Sberbank, VTB Bank, Gazprombank, Vnecheconombank (VEB) et Rosselkhozbank, sont les 5 banques russes identifiées hier par l’Union européenne et se voyant interdire de lever des capitaux sur les marchés européens dans le cadre des sanctions prises contre Moscou en raison de sa politique en Ukraine. Cette mesure entre en vigueur dès aujourd’hui. Les deux principales banques russes, Sberbank et VTB, ainsi que Gazprombank, ont assuré qu’elles n’en continueraient pas moins d’honorer leurs obligations. «Malgré les sanctions qui sont imposées, VTB Bank et toutes ses filiales continuent de fonctionner normalement, honorant leurs obligations envers les investisseurs et actionnaires», a clamé l’établissement bancaire. Gazprombank, détenue à 36% par le géant gazier Gazprom, a de son côté fait savoir que les sanctions n’affecteraient pas sa stabilité. La banque centrale russe a fait savoir mercredi qu’elle était disposée à fournir des liquidités, au moyen de ses canaux existants, aux banques frappées de sanctions.
BNP Paribas reprend la main outre-Rhin. La banque a dévoilé hier soir un projet de prise de contrôle de la banque en ligne allemande (active également en Autriche) DAB Bank, par le biais du rachat de la part de 81,39% détenue par UniCredit. L’acheteur n’a pas actuellement en tête d’acquérir le solde du capital, constituant le flottant de sa cible munichoise cotée en Bourse. L’accord valorise la totalité du capital à 435 millions d’euros. BNP Paribas se félicite de pouvoir ainsi «franchir un nouveau cap dans le développement de ses activités de banque digitale et de courtage en Europe». La transaction permet en effet au groupe, déjà présent outre-Rhin avec Cortal Consors, de presque doubler le volume de sa clientèle dans le pays à 1,4 million de clients. BNP Paribas souligne que le projet s’inscrit parfaitement dans un plan de développement 2014-2016 passant par des «ambitions stratégiques» en Allemagne, comme le rappelle le responsable du groupe dans le pays, Camille Fohl.
Porté par le «dynamisme commercial de ses réseaux», le groupe CM11-CIC affiche au premier semestre une progression de 3,1% de son produit net bancaire, à 6,21 milliards d’euros (les dépôts ont augmenté de 7,6% à 230 milliards pour 22,6 millions de clients), ainsi qu’une hausse de 40,5% de son résultat net part du groupe à 1,28 milliard. Le ratio Core equity tier 1 s’établit à fin juin à 14,07%.
La banque a profité au deuxième trimestre de la baisse de ses provisions pour risque de crédit et de ses activités sur les marchés de capitaux pour dégager des résultats en hausse sensible, passant par un bénéfice net de 333 millions d’euros en hausse de 29%. Natixis a dans le même temps confirmé avoir fermé fin juin sa structure de défaisance au sein de laquelle elle avait logé pendant la crise financière ses actifs toxiques.
L’assureur a, selon son président Jean-Yves Dagès, continué «de renforcer sa solidité financière» au premier semestre. Le chiffre d’affaires a progressé de 0,4% en organique (-0,7% en France) à 9,19 milliards d’euros, mais accuse un recul de 0,3% en données brutes, tandis que le résultat opérationnel économique passe de 26 à 100 millions. Groupama se targue d’une «forte amélioration» de son ratio combiné non vie, amélioré de 2,4points à 98,5%.
La banque espagnole a annoncé un bénéfice net en hausse de 38% au deuxième trimestre à 1,45 milliard d’euros, soit plus que prévu, en raison d’une baisse des dépréciations des créances douteuses et d’une amélioration de la situation économique en Espagne. Le produit net bancaire a augmenté de 0,4% à 7,37 milliards. Les créances douteuses et irrécouvrables représentaient 5,45% du total des créances à la fin juin contre 5,52% fin mars.
Le spécialiste des cartes de crédit a fait état d’une hausse, plus marquée que prévu, de 10% de son bénéfice net du deuxième trimestre à 931 millions de dollars, les clients du groupe ayant davantage utilisé leurs cartes pour régler leurs achats. Cela pour un chiffre d’affaires en progression de 13,4% à 2,38 milliards.
Les régulateurs européens du secteur financier (EBA, EIPOA et Esma) ont alerté dans un communiqué commun les banques et assureurs quant aux risques liés à la vente de titres complexes à des clients particuliers. Les Cocos (contingent convertible bonds) particulièrement sont en vogue auprès des émetteurs qui y voient un moyen d’améliorer leur profil financier face aux nouvelles réglementations plus sévères. Les régulateurs tiennent à rappeler que le risque associé à ces produits doit être convenablement expliqué à l’investisseur.
