L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) appliquent les guidelines établies par le Joint Committee sur le traitement des réclamations dans le secteur des valeurs mobilières et le secteur bancaire. L’AMF et l’ACPR précisent qu’elles ont déclaré, respectivement à l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) et à l’Autorité bancaire européenne (EBA) qu’elles se conforment aux orientations du comité mixte des autorités européennes de surveillance sur le traitement des réclamations. Elles ajoutent qu’elles appliquent déjà ces orientations via l’instruction AMF-DOC 2012-07 et la recommandation de l’ACPR 2015-R-03 élaborées dans le cadre du Pôle commun. Les orientations établies dans le cadre du Joint Committee précisent comment appliquer aux entreprises concernées les dispositions des directives les concernant relatives au traitement des réclamations.
Les hedge funds qui réclament 1,2 milliard d’euros de dommages et intérêts à Porsche à la suite de sa tentative ratée de prise de contrôle de Volkswagen (VW) risquent d'être déboutés de leur appel, selon un juge allemand. «Dans l’ensemble, notre opinion est que nous considérons le procès, ou l’appel, comme étant mal engagés pour plusieurs raisons», a dit Gerhard Ruf, un juge de Stuttgart, cité par Reuters. Une vingtaine de fonds accusent Porsche SE d’avoir, en 2008, tenu secret son projet d’offre publique d’achat sur Volkswagen tout en accumulant des titres du premier constructeur automobile européen. Un tribunal de Stuttgart a débouté en première instance les plaignants, dont 19 ont fait appel. Porsche SE avait démenti en mars 2008 vouloir acquérir VW mais avait dévoilé sept mois plus tard une participation de contrôle de 74,1%, tout juste inférieure au seuil de 75% déclenchant une OPA obligatoire. L’annonce de Porsche avait provoqué une flambée de l’action VW, obligeant les investisseurs ayant pris des positions à découvert à couvrir leur position en toute hâte, pour un coût souvent élevé. Volkswagen a ensuite profité du revers subi par Porsche pour en prendre lui-même le contrôle.
Les députés de la commission des affaires économiques et monétaires votaient jeudi sur le projet de règlement des fonds monétaires, rapporte L’Agefi. Si leurs propositions étaient adoptées en l'état, seules deux catégories de fonds à valeur constante (Cnav) subsisteraient. Mais le vote des parlementaires qui portait aussi sur des ratios de liquidité renforcés, des procédures de notation interne et des obligations de transparence a été si serré et parfois même confus, indique le quotidien, qu’une majorité d'élus a souhaité temporiser avant d’engager les négociations avec le Conseil des ministres. La position définitive du parlement ne sera adoptée qu’en avril, en plénière, ce qui rouvre la possibilité d’amender encore le rapport de la député Neela Gill.En pratique, jeudi, il a été déterminé que les Cnav investissant uniquement dans les titres publics seraient clairement identifiées sous le nom de «Public Debt Cnav». Une nouvelle catégorie dite «Low Volatility Net Asset Value » (LVNAV) verrait également le jour pendant une période transitoire de cinq ans. Ensuite, ces produits devraient être convertis en Vnav (à valeur variable). Dès lors que l'évaluation du portefeuille de ces LVNAV présenterait une déviation de plus de 20 pb, la valeur «constante» serait ajustée, de façon à refléter les conditions de marché.
Snam, GIC et EDF Invest ont finalisé hier l’entrée de Crédit Agricole Assurances au capital de TIGF à hauteur de 10%. Cette annonce fait suite à l’obtention de l’ensemble des conditions nécessaires pour la réalisation de l’opération. A l’issue de cette transaction, Snam, GIC et EDF Invest détiennent avec Crédit Agricole Assurances respectivement 40,5%, 31,5%, 18,0% et 10,0% du capital de l’exploitant de réseaux de gazoducs.
