L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié la semaine dernière, sur son site, une étude relative aux honoraires versés aux commissaires aux comptes et à leur réseau au titre de la période 2013 par les groupes du CAC 40, de l’Euro Stoxx 50 et d’un échantillon de 40 sociétés des compartiments B et C d’Euronext. L'étude met en évidence une stabilité (légèrement baissière) des honoraires totaux versés pour les émetteurs du CAC 40 et les émetteurs de l’Eurostoxx 50.En synthèse, le régulateur constate sur la base du tableau récapitulant les informations pour les exercices 2013 et 2012 du panel des émetteurs du CAC 40, de l’Eurostoxx 50 et de la sélection de sociétés des compartiments B et C d’Euronext : 1. Une stabilité (avec une légère tendance à la baisse) des honoraires totaux versés pour les émetteurs du CAC 40 et les émetteurs de l’Eurostoxx 50. L’analyse des honoraires sur l’échantillon des institutions financières met en évidence, quant à elle, une baisse de ces honoraires de 3,2 % au niveau français et de 2,5 % au niveau européen (en 2012 les honoraires avaient augmenté de 0,8%).2. Une stabilité des honoraires versés au titre des diligences directement liées à la mission d’audit, pour le CAC 40, qui représentent 14 % des honoraires d’audit pour les deux exercices.3. Une stabilité de la part des prestations autres que l’audit par rapport aux honoraires totaux en France (6,5 % en 2013 contre 6 % en 2012) pour le CAC 40 ; la proportion reste une nouvelle fois inférieure si on compare au niveau européen (11 %).4. Un maintien de certaines situations de déséquilibre de co-commissariat, en particulier sur les sociétés dites « Vamps » (valeurs moyennes et petites cotées en bourse).5. L’audit des sociétés du CAC 40 et de l’Eurostoxx 50 est exclusivement assuré par cinq réseaux (Big 4 plus Mazars).6. Un volume moyen d’honoraires globaux versés moindre pour les sociétés du CAC 40 que pour celles de l’Eurostoxx 50.7. S’agissant du panel des sociétés dites « Vamps », on note globalement une légère hausse des honoraires d’audit pour les sociétés du compartiment B par rapport à 2012 (+ 2 %) qui est plus significative pour celles du compartiment C (+ 8 %). Par ailleurs, on relève un faible montant des honoraires correspondant aux diligences directement liées à la mission d’audit (représentant 12 % des honoraires d’audit pour le compartiment B et 7 % pour le compartiment C) et un nombre important de mandats de commissariat aux comptes confiés à des cabinets n’appartenant pas aux Big 4. Il faut noter que certaines sociétés ne publient pas les honoraires de leurs commissaires aux comptes selon la forme requise par l’AMF.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a dévoilé hier quinze recommandations pour garantir la fiabilité des fixings de change, rapporte L’Agefi. Le FSB propose notamment d’allonger, au-delà d’une minute, le temps de trading à partir duquel est calculé le fixing londonien tous les jours à 16 heures. Le FSB s’interroge aussi sur l’intérêt d’autres méthodes de calcul du prix de référence. Le Conseil a concentré ses recommandations, soumises à consultation jusqu’au 12 août, sur le fixing calculé par WM/Reuters à 16 heures à Londres. Pour produire l’indice, toutes les heures et demi-heures pour certaines devises, WM se base sur les transactions exécutées au cours d’un laps de temps d’une minute. Le FSB suggère d'élargir cette fenêtre de calcul mais pas de trop, pour que le fixing serve bien de prix de référence à une heure donnée. Le FSB s’interroge également sur l’opportunité de nouvelles méthodes de calcul, en créant par exemple une pondération par les volumes. Il évoque aussi l’idée de décaler légèrement le fixing pour qu’il ne soit pas perturbé par la publication de nouvelles économiques, qui se font généralement à l’heure ou à la demi-heure. Enfin, le FSB demande s’il ne serait pas possible pour WM d’utiliser davantage de sources de marchés pour calculer sa référence. Les régulateurs plaident également pour une amélioration des infrastructures de marché et appellent de leurs voeux la création d’une infrastructure internationale pour le «matching des ordres».
