Le fonds de pension californien CalPERS a rejoint un groupe d’investisseurs existants et potentiels dans les obligations vertes qui milite pour que ce marché spécifique soit soumis à un ensemble de principes permettant de clarifier les problème d'éligibilité, d’information et de transparence. Ce groupe d’investisseurs, réuni à l’initiative du Ceres Investor Network sur le risque climatique, a publié un guide (Statement of Investor Expectations) du marché obligations vertes à destination des investisseurs. Ce document, qui traite les question d'éligibilité, d’information et de reporting, a été signé par 25 grands investisseurs, dont CalPERS, CalSTRS, le New York State Comptroller, le Connecticut Retirement Plans & Pension Funds, et PAX World Management, ainsi que BlackRock, Zurich Insurance, et d’autres gestionnaires et assureurs internationaux.
Dans un bilan d'étape publié hier, l’Autorité des marchés financiers est revenue sur son rapport du groupe de travail sur les assemblées générales d’actionnaires de sociétés cotées. A cette occasion, elle émet également de nouvelles recommandations sur la présence des administrateurs aux AG, la question des conflits d’intérêts potentiels et l’information des actionnaires sur les conventions réglementées.Dans son état des lieux portant sur la mise en œuvre des propositions et recommandations formulées dans le rapport du groupe de travail sur les AG de sociétés cotées - publié il y a deux ans et demi - le régulateur constate «l’appropriation par la place de la plupart des propositions émises alors sur différentes thématiques, parmi lesquelles le dialogue permanent entre actionnaires et émetteurs, l’expression du vote en AG et les conventions réglementées». Certaines des propositions émises en juillet 2012 s’adressaient aux entreprises elles-mêmes. D’autres étaient à destination des pouvoirs publics et des associations professionnelles. Sept d’entre elles ont ainsi été reprises par le législateur, notamment la motivation des décisions du conseil autorisant les conventions réglementées, ou par les associations professionnelles. Pour leur part, les sociétés cotées ont bien intégré ces propositions, développant encore la transparence de l’information à l'égard de leurs actionnaires.Par ailleurs, elle vient d'émettre trois nouvelles recommandations portant sur l’encouragement de l’ensemble des administrateurs, et en particulier les présidents de comité et l’administrateur référent, à assister aux assemblées générales d’actionnaires ; la non-participation aux délibérations et au vote d’un administrateur en situation de conflit d’intérêts même potentiel, en particulier s’agissant des conventions réglementées (accord conclu par la société avec l’un de ses dirigeants ou actionnaires significatifs ou entre deux sociétés ayant un dirigeant en commun par exemple) ; une meilleure information des actionnaires sur les modalités de calcul et d’ajustement des conditions financières prévues par les conventions réglementées susceptibles d’engager la société sur plusieurs années. L’AMF a également renouvelé ses propositions relatives à l’expression du vote des actionnaires et, notamment celle portant sur le vote d’abstention, ainsi que celles relatives au bureau de l’AG.
Les initiatives françaises en matière financière sont assez rarement suivies au niveau européen, note L’Agefi qui indique cependant que c’est pourtant le cas du «guide des meilleures pratiques» publié hier par l’International Capital Market Association (ICMA) afin de créer un marché paneuropéen des placements privés de dette dont la France serait la colonne vertébrale. En plus des contrats cadres français, le guide fait aussi référence aux standards définis par la Loan Market Association (LMA) britannique. La Place française doit confirmer l’essai pour jouer un rôle encore plus européen, alors que la Grande-Bretagne pousse aussi au développement de son marché avec la mobilisation de 9 milliards de livres pour les cinq prochaines années par les principaux investisseurs du pays et une incitation fiscale. Les Euro PP à la française pourraient notamment intéresser des émetteurs allemands moins bien notés (cross over). L’Italie dispose également d’un important vivier d’entreprises de taille intermédiaire, le coeur de cible des Euro PP.
