Alors que la loi Fatca contre l'évasion fiscale entre en vigueur le 1er juillet, 77.353 institutions financières internationales se sont enregistrées auprès du fisc américain, selon la liste publiée sur le site internet de l’IRS. Près d’une sur cinq est domiciliée aux Iles Caïmans.Selon la dernière mise à jour de l’IRS, 4.041 institutions financières étrangères (FFI) basées en Suisse ont été approuvées et ont reçu leur numéro d’identification. La liste de l’Allemagne dénombre 2.555 FFI, celle de la France 2.291 et celle de l’Italie seulement 457. En revanche, l’Autriche compte 2.979 entrées, le Luxembourg 3.561, le Royaume-Uni 6.264. La liste correspondante du Liechtenstein se réduit à 240 institutions tandis que celle des Iles Caïmans en recense 14.837. Pour mémoire, à compter du 1er juillet, la loi Fatca obligera, sous peine de sanctions, les banques étrangères à informer l’administration américaine de la présence parmi leurs clients de personnes imposables aux Etats-Unis et détenteurs de comptes supérieurs à 50.000 dollars. Les établissements qui ne respecteront pas les obligations de Fatca pourraient voir leurs revenus américains amputés de 30% et se voir privés d’activité aux Etats-Unis.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a abaissé le 27 juin de «stable» à «négative» la perspective de la dette de la Russie en raison de l’impact économique de la crise en Ukraine. Moody’s laisse ainsi entendre qu’elle pourrait dans les prochains mois abaisser la note de solvabilité russe, actuellement de «Baa1», au vu des «risques accrus» liés à l’insurrection dans l’est de l’Ukraine.
La Commission européenne (CE) a annoncé lundi avoir accédé à une requête de la Bulgarie qui sollicitait une ligne de crédit de 3,3 milliards de levs (1,7 milliard d’euros) pour soutenir ses banques victimes d’attaques spéculatives. La CE explique dans un communiqué que l’aide publique induite par cette ligne de crédit est conforme et proportionnée à la nécessité d’assurer une liquidité suffisante du système bancaire dans les circonstances présentes.
CNP Assurances a confirmé lundi être entré en négociations avec Banco Santander en vue d’un éventuel partenariat dans le domaine de l’assurance des crédits à la consommation en Europe. Selon Les Echos, la compagnie française est entrée en négociations exclusives avec Santander pour acquérir 51% de la filiale irlandaise d’assurance de crédit à la consommation en Europe du groupe espagnol pour un montant proche de 350 millions d’euros. CNP se renforcerait ainsi dans l’assurance emprunteur, sachant que Santander a fait du crédit à la consommation le fer de lance de son développement international en Europe. La plate-forme pourrait ensuite servir de base à d’autres développements dans l’assurance des crédits immobiliers et la prévoyance.
La banque française (voir aussi page 13) a négocié un délai d’environ six mois avant la mise en œuvre de l’interdiction de compenser ses transactions en dollars pour une période probable d’un an, croit savoir le quotidien britannique de sources proches du dossier. Elle aurait ainsi le temps de conclure des arrangements alternatifs pour que ses clients puissent continuer à avoir accès à des financements en dollars.
Selon le quotidien qui se réfère à des sources proches du dossier, le gouvernement australien devrait annoncer aujourd’hui son intention d’introduire en Bourse le plus important fournisseur de services d’assurance-santé du pays avant la fin de cette année. La valorisation du groupe serait dans le haut de la fourchette de 20 à 23 fois les bénéfices attendus pour l’exercice en cours.
La banque centrale bulgare a déclaré vendredi que son système bancaire subissait une tentative de déstabilisation sans précédent. Alors qu’elle était intervenue pour sauver Corpbank de la faillite et mettre un terme à un début de bank run, l’action de la troisième banque du pays, First Investment Bank, s’est effondrée en Bourse, provoquant une course de ses clients vers les guichets. Le phénomène s’est ensuite étendu à la plupart des établissements du pays.
Banca Monte dei Paschi di Siena a indiqué vendredi soir qu’elle avait levé 4,99 milliards d’euros par le biais d’une augmentation de capital destinée à l’aider à améliorer sa santé financière. L’opération a été souscrite à 99,85%, précise la banque toscane, ajoutant que les actions restantes seront mises sur le marché au cours de cette semaine. Cette augmentation de capital a pour but de permettre à la banque de rembourser une aide publique et de renforcer son bilan dans la perspective des stress tests que doivent passer cette année les établissements européens sur leur bilan. Moody’s a relevé sa notation sur la dette long terme de Monte Paschi de «B2» à «B1», l’agence de notation américaine estimant que l’augmentation de capital renforcerait les fonds propres de la banque face à la faiblesse persistante de la qualité de ses actifs et aux pertes nettes attendues en 2014, voire en 2015.