La Financial Supervisory Commission de Taiwan (FSC) a assoupli les règles sur les matières premières pour les fonds de private equity. Les gérants d’actifs locaux sont maintenant autorisés à lever des fonds destinés à des opérations de capital investissement sur les matières premières. Cette mesure est effective à compter du lundi 14 juillet selon Commercial Times, un journal taïwanais. La FSC a déclaré aux médias locaux que les fonds de private equity désignés devraient être structurés de manière à ce que leur performance soit corrélée avec les cours des matières premières telles que l’or, le minerai de fer, le pétrole, le soja… Par ailleurs, la FSC exige également que les matières premières n’excèdent pas 40% de la valeur liquidative du fonds. Les fonds de private equity implantés à Taiwan ont néanmoins la possibilité de contourner cette contrainte en investissant dans des fonds de matières premières à l'étranger. En agissant ainsi, les fonds de private equity peuvent alors être exposés jusqu’à 100% aux matières premières.
L’assureur suisse se veut le champion de l’investissement responsable en annonçant le doublement à 2 milliards de dollars de son engagement d’investissements en green bonds. Les obligations seront allouées au sein des sociétés du groupe en Europe et libellées en euro, en livre et en franc suisse.
Les autorités américaines et britanniques de régulation et Lloyds Banking Group sont proches d’un accord qui mettrait fin aux enquêtes portant sur le comportement de la banque dans le dossier de la manipulation des taux interbancaires, selon le Wall Street Journal. Un accord pourrait être annoncé dans les prochaines semaines.
Madrid devrait décider dès cette semaine selon Reuters de céder le portefeuille de crédits immobiliers de la banque espagnole à Blackstone ou à un consortium emmené par Oaktree (associé à Pimco et Deutsche Bank). La valeur des prêts composant le portefeuille, l’un des plus importants jamais mis en vente en Europe, pourrait atteindre 6,4 milliards d’euros. Le Frob, fonds de restructuration du secteur bancaire espagnol, souhaite en effet se défaire de certains actifs avant de tenter à nouveau, pour la troisième fois, de vendre Catalunya Banc. Cette dernière, qui a reçu une aide publique de 12 milliards d’euros en 2011, n’a pour l’instant pas suscité d’offres jugées suffisantes par les pouvoirs publics espagnols. Reuters souligne que le portefeuille visé par Blackstone et Oaktree a initialement suscité une douzaine d’offres, dont celles dirigées par Goldman Sachs et Cerberus.
Selon nos informations, Isabelle Simon a quitté Aforge Degroof Finance il y a une quinzaine de jours, où elle occupait le poste de gérant de fonds de fonds depuis février 2004. Diplômée de l’université Paris Dauphine et membre de la SFAF, Isabelle Simon a été analyste de fonds chez Intuitae de 2002 à 2004, et analyste de fonds alternatifs au sein de Motier Partners, à Londres de 1996 à 2002. Ce départ fait suite à celui d’Anne Frémont, directeur analyse et stratégie (responsable de l'équipe Front Office en charge de l’analyse des marchés et de la sélection des gérants), pôle gestion OPCVM d’Aforge Degroof Finance.