UniCredit a signé un accord en vue de la cession de sa filiale de gestion de créances douteuses UCCMB à un consortium gérant des prêts sous-perfomants emmené par la société d’investissement américaine Fortress. La banque italienne compte boucler l’opération au deuxième trimestre. Le portefeuille de créances douteuses ainsi cédé avait une valeur comptable brute de 2,4 milliards d’euros. Les termes financiers de la transaction n’ont pas été dévoilés mais UniCredit a dit que l’accord devrait avoir un impact neutre sur son capital et son bénéfice net.
Numéro un de la banque en ligne en France, ING Direct a atteint 966.000 clients et 14,4 milliards d’euros d’encours de collecte à fin décembre. Elle a gagné 87.000 nouveaux clients, deux fois plus que l’année précédente, et vise le million de clients avant l’été. Annoncée depuis des années, son offre de crédit immobilier va sortir avant fin juin. La filiale d’ING prépare également une offre de crédit à la consommation, avec l’objectif partagé par ses concurrentes de proposer en ligne une offre bancaire complète.
Pour succéder à Arnaud de Marmiés à la tête de ses activités en France, Citigroup a choisi Mathieu Gelis, jusqu’ici responsable des activités de corporate banking de l'établissement américain, indique le quotidien économique. La responsabilité des activités de marché en France, en Belgique et au Luxembourg, qui incombait aussi à Arnaud de Marmiés, sera confiée à Frédéric Giovansili, adjoint des activités de marché pour la France.
Westpact Banking Corporation étudie la possibilité d’acquérir Australian Finance Group, affirme le média Australian Financial Review. Il ferait son entrée sur le secteur du courtage de prêts hypothécaires, qui s’est déjà fortement concentré sur l'île-continent. AFG forme un réseau de plus de 2.000 courtiers et affiche un revenu de 400 millions de dollars australiens pour son exercice fiscal 2013-2014 (clos le 30 juin).
Derrière la nomination attendue du nouveau DG se joue la réforme de la gouvernance du groupe, avec le transfert des fonctions d'organe central hors de CASA.
UniCredit a annoncé hier avoir atteint son objectif de bénéfice en 2014, de 2 milliards d’euros. Mais ce résultat a été occulté par la baisse de son principal ratio de fonds propres et l’annonce d’un dividende payé en actions nouvelles pour la 2e année d’affilée. Le ratio de fonds propres CET1 atteignait lui 10,02% fin décembre, contre 10,4% trois mois plus tôt. Le groupe avance la dépréciation du rouble comme principale cause.
A fin 2014, l’Union Financière de France (UFF) affiche des encours gérés de 10,9 milliards d’euros, en hausse de 5,8 % sur un an (10,3 milliards en 2013). La forte collecte nette de 191 millions d’euros, un record depuis 2006, a soutenu cette croissance des actifs gérés. L’ activité commerciale de 1.304,1 millions d’euros est en hausse de 29% emmenée d’une part par une croissance de 10% sur le périmètre historique et, d’autre part, par l’apport de 195,1 millions du réseau acquis représentant à lui seul près de 15% de la collecte commerciale totale. Toutes les classes de produits ont contribué à la bonne dynamique : assurance vie (+54% dont +11% sur le périmètre historique), SCPI (+18%), valeurs mobilières hors partenariat (+15%) et immobilier (+7%). Pour 2014, le produit net bancaire s’est élevé à 194 millions d’euros, en croissance de 26 % sur un an. Le bénéfice net est en hausse de 37 % à 25,1 millions d’euros. En ce début 2015, l’UFF «dispose d’un socle solide avec une capacité de collecte augmentée et des moyens techniques et humains lui permettant de partir à la conquête de nouveaux marchés. Nous allons à présent dessiner les nouvelles ambitions de l’UFF pour les prochaines années», souligne Paul Younès, directeur général de l’UFF, dans un communiqué.
Tradition respectée au Crédit Agricole. Philippe Brassac, le secrétaire général de la FNCA, la Fédération nationale du groupe, s’apprête à prendre la direction générale de Crédit Agricole SA, l’organe central et véhicule coté, selon des sources internes. Premier actionnaire de CASA (56% du capital) au travers de la SAS La Boétie, «les caisses régionales soutiennent Philippe Brassac», indique une source proche. Le directeur général de la caisse de Provence-Côte d’Azur est d’ailleurs le seul candidat déclaré à ce stade, comme l’indique Le Monde.
