Alors qu’elle se prépare àune éventuelle hausse des taux d’intérêt, la Réserve fédérale américaine (la Fed) pourrait redéfinir son principal taux d’intérêt directeur de manière à ce qu’il prenne en compte un éventail plus large de transactions entre les banques, le rendant plus stable et plus fiable, rapporte le Financial Times qui cite des sources proches du dossier. Le taux des Fed funds est aujourd’hui basé sur les taux réels signalés par les courtiers pour les prêts au jour le jour entre banques américaines.Les interrogations sur la fiabilité du taux des Fed funds n’ont cessé de grandir depuis que la Fed a commencé à acheter des milliards et des milliards de dollars d’actifs lors de sa politique de « quantitative easing ». Or les banques américaines disposent maintenant de sommes d’argent considérables et ont arrêté d’emprunter ou de prêter de Fed funds, rendant le marché fortement illiquide, selon le quotidien britannique.
Pierre-René Lemas, le directeur général de la Caisse des dépôts (CDC), a été nommé à la présidence non exécutive de la banque publique bpifrance jeudi 10 juillet. Il succède à Jean-Pierre Jouyet, qui a rejoint l’Elysée.
Banco Espirito Santo (BES) a fait savoir dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi qu’elle ne courait pas le risque de se trouver à court de capital du fait de pertes liées à des prêts octroyés à d’autres entités de l’empire financier familial. «Le comité exécutif de BES pense que les pertes potentielles résultant de l’exposition au groupe Espirito Santo ne remettent pas en cause l’observance des règles de fonds propres», explique la banque. L'établissement disposait d’un coussin de 2,1 milliards d’euros de capital au-delà des seuils minimums obligatoires au 31 mars. BES a précisé que son exposition aux autres entités du groupe atteignait 1,18 milliard d’euros.
L’accord noué avec Santander pour 290 millions d’euros permet à l’assureur français de diversifier ses activités en Europe en mettant la main sur près de 600 millions de primes d’assurance emprunteur et de prévoyance. Une activité que la banque espagnole internalisait depuis 2011.
C’est un rapport au vitriol sur les partenariats public-privé que s’est procuré le quotidien. Rédigé fin 2012 par l’Inspection générale des finances (IGF) et tenu secret, il pointe de «graves défaillances» dans l’utilisation de ces montages. L’IGF souligne notamment que bon nombre de ministères et d'élus ont recouru aux PPP afin de s’affranchir des contraintes budgétaires, les loyers ne commençant à être versés qu'à la livraison de l'équipement. Un lien entre le cycle électoral municipal et l’utilisation de ces partenariats a été constaté. L’IGF formule trente propositions, parmi lesquelles figure une formalisation de la stratégie de recours à ces montages.
Le décret paru hier au Journal officiel fixe à 7,5% du bilan le seuil d’activités jugées spéculatives à partir duquel le compte propre des banques devra être filialisé.
Le taux de rémunération du Livret A sera abaissé de 1,25% à 1% à compter du 1er août. Le gouvernement a donc coupé la poire en deux, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, ayant proposé d’abaisser la rémunération du produit à 0,75%. Ce taux était lui-même dérogatoire à la formule de calcul. Avec une inflation à 0,3% en juin, l’application de la formule aurait donné une rémunération de 0,5%, supérieure au taux refi de la BCE (0,15% depuis juin).
Les députés ont adopté hier un projet de loi visant à sécuriser des contrats de prêts structurés - les «emprunts toxiques» - souscrits par des personnes morales de droit public pour éviter de faire peser un risque sur les finances de l’Etat. Le projet de loi propose de déclarer valides les contrats de prêts conclus par les personnes morales de droit public, dont la légalité serait contestée pour défaut de certaines mentions, comme le TEG, prescrites par le code de la consommation. Il précise que les contrats de prêt les plus simples - à taux fixe ou à taux variable reposant sur des formules non sophistiquées - sont écartés de l’application de ces deux validations. Le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, a assuré que le texte ne visait pas «à protéger, voire amnistier», les banques mais à «protéger l’Etat et les contribuables». Le Sénat, qui a déjà examiné ce texte en première lecture, devrait l’adopter définitivement le 17 juillet.
