La peur face à l’assouplissement du secret bancaire pousse toujours plus de contribuables repentants dans les bras des autorités fiscales cantonales. Le nombre des dénonciations spontanées a presque doublé en 2014 dans certains cantons comme Genève ou le Jura, selon une enquête de l’agence ats. En tout, le nombre de contribuables repentis dépasse les 7.250, un chiffre nettement supérieur aux 5.290 cas recensés en 2013. Et cela alors même que certains chiffres ne sont pas encore disponibles .Les cantons expliquent cette hausse notamment par les craintes suscitées par les nombreux articles de presse concernant l'échange automatique d’informations, la disparition du secret bancaire et le projet de révision du droit pénal fiscal. Des fonds placés à l'étranger ont été rapatriés en Suisse ou déclarés. Et, plus simplement, de nombreux contribuables souhaitent profiter des avantages qu’offre la dénonciation spontanée non punissable.La médiatisation de cas célèbres d’avoirs non déclarés, comme celui d’Uli Hoeness, l’ancien président du FC Bayern Munich, pourrait aussi avoir poussé les gens à se dénoncer. Les mentalités ont changé, avance-t-on: l’argent non déclaré n’est plus considéré comme une peccadille et l’honnêteté fiscale prend toujours plus d’importance.