Des investisseurs institutionnels font crédit aux particuliers via des plates-formes de prêts entre particuliers. Surprenante, cette évolution est en réalité très logique. A la manière des échanges d’appartement qui viennent concurrencer l’hôtellerie classique, la promesse du «???peer to peer lending???» (prêts entre pairs), qui permet de se passer des banques, surfe sur la vague de l'économie collaborative. Les principaux sites de prêts entre particuliers comme Lending Club, Prosper, Funding Circle ou le français Prêt d’Union profitent de la tendance générale à contourner les institutions. Pourtant, le prêt entre particuliers ressemble de moins en moins à du financement participatif, et de plus en plus à une classe d’actifs qui attire les grands investisseurs institutionnels. L'évolution est particulièrement frappante pour l’américain Lending Club, qui revendique une production d’un milliard de dollars pour le seul deuxième trimestre 2014. En 2009, le site ne compte que des prêteurs particuliers. Cinq ans plus tard, ces derniers n’apportent plus qu’un tiers environ des ressources. Ils ont été rejoints par des gérants de fortune ou encore des fonds obligataires. A côté de monsieur Tout-le-Monde, se trouvent désormais des investisseurs nommés BlackRock (chez Prosper) ou encore Morgan Stanley (chez Lending Club). Les investisseurs font le tri Dans un environnement de taux particulièrement bas, prêter à des particuliers leur offre, en effet, des niveaux de rendement intéressants. L’arrivée d’acteurs institutionnels est plutôt bien accueillie car ces nouveaux venus ont besoin d’investir des tickets importants alors même que les besoins de financements des plates-formes augmentent. Selon le courtier britannique Liberum, les prêts «???originés???»par les cinq plus grosses plates-formes de prêts au monde vont passer de 3,4 milliards de dollars en 2013 à environ 8,8 milliards de dollars à fin 2014. «???On voit en outre une prolifération de plates-formes locales. Un des cofondateurs de Lending Club a même lancé une plate-forme en Chine???», souligne Riadh Alimi, directeur de projets chez McKinsey. Toutes ne sont, toutefois, pas en situation de séduire les investisseurs. Le tri se fait d’abord sur leur capacité à maîtriser le coût du risque. «???S’il y a trop d’impayés, cela fait diminuer les rendements espérés par les investisseurs. Ils se concentreront donc sur celles qui auront le meilleur historique en la matière???», explique Riadh Alimi. Les institutionnels ignoreront aussi les plates-formes n’apportant pas un volume suffisant d’emprunteurs. Pour se développer, «???l’acquisition de clients est devenu un des challenges majeurs. Certaines plates-formes, parmi les plus grosses, ont récemment racheté de petits acteurs de crédit positionnés sur des marchés porteurs comme les prêts étudiants ou le financement des soins médicaux aux Etats Unis???», reprend Riadh Alimi. Les partenariats établis entre plates-formes et banques traditionnelles vont également dans ce sens.
Le rapport sur l’encadrement des monnaies virtuelles du groupe de travail présidé par Tracfin, et réunissant tous les ministères et régulateurs concernés, a été remis à Michel Sapin, ministre des Finances. Il met en évidence le fait que «si les volumes existants de monnaies virtuelles ne sont pas susceptibles de déstabiliser le système financier, ces monnaies non-officielles sont en développement et présentent des risques d’utilisations illicites ou frauduleuses», indique un communiqué du ministère publié vendredi 11 juillet. Dans ce cadre, Michel Sapin s’est appuyé sur ledit rapport pour annoncer plusieurs actions de régulation : - Limiter l’anonymat en imposant une prise d’identité lors de l’ouverture par un professionnel d’un compte en monnaies virtuelles pour un tiers et en imposant une vérification d’identité pour les retraits et dépôts aux «distributeurs» de bitcoin. - Clarifier le régime fiscal des monnaies virtuelles, grâce à la publication ce jour d’une instruction fiscale. Les plus-values seront imposables au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC), selon que l’activité d’achat et de revente est effectuée ou non de façon habituelle. Par ailleurs, les bitcoins et autres monnaies virtuelles faisant partie du patrimoine de leur propriétaire, ils devront être déclarés au titre de l’ISF. Enfin, la France soutiendra au niveau européen un non-assujettissement de ces monnaies virtuelles à la TVA en raison notamment des risques de fraude liés au caractère remboursable de la TVA sur des actifs immatériels, comme l’a montré l’expérience des quotas carbone. - Proposer, après discussion avec les professionnels du secteur, un plafonnement des paiements en monnaies virtuelles, justifié par le caractère anonyme de ce moyen de paiement, en cohérence avec la réglementation actuelle concernant les paiements en espèces. - Réguler au niveau européen les plateformes qui échangent des monnaies virtuelles contre des devises officielles, en leur imposant de vérifier, pour chaque transaction, l’identité de l’auteur et du bénéficiaire, ainsi que l’origine des fonds (assujettissement à la directive anti-blanchiment actuellement en négociation).
