EOS Venture reçoit l’agrément de Prestataire de Services d’Investissement (PSI), une première en France pour une entreprise de crowdfunding en souscription de titres financiers. Entreprise d’Investissement spécialisée dans le financement participatif par souscription de titres, EOS Venture accompagne les PME et start-up dans leur développement. Après validation de son programme d’activité par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), EOS Venture devient la première entreprise sur ce segment à recevoir l’agrément de Prestataire de Services d’Investissement de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR). L’obtention de cet agrément unique à ce jour concorde avec la volonté d’EOS Venture de professionnaliser le milieu du crowdfunding en souscription de titres financiers. Cet agrément permet à EOS Venture de garantir aux investisseurs un cadre rigoureux visant à mieux les protéger, d’autoriser les entrepreneurs à procéder à des levées de fonds supérieures à 1 million d’euros en Europe, et de communiquer publiquement et légalement sur les levées de fonds. L’équipe d’EOS Venture souhaite rendre accessible l’investissement aux particuliers désireux de diversifier leurs placements financiers ou de se constituer un capital, tout en soutenant les PME dans leur recherche de financement. C’est dans cette optique de démocratisation de l’investissement qu’elle lancera prochainement sa propre plateforme de crowdfunding.
Un paradoxe. La préparation de la retraite représente une réelle préoccupation des salariés qui pourtant n’en tirent pas vraiment les conséquences. Le contexte économique difficile impose une vision à court terme aux salariés, leur pouvoir d’achat (72%) et la conservation de leur emploi (52%) étant leurs préoccupations majeures, selon le dernier baromètre BNP Paribas Epargne & Retraite Entreprises. Toutefois, 40% d’entre eux se disent également préoccupés par le financement de leur retraite. «Malgré cette préoccupation réelle que constitue le financement de la retraite, les salariés ont encore une information parcellaire sur les différents dispositifs d'épargne en entreprise et ils ont encore une approche trop attentiste», a souligné le 31 mars à l’occasion d’un point de presse Patrick Lamy, directeur des relations extérieures de BNP Paribas Epargne & Retraite Entreprises. Et c’est encore un paradoxe, les chefs d’entreprise ne semblent pas avoir pris la pleine mesure de cette préoccupation identifiée par seulement 13% d’entre eux. Ils sous-estiment en outre les efforts que les salariés seraient prêts à consentir. Seulement 24% d’entre eux pensent que les salariés seraient prêts à voir repousser leur âge de départ à la retraite, contre 40% des salariés. Il sont 23% à penser que les salariés seraient prêts à voir augmenter le montant que cotisations alors que 40% des salariés y seraient disposés. Et seulement 2% des décideurs pensent que les salariés seraient prêts à voir diminuer le montant des pensions des retraites contre 19% des salariés. C’est dire qu’on peut observer une certaine prise de conscience de la part des salariés dont l’implication reste néanmoins insuffisante. Car si 72% des salariés estiment ne pas recevoir suffisamment d’informations sur leur retraite, ils sont 72% à n’avoir jamais essayé d'évaluer ce qu’ils toucheront le moment venu. Et 54% des salariés ne pensent pas poursuivre leur activité professionnelle au-delà de l'âge légal de départ à la retraite, comme le permettent les récentes lois, surtout pour privilégier leur qualité de vie (81%). Si les salariés semblent par ailleurs avoir intégré la baisse de leur taux de remplacement, ils n’en mesurent pas pour autant l’ampleur. Prés de la moitié des cadres (48%) pensent percevoir entre 56% et 75% de leur salaire lorsqu’ils seront à la retraite! Cela dit, l’entreprise apparaît toujours comme une structure légitime pour épargner. « La mise en application des lois de 2010 et 2014 relatives à la réforme des retraites a permis une meilleure appréhension des dispositifs tels que le PERCO et l’Article 83 par les décideurs d’entreprises mais aussi par les salariés. Près d’un quart des décideurs ont fait évoluer leur politique d’épargne retraite dans leur entreprise et plus d’un tiers des salariés ont envisagé changer leurs habitudes d’épargne, » a souligné Cécile Besse Advani, directeur de la Stratégie et du Développement de BNP Paribas Epargne & Retraite Entreprises. Décideurs et salariés sont également en phase avec les évolutions soumises par la « loi Macron ». La promotion du tissu industriel national est saluée par