Swiss Life proposera à son assemblée générale une augmentation conséquente de 18% de son dividende, à 6,5 francs suisses par action. Cette hausse a largement dépassé les attentes des analystes sondés par Bloomberg, qui tablaient sur une progression de 5,5 à 6 francs. «Grâce à la solidité de son modèle commercial, le groupe est parvenu à croître de manière rentable, en dépit de l’environnement de taux défavorable», a souligné Swiss Life dans un communiqué. L’assureur a enregistré l’an dernier une hausse de 7% de ses primes en monnaie locale, à 19,1 milliards de francs, tandis que les revenus issus de frais et commissions ont grimpé de 15%, à 1,3 milliard. Le bénéfice net a progressé de 4%, à 818 millions de francs. La solvabilité du groupe atteignait 269% fin 2014, contre 210% un an plus tôt.
Sauvée par l’Etat lors de la crise financière de 2008, Lloyds redevient profitable et va payer un dividende à ses actionnaires pour la première fois depuis 6 ans. La banque britannique publie un résultat net de 1,5 milliard de livres (2,3 milliards d’euros) en 2014, contre une perte de 838 millions de livres (746 millions d’euros) en 2013. Le groupe, encore détenu à 23,9 % par le Trésor, distribuera un dividende de 0,75 pence par action. Il se fixe comme objectif à moyen terme de distribuer au moins 50 % de ses bénéfices à ses actionnaires. Le gouvernement recevra cette année un dividende de 130 millions de livres.
La banque autrichienne Erste Bank a atténué sa perte annuelle record en 2014 en publiant un bénéfice net inattendu au dernier trimestre. Très exposé à l’Europe centrale, le groupe a perdu 1,44 milliard d’euros sur l’exercice, dans le bas de la fourchette de 1,4 à 1,6 milliard donnée aux investisseurs. Sur les trois derniers mois de l’année, Erste a dégagé un résultat net de 42 millions d’euros là où le consensus attendait une perte. Pour 2015, la banque confirme son objectif d’un rendement sur fonds propres tangibles (RoTE) de 8% à 10% et s’attend à une baisse du coût du risque.
Bank of Ireland, la première banque irlandaise par les actifs, a publié vendredi son premier bénéfice annuel depuis la crise financière de 2008. Le groupe, dont l’Etat détient 14% du capital, a dégagé en 2014 un bénéfice courant avant impôt de 921 millions d’euros, à comparer à une perte retraitée de 564 millions en 2013. Bank of Ireland a profité de l’amélioration du contexte économique pour reprendre 280 millions d’euros de provisions pour créances douteuses. Ces provisions ont ainsi été ramenée à 542 millions, contre 1,6 milliard un an plus tôt. Les nouveaux prêts ont augmenté à 10 milliards d’euros, contre 6,6 milliards en 2013 et la marge nette d’intérêt a atteint 2,11% fin 2014. Le ratio «Core Tier 1" était de 14,8% fin décembre, soit 9,3% selon les nouvelles normes de Bâle 3.
Pour le mois de janvier, la collecte nette sur contrats d’assurance vie en France s'établit à 2,3 milliards d’euros, selon les statistiques mensuelles publiées par l’Association française de l’assurance (AFA). A fin janvier, l’encours des contrats d’assurance-vie s'élève ainsi à 1531 milliards d’euros. Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne, souligne que traditionnellement, «la collecte de janvier est plutôt forte. En effet, après les fêtes, les ménages reconstituent leur épargne en vue de projets et de dépenses à financer durant l’année. Par ailleurs, ils affectent les primes obtenues au mois de décembre sur leurs produits d’épargne».
La sixième banque espagnole négocie actuellement le rachat de l’ensemble des filiales de banque de détail que Citigroup cherche à vendre en Amérique centrale (Costa Rica, Salvador, Guatemala, Nicaragua et Panama). Le groupe bancaire colombien Grupo Aval Acciones y Valores est également sur les rangs. Banco Popular a conclu en juin 2014 l’acquisition des activités de banque de détail et de cartes de crédit de Citigroup en Espagne.