La Banque d’Angleterre a, comme attendu, laissé sa politique monétaire inchangée hier, maintenant son taux directeur à son plus bas niveau historique. Le taux d’intervention reste fixé à 0,5%, un seuil dont il n’a pas dévié depuis la crise financière il y a maintenant plus de cinq ans. Le comité de politique monétaire n’a publié aucun communiqué accompagnant sa décision.
La solution de paiement Izly élaborée par le groupe BPCE, et qui s’appuie sur la plate-forme S-money, viendra équiper à partir de 2015 l’ensemble des Crous pour tout paiement sur campus par carte étudiant ou par téléphone. Izly remplacera le porte-monnaie électronique. Le potentiel annuel d’utilisateurs est estimé à plus de 2,3 millions.
La banque centrale portugaise a cherché hier à rassurer sur la solidité financière de Banco Espirito Santo (BES). «La solvabilité de BES est solide et a été considérablement renforcée par la récente augmentation de capital», a déclaré un porte-parole de l’institut en excluant tout risque de contagion au secteur financier.
Crédit Agricoles Assurances a fusionné ses deux filiales d’assurance-vie Spirica et Dolcea Vie. Spirica assurera dorénavant les contrats de BforBank, la banque en ligne du Crédit Agricole. Ce rapprochement s’inscrit dans le plan à moyen terme de Crédit Agricole Assurances, a expliqué le bancassureur dans un communiqué.
La Banque d’Angleterre a, comme attendu, laissé sa politique monétaire inchangée jeudi, maintenant son taux directeur à son plus bas niveau historique. Le taux d’intervention reste fixé à 0,5%, un seuil dont il n’a pas dévié depuis la crise financière il y a maintenant plus de cinq ans. Le comité de politique monétaire n’a publié aucun communiqué accompagnant sa décision.
L’autorité de régulation des marchés financiers portugais (CMVM) a décidé jeudi de suspendre la cotation de Banco Espirito Santo (BES), dont l’action avait perdu auparavant jusqu'à 19%, dans l’attente d’un communiqué de la banque. Le titre de la première banque cotée du Portugal a souffert d’un risque d’exposition aux difficultés financières rencontrées par des holdings appartenant à la famille fondatrice.«Nous parlons d’une exposition directe ou indirecte (de BES aux holding familiales) de 3,5 milliards d’euros, soit la capitalisation boursière de BES», a expliqué à Reuters Joao Lampreia, analyste à Banco Big.
Commerzbank pourrait verser de 600 à 800 millions de dollars, alors qu’une somme de plus de 500 millions était auparavant évoquée, pour clore l’enquête sur ses transactions avec des pays touchés par un embargo financier des Etats-Unis, ont déclaré des sources proches du dossier. L’accord de règlement pourrait intervenir dans les semaines qui viennent. La banque allemande discute avec les départements de la Justice et du Trésor, la Réserve fédérale, le parquet de Manhattan et le département des services financiers de l’Etat de New York.
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rendu un arrêt définitif contre le cumul des sanctions administratives et pénales, rapporte Les Echos. Une décision qui n’aura pas surpris Michel Pinault, président de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui l’anticipait tout en s’interrogeant sur son application en France (voir NewsManagers du 3 juillet). Les juges ont rejeté la demande de l’Italie qui souhaitait que l’affaire soit à nouveau jugée par la Grande Chambre, la formation la plus élevée de la CEDH. Cette décision risque fort de changer l'équilibre et la puissance du système de sanction en France, où la procédure est identique à celle de l’Italie qui a été remise en cause par la Cour. L’arrêt de la CEDH remet totalement en cause la règle française selon laquelle, les mêmes faits peuvent constituer à la fois une infraction pénale et un manquement boursier et par conséquent être condamnés deux fois.
