Près de deux années de négociations auront été nécessaires avant que BNP Paribas Personal Finance annonce hier soir le rachat auprès des Galeries Lafayette, pour un montant confidentiel, des 50% qu’elle ne détenait pas encore du groupe LaSer. L’acquéreur a d’ores et déjà placé à la barre une nouvelle direction afin de gérer l’intégration opérationnelle.
La banque a été condamnée non seulement dans le dossier du Libor, mais aussi pour avoir dévoyé le système de soutien au secteur mis en place par la BoE
La banque espagnole a annoncé la vente pour 162 millions d’euros de son activité de recouvrement de créances à la filiale locale du gestionnaire de crédit norvégien Lindorff. Un exemple de plus de l’intérêt des investisseurs internationaux pour les créances douteuses dont cherchent à se délester les banques espagnoles.
La banque espagnole a fait état hier d’un bénéfice net quasi doublé au deuxième trimestre (+97% à 245 millions d’euros), à la faveur d’une hausse plus forte que prévu de ses revenus tirés du crédit, ce qui est de bon augure pour la banque nationalisée et l’ensemble du secteur bancaire espagnol. Le produit net bancaire a augmenté de 26% à 730 millions d’euros au trimestre écoulé. Sur la période, le ratio de créances douteuses a reculé de 0,28 point à 14,03%.
L’assureur a indiqué avoir modestement renforcé (de 1,98 à 2,01%) sa part au capital de la banque portugaise suite à l’émission de droits de souscription réalisée par cette dernière pour 2,25 milliards d’euros. Millenium bcp a fait part hier d’une nette réduction de sa perte nette au premier semestre, passant de 488 à 62 millions d’euros.
L’assureur italien a comme attendu divulgué son intention de porter à 100%, contre 76% aujourd’hui, sa part au capital de GPH, coentreprise avec le groupe tchèque PPF et active en Europe de l’Est. Le montant de la transaction s’établit à 1,235 milliard d’euros.
A deux jours de la date fatidique du 30 juillet, le risque de faillite de l’Argentine n’a jamais été aussi élevé, selon Les Echos. Hier soir, il n'était pas sûr que la délégation retourne négocier aux Etats-Unis, alors que les négociations avec les fonds vautours sont toujours dans l’impasse.Le gouvernement argentin a jusqu'à mercredi pour payer les détenteurs d’obligations argentines qui ont accepté de restructurer leurs créances avec un rabais de 65% suite à la faillite de 2001. Or le juge de New York, a bloqué ces versements et imposé à Buenos Aires de payer d’abord 1,3 milliard de dollars aux fonds spéculatifs Elliott et Aurelius, qui ont racheté à bas prix leurs obligations et qui réclament aujourd’hui 100 % de leur mise.
Alors que l’accord entre la France et les Etats-Unis portant sur la norme Fatca, qui charge les établissements bancaires français de dresser la liste de leurs clients américains est en passe d'être adopté au Parlement, sa réciprocité est loin d’être assurée, selon L’Agefi.Un blocage institutionnel «interne aux États-Unis» est à l’origine de cette situation, la transmission par le fisc américain, l’Internal Revenue Service (IRS), étant «subordonnée à l’accord du Congrès, où les élus Républicains bloquent actuellement la possibilité de communiquer le solde des comptes bancaires, invoquant l’inconstitutionnalité de ces transferts d’informations».Dans ce contexte, les banques américaines ne communiqueront pas au fisc le solde des comptes des contribuables français ni la valeur de rachat de leurs contrats d’assurance vie.
La banque britannique Lloyds Banking Group (LBG) a indiqué vendredi qu’elle s’attendait à payer prochainement des amendes dans l’affaire des manipulations du taux interbancaire Libor, rapporte l’AFP. LBG confirme être dans la phase finale de ses discussions sur un règlement avec un certain nombre d’agences» gouvernementales, qui pourrait conduire l'établissement à régler une amende de 200 à 300 millions de livres aux régulateurs britanniques et américains, d’après le Financial Times.
Portée par des résultats meilleurs qu'attendu, l'action de la banque n'est plus très loin du prix de revient à 410 pence par titre dans les comptes de l'Etat
Le département américain de la Justice a indiqué la semaine passée que la banque française a écopé d’une sanction de 80 millions de dollars pour utilisation frauduleuse entre 1998 et 2005 d’un programme du département de l’Agriculture visant à encourager les exportations américaines par le biais de garanties de paiement.