La banque britannique limoge son directeur général et renouvelle son conseil d’administration. Ses actionnaires attendent des changements stratégiques.
Le CM11-CIC voit son résultat net part du groupe croître de 8,4% en 2014, à 2,18 milliards d’euros. Son ratio de fonds propres durs CET1 atteint 14,4%.
La banque britannique Barclays s’apprête à plus que doubler ses provisions financières pour des méfaits sur le marché des changes après avoir comptabilisé une charge de 500 millions de livres l’an dernier. L'établissement a fixé les paramètres d’un accord avec les régulateurs britannique (FCA) et américain (CFTC), selon la chaîne britannique. Un accord pourrait être officialisé prochainement.
Le régulateur britannique PRA souhaiterait que le directeur général de Co-operative Bank, Niall Booker, soit maintenu à la tête de l'établissement afin de garantir une continuité du management. Son contrat, qui expire en juin, pourrait être prolongé de 12 à 18 mois. Niall Booker aurait des relations conflictuelles avec certains des créanciers obligataires qui ont pris part à la restructuration.
Le groupe CM11-CIC, qui rassemble 11 Fédérations du Crédit Mutuel dont la puissante fédération de Strasbourg, ainsi que le Crédit industriel et commercial, affichait à fin 2014 un ratio de fonds propres durs (CET1) de 14,4% hors arrangements transitoires, le plus élevé des banques françaises. La banque mutualiste, qui était sorti en tête des stress tests européens en octobre parmi les grands réseaux français, a un ratio de levier de 6,1%.
Vecteur important de la commercialisation des produits financiers, les conseillers en investissements financiers (CIF), sont sollicités pour distribuer les offres de placements « atypiques » proposés au public (forêts, diamants, vin, œuvres d’art, photovoltaïque, manuscrits, etc.), souvent en provenance d’acteurs non régulé. Dans ce cadre, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a lancé un appel à la prudence pour ces conseillers en investissements financiers (CIF) comme pour les épargnants. «Il s’agit le plus souvent de produits pouvant être qualifiés de biens divers au sens de l’article L. 550-1 du code monétaire et financier, voire de placements collectifs au sens de l’article L. 214-1 du même code», indique le régulateur qui rappelle que «les CIF sont tenus au respect de règles de bonne conduite strictes prévues par le code monétaire et financier et le règlement général de l’AMF.» Outre des informations, y compris à caractère promotionnel, adressées devant présenter un caractère exact, clair et non trompeur, les CIF doivent se comporter avec loyauté et agir au mieux des intérêts de leurs clients. «Cette obligation doit les conduire à avoir une vigilance particulière en termes de risques et une parfaite compréhension des placements qu’ils proposent à leurs clients et de leur régime applicable», conclut l’AMF.
Le projet de Loi sur les services financiers met en danger la gestion privée en Suisse, selon Christian Wiesendanger, responsable de la gestion de fortune d’UBS pour la Suisse. S’il n’est pas modifié avant d’être accepté, le texte limitera fortement la capacité des banques à fournir du conseil, estime le responsable interrogé par L’Agefi suisse. Alors que pour les deux grandes banques, voire pour toute l’industrie financière, l’avenir du métier repose justement sur la mise en valeur du conseil et sa rémunération transparente.«Si le projet de loi LSFin est accepté tel qu’il est actuellement, fournir un conseil au client engendrerait un risque trop grand, car le client serait littéralement mis sous tutelle», s’inquiète Christian Wiesendanger, en référence à certaines propositions contenues dans le projet de loi sur les services financiers (LSFin ou FIDLeg ). Le responsable de la gestion de fortune d’UBS en Suisse vise en particulier l’inversion du fardeau de la preuve, qui obligerait les intermédiaires financiers à prouver qu’ils n’ont pas commis de faute dans la gestion des avoirs de leurs clients. Autre grief, «si le portefeuille du client échoue au test de suitability (il n’est pas conforme au profil et aux objectifs définis initialement, ndlr), le client ne pourra pas souscrire de mandat de gestion, il ne pourra faire que des transactions sans conseil», poursuit le dirigeant, en poste depuis octobre 2010.La modernisation de la réglementation financière et le renforcement de la protection des investisseurs pourrait pousser la place financière suisse vers une évolution à l’anglaise, avec une quasi-disparition du conseil au profit d’une gestion dans laquelle l’investisseur doit décider tout seul de ses investissements. Or UBS (depuis 2013) et Credit Suisse (à partir d’avril) se sont engagées dans la direction inverse, celle de la mise en valeur du conseil de gestion et sa rémunération en tant que tel.