les décideurs et dans une moindre mesure par les salariés ; 76% des décideurs sont favorables à l’ouverture de fonds PME-ETI dans le cadre de l'épargne salariale (PEE, PERCO, etc.) et 53% des salariés seraient prêts à investir dans de tels fonds. Plus spécifiquement, les salariés adhèrent aux politiques d'épargne salariale solidaire. Plus de 30% privilégient les supports éthiques solidaires ou socialement responsables pour verser dans les dispositifs d’entreprises. Les décideurs, quant à eux, prônent une harmonisation des dispositifs d’intéressement et de participation et militent pour une meilleure lisibilité, 83% d’entre eux étant notamment favorables à une simplification de la formule de calcul de la Réserve Spéciale de Participation (RSP). Si la RSP s’ouvre aux entreprises de moins de 50 salariés, l’épargne retraite entreprises pourrait concerner jusqu’à plus d’un million d’entreprises et plus de 16 millions de salariés. « Les principaux points de la « loi Macron » vont dans le sens de la réflexion menée par les décideurs en entreprise. Ainsi l’abaissement pérenne du forfait social, jusqu’à 8% pour les entreprises de moins de 50 salariés qui concluront un accord de participation ou d’intéressement, est un enjeu majeur de déploiement des dispositifs d’épargne en entreprises », rappelle Patrick Lamy.
L’Association française des sociétés financières (ASF) a présenté le 31 mars une série de propositions pour «desserrer les freins» du financement des PME/TPE, entre autres une clarification du statut des sociétés de titrisation et un accès des PME françaises au plan Juncker à travers les établissements de l’ASF, notamment dans la filière énergies renouvelables. Même s’il doit très largement s’inspirer du modèle français, la définition d’un modèle de véhicule de titrisation applicable dans l’ensemble de la zone euro est en effet toujours en projet. A l’occasion d’un colloque consacré aux outils de financement innovants au service des TPE-PME, les professionnels de l’ASF, qui sont en position d’offre, ont également affirmé leur ambition d’apporter en 2015 aux PME/TPE françaises 2 milliards d’euros de financements supplémentaires en affacturage, et de financer les seules PME/TPE en crédit-bail avec plus de 10 milliards d’euros.
Philippe Vollot est nommé responsable mondial des relations avec les régulateurs et de la coordination au sein de la division dédiée aux affaires gouvernementales et réglementaires. Philippe Vollot dirigera les équipes de Deutsche Bank en charge des relations avec les principaux organes de régulation à travers le monde. Il assurera également la coordination au sein de la Banque afin de répondre efficacement aux demandes des régulateurs. Basé à Dubai, il était Chief Operating Officer (COO) de Deutsche Bank pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord depuis 2011. Philippe Vollot a débuté sa carrière en 1991 au sein du service juridique de la Commission des Opérations de Bourse (« COB », aujourd’hui « AMF » - Autorité des marchés financiers). En 1997, il devient responsable Compliance de Deutsche Bank en France, avant de rejoindre Barclays Capital en qualité de «European Head of Compliance» en 2001. De retour au sein du groupe Deutsche Bank en France en juillet 2003, il est alors chargé des départements Juridique et Compliance pour la France et responsable Compliance pour l’Europe continentale. Philippe Vollot est ensuite nommé responsable juridique fusions-acquisitions à Londres (2005), avant de revenir en France un an plus tard en tant que Chief Operating Officer (COO) du groupe Deutsche Bank en France. Philippe Vollot est désormais basé à Francfort, sous la responsabilité de Sylvie Matherat, membre du Comité Exécutif du groupe Deutsche Bank et responsable mondiale des affaires gouvernementales et réglementaires.
La députée Cora van Nieuwenhuizen a finalement réussi à faire adopter mardi à l’arraché son rapport sur les benchmarks par la commission Econ du Parlement européen. Depuis des mois, les députés débattent du nombre d’indices qu’il faut soumettre à cet encadrement renforcé. Au fil des travaux, la définition de ces «indices critiques», qui devront appliquer le code de conduite de l’OICV et respecter des règles précises de soumission des données, s’est considérablement resserrée sur les indices de taux comme le Libor et l’Euribor, précise L’Agefi. Le texte voté mardi se veut pragmatique et exclut de son champ les indices de marché «classiques», comme le CAC 40. Ces indices non critiques seront essentiellement soumis à des obligations de transparence sur leur méthodologie.
