L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié vendredi 18 octobre, sur son site, l’accord de composition conclu le 11 juillet 2013 avec la société Hottinguer & Cie - Gestion Privée. La société de gestion a accepté de payer 180 000 euros à la suite d’un contrôle au terme duquel plusieurs griefs ont été retenus. Tout d’abord, en laissant deux investisseurs significatifs de la sicav Crystal intervenir directement et indirectement dans les décisions de gestion de celle-ci, la société de gestion n’aurait pas agi de façon indépendante dans la gestion de l’OPCVM. Par ailleurs, elle n’aurait pas établi, ni maintenu opérationnel, un dispositif permettant de sauvegarder la confidentialité des informations relatives aux décisions d’investissement.Un deuxième grief porte sur les insuffisances du dispositif de contrôle des risques de la maison en ce qui concerne la gestion sous mandat, la gestion collective et la mise en oeuvre du dispositif de valorisation. Dans le cas de la gestion sous mandat, le régulateur a pointé l’insuffisance du contrôle des risques, révélé notamment par les dépassements réguliers des limites d’exposition des portefeuilles. Dans le cas de la gestion collective, il a été question d’investissements pour le compte de quatre OPCVM dans des produits non autorisés, du fait de l’absence de contrôle des contraintes règlementaires et statutaires des OPCVM dont la société Hottinguer & Cie - Gestion privée assurait la gestion. Cette dernière s’est reposée à cet égard sur son dépositaire et a manqué ainsi à son obligation générale d’agir de façon indépendante par rapport au dépositaire, indique l’AMF.Enfin, l'établissement n’a pas fait valider pendant près de 2 ans et demi (janvier 2010 à mai 2012) par le contrôleur des risques, le dispositif de valorisation quotidienne des instruments financiers complexes élaboré par le gérant, alors qu’elle investissait régulièrement dans des produits structurés dans le cadre de la gestion collective. Dans ce cadre, la société s’est engagée à interdire que des investisseurs d’une SICAV ne s’immiscent dans les décisions de gestion de cette SICAV et, à cette fin, à établir une procédure permettant de contrôler le respect de cette interdiction. Elle s’est également engagée à maintenir opérationnel un dispositif de contrôle des risques permettant - en ce qui concerne les mandats de gestion - un contrôle régulier des limites d’exposition des portefeuilles et -concernant la gestion collective - de contrôler le respect des contraintes réglementaires et statutaires des OPCVM dont elle assure la gestion et ce de manière indépendante par rapport à son dépositaire.