Pour le mois de janvier 2015, la collecte nette sur contrats d’assurance vie en France s'établit à 2,3 milliards d’euros, selon les statistiques mensuelles publiées par l’Association française de l’assurance (AFA). A fin janvier 2015, l’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participations aux bénéfices) s'élève ainsi à 1.531,8 milliards d’euros. Les sociétés d’assurance ont collecté le mois dernier 11,2 milliards d’euros de cotisations en assurance-vie, un montant identique à la collecte de janvier 2014 mais légèrement inférieur à celle de décembre 2014 (12,4 milliards).
Le premier assureur européen a annoncé un dividende de 6,85 euros par action contre 5,30 euros versés au titre des résultats de 2013, alors que le consensus Reuters attendait 7 euros. Le bénéfice d’exploitation pour l’ensemble de l’exercice est ressorti à 10,4 milliards d’euros contre 10,7 milliards attendus. En dommages, il a été affecté par la hausse des provisions pour des sinistres potentiels au Brésil et chez la filiale américaine Fireman’s Fund, dont Allianz a annoncé la vente à Ace en décembre. Dans la gestion d’actifs, le résultat d’exploitation est tombé de 703 à 588 millions d’euros, pénalisé par la forte décollecte de Pimco en 2014. L’action Allianz reculait en Bourse suite à ces résultats jeudi, perdant jusqu'à 3,68%.
La banque britannique a publié jeudi une perte nette, pour la septième année consécutive, de 3,47 milliards de livres. Elle porte à 49,5 milliards (67,5 milliards d’euros) la perte cumulée du groupe depuis 2008, année de sa nationalisation avec une injection de fonds publics de 45 milliards de livres. Elle espère au mieux l'équilibre en 2015, exercice qui sera encore marqué par le coût de règlement de certains litiges. L’action cédait près de 4% vers 12h30.
Grand ménage d’hiver chez Standard Chartered. Sous la pression de certains actionnaires désireux de la voir redresser ses profits, la banque britannique remplacera en juin son directeur général, Peter Sands, par Bill Winters, ancien responsable de la banque d’investissement de JPMorgan. Sir John Peace, son président, quittera courant 2016 un conseil d’administration qui va être profondément remanié et ramené à 14 membres. Standard Chartered, qui présentera ses résultats le 4 mars, a vu ses bénéfices et son titre fortement baisser depuis 2013 sous le coup du ralentissement économique en Asie mais aussi d’amendes payées à la justice américaine.
L’assureur, qui a enregistré une hausse de 12% de son bénéfice en 2014, a annoncé une augmentation de 17% de son dividende, à 0,95 euro par action. Le taux de distribution progresse de 40% à 45%, en retrait de 5 points de pourcentage par rapport à celui annoncé l’an dernier par Allianz.
Grâce à ses bons résultats, l’assureur français a relevé de 40% à 45% la part distribuée de son bénéfice, réduisant l'écart avec son concurrent Allianz.
Un certain nombre de banques membres de la catégorie 2 dans le cadre du programme américain, c’est-à-dire estimant qu’elles ont contrevenu au droit en facilitant l'évasion fiscale, ont négocié des amendes avec les autorités américaines ou sont proches d’un accord. Certains de ces établissements, dont des banques cantonales, devraient communiquer le résultat des discussions le mois prochain.