Le ministre des Finances Michel Sapin a plaidé pour le développement d’une Place «vivante, dynamique et sûre» à l’occasion du forum annuel Paris Europlace, rapporte L’Agefi. Il a assuré qu’il défendrait une approche équilibrée de la taxe européenne sur les transactions financières. «Je ne suis pas un naïf et je n’accepterai pas un projet qui serait déséquilibré au détriment de notre place financière», a-t-il précisé. Interpellé par le président de Paris Europlace et patron de GDF Suez, Gérard Mestrallet, sur les problèmes d’attractivité du pays, le ministre a insisté sur le lancement du comité Place de Paris 2020 et a défendu une fois de plus le développement de la titrisation. La relance de la titrisation a été souhaitée à très nombreuses reprises par les intervenants du forum, note le quotidien.
La FCA (Financial Conduct Authority) a annoncé le 9 juillet avoir lancé une étude sur la concurrence au sein du secteur de la gestion d’actifs au Royaume-Uni. Cette étude vise dans un premier temps à déterminer s’il existe des domaines dans lesquels une enquête plus approfondie serait justifiée. L’examen portera principalement sur la concurrence dans le secteur de la distribution de titres et de produits financiers et dans le secteur de l’investissement en général, ainsi que sur les activités qui s’y rapportent, telles que : • Les marchés et les infrastructures de marché, • la banque d’investissement, • la gestion d’actifs, • services bancaires aux entreprises.
La FCA (Financial Conduct Authority) a annoncé le 8 juillet avoir recruté Catherine Bradley en tant que directeur non-exécutif de son conseil d’administration (Non-Executive Director of board). Catherine Bradley est nommée par le Trésor Britannique (HM Treasury) à ce poste dans le cadre d’un contrat à durée déterminée de trois ans débutant le 2 août. Catherine Bradley arrive de la Société Générale où elle travaillait en tant que directrice de la division Equity Advisory Asia-Pacific depuis juin 2013. Avant cela elle avait travaillé chez Merrill Lynch de 1981 à 1991, chez UBS de 1991 à 1994, chez BNP Paribas de 1994 à 2000, chez Dresdner Kleinwort Wasserstein entre 2000 et 2003, puis enfin de 2003 à 2012, chez Credit Suisse où elle officiait en tant que responsable groupe des solutions liées aux actions pour la région Asie-Pacifique. « Catherine va faire profiter notre institution de son expérience considérable acquise au sein de nombreuses banques d’investissements. J’ai hâte de travailler avec elle pour aider à faire en sorte que la CFA puisse continuer à avancer vers ses objectifs », a déclaré John Griffith-Jones, président de la CFA.
La proposition conjointe deThomson Reuters et du groupe boursier CME pour offrir un nouveau service de prise en charge du fixing de l’argent semble être la mieux placée pour remporter l’appel d’offre, rapporte le Financial Times. Toutefois, une alliance de dernière minute entre le London Metal Exchange et Autilla, un fournisseur de technologie, pourrait changer la donne. Le choix final de la London Bullion Market Association, l’association professionnelle du secteur, devrait être connu avant la fin de la semaine.
«Le gouvernement va examiner les conditions d’une modulation du forfait social, avec un taux réduit, pour les investissements en fonds responsables (ISR) ou en fonds d’actionnariat salarié de l’entreprise», a indiqué Manuel Valls à l’occasion de son discours de clôture de la Conférence sociale, mardi. Selon L’Agefi, le taux de cette contribution payée par les employeurs sur les rémunérations versées au titre de l’intéressement, de la participation, de l’abondement aux plans d'épargne entreprises et pour la retraite collective ainsi que les retraites supplémentaires, pourrait être abaissé de 20% actuellement à 8%, son taux précédent, pour ce type d’investissements. L’Association française de la gestion financière (AFG) estime que les fonds communs de placement d’entreprise (FCPE) concernés par une modulation du forfait social représentaient 58,5 milliards d’euros fin 2013, dont 16 milliards pour les fonds «ISR» et 42,5 milliards les fonds communs et Sicav d’actionnariat salariés.