Les associations représentant l’ensemble des professionnels du secteur du conseil et de la gestion financière (AFG, AFIC, ASPIM, FAIDER, ANACOFI, CIP, CNCIF, La Compagnie des CGPI) ont fait savoir dans un communiqué commun qu’elles étaient extrêmement préoccupées par les conditions de mise en œuvre de la directive européenne sur les marchés financiers, dite MIF II, adoptée le 15 mai dernier par le Parlement européen. Selon le groupement d’associations, les mesures d’application de ce texte, proposées à la Commission européenne par l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais), « font en effet courir une menace aux épargnants : celle de ne plus pouvoir, librement, investir dans les produits financiers de leur choix ». Précisément, le groupement d’associations reproche à l’ESMA de ne pas tenir compte, dans sa proposition, d’une partie des dispositions adoptées et d’introduire un point de blocage majeur pour la distribution des produits financiers. « Dans certains cas, la directive prévoit en effet que les rémunérations indirectes du conseiller sont autorisées si elles sont clairement présentées au client, améliorent la qualité du service fourni au client et bien sûr ne sont pas contraires à ses intérêts. Or, la proposition de l’ESMA les interdirait en pratique dans tous les cas. Nous souhaitons que cette interprétation restrictive de l’ESMA ne soit pas maintenue à l’issue de la consultation en cours ou, à défaut, qu’elle ne soit pas suivie par la Commission européenne », peut-on lire dans le communiqué.
Le résultat trimestriel de la banque américaine a fondu de 96%, sous le coup notamment d’un accord très attendu de 7 milliards de dollars avec les autorités concernant la titrisation de crédits hypothécaires. Citigroup se targue pourtant d’un redressement en juin du trading obligataire, de bon augure pour l’ensemble des banques d’investissement.
L'édition 2014 du plan mondial d’actionnariat salarié de la Société Générale a eu lieu entre le 16 et le 30 mai 2014 avec un prix de souscription de 35,85 euros par action, ce qui correspond au cours de référence décoté de 20%. Cette année, plus de 35.000 salariés ont souscrit au plan. En France, près de 40% des bénéficiaires ont participé à l’opération, et à l’international, plus de 15%. Le taux de souscription global s’élève à 28% pour un montant de souscription de 183,4 millions d’euros. La Société Générale a récemment annoncé son intention de mener ces plans plutôt tous les trois ans et non plus chaque année.
La Banque d’Angleterre a averti les banques exerçant en Grande-Bretagne qu’elle pourrait durcir ses exigences en matière de ratio de levier. «Il pourrait y avoir des raisons d’introduire un ratio de levier supplémentaire pour une sous-catégorie d'établissements» tels que les institutions systémiques «dont la faillite serait la plus déstabilisante pour le marché financier». La BoE n’a pas précisé quel niveau pourrait atteindre ce leverage ratio.
La banque a fait état vendredi d’une progression, de 5,27 à 5,42 milliards de dollars, de son bénéfice net au deuxième trimestre. Wells Fargo a prêté 47 milliards de dollars dans le crédit immobilier d’avril à juin, un niveau très inférieur aux 112 milliards prêtés au même trimestre l’an dernier, ce que la banque explique par un printemps plus difficile qu'à l’accoutumée.
La France, qui a signé l’accord Foreign account tax compliance act le 14 novembre 2013 s’apprête à l’intégrer dans son ordre juridique interne. Le Fatca impose à tous les établissements financiers situés en dehors des Etats-Unis de transmettre automatiquement à ceux-ci des informations sur les revenus et les actifs de leurs contribuables. L’absence de respect de cette obligation sera sanctionnée par l’application d’une retenue à la source, dont le taux est fixé à 30 %, appliquée aux flux financiers perçus sur ces comptes et versés a priori depuis les Etats-Unis.
L’assureur italien a finalement annoncé hier la vente de la banque privée suisse BSI au brésilien BTG Pactual pour 1,5 milliard de francs suisses (1,2 milliard d’euros). Generali cède ainsi une activité non rentable et non stratégique afin de renforcer son bilan. L’accord prévoit le versement de 1,2 milliard de francs en numéraire et de l'équivalent de 300 millions en actions ordinaires et privilégiées Banco BTG Pactual. L’opération, dont la finalisation est attendue au premier semestre 2015, aura un effet positif sur le ratio de solvabilité Solvency I de Generali, qui augmentera de 9 points à plus de 160%, ce qui était l’un des objectifs du plan dévoilé par l’administrateur délégué Mario Greco il y a un an. En l’espace de dix-huit mois, Generali aura conclu un vaste programme de cessions portant sur 3,7 milliards d’euros d’actifs hors assurance, un montant légèrement inférieur à son objectif initial de 4 milliards.