L’Office public chinois des changes, la State Administration of Foreign Exchange (SAFE), a accordé une nouvelle salve de quotas QFII (Qualified Foreign Institutional Investor ou investisseur institutionnel étranger qualifié) à huit sociétés de gestion étrangères au cours du mois de mars, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. Depuis le lancement du programme QFII, les autorités chinoises ont ainsi distribué un total de 72,14 milliards de dollars de quotas. Dans le détail, la société Munsum Asset Management (Asia), domiciliée à Hong Kong, a fait son entrée dans le programme QFII en obtenant un quota de 200 millions de dollars. En parallèle, la SAFE a distribué 4 milliards de dollars de quotas à sept sociétés déjà bénéficiaires du programme QFII. Il s’agit de GF Asset Management (Hong Kong), Guotai Junan Assets (Asia), First Securities Investment Trust Co, Macquarie Bank, Khazanah Nasional Berhad, Fubon Securities Investment Trust et, enfin, Fidelity Worldwide Investment. Ce dernier, comme NewsManagers l’a annoncé il y a quelques jours (Lire NewsManagers du 30 mars 2015), a obtenu 800 millions de dollars de quotas QFII en mars, portant à 1,2 milliard de dollars le total de ses quotas QFII.En parallèle, la SAFE a accordé 2,92 milliards de dollars (18,3 milliards de renminbi) de quotas RQFII (investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi) à huit sociétés d’origine coréenne, singapourienne et allemande, dont Hana Asset Management, Deutsche Asset Management Investment et KKR Singapore. Depuis le lancement du programme RQFII, les autorités chinoises ont distribué un total de 329,8 milliards de renminbi de quotas RQFII à 111 sociétés de gestion étrangères.
Dans le cadre de son activité de surveillance, l’Autorité fédérale de surveillance des marchés (Finma) s’assure du respect non seulement des règles concernant la liquidité et l’organisation des assujettis, mais aussi des prescriptions en matière de dotation en fonds propres des établissements. Pour déterminer leur besoin en fonds propres, les banques et les assurances font appel à des modèles de risque qui sont soit fournis par la Finma sur une base standardisée, soit élaborés à l’interne par l'établissement puis approuvés par la Finma.La Finma vérifie précisément, dans le cadre de sa surveillance prudentielle, l’utilisation et le calcul de tels modèles. «L’incitation à minimiser les risques dans le calcul des modèles internes afin de devoir détenir moins de fonds propres apparaît, dans cette optique, particulièrement problématique», a estimé la Finma à l’occasion de sa conférence de presse annuelle. Le directeur de la Finma, Mark Branson, est convaincu que «nous avons pu constater, à l'échelle mondiale, les limites de la modélisation des risques financiers. Il me semble donc que des modèles supplémentaires, encore plus complexes, ne sont pas la solution et que, bien au contraire, celle-ci réside dans des modèles moins nombreux et plus simples».La Finma a pris des mesures pour garantir une capitalisation appropriée: des multiplicateurs spécifiques aux établissements ont été introduits pour différents portefeuilles, comme récemment dans le domaine des immeubles de rendement et des crédits de la banque d’investissement. Par ailleurs, les modifications de modèles qui conduisent à une baisse matérielle des pondérations-risque ne sont provisoirement plus acceptées. Enfin, les banques doivent maintenant publier les différences entre les calculs selon l’approche standard et les modèles internes. De plus, le Comité de Bâle travaille à l’introduction de limites inférieures pour les pondérations-risque, afin que les exigences en fonds propres ne tombent pas à un niveau excessivement bas. Mark Branson souligne à ce propos que «les mesures décidées par la Finma pour renforcer la couverture en fonds propres dans l’approche par les modèles ainsi que l’augmentation à venir des prescriptions en matière de fonds propres et les limites inférieures fixées sont autant d'éléments favorisant la confiance dans le régime de fonds propres».
