BNP Paribas Personal Finance a été mise en examen pour pratique commerciale trompeuse pour ses prêts immobiliers Helvet Immo, accordés en francs suisses à 4.655 clients qui devaient rembourser en euros, a annoncé la filiale de la banque française, confirmant une information de Libération. Cette mise en examen a été prononcée le 16 avril, a précisé une source à l’AFP. BNP Paribas Personal Finance dit avoir trouvé à ce stade une solution avec près d’un titulaire sur deux de ce prêt.
Coface a fait état après-Bourse d’une progression de 2,3% (à périmètre et changes constants) de son chiffre d’affaires au premier trimestre, à 390 millions d’euros. L’activité de l’assureur-crédit, détenu à près de 41% par la banque Natixis (filiale de BPCE), a été portée par l’Amérique du Nord et les pays émergents, où son chiffre d’affaires affiche une croissance à deux chiffres. En revanche, en Europe, ses revenus sont en repli. «Les économies plus mûres subissent une pression concurrentielle toujours soutenue», souligne Coface, qui compte notamment parmi ses concurrents la société Euler-Hermes, filiale de l’assureur allemand Allianz. Son résultat net ressort quant à lui en hausse de 10,7% en données comparables sur le trimestre, à 45 millions d’euros. Fin février, le gouvernement a fait savoir qu’il envisageait de transférer à la banque publique d’investissement Bpifrance la gestion des garanties publiques à l’exportation, actuellement prise en charge par Coface.
Le conseil d’administration de la Fédération nationale des Caisses d’Epargne, composé des présidents de conseil d’orientation et de surveillance (COS) et des présidents de directoire des 17 Caisses d’Epargne, a porté à sa présidence Jean Arondel, président du COS de la Caisse d’Epargne Loire-Centre pour un mandat de six ans. Jean-Marc Carcélès, président du directoire de la Caisse d’Epargne Bretagne Pays de Loire, est réélu vice-président.
Dans une note privée, l’Investment Association a exhorté les patrons des sociétés de gestion britanniques à dévoiler leurs rémunérations, rapporte le Financial Times fund management. Pour l’association, le secret entourant les salaires est « une source grandissante de risque de réputation ». Elle conseille toutes ses sociétés membres (environ 197) à publier un document « centré sur le client » qui présenterait la politique de rémunération et la façon dont elles alignent les intérêts des équipes d’investissement avec ceux des clients.
Aberdeen Asset Management a entamé cette semaine une procédure judiciaire devant la Haute Cour de Bombay afin de contester la tentative du gouvernement local de taxer les fonds étrangers, rapporte le Financial Times. Il s’agit du premier investisseur à confirmer publiquement qu’il entend se battre en justice contre cette initiative. Le gouvernement souhaite que les fonds étrangers payent la taxe alternative minimum, un impôt duquel ils étaient exemptés jusqu’ici. Arun Jaitley, le ministre indien des Finances, a déclaré le mois dernier que l’Inde chercherait à lever pas moins de 6,4 milliards de dollars en appliquant cette taxe aux investisseurs étrangers.
Dans une lettre datant de la fin 2014, la Finma réclame à plusieurs banques genevoises des renseignements détaillés autour des avoirs de clients français non déclarés à Genève, révèle la RTS qui cite un document qu’elle a pu consulter. L’organe de surveillance a réclamé à plusieurs établissements la liste des portefeuilles de leurs clients transfrontaliers, français en particulier, les montants et les mouvements de comptes. Le questionnaire aurait été adressé fin 2014 aux banques Pictet, Lombard Odier et Edmond de Rothschild. Aucune ne confirme, ni n’infirme l’information. A noter que ce sont les avoirs sous gestion de l’ensemble des groupes bancaires qui sont concernés, donc aussi bien les filiales établies dans l’Union européenne, aux Bahamas ou en Asie.