La Bulgarie va demander à la BCE de superviser ses banques, selon le président Rosen Plevneliev, quelques jours après qu’un scandale financier a éclaboussé le quatrième établissement de crédit du pays, Corpbank. Si cette démarche aboutit, le pays serait le premier hors zone euro à rejoindre le Mécanisme de surveillance unique. La banque centrale bulgare serait soumise à un examen de la part de l’Autorité bancaire européenne.
Nous, associations signataires, représentons l’ensemble des professionnels du secteur du conseil et de la gestion financière ainsi que les épargnants. Nous sommes extrêmement préoccupés par les conditions de mise en oeuvre de la directive européenne sur les marchés financiers, dite MIF II, adoptée le 15 mai dernier par le Parlement européen. Les mesures d’application de ce texte, proposées à la Commission européenne par l’ESMA, l’Autorité européenne des marchés financiers, font en effet courir une menace aux épargnants : celle de ne plus pouvoir, librement, investir dans les produits financiers de leur choix. Comment en sommes???nous arrivés à cette aberration ? MIF 2 prévoit plus de transparence et une amélioration de la qualité du service financier délivré, ce à quoi nous souscrivons pleinement. Mais le projet de l’ESMA va au???delà de la généralisation de ces bonnes pratiques et amène ou peut amener à l’impossibilité pour le conseiller d'être rémunéré pour le service qu’il rend à son client. Alors même que la mission de l’ESMA est de rendre applicable la directive MIF II votée au Parlement européen, sa proposition ne tient pas compte d’une partie des dispositions adoptées et introduit un point de blocage majeur pour la distribution des produits financiers. Dans certains cas, la directive prévoit en effet que les rémunérations indirectes du conseiller sont autorisées si elles sont clairement présentées au client, améliorent la qualité du service fourni au client et bien sûr ne sont pas contraires à ses intérêts. Or, la proposition de l’ESMA les interdirait en pratique dans tous les cas. Nous souhaitons que cette interprétation restrictive de l’ESMA ne soit pas maintenue à l’issue de la consultation en cours, ou, à défaut qu’elle ne soit pas suivie par la Commission européenne. Les épargnants les plus modestes seraient sinon privés en pratique de la possibilité d’accéder à un conseil personnalisé de qualité, comme le montre notamment l’exemple anglais, suite à l’adoption de la réforme dite RDR, applicable depuis le 1er janvier 2013. Depuis cette date, les premières études menées sur les incidences de cette réforme semblent bien montrer un appauvrissement de la gamme de produits offerte aux épargnants, la concentration du conseil sur les plus fortunés et de la distribution entre les mains de quelques acteurs dominants. L’adoption de mesures similaires en Europe continentale entrainerait une situation contraire aux objectifs même poursuivis par MIF II. Les missions accomplies par les conseillers en investissements financiers, telles qu’elles sont organisées en France, répondent parfaitement aux objectifs fixés par la directive MIF II. L’organisation actuelle qui donne satisfaction aux investisseurs, dans le strict respect des obligations imposées par les autorités de contrôle, ne doit pas être bouleversée au prix de nos entreprises et de notre épargne. Nous rappelons que le texte d’application qu’adopteront in fine les instances européennes doit respecter l’esprit et la lettre de la directive MIF II.
Rentrée en 1990 à La Mondiale comme stagiaire, Sylviane Masson a gravi progressivement les échelons du groupe de protection sociale et a pris depuis juin 2013 les rênes d'AGICAM, à la suite de la fusion entre son groupe et AG2R.