Le comité exécutif du régulateur espagnol des marchés financiers, la CNMV, a désigné la société de gestion Renta 4 Gestora pour assurer la gestion à titre provisoire des fonds de Banco Madrid Gestion de Activos, dont la maison mère Banco Madrid a engagé une procédure de liquidation de son activité. De même, Cecabank a été désignée, également à titre provisoire, pour assurer le rôle de dépositaire pour les actifs et les fonds de Banco Madrid.
L’action de la banque britannique Shawbrook a ouvert en hausse de 4% pour ses débuts boursiers au London Stock Exchange ce mercredi 1er avril. Le titre a démarré à 302 pence et est monté jusqu'à 308,75 pence en début de matinée. La mise à prix pour cette IPO avait été fixée à 290 pence par action, soit une capitalisation boursière de départ de 725 millions de livres (un milliard d’euros). L’opération a permis à la banque de lever 90 millions de livres. L’IPO de Shawbrook était dirigée par BofA Merrill Lynch et Goldman Sachs.
L'Ugap, la centrale d'achat nationale de l'Etat, proposera à ses fournisseurs les services de la banque, dont la présence sur ce marché ne date que de 2013.
Seulement 8% des affaires nouvelles en assurance passent par les comparateurs en ligne. La loi consommation pourrait faire croître peu à peu cette part.
La fusion de Montpelier Re et d’Endurance Specialty est la dernière en date dans un secteur où les capacités en capital alternatif ont bondi de 28 % en 2014.
Le «Payment Systems Regulator», qui commencera à fonctionner aujourd’hui outre-Manche, prévoit de libéraliser l’accès aux infrastructures permettant la réalisation des transactions, rapporte le quotidien en citant les propos de sa directrice générale Hannah Nixon. Jusqu'à présent, ce sont les grandes banques comme Lloyds, Barclays, RBS et HSBC qui contrôlent les plus importants systèmes de paiement du pays comme «Faster Payments».
La filiale luxembourgeoise de Commerzbank est en train de fermer les comptes de 400 clients soupçonnés d'évasion fiscale après l’ouverture d’une enquête visant la banque allemande, rapporte le journal, ajoutant que celle-ci bloquera les cartes de crédit et autres services attachés à ces comptes le 30 avril. Elle demande aussi que les coffres-forts soient vidés rapidement et les prêts éventuels remboursés d’ici au 15 mai.
La création de la nouvelle division de banque privée d’Intesa Sanpaolo s’accélère, rapporte le site spécialisé. A la tête de la structure figurera une holding nommée Fideuram Intesa Private Bank, donnant naissance à la première banque privée italienne avec des encours de plus de 180 milliards d’euros. La holding regroupera les trois marques existantes : Banca Fideuram, Sanpaolo Invest et Intesa Sanpaolo Private Banking.
Une majorité de députés néerlandais veut reporter l’introduction en Bourse d’ABN Amro jusqu'à ce que la banque nationalisée ait levé tous les doutes sur sa politique salariale et ses pratiques éthiques, rapportait hier la télévision publique NOS. La nationalisation d’ABN Amro en octobre 2008, en pleine crise financière, avait représenté une injection de 24 milliards d’euros de la part du contribuable néerlandais.
La présidente du conseil de supervision de la BCE a déclaré hier dans un entretien au Handelsblatt que les banques de la zone euro devraient limiter leur exposition aux dettes souveraines de façon à ce que les prêts accordés à chaque Etat ne dépassent pas un quart de leurs fonds propres, en ajoutant que cette proportion pourrait aussi s’appliquer à leur exposition aux obligations souveraines.
L’exposition des assureurs allemands à Heta, la structure de défaisance (bad bank) créée à partir des cendres de l'établissement autrichien nationalisé Hypo Alpe Adria, s’élevait à 1,5 milliard d’euros à fin 2014, portant le total de l’exposition des banques et des assureurs du pays à 7,1 milliards d’euros, a déclaré mardi un responsable de la Bundesbank. Heta a suspendu les remboursements de sa dette malgré la garantie de l’Etat autrichien.