L’assureur italien a fait part hier d’un bénéfice opérationnel en hausse de 20,4% au deuxième trimestre à 1,25 milliard d’euros, soutenu par l'évolution de son activité vers les produits d’assurance à forte marge et une performance étonnamment bonne en Italie malgré la crise. Le nouvel administrateur délégué, Mario Greco, s’est déclaré «très optimiste» quant à la réalisation de l’objectif d’un rendement des capitaux investis à 13% d’ici à fin 2015.
La filiale de services financiers de La Poste a fait état d’une hausse de 4,2% de son résultat net au premier semestre à 380 millions d’euros, grâce notamment à la baisse de ses provisions pour risque de crédit. L'établissement indique que son coût du risque a reculé sur la période de 7,4% à 72 millions. Le produit net bancaire a de son côté progressé de 2,4% tandis que les charges ont progressé de 0,9%.
La FCA et l’Autorité de réglementation prudentielle (PRA) de la Banque d’Angleterre ont publié hier des décisions et des recommandations plus dures que celles édictées par la Commission européenne pour encadrer les bonus des banquiers, selon Les Echos. A partir de janvier 2015 la PRA exigera que les banques puissent, pendant au moins sept ans et potentiellement dix ans, récupérer les bonus de leurs banquiers s’ils se sont livrés à des activités illicites ou ont pris de trop gros risques.La PRA et la FCA soumettent, par ailleurs, à consultation de nouvelles règles pour les bonus différés. Elles recommandent que les primes des banquiers les plus seniors ne soient distribuées qu’après la troisième année après leur attribution et jusqu'à la septième. Elles recommandent aussi cinq ans de paiement différé pour les autres « preneurs de risques » mais à partir de l’année d’attribution de la prime.
Banco Espirito Santo a dévoilé hier soir une perte nette semestrielle de 3,6 milliards d’euros, imposant un nouvel appel au marché. La banque centrale a fait part de son exaspération, mandatant notamment PwC pour l’instauration d’un comité de surveillance.
L’assureur crédit a dégagé sur les six premiers mois de l’année un résultat opérationnel courant en hausse de 9,1% à 244,7 millions d’euros, pour un résultat net en progression de 4,1% à 173,2 millions. Le ratio combiné, qui mesure le rapport entre le coût des sinistres et les primes d’assurance encaissées, s’est amélioré de 3,3 points à 73,1%. Côté perspectives économiques, la filiale d’Allianz relève que la reprise reste «timide» dans la plupart des pays européens, «bien que les indicateurs macroéconomiques de ces pays doivent montrer prochainement des signes d’amélioration».
La banque espagnole a fait état d’un recul moins marqué que prévu de son produit net bancaire au deuxième trimestre, à 5,32 milliards d’euros, mais ses résultats ont été affectés par des effets de change négatifs liés à l’instabilité des devises latino-américaines. La marge d’intermédiation a également subi un recul moindre qu’attendu de 1% à 3,65 milliards, tandis que le ratio de créances douteuses a diminué pour le deuxième trimestre consécutif pour s'établir à 6,4% à fin juin. BBVA, particulièrement exposée à une nouvelle dévaluation du bolivar vénézuélien, a noté que son bénéfice net attribuable du premier semestre n’aurait baissé que de 49% à taux de change constants et non pas de 54% à 1,33 milliard d’euros.
Santander, Caixabank et HSBC détiennent une part cumulée de 20,3% au capital du groupe de médias espagnol suite à un échange de dette contre actions. Les banques, dont également UBS et Morgan Stanley, détiennent désormais 28% du capital selon la Bourse de Madrid.
Bank of America a été condamnée hier soir par un tribunal new-yorkais à une amende de 1,27 milliard de dollars pour la vente abusive à Fannie Mae et Freddie Mac de crédits hypothécaires par Countrywide. Bloomberg croit savoir que la banque américaine pourrait annoncer cette semaine un règlement à l’amiable avec le département de la Justice concernant toujours l’épineux dossier de la titrisation des créances hypothécaires. BoA pourrait convenir de verser entre 13 et 17 milliards de dollars.
Le conseil d’administration de l’assureur a selon Le Figaro donné hier à l’unanimité mandat aux dirigeants pour finaliser un protocole d’accord avec le groupe bancaire destiné à remettre à plat leurs relations à l’issue de près d’un an de négociations. Le conseil de BPCE doit à son tour donner son feu vert aujourd’hui. En août dernier, BPCE avait dévoilé son intention de devenir à l’horizon 2016 le producteur des contrats d’assurance vie distribués par les Caisses d’épargne, historiquement produits par CNP Assurances. Le compromis prévoit selon le quotidien que Natixis devienne effectivement le principal producteur des contrats des Caisses d’Epargne, comme c’est déjà le cas pour les Banques populaires. En revanche, CNP Assurances deviendra le «fournisseur officiel» des deux réseaux en matière de prévoyance et d’assurance emprunteur, avec Natixis associé à hauteur d’un tiers environ selon Le Figaro. Des mécanismes seront mis en place pour aligner les intérêts des parties concernant l’important stock de contrats existants.