UniCredit, première banque d’Italie par les actifs, a annoncé mercredi avoir atteint son objectif de bénéfice en 2014. Mais ce résultat a été occulté par la baisse de son principal ratio de fonds propres et l’annonce du paiement du dividende en actions nouvelles pour la deuxième année d’affilée. Le groupe a réalisé sur les trois derniers mois de l’an dernier un bénéfice de 170,4 millions d’euros, alors que les analystes financiers attendaient en moyenne 180 millions selon le consensus interne. Le résultat net annuel ressort à 2,0 milliards d’euros, soit exactement l’objectif du groupe. Le ratio de fonds propres CET1 (common equity tier one, sous Bâle 3) atteignait quant à lui 10,02% fin décembre, contre 10,4% trois mois plus tôt et 13,3% pour Intesa Sanpaolo, le principal concurrent d’UniCredit. Le groupe explique que la dépréciation du rouble est la principale cause de cette dégradation et dit s’attendre à une amélioration au cours des prochains mois. Les analystes tablaient sur un ratio de 10,4% à 10,6%.
L’Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) devrait pouvoir transmettre des renseignements sur un client sans devoir l’avertir qu’une procédure administrative est ouverte contre lui, rapporte L’Agefi suisse. Par 15 voix contre 7, la commission de l'économie du Conseil national a approuvé hier cette réforme, précisant toutefois que ce cas de figure doit rester exceptionnel. La personne visée ne sera plus systématiquement informée de la transmission des données si cela compromet le but de l’assistance et l’aboutissement d’une enquête. La commission préconise également à l’unanimité que toute violation de l’obligation d’enregistrer et de déclarer du secret bancaire soit passible d’une amende de 500.000 francs au plus.
Les gestionnaires allemands, qui ont enregistré l’an dernier une collecte record (lire par ailleurs), veulent une pause réglementaire. L’association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI) estime dans un communiqué publié le 10 février que les réglementations dans leur ensemble devraient être passées au crible afin d’identifier notamment les redondances et contradictions éventuelles. Selon le responsable de l’association, Thomas Richter, les sociétés ont dû digérer 98 réglementations différentes depuis la faillite de Lehman Brothers. Les dispositions réglementaires sont trop nombreuses et devraient être harmonisées. Pour l’association professionnelle, les produits financiers notamment devraient pouvoir être tous soumis aux mêmes règles, sans que leur encadrement soit excessif, comme dans le cas du conseil financier...
La groupe bancaire Pictet appliquera dès le mois de mars un taux d’intérêt négatif de 0,75% pour ses gros clients, dans le sillage des récentes décisions de la Banque nationale suisse (BNS), a indiqué l’agence Reuters. Cette nouvelle règle concerne les clients institutionnels importants.Les taux négatifs s’appliqueront à partir d’un montant de 1 million de francs suisses. Pictet précise avoir adapté ses taux d’intérêt «aux conditions du marché». L’entrée en vigueur au 1er mars doit permettre aux clients concernés de «considérer les options s’offrant à eux pour optimiser la détention de leurs actifs» et de «prendre des dispositions».Les deux grandes banques UBS et Credit Suisse ont introduit également des taux négatifs, au même titre que la Banque cantonale de Zurich (ZKB), Lombard Odier et Safra Sarasin.