La Finma rejette le recours de Bill et Melinda Gates, actionnaires de Sika, qui s’opposaient à la validation de la clause d’opting-out du groupe suisse de spécialités chimiques. Elle confirme ainsi la décision de la Commission des offres publiques d’acquisition (COPA).La commission des offres publiques d’acquisition de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) rejette en effet l’appel de la Fondation Bill & Melinda Gates ainsi que de Cascade Investment, a souligné la Finma le 4 mai dans un communiqué.La COPA a constaté début avril que la clause d’opting-out figurant dans les statuts de Sika était applicable à la transaction entre la holding de la famille fondatrice Schenker-Winkler (SWH) et Saint-Gobain. Le géant français des matériaux de construction n’est pas tenu de soumettre une offre publique d’achat pour les titres des actionnaires restants.SWH a annoncé en décembre dernier la cession de ses actions à Saint-Gobain, pour un montant de 2,75 milliards de francs. La direction et une partie du conseil d’administration de Sika s’opposent depuis des mois à cette vente. Avec seulement 16 % du capital, le groupe détient 52 % des droits de vote. La Fondation Bill & Melinda Gates et le fonds Cascade Investment totalisent eux 3 % de l’actionnariat de Sika.
Les représentants des autorités européennes et américaines qui se rencontrent cette semaine doivent toujours trouver un accord sur la compatibilité de leurs régulations sur la compensation des dérivés, rapporte L’Agefi. Les banques attendent que les régulateurs américains et européens aplanissent leurs différends sur la reconnaissance des chambres de compensation. A défaut, les exigences en capital imposées aux banques au titre de leurs expositions aux chambres de compensation pourraient être décuplées. En décembre dernier, la Commission avait décidé de reporter une nouvelle fois, jusqu’au 15 juin prochain, la date à partir de laquelle des exigences en capital élevées s’imposeront pour les utilisateurs de chambres de compensation non reconnues par l’Europe.
HSBC a fait état d’un bénéfice au premier trimestre en hausse de 4%, à la faveur d’une hausse de 8% des revenus tirés de sa division banque d’investissement. La première banque européenne a dégagé un résultat avant impôts de 7,1 milliards de dollars (6,4 milliards d’euros) contre 6,8 milliards il y a un an. Les coûts opérationnels de HSBC ont augmenté de 6% sur la période, en raison, entre autres, du renforcement des équipes chargées de surveiller la conformité aux règles des pratiques de la banque.
Le réassureur a rejeté l’offre de rachat élaborée par Exor, lui préférant une fusion avec Axis Capital. Il promet à ses actionnaires un dividende exceptionnel. La holding italienne de la famille Agnelli compte présenter sa proposition directement aux actionnaires de PartnerRe.
Crédit agricole SA (CASA) a annoncé hier que Jérôme Grivet deviendrait directeur général adjoint en charge des finances à partir du 21 mai. Il remplacera Bernard Delpit, qui quitte la structure cotée de la banque verte pour occuper les mêmes fonctions au sein du groupe aéronautique Safran. Jérôme Grivet, 53 ans, est actuellement directeur général de la division assurances du groupe Crédit Agricole et directeur général de Predica.
La 8e enquête du cabinet de conseil Towers Watson souligne que la gestion des risques en entreprise doit être intégrée au processus de décision stratégique pour créer de la valeur ajoutée. L’ERM est un partenaire stratégique pour les assureurs.
Les négociations entre la justice américaine et les banques pourraient faire doubler les 4,7 milliards de dollars déjà payés par les banques, rapporte L’Agefi. Outre Royal Bank of Scotland (RBS) qui a indiqué lors de la présentation de ses résultats trimestriels, être «en discussion avancée» avec le département de la Justice américain (DoJ) pour mettre un terme à son enquête, les banques JPMorgan, Citigroup, UBS et Barclays seraient concernées. Mais il faut aussi tenir compte de l’ire des clients qui a conduit par exemple Bank of America à payer fin avril 180 millions de dollars pour mettre fin aux accusations d’un investisseur. La facture du forex pourrait rapidement dépasser les 10 milliards de dollars, sans préjuger d’autres procédures de clients mécontents.
Le Fonds monétaire international (FMI) s’apprête à modifier sa position sur le yuan, la devise chinoise, après des années où il n’a cessé de le qualifier de «sous-évalué», selon le Wall Street Journal (WSJ). Le quotidien, qui ne cite pas ses sources, affirme que l’institution dirigée par Christine Lagarde devrait mentionner dans ses rapports attendus prochainement sur la Chine que le yuan ou renminbi évolue à sa «juste valeur».Les