La banque suisse a annoncé, mardi, qu’elle avait conclu un accord avec le parquet de Bochum dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie en Allemagne pour qu’il mette fin à ses poursuites judiciaires en échange du paiement d’une amende de 300 millions d’euros, rapporte les Echos. Les juges soupçonnaient l'établissement zurichois d’avoir aidé des contribuables allemands à cacher leurs avoirs dans la Confédération afin d'échapper au fisc. Pour éviter de longues poursuites judiciaires, la plus grande banque helvétique a donc préféré trouver, comme aux Etats-Unis, un accord à l’amiable avec les autorités allemandes.
La banque allemande a dévoilé hier une progression de 16% à 917 millions d’euros de son bénéfice imposable au deuxième trimestre, sous l’impulsion du trading et de la banque d’investissement. Deutsche Bank a pourtant fait part de ses craintes de voir la revue de qualité des actifs et les tests de résistance menés par les autorités européennes avoir un impact sur ses comptes dans un avenir proche. La banque a également indiqué que la situation géopolitique en Ukraine et dans le Moyen-Orient risque d’affecter les marchés financiers et sa clientèle. De quoi inciter Moody’s à sanctionner Deutsche Bank, l’agence abaissant d’un cran la notation allouée à la banque de «A2» à «A3». L’agence évoque le fardeau des coûts réglementaires et de restructuration sur les résultats cette année et l’an prochain. L’analyste Peter Nerby regrette en outre une «forte dépendance aux marchés de capitaux».
Ageas a indiqué que la Cour d’appel d’Amsterdam a estimé hier que Fortis avait fourni entre le 29 septembre et le 1er octobre 2008 des «informations trompeuses et incomplètes» concernant la vente de ses activités néerlandaises. La Cour, qui a décidé que la transaction ne doit pas pour autant être remise en cause, juge que les actionnaires concernés devront être indemnisés des dommages subis. L’évaluation de ces derniers fera l’objet d’une procédure judiciaire selon Ageas, qui «regrette la décision de la Cour, procédera à une analyse approfondie de l’arrêt et envisagera d'éventuelles mesures».
Banco Espirito Santo (BES) a annulé hier son assemblée générale des actionnaires prévue demain 31 juillet après le placement en redressement judiciaire de la holding Espirito Santo Financial Group, son principal actionnaire. La réunion avait pour objet de confirmer la nouvelle équipe de direction de la banque portugaise, qui a pris ses fonctions le 14 juillet sous la houlette de Vitor Bento. Mais ces nominations ne sont pas remises en cause par l’annulation, selon un porte-parole de BES. Cette dernière assure dans un communiqué que le processus de redressement judiciaire rendait nulles et non avenues toutes les propositions présentées par ESFG, qui détient 20% de la banque. Les incertitudes sur l’exposition de BES à des pertes potentielles d’autres sociétés de l’empire Espirito Santo ont fait perdre plus de 50% à son cours de Bourse depuis la mi-juin. Le titre a encore chuté de 11,6% hier à Lisbonne après l’annonce de l’annulation de l’assemblée générale.
Il est temps de réenchanter le rêve de la gestion Dans la tradition biblique, à 7 années de difficultés succèdent 7 années d’abon- dance ! Pour les 7 années de vaches maigres, nous avons été servis : une collecte française en berne, une fiscalité de l'épargne toujours plus lourde et assortie d’un ensemble d’exemptions ou d’incitations illogique et donc incompréhensible et inefficace, des régulateurs et législateurs, en particulier européens, animés d’un zèle qui leur a fait confondre la nécessaire réorganisation d’une collection de règles dont la crise avait montré les failles, avec un concours visant à faire adopter le maximum de directives ou de règlements dans le mini- mum de temps sans prendre la précaution d’en vérifier la cohérence, l’efficacité, et la pertinence au regard des intérêts de l’in- dustrie de notre continent, de ses clients et du financement de l'économie. Lire la suite en pièce jointe
Selon L’Echo, la Russie est condamnée à verser 50 milliards de dollars aux actionnaires de Ioukos par la cour d’arbitrage de La Haye. La compagnie pétrolière Ioukos avait été démantelée et la majeure partie de ses avoirs avaient été transmis à Rosneft, dirigée par un ancien collaborateur de Poutine.