de dollars de dommages et intérêts pour rupture abusive de contrat.
Le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, a écrit au gouverneur de la banque centrale américaine, Ben Bernanke, pour lui faire part de ses inquiétudes concernant un projet de réglementation américain visant les banques étrangères, qui risque selon lui de provoquer des réflexes protectionnistes, rapporte l’AFP.Dans une lettre datée du 18 avril, dont l’AFP a eu copie, M. Barnier estime que ce projet semble représenter un changement radical par rapport à la politique actuelle menée par les Etats-Unis en matière de supervision des banques étrangères.Il estime que ce projet pourrait se traduire par un préjudice concurrentiel pour les banques étrangères et entraîner une réaction protectionniste de la part d’autres juridictions, ce qui pourrait en fin de compte avoir un impact fortement négatif sur la reprise économique mondiale.La Réserve fédérale américaine a publié en décembre un projet de directive pour renforcer les exigences réglementaires s’imposant aux banques et aux organisations financières non bancaires étrangères présentes aux Etats-Unis et dont l’actif consolidé dépasse 50 milliards de dollars à l'échelle mondiale. Le but affiché de ce projet est de limiter les risques que ces établissements pourraient faire courir au système financier américain, mais aussi de forcer une égalité devant la réglementation financière entre les banques américaines et leurs concurrentes étrangères sur le sol des Etats-Unis.M. Barnier avait déjà fait part de ses préoccupations face à ce projet lors d’une visite aux Etats-Unis en février. L’approche proposée s'écarte de la coopération entre partenaires internationaux, avait-il souligné, estimant que le cadre de l’accord international sur les normes bancaires, dit de Bâle III, devrait être suffisant.
L’agence d'évaluation financière Fitch Ratings a publié le 22 avril une mise à jour de ses critères et de son échelle de notation des sociétés de gestion.Parmi les modifications apportées par l’agence figurent notamment une nouvelle échelle descriptive en cinq points, de nouvelles définitions de notation qui référencent de façon explicite les gérants par rapport aux normes appliquées par les investisseurs institutionnels, des attributs de notation plus explicites pour chacun des 30 facteurs de notation, ou encore l’introduction de perspectives de notation qui indiquent la direction que pourrait prendre une notation sur une période de un à deux ans.L’ensemble des notations résultant de ces modifications feront l’objet d’une communication séparée ultérieurement, indique Fitch Ratings qui n’attend pas de changements notables pour les 55 sociétés de gestion dont elle assure la notation.
La FFSA, le GEMA et les organisations syndicales CFDT, CGC, CFTC et CGT, ont signé le premier accord de branche relatif au contrat de génération. Les signataires se sont fixés un triple objectif : recruter en trois ans au moins 2 000 jeunes en contrat à durée indéterminée, maintenir dans l’emploi autant de seniors et mener des actions en faveur de la transmission des savoirs et des compétences dans l’entreprise.
L’investisseur norvégien estime à 8 milliards de dollars les pertes subies par son fonds Sebastian Holdings après la liquidation de ses positions par Deutsche Bank. C’est ce qui ressort de documents judiciaires publiés à l’aube d’un procès qui devrait durer douze semaines. Le conflit concerne un défaut de paiement sur des transactions effectuées sur le marché des changes.
La banque grecque a décidé de renoncer à son projet d’augmentation de capital, une opération censée lui permettre de renforcer son bilan, et ajouté qu’elle serait recapitalisée par le fonds public de soutien au secteur, ce qui équivaut à sa nationalisation. Elle fera cette recommandation à ses actionnaires lors d’une assemblée générale le 30 avril. Eurobank devient ainsi la plus importante banque hellénique à ce jour à passer sous le contrôle de l’Etat en raison de la crise de la dette. Les besoins de recapitalisation du groupe ont été évalués à 5,839 milliards d’euros par la banque centrale. Dans un communiqué, la direction d’Eurobank explique que l’appel aux actionnaires prévu pour répondre en partie à ces besoins n’a pas pu être mis en oeuvre en raison de l’opposition de la «troïka» au projet de fusion avec National Bank.