Le ministre de l’Economie Michel Sapin a annoncé jeudi matin que le taux de rémunération du Livret A sera abaissé de 1,25% à 1% à compter du 1er août 2014. Le gouvernement a donc coupé la poire en deux, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, ayant proposé d’abaisser la rémunération du produit à 0,75%. Ce taux était lui-même dérogatoire à la formule de calcul. Avec une inflation à 0,3% en juin, l’application de la formule aurait donné une rémunération de 0,5%, supérieure au taux refi de la BCE (0,15% depuis juin). «Toutefois, dans la perspective de préserver globalement le pouvoir d’achat des épargnants, compte tenu de la prévision d’une légère reprise de l’inflation d’ici la fin de l’année, le gouverneur considère qu’il est justifié de déroger à la stricte application de la formule de calcul en vigueur», indiquait le communiqué de la BdF jeudi matin.
La Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) et l’Association allemande des assureurs (GDV) renforcent leur coopération sous la nouvelle législature européenne. Cet engagement a été pris mercredi 9 jullet, à l’occasion d’une réunion commune de leurs instances de décision à Bruxelles. «La FFSA et le GDV souhaitent attirer l’attention des régulateurs sur l’importance du maintien d’un équilibre entre les deux missions principales de l’assurance que sont la protection des ménages et des entreprises au quotidien, et le financement à long terme de l’économie. Par ailleurs, la compétitivité des assureurs européens doit être préservée afin de leur permettre de maintenir leur rang au sein des leaders mondiaux de l’industrie», indique un communiqué.
Les entreprises publiques russes ne pourront désormais avoir des comptes que dans des banques au capital supérieur à 10 milliards de roubles (215 millions d’euros), a déclaré jeudi à Reuters le vice-ministre des Finances. Les entreprises publiques devront également posséder des comptes auprès de banques directement ou indirectement contrôlées par l’Etat, a déclaré le vice-ministre, Alexeï Moïsseïev.
CNP Assurances a annoncé jeudi la signature d’un accord de distribution exclusif de long terme avec Santander Consumer Finance ainsi que l’acquisition de 51% de ses filiales d’assurance vie et non-vie pour un montant de 290 millions d’euros. Le partenariat concerne l’ensemble des produits d’assurance de protection et couvre un périmètre de 10 pays européens dans lesquels Santander Consumer Finance occupe des positions majeures tels que l’Allemagne, la Pologne, l’Italie, l’Espagne ou l’Autriche. En 2013, les filiales d’assurance de Santander Consumer Finance ont généré près de 600 millions d’euros de chiffres d’affaires et l’activité concernée «présente un fort potentiel tant en termes de marges que de croissance», a précisé CNP Assurances. La transaction sera financée par des ressources existantes et devrait être réalisée d’ici fin 2014, a ajouté la compagnie.
La Chine va réduire ses interventions sur le marché des changes, a déclaré jeudi le président de la Banque populaire de Chine (PBOC) qui a également déclaré que la flexibilité du yuan augmenterait. «Sur le marché des changes, la trajectoire de nos réformes est claire: nous espérons que le taux de change puisse être maintenu à un niveau raisonnablement stable et équilibré, a dit Zhou Xiaochuan. Parallèlement, nous allons permettre à l’offre et à la demande de jouer un plus grand rôle dans la détermination du taux de change, augmenter la marge de fluctuation et la flexibilité du taux de change.» Le banquier central n’a pas précisé son calendrier.
Les banques exerçant en Grande-Bretagne pourraient se voir interdire d’utiliser leurs propres modèles de risque pour calculer leurs exigences de fonds propres si les régulateurs jugent ces modèles internes trop permissifs, a indiqué jeudi Andrew Bailey, le patron de la Prudential Regulatory Authority. Selon la Banque d’Angleterre, les banques pourraient se montrer trop laxistes dans le calcul de ce ratio, ce qui pourrait engendrer à long terme des risques financiers importants pour l’économie.