La banque de l’empire Branson a levé 160 millions de livres vendredi sous la forme d’obligations Additional tier 1 (AT1, convertibles en actions si le ratio common equity tier 1 passe sous les 7%, alors qu’il se situait à 15,3% fin 2013). Ce nouvel emprunt doit permettre à Virgin Money de rembourser à l’Etat britannique le prêt consenti en 2012 pour boucler l’acquisition de Northern Rock. En parallèle, Bloomberg rapportait vendredi de sources proches que Virgin a sollicité des banques en vue d’un financement de 300 millions de livres, dont la moitié en actions. De quoi parfaire son profil en vue de l’introduction en Bourse l’an prochain de certaines activités comme les clubs de gym Virgin Active ou Virgin Money.
Premier bailleur de France, la Société nationale immobilière (SNI), filiale de la Caisse des dépôts, a dévoilé le premier closing du Fonds de logement intermédiaire (FLI). Ce dernier dispose d’engagements de 515 millions d’euros en capitaux propres, correspondant à une capacité d’investissement de 860 millions. Il s’agit pour la CDC d’une «étape majeure» dans l’accomplissement d’une mission confiée par François Hollande de relance de la construction et de l’activité en favorisant le retour des investisseurs institutionnels dans l’immobilier résidentiel. De fait, le FLI regroupe, aux côtés de la SNI, CNP Assurances, BNP Paribas Cardif, Aviva France, Malakoff Médéric, EDF Invest, l’ERAFP représenté par AEW et la SMABTP. La SNI précise qu’une deuxième levée de fonds sera engagée dès cette année. Le FLI a vocation à construire des logements «en région parisienne et dans les grandes agglomérations françaises où un déficit d’offre pour les classes moyennes est constaté depuis plusieurs années».
L’AMF a indiqué avoir reçu le 23 juillet un avenant au pacte d’actionnaires conclu en 2012 entre la Caisse des dépôts et Groupama concernant le contrôle d’Icade par le biais d’Holdco SIIC. Cette dernière, détenue à 75,07% par la CDC et à 24,93% par l’assureur, détient 52,07% du capital d’Icade. Alors que le pacte prévoyait un engagement d’inaliénabilité des titres Holdco SIIC de Groupama jusqu’au 6 août 2014, l’avenant prolonge cet engagement jusqu’au 31 octobre 2015. L’engagement prendra fin si Icade venait à sortir du secteur public.
La plate-forme alternative de courtage LavaFlow, propriété de Citigroup, a convenu de verser 5 millions de dollars pour mettre un terme aux poursuites de la SEC qui l’accusait de ne pas avoir pu garantir la confidentialité des données de trading de ses clients. Le gendarme des marchés américains précise qu’il s’agit de la plus importante sanction jamais validée à l’encontre d’une plate-forme alternative de trading.
La société d’investissement londonienne Millhouse Capital, propriété de l’homme d’affaires allemand Ralf Dodt, a annoncé samedi avoir soumis une offre sur le réseau de banques balkaniques de l'établissement autrichien nationalisé Hypo Alpe Adria. Nationalisée en 2009, Hypo vend en effet son principal actif (regroupant 6 banques et 3 sociétés de crédit-bail en Serbie, Croatie, Bosnie, Slovénie et Monténégro) tout en cantonnant ses actifs douteux dans une structure de défaisance. 7 prétendants viseraient tout ou partie du réseau, selon Reuters.
Le ministre des Finances Michel Sapin s’est félicité dans un communiqué de l’entrée en vigueur samedi, le 26 juillet, des dispositions concernant le libre choix de son assurance emprunteur par le consommateur. Ce dernier dispose désormais d’un délai de douze mois dans le cadre d’un prêt immobilier pour résilier l’assurance proposée par sa banque et lui substituer un contrat présentant un niveau équivalent de garanties. Aucun frais ne pourra à cette occasion être facturé par la banque. Les nouvelles dispositions permettent de faire «jouer la concurrence», salue Michel Sapin.
