Les projets des régulateurs asiatiques visant à faciliter la distribution transfrontière de fonds dans la région, soit par la création d’une alternative aux Ucits ou par le biais d’accords bilatéraux entre pays, constituent une menace pour la marque Ucits, estiment une large majorité de gérants, selon une nouvelle étude de Cerulli*.Ainsi, 90,4 % des 59 gérants interrogés par le consultant en juillet jugent que le développement d’un passeport asiatique représente une menace et 78,7 % estiment que la reconnaissance mutuelle entre la Chine et Hong Kong en est une. Actuellement, l’Asie est le principal importateur de Ucits en dehors d’Europe. L’inquiétude la plus immédiate concerne les négociations entre la Chine et Hong Kong pour la reconnaissance mutuelle des fonds et trusts dans chaque juridiction. Toutefois, selon Cerulli, il n’est pas acquis que les accords bilatéraux pénalisent les Ucits.« Rien n’empêchera la Chine d’étendre son offre à d’autres domiciles comme Taïwan, Singapour et même des pays hors d’Asie comme le Luxembourg », note Angelos Gousis, analyste senior chez Cerulli Associates. « Les gérants chinois sont désireux d’étendre leur présence en Europe. Les régulateurs en Europe devraient insister pour que les Ucits s’inscrivent dans ce cadre et pour que les fournisseurs puissent accéder à la Chine ».« Les gérants ne doivent pas perdre de vue que l’Europe est de loin le plus grand marché pour les Ucits, représentant les trois quarts des actifs totaux des Ucits transfrontières. L’Asie-Pacifique est le deuxième plus grand marché, mais la région avait seulement 15 % de parts de marché fin 2012, soit une modeste augmentation de deux points de pourcentage depuis 2009 », relativise Barbara Wall, de Cerulli.*The Cerulli Edge - European Monthly Product Trends Edition, October 2013 Issue.