Après avoir pris connaissance du rapport sur le financement des TPE remis à Michel Sapin, les banques adhérentes de la Fédération bancaire française (FBF) mettront en œuvre les initiatives suivantes: donner sous 15 jours ouvrés une réponse à toute demande de financement d’un client TPE, expliquer un refus de crédit, indiquer les recours existants, développer une meilleure information sur le financement de la trésorerie et favoriser une plus grande stabilité des conseillers TPE. Un point sur la mise en œuvre de ces propositions sera fait dans un an.
Dans le cadre de son plan de restructuration 2013-2018, la banque italienne a signé un accord avec les syndicats pour la suppression de 2.400 emplois, a annoncé samedi le principal syndicat du secteur bancaire, Fabi. L’accord prévoit aussi qu’UniCredit embauche 800 jeunes et transforme 670 contrats d’apprentissage en contrats à durée indéterminée. Les négociations pour la suite des suppressions d’emplois prévues se poursuivront l’an prochain.
La société de gestion indépendante Carlton Sélection vient de recruter Frédéric Hamm en tant que gérant de portefeuille. Ancien membre de l’Afate, Frédéric Hamm a occupé de septembre 2008 à janvier 2014 la responsabilité de directeur général délégué au sein d’ Iris Finance, assurant la gestion des OPCVM actions internationales et de deux fonds sectoriels environnement / santé. Il a également été en charge de la gestion sous mandats (profil dynamique et équilibré) et de la couverture futures sur indices et sur devises. Auparavant chez Agilis Gestion, de janvier 2005 à août 2008, il a occupé la fonction de gérant en charge du trading sur produits dérivés, de la sélection d’actions sur l’ensemble des places occidentales et des obligations corporate. Frédéric Hamm, 35 ans, est diplômé du DESS Gestion des Produits et Marchés Financiers de Clermont-Ferrand et d’une Maitrise de Sciences Economiques et de Gestion mention Monnaie et Finance de l’Université Louis Pasteur Strasbourg I. Carlton Sélection a été créée en 2011 par Daniel Gérino, actuaire et président-fondateur d’Intersélection, société de conseil en investissement dédiée aux investisseurs professionnels, créé en 1996. La société propose une gamme de fonds ouverts et dédiés couvrant l’ensemble des classes d’actifs. A l'écoute des opportunités de marchés, l'équipe de gestion de Carlton Sélection met en oeuvre une gestion réactive et non benchmarkée. Carlton Sélection s’adresse aux investisseurs institutionnels, corporates, family offices et conseillers en gestion de patrimoine indépendants. Au 31 décembre 2013, les encours sous gestion de Carlton Sélection s'élèvaient à 133 millions d’euros. Ils se rapprochent désormais de la barre des 150 millions d’euros. La société envisage de recruter à bref délai un (ou une) responsable commercial.
La banque centrale bulgare a déclaré vendredi que son système bancaire subissait une tentative de déstabilisation sans précédent. Alors qu’elle était intervenue pour sauver Corpbank de la faillite et mettre un terme à un début de bank run, l’action de la troisième banque du pays, First Investment Bank, s’est effondrée en Bourse, provoquant une course de ses clients vers les guichets. Le phénomène s’est ensuite étendu à la plupart des établissements du pays. Le pays fait l’objet «au cours des derniers jours, d’une tentative de déstabilisation de l’Etat par le moyen d’une attaque organisée contre les banques bulgares, sans raisons», indique la banque centrale dans son communiqué.
Les banques françaises ont pris connaissance du rapport sur le financement des TPE, remis par Jeanne-Marie Prost, médiatrice nationale du crédit et présidente de l’Observatoire du financement des entreprises, à Michel Sapin. Le rapport fait notamment ressortir l’hétérogénéité des TPE et de leurs situations financières, avec un point d’attention sur les crédits de trésorerie. Les banques adhérentes de la Fédération bancaire française (FBF) ont décidé de mettre en œuvre des propositions afin de répondre aux attentes des petites et moyennes entreprises sur la base des recommandations du rapport, indique un communiqué. Les principales initiatives sont les suivantes : donner sous 15 jours ouvrés une réponse à toute demande de financement d’un client TPE, expliquer le refus de crédit au client, indiquer les recours existants, développer une meilleure information sur le financement de la trésorerie et du court terme, et favoriser une plus grande stabilité des conseillers TPE dans leurs fonctions. Un point sur la mise en œuvre de ces propositions devrait être fait dans un an.