La Sareb, structure de défaisance des actifs problématiques des banques espagnoles, a plus que doublé sa perte nette en 2014, à 585 millions d’euros, un solde qui atteste de l'étendue de la tâche qu’elle doit encore accomplir en matière d’assainissement des bilans bancaires. La Sareb a constitué pour 719 millions d’euros de provisions sur ses créances, alors même que les prix de l’immobilier semblent se stabiliser en Espagne après un marasme de six ans. Opérationnelle depuis 2013, la «bad bank» espagnole a collecté pour 50 milliards d’euros d’actifs hérités des banques renflouées par l’Etat.
Une majorité de députés néerlandais veut reporter l’introduction en Bourse d’ABN Amro jusqu'à ce que la banque nationalisée ait levé tous les doutes sur sa politique salariale et ses pratiques éthiques, rapporte mardi la télévision publique NOS. Le ministre des Finances Jeroen Dijsselbloem a annoncé vendredi la suspension du processus d’introduction en Bourse de la banque après le tollé provoqué par la décision du conseil de surveillance d’augmenter les revenus annuels de la plupart des cadres dirigeants de 100.000 euros. La nationalisation d’ABN Amro en octobre 2008, en pleine crise financière, avait représenté une injection de 24 milliards d’euros de la part du contribuable néerlandais.
La banque suisse BSI a signé un accord de non-poursuite pénale (Non-Prosecution Agreement) avec les Etats-Unis dans le cadre du programme américain de régularisation fiscale, a indiqué lundi le département américain de la justice DoJ dans un communiqué. La banque privée accepte de payer un montant de 211 millions de dollars pour avoir aidé les clients américains à contourner la réglementation. L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) souligne dans un communiqué distinct que BSI SA est ainsi la première banque à conclure un tel accord dans le cadre du programme du Département américain de la justice visant à régler le différend fiscal opposant les banques suisses aux Etats-Unis.Depuis 2008, l'établissement suisse détenait 3000 comptes liés aux Etats-Unis dont la majorité n'était pas déclarée. Il n’a pas seulement aidé les clients américains à cacher leur identité au fisc américain (IRS), mais aussi à rapatrier leurs avoirs en cash, selon le département de la justice. L’institut financier a reconnu que ses conseillers à la clientèle et leurs clients américains avaient utilisé des codes dans leur correspondance.Dans le cadre du programme de régularisation fiscale, BSI a coopéré avec les autorités américaines et encouragé une centaine de ressortissants américains à se dénoncer. L’accord montre que le programme de régularisation fonctionne, selon les autorités américaines.Aux termes de l’accord conclu avec Washington, la banque suisse devra être transparente sur ses activités pour faire la preuve de sa bonne volonté. Dans les quatre prochaines années, elle devra notamment fournir aux Etats-Unis une liste complète de ses activités américaines, dévoiler le nom d’autres banques qui auraient ouvert des comptes «secrets», et fermer les comptes de ses clients qui violeraient les obligations édictées par Washington. La Finma a mené pour sa part une procédure d’enforcement à l’encontre de BSI SA concernant les relations d’affaires de la banque avec des clients américains. La Finma a alors constaté que la banque avait gravement manqué à ses obligations en matière d’identification, de limitation et de contrôle des risques dans les relations d’affaires avec des clients américains. «La Finma a blâmé le comportement de la banque et l’a contrainte à mettre en œuvre des mesures correctrices», souligne le communiqué.
Dans le cadre de l’examen du projet de loi Macron en commission spéciale, les sénateurs en ont profité pour donner un petit coup de pouce supplémentaire à l'épargne salariale, rapporte L’Agefi. Alors que le projet de texte voté à l’Assemblée prévoit de ramener le forfait social à 16% pour les versements issus de la participation ou de l’intéressement effectués sur un Perco (plan d'épargne retraite collective) lui-même investi au moins à 7% en titres de PME-ETI, les sénateurs souhaiteraient le ramener à 12%. Quant aux PME qui mettent pour la première fois en place un accord d’intéressement / participation, elles seraient exonérées de forfait social les trois premières années avant de passer au taux de 8% pour les trois années suivantes. Une autre proposition des sénateurs prévoit la mise en place d’accords d’intéressement au niveau de la branche professionnelle, dont pourrait alors bénéficier toute PME de moins de 50 salariés. Un amendement pousse les branches à négocier de tels accords, adaptés aux spécificités des petites entreprises, avant le 30 décembre 2017.Le vote en première lecture du texte débutera le 7 avril.
