Les grandes banques continuent de progresser sur les exigences en matière de fonds propres prévues dans la réforme bancaire, dite Bâle III, selon une étude publiée le 25 septembre par le Comité de Bâle, de la Banque des règlements internationaux (BRI).Au 31 décembre 2012, les grandes banques actives à l’international avaient encore besoin de réunir 115 milliards d’euros pour atteindre l’objectif de fonds propres de 7%, selon ce rapport qui se base sur les données recueillies auprès de 101 grandes banques présentes à l’international. Le comité de Bâle souligné que l'écart s'était ainsi réduit de 82,9 milliards d’euros par rapport à juin 2012.Pour mettre ce chiffre en perspective, le comité de Bâle a souligné que la somme des bénéfices avant impôts et redistribution aux actionnaires s'était établie à 419,4 milliards d’euros en 2012 au sein du panel des banques étudiées.Dans ce rapport, le comité de Bâle a également constaté que le ratio de fonds propres durs s'établissait en moyenne à 9,2% pour les grandes banques, contre 8,5% lors de la précédente étude publiée en mars dernier.L'étude s’est également focalisée sur le ratio de liquidité à court terme, le Liquidity Coverage Ratio (LCR), qui a été révisé en janvier 2013 et doit entrer en vigueur le 1er janvier 2015. Il s'établissait en moyenne à 119% pour les grandes banques, contre 95% lors de la précédente étude menée sur la base de l’ancienne mouture du ratio.Ce rapport du Comité de Bâle fait écho à une étude menée séparément par l’Autorité bancaire européenne (EBA) qui estime que les 42 plus grandes banques européennes auraient encore besoin de 70,4 milliards d’euros pour se conformer à l’objectif de 7% sur leurs fonds propres.