Jusqu'à présent directrice de la division Régulation de la gestion d’actifs, Natasha Cazenave a été nommée adjointe au directeur de la Régulation et des affaires internationales (DRAI) Guillaume Eliet, à compter du 2 février 2015. Elle poursuivra par ailleurs son engagement à l’international au sein du comité permanent de l’Organisation international des commissions de valeurs (OICV) sur la gestion d’actifs qu’elle préside, ainsi que ses travaux au sein du groupe 3 du Conseil de stabilité financière sur la finance parallèle, groupe dont elle a récemment été élue co-présidente. Avant de rejoindre l’AMF en décembre 2010 en tant que chargée de mission à la DRAI au sein de la Division régulation de la gestion d’actifs dont elle devient directrice adjointe en novembre 2011, puis directrice en juin 2012, Natasha Cazenave passe huit années au sein du cabinet de conseil aux actionnaires minoritaires, Deminor, où elle est en charge des procédures en indemnisation pour des victimes de délits boursiers, et de la promotion de meilleures pratiques en matière de gouvernance d’entreprise. Dans ces fonctions à l’AMF, elle a notamment été très engagée dans l'élaboration des mesures d’application de la directive AIFM et dans les négociations qui ont conduit au développement de recommandations internationales en faveur d’une réforme des fonds monétaires.D’autre part, Franck Guiader qui a rejoint l’AMF en décembre 2011, est nommé directeur de la Division régulation de la gestion d‘actifs au sein de la DRAI, en remplacement de Natasha Cazenave. Enfin, Patrice Aguesse est nommé directeur de la Division régulation des marchés au sein de la DRAI. Au cours des dix dernières années, il a notamment été détaché à la Commission économique et monétaire du Parlement Européen, et au bureau du Trésor à New York afin de suivre la régulation des marchés financiers américains.
Dans le cadre d’un entretien accordé au quotidien Les Echos, Gérard Rameix, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), appelle « à l’extrême prudence » face au dossier de la taxe sur les transactions financières (TTF), dossier qu’il juge « faussement simple ». « Pour un rendement élevé de la taxe, il faut avoir une assiette très large avec un taux faible, explique le patron de l’AMF. Toutefois, le produit de la taxe sera nécessairement limité d’une part à cause de facteurs techniques, mais aussi à cause du risque élevé de délocalisation. » Pire, selon lui, « nous risquons d’affaiblir notre tissu d’opérateurs financiers, sans réelles contreparties positives ». Et de rappeler qu’en France, « nous avons déjà une taxe sur les actions qui a eu un impact négatif sur les transactions de l’ordre de 10 % ».Par ailleurs, interrogé sur l’activité sur la place de Paris, Gérard Rameix a souligné que « en 2014, la levée de fonds en actions a été élevée jusqu’à l’automne, puis les marchés se sont fermés avec la chute des cours de Bourse et les incertitudes géopolitiques » Toutefois, il estime que « avec des facteurs économiques plus favorables (recul de l’euro, du prix du pétrole, perspectives de taux d’intérêt bas pour longtemps), les opérateurs semblent plus confiants dans les marchés actions ».
ING Group a annoncé mercredi qu’il verserait à nouveau un dividende cette année, et ce pour la première fois en sept ans. La banque néerlandaise, qui a versé en novembre la dernière échéance du remboursement d’une aide publique de 10 milliards d’euros reçue lors de la crise financière de 2008, entend restituer au moins 470 millions d’euros aux actionnaires cette année, soit 12 centimes d’euros par action. Le montant pourrait être augmenté en fin d’année, a précisé la direction qui rappelle s'être engagée à retourner aux actionnaires 40% au moins du bénéfice net annuel.
La filiale de Société Générale annonce un résultat net part du groupe annuel de 37,5 millions d’euros en France pour un PNB de 167,5 millions d’euros, mais est pénalisée à l’international par la cession de Selftrade au Royaume-Uni mais aussi par la dépréciation du goodwill en Allemagne.
La banque britannique aurait décidé de relever de 20% à 40% les salaires fixes et variables de ses banquiers juniors et jeunes diplômés, afin de les rendre plus fidèles et de susciter les vocations. L’annonce aurait été faite en interne la semaine dernière, indique Bloomberg. En raison des scandales (Libor, changes...), les banques de la City peinent à attirer les jeunes. Mais la hausse des rémunérations des juniors chez Barclays ferait grincer des dents.
La banque française a levé mardi 1,5 milliard d’euros de dette subordonnée tier 2. Les titres ont été placés à un rendement de 2,416% faisant ressortir un spread de 170 points de base au-dessus des swaps. De son côté, UBS va entamer à partir de mercredi une tournée des investisseurs pour vendre des titres de capital contingent AT1 en euro et franc suisse. Les CoCos de la banque suisse comprendront plusieurs seuils de déclenchement et un mécanisme de dépréciation permanent.