La France, qui a signé l’accord Foreign account tax compliance act (Fatca) le 14 novembre 2013 s’apprête à l’intégrer dans son ordre juridique interne. Le Fatca impose à tous les établissements financiers situés en dehors des Etats-Unis de transmettre automatiquement à ceux-ci des informations sur les revenus et les actifs de leurs contribuables. L’absence de respect de cette obligation sera sanctionnée par l’application d’une retenue à la source, dont le taux est fixé à 30 %, appliquée aux flux financiers perçus sur ces comptes et versés a priori depuis les Etats-Unis.
L'édition 2014 du plan mondial d’actionnariat salarié de la Société Générale a eu lieu entre le 16 et le 30 mai 2014 avec un prix de souscription de 35,85 euros par action, ce qui correspond au cours de référence décoté de 20 %. Cette année, plus de 35 000 personnes ont souscrit au plan, a annoncé la banque dans un communiqué. En France, près de 40% des bénéficiaires ont participé à l’opération, et à l’international, plus de 15%. Le taux de souscription global s’élève à 28 % pour un montant de souscription de 183,4 millions d’euros. La Société Générale a récemment annoncé son intention de mener ces plans plutôt tous les trois ans et non plus chaque année.
La Bulgarie va retirer sa licence à Corporate Commercial Bank (Corpbank), la contraindre à transférer ses actifs et son passif au sein d’une filiale et demander à la justice de se pencher sur de possibles malversations. La banque centrale de Bulgarie a annoncé ses mesures dans un communiqué publié vendredi après un audit de la quatrième banque du pays, placée le mois dernier sous le contrôle de l’Etat après une ruée de ses clients vers ses guichets. La Banque de Bulgarie a expliqué qu’une part significative du portefeuille de prêts de la banque est liée à des acteurs en relation avec Tsvetan Vassiliev, le principal actionnaire.
Wells Fargo, numéro un américain du crédit immobilier, a fait état vendredi d’une légère hausse de son bénéfice au deuxième trimestre et a dit percevoir un certain nombre de signes témoignant de l’amélioration de l'économie américaine, même si son activité de crédit immobilier a marqué le pas. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires a progressé à 5,42 milliards de dollars, soit 1,01 dollar par action, au deuxième trimestre, contre 5,27 milliards, à 98 cents par titre, un an auparavant. La banque, qui fournit près d’un crédit immobilier sur six accordés aux Etats-Unis, a prêté 47 milliards de dollars dans ce segment au cours d’avril à juin, un niveau très inférieur aux 112 milliards prêtés au même trimestre l’an dernier, ce qu’elle explique par un printemps plus difficile qu'à l’accoutumée.
Par le biais d’un communiqué de presse, la Banque d’Angleterre (BoE) a averti les banques exerçant en Grande-Bretagne qu’elle pourrait durcir ses exigences en matière de ratio de levier. «Il pourrait y avoir des raisons d’introduire un ratio de levier supplémentaire pour une sous-catégorie d'établissements» tels que les institutions systémiques «dont la faillite serait la plus déstabilisante pour le marché financier». La BoE n’a pas précisé quel niveau pourrait atteindre ce leverage ratio.
La Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) et l’Association allemande des assureurs (GDV) ont indiqué, jeudi 10 juillet qu’elles renforçaient leur coopération. Les deux groupements souhaitent attirer l’attention des régulateurs sur l’importance du maintien d’un équilibre entre les deux missions principales de l’assurance que sont la protection des ménages et des entreprises au quotidien, et le financement à long terme de l'économie, indique un communiqué. Par ailleurs, la compétitivité des assureurs européens doit être préservée afin de leur permettre de maintenir leur rang au sein des leaders mondiaux de l’industrie.
L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, la FINMA, a annoncé le départ de Jean-Baptiste Zufferey de son conseil d’administration à la fin du mois d’août prochain. Jean-Baptiste Zufferey siègeait au conseil d’administration de la FINMA depuis la fondation de l’autorité en janvier 2009. Entre 2001 et 2008, il avait été membre de la commission de la CFB (l’une des autorités ayant précédé la FINMA), avant d’en devenir le vice-président. Il se retire du conseil d’administration afin de pouvoir se consacrer à d’autres activités académiques ou économiques après 13 années dans la surveillance financière. En dépit de cette démission, la FINMA dispose encore du nombre minimal requis de sept membres à son conseil d’administration, indique un communiqué.