D’anciens salariés d’UBS ont réclamé hier l’extradition en France de Raoul Weil, l’ancien responsable de la banque actuellement en attente de jugement aux Etats-Unis pour des faits de fraude fiscale, rapporte L’Agefi suisse. Dans une lettre ouverte transmise à l’AFP, ces anciens employés de la filiale française d’UBS regrettent que François Hollande soit récemment intervenu auprès des autorités américaines dans le dossier BNP-Paribas mais n’ait pas également sollicité «l’extradition de M. Raoul Weil, lequel avait été en charge au sein d’UBS du département P.E.P., c’est-à-dire des politiciens et personnalités exposées politiquement». UBS et sa filiale française ont été mises en examen par des juges parisiens pour démarchage illicite de clients français fortunés dans une enquête ouverte notamment pour des faits de blanchiment de fraude fiscale. La banque réfute toute complicité dans des faits relevant de la fraude fiscale. Aux yeux des anciens salariés d’UBS, qui se revendiquent «lanceurs d’alerte», Raoul Weil «doit répondre devant la justice française des faits commis directement ou indirectement au préjudice du Trésor public français, ayant permis à des personnes politiques ou personnalités exposées politiquement d’échapper au paiement de l’impôt pendant des années».
Sur son site internet, Les Echos indique ce matin que l’accord entre les autorités américaines et BNP Paribas devrait être annoncé lundi au cours d’une conférence de presse. La banque française s’apprêterait à payer une amende de 8,9 milliards de dollars, indique le New York Times dans son édition de vendredi matin. La banque, accusée d’avoir violé un embargo économique contre le Soudan, l’Iran et Cuba, devrait plaider coupable. A la sanction financière s’ajouterait l’interdiction d’effectuer des transactions en dollars pendant au moins six mois, une interdiction qui ne s’appliquerait cependant qu’aux filiales de Singapour et de Genève de la banque, ainsi qu’à certains services à Paris. Dans cette hypothèse, BNP Paribas conservera donc un accès au dollar.La sanction est sévère mais les fraudes constatées chez BNP Paribas sont apparemment plus graves que toutes les précédentes, indique le quotidien. Les transactions frauduleuses s’élèveraient, au total, à 30 milliards de dollars, avec une volonté de dissimulation qui explique pourquoi les juges américains se montrent si intransigeants à l’égard de la banque française.
L’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV/Iosco) a publié le 26 juin un rapport sur l’identification et l'évaluation des risques systémiques à destination des régulateurs. Ce document, élaboré par le Comité de l’OICV sur les risques émergents, propose un examen pratique des méthodes, approches et outils que l’OICV et les régulateurs ont mis en place pour identifier et évaluer les risques systémiques potentiels.
Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire a publié le 26 juin une nouvelle version de ses principes pour des collèges prudentiels efficaces sous le titre Principles for effective supervisory colleges. Les modifications apportées reflètent l’expérience acquise par les membres du Comité dans l’application de la version initiale de ces principes, publiée en 2010, ainsi que les bonnes pratiques mises en place quant au rôle et au fonctionnement des collèges. Elles résultent des consultations menées auprès des autorités de contrôle des pays d’origine et d’accueil ainsi que des banques d’envergure internationale.La crise financière a mis en évidence le rôle important des collèges prudentiels dans une supervision efficace des groupes bancaires internationaux. Les principes publiés visent à encourager et renforcer la coopération internationale ainsi que la supervision des banques d’envergure internationale, en formulant des recommandations pour le fonctionnement des collèges prudentiels. Ils complètent les orientations plus générales publiées par le Comité de Bâle au sujet de la coopération et du partage d’informations transfrontières. On relève notamment qu’une importance accrue est accordée à la poursuite, en continu, de la collaboration et du partage d’information. Les autorités de contrôle des pays d’origine et d’accueil sont invitées à mettre en place des mécanismes appropriés et des ressources suffisantes pour que l’échange d’information soit efficace et rapide. La différenciation est clarifiée entre le collège prudentiel et le groupe de gestion de crise pour les établissements dotés de ces deux structures (les banques d’importance systémique, notamment), et des recommandations sont formulées au sujet de la communication et de la coordination entre le collège et le groupe de gestion de crise en matière de préparation aux situations de crise. Enfin, les recommandations concernant le partage et l’utilisation des informations macroprudentielles sont harmonisées entre les différents principes.