Industrial & Commercial Bank of China a dévoilé un projet d’émission de 80 milliards de yuans, l’équivalent de 9,6 milliards d’euros, d’actions préférentielles en Chine (450 millions de titres) et à l’international (350 millions de titres). Les titres cédés par placements privés seront converties en actions ordinaires sous conditions si la situation financière du géant bancaire devait se dégrader.
Le Journal du Dimanche avance que la Banque de France a envoyé fin 2013 deux lettres de « mise en demeure» à BPCE (concernant l’ensemble du groupe et le Crédit Foncier). Il s’agissait selon le journal d’un «second avertissement» concernant une sous-utilisation des dépôts disponibles pour couvrir les prêts. La banque faisait trop appel selon les sources du JDD à la BCE et aux marchés pour ses besoins. Si le «carton jaune» au Crédit Foncier, spécialiste du crédit immobilier, «n’est pas étonnant», le déséquilibre «est plus gênant» pour BPCE, qui souffrirait d’un « problème de centralisation de l’argent de ses clients» selon une source proche de la Banque de France.
Lloyds Banking Group a confirmé vendredi être proche d’un accord à l’amiable qui mettrait fin aux enquêtes portant sur le comportement de la banque britannique dans le dossier de la manipulation des taux interbancaires. Des sources proches du dossier ont indiqué à Reuters que la banque annoncerait cette semaine le montant de l’amende qu’elle devra payer, qui pourrait se situer entre 200 et 300 millions de livres.
La banque espagnole a publié un résultat net multiplié par plus de deux à 153 millions d’euros au titre du deuxième trimestre. Le produit net bancaire s’élève sur la période à 3,6 milliards, supérieur aux attentes.
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des six premiers mois de 2014 est de 63,8 milliards d’euros (61,9 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2013). Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 53,5 milliards d’euros (53,9 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2013). La collecte nette s'établit à 10,3 milliards d’euros depuis le début de l’année. Pour le mois de juin 2014, l’assurance-vie enregistre une collecte nette de 1,2 milliard d’euros. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s'élève à 1 490,2 milliards d’euros à fin juin 2014. Lire la pièce jointe.
Le chef économiste du FMI, Olivier Blanchard, a estimé jeudi que le coût d’un défaut de paiement serait «considérable» pour l’Argentine, aux prises avec les fonds «vautours», mais aussi pour le système financier dans son ensemble, rapporte L’AFP. L’Argentine a jusqu’à mercredi pour commencer à rembourser les fonds spéculatifs qui ont refusé toute renégociation de leur dette après la faillite du pays en 2001 et qui ont obtenu gain de cause devant la justice américaine. «Si l’Argentine va jusqu’au défaut, cela pourrait avoir des coûts considérables (pour le pays, ndlr), principalement en le privant d’accès aux marchés financiers pendant un certain temps», a déclaré Olivier Blanchard lors d’une conférence de presse sur les projections économiques du Fonds monétaire international.
Espirito Santo Financial Group, principal actionnaire de la banque portugaise Banco Espirito Santo, a demandé hier à être placé en redressement judiciaire auprès des autorités luxembourgeoises pour se mettre à l’abri de 1,5 milliard d’euros de créances. ESFG est la troisième entité de la famille Espirito Santo à demander une protection contre ses créanciers en moins d’une semaine. Ricardo Espirito Santo Salgado, patriarche de l’empire familial portugais Espirito Santo et ancien directeur général de Banco Espirito Santo, a par ailleurs été placé en garde à vue hier dans le cadre d’une enquête pour soupçons de blanchiment d’argent et d'évasion fiscale.
Alors que dans le cadre de Bâle 3, l’entrée en vigueur du ratio de liquidité (LCR) est prévue pour janvier 2015, la Commission européenne propose désormais un report jusqu’en octobre 2015, indique un document que Reuters a pu consulter. La Commission, qui rédige sa propre version du LCR afin de l’adapter aux spécificités de la zone, a pris plus de temps que prévu.
Alors que le dark pool américain de la banque est dans le collimateur de la justice américaine, Barclays a réagi hier par l’entremise d’un porte-parole. «Barclays travaille étroitement avec les régulateurs dans l’ensemble des juridictions et continuera à coopérer avec le procureur général de New York. Cependant, nous ne pensons pas que cette procédure soit justifiée et nous avons le devoir envers nos actionnaires, nos clients et nos collaborateurs de défendre notre position», a-t-il déclaré.