Certains gérants indépendants ont été très surpris d’apprendre qu’ils devront payer cette année trois fois plus qu’en 2014 pour leur surveillance sur la loi antiblanchiment (LBA), rapporte L’Agefi suisse. Pas tous: seulement ceux qui sont directement assujettis à l’Autorité fédérale de surveillance des marchés, la Finma. La surveillance est devenue plus complexe à cause des changements dans les conditions cadres, explique la Finma. Cette complexité croissante se retrouve aussi dans les rapports d’audit LBA, devenus eux aussi plus chers. Ensuite, de plus en plus de sociétés font l’objet de procédures plus poussées, dites d’«enforcement», précise également la Finma. Dernier facteur, l’ensemble des charges d’exploitation de la Finma a augmenté, passant de 112 millions en 2012 à 127 millions en 2013, essentiellement sous l’effet de recrutements, souligne l’Autorité de surveillance. Selon L’Agefi suisse, la forte augmentation de la facture pourrait également être tactique. En 2017 ou 2018, les nouvelles lois sur les services et établissements financiers impliquent que tous les gérants de fortune indépendants devront être surveillés par la Finma qui n’est pas favorable à cette évolution. Des coûts qui explosent pourraient lui apporter un argument de plus pour éviter cette mission supplémentaire.