La Banque d’Angleterre (BoE) a annoncé le 26 juin des mesures pour limiter la flambée du marché immobilier britannique, avec une limite sur les emprunts des ménages, dont la solvabilité sera également évaluée plus strictement. «Les risques les plus importants concernent le marché immobilier», a déclaré le gouverneur de la banque centrale britannique, Mark Carney, à l’occasion d’une conférence de presse où il évoquait les menaces pesant sur la pérennité de la reprise économique .Le prix des logements a en effet fortement augmenté avec la reprise économique, surtout à Londres et dans ses environs, tandis que les ménages ont eu tendance à s’endetter à des niveaux élevés par rapport à leurs revenus. La BoE s’inquiète du fait que des Britanniques trop endettés pourraient limiter leur consommation et ainsi ralentir l'économie.Concrètement, la BoE a annoncé deux nouvelles mesures dans le cadre de son rapport sur la stabilité financière. Les banques ou sociétés de crédit devront ainsi évaluer la solvabilité de l’emprunteur dans l’hypothèse où les taux d’intérêt viendraient à augmenter de 3 points de pourcentage. En outre, seulement 15% des crédits immobiliers accordés pourront atteindre ou dépasser un ratio de 4,5 fois le revenu brut annuel de l’emprunteur - un critère couramment utilisé au Royaume-Uni.La Banque d’Angleterre a toutefois insisté sur le fait qu’il s’agissait de mesures préventives qui devraient normalement avoir un impact limité si le marché évolue conformément à ses prévisions. Ces actions ne devraient se faire sentir qu’en cas de surchauffe du marché accompagnée d’une augmentation des prêts risqués, a souligné Mark Carney.
Les détails de l’accord négocié ces derniers mois entre BNP Paribas et les autorités américaines au sujet de transactions en dollars violant les lois des Etats-Unis pourraient être dévoilés ce lundi 30 juin. Les autorités américaines prévoient de communiquer après la clôture de la Bourse américaine, aux alentours de minuit heure française, selon une source proche du dossier. Un calendrier susceptible de changements de dernière minute car l’accord n’est pas encore signé.
La Banque centrale européenne a mis à jour le 26 juin sur son site internet la liste préliminaire des banques qui seront directement soumises à sa surveillance dans le cadre du mécanisme de supervision bancaire unique européen. La liste ne comprend plus que 120 établissements, certaines petites banques (comme le Credit Emiliano et le Credito Valtellinese en Italie) n'étant plus considérées comme assez importantes. La liste finale doit être publiée le 4 septembre.
L’action Coface s’adjugeait 6,7% en matinée, pour son premier jour de cotation. Natixis a placé 51% du capital de sa filiale sur Euronext au prix unitaire de 10,4 euros, au terme d’une introduction en Bourse auquel de nombreux investisseurs étrangers ont répondu présent. Ceux-ci ont représenté 56% de la demande. Les nouveaux actionnaires de la Coface sont essentiellement des sociétés de gestion d’actifs long only, a précisé vendredi matin Jean-Marc Pillu, directeur général de l’assureur-crédit.
Les tempêtes et orages qui ont frappé la Belgique le week-end des 7 et 8 juin 2014 ont causé de nombreux sinistres en assurance habitation et auto. AG Insurance, la compagnie d’assurance belge détenue à 75% par Ageas s’attend à plus de 30.000 sinistres représentant un montant de prestation brut estimé à 70 millions d’euros avant réassurance. L’impact financier de ces événements climatiques sur le résultat net d’Ageas pour ses activités d’assurance est estimé à un montant compris entre 20 à 25 millions d’euros. Les résultats semestriels d’Ageas, contenant des informations plus détaillées, seront publiés le 6 août 2014. Le coût total pour le secteur est actuellement estimé à 340 millions d’euros.
Fineco, la filiale courtage en ligne de la banque italienne UniCredit, a annoncé vendredi avoir fixé le prix de son introduction en Bourse à 3,7 euros par action, montant qui correspond au bas d’une fourchette qui avait été resserrée il y a deux jours. Dans un communiqué, l'établissement précise que ce prix correspond à une capitalisation boursière de 2,24 milliards d’euros. UniCredit devrait enregistrer une plus-value comprise entre 360 et 410 millions à la faveur de la mise sur le marché de sa filiale, qui fera ses débuts boursiers le 2 juillet.
Le groupe paritaire déploie une stratégie de services et de valeur ajoutée. La généralisation de la complémentaire santé en entreprise va dégrader les marges
La généralisation de la complémentaire santé en entreprise à compter de 2016 va peser sur les marges. Le groupe paritaire veut préparer cette évolution, combinée à d’autres facteurs (contrats dits responsables, fiscalité...), en intégrant de la valeur ajoutée et des services dans ses contrats.