Lundi dernier, James Bullard, un membre de la Federal Reserve, a évoqué les « conséquences dévastatrices » de la constitution rapide de bulles si la Fed n’augmente pas ses taux prochainement, écrit le Financial Times. Dans le même temps, 80 % des gérants de fonds sondés par CFA UK s’inquiétaient de la valeur des obligations. Mais ces menaces seraient sous contrôle : au début du mois, les régulateurs mondiaux ont sorti un document sur le renforcement de la supervision des sociétés de gestion. Le Financial Stability Board et l’Organisation internationale des commissions de valeurs ont promis un plan pour identifier les fonds ayant une importance systémique et limiter leurs risques. Mais cela n’arrivera pas avant l’année prochaine. Résultat, tout durcissement réglementaire interviendra trop tard pour faire face à la situation actuelle. Avec une hausse des taux de la Fed attendue début juin, le monde va bientôt découvrir « à la dure » si le secteur de la gestion d’actifs présente un risque systémique ou pas…
Selon L’Agefi, la Banque d’Angleterre (BoE) teste cette année l’impact d’un scénario de crise globale sur les banques britanniques. Pour passer les tests dont les résultats seront révélés au mois de décembre prochain, Barclays, HSBC, Standard Chartered, RBS, Nationwide, Santander UK et Lloyds devront être capables dans un scénario de choc de maintenir un ratio de fonds propres «core tier 1» de 4,5% et un ratio de levier de 3% tout en augmentant de 10% le crédit à l'économie britannique. Les banques britanniques devront notamment prouver leur résistance à une contraction de l'économie chinoise de 1,7% à fin 2015, à une crise de liquidité dans les économies émergentes et à un prix du baril de pétrole chutant à 38 dollars sur les trois prochaines années.
Les sociétés de gestion n’ont jamais autant empoché de frais, montre une nouvelle étude du consultant LCP réalisée auprès de sociétés de gestion institutionnelles au Royaume-Uni. Ces cinq dernières années, les frais de certains mandats ont augmenté de près de 60 % globalement. L’étude montre aussi que 50 % des gérants n’ont pas fourni d’informations relatives aux coûts de transactions induits. Et encore 17 % d’entre eux gardent le secret sur les frais indirects, même si ce taux a tendance à baisser. «Le brouillard se dissipe sur les frais d’investissement et la hausse du niveau de publication est encourageante. Toutefois, une plus grande transparence est nécessaire car il y a encore trop peu de gérants qui dévoilent le niveau de coûts de transactions et cette intransigeance menace la réputation de l’ensemble du secteur», commente Mark Nicoll, associé de LCP et auteur de l’étude.Les chiffres de LCP montrent aussi que de nombreuses structures de frais n’alignent pas les intérêts des gérants avec ceux des clients. Enfin, la pression concurrentielle a un impact sur certains niveaux de frais. Ainsi, 58 % des gérants actions ont réduit les frais facturés aux niveaux clients jusqu’à 20 % ces cinq dernières années. Pour des classes d’actifs plus populaires en revanche, comme les obligations d’entreprises, certains gérants ont augmenté leurs frais de plus de 30 %...
Selon le journal qui se réfère à des sources proches de l’opération, la banque britannique spécialisée dans les prêts aux PME, qui doit faire aujourd’hui ses débuts boursiers à Londres, prévoit désormais un prix d’introduction compris entre 280 et 300 pence par action, contre une fourchette de 255 à 305 pence établie la semaine dernière. L’IPO devrait valoriser la banque plus de 700 millions de livres (960 millions d’euros).
Le président de l’assureur américain, Robert Steve Miller, a l’intention de démissionner en juillet, rapporte le journal qui se réfère à une personne proche du dossier. Il précise que son successeur n’a pas encore été choisi. Steve Miller a intégré le conseil d’administration d’AIG en 2009 pour en devenir le président en juillet 2010. Il était auparavant directeur général de l'équipementier automobile Delphi.
Les lobbies du secteur ont répondu au projet du régulateur, qui propose de relever l'exigence minimale de capital face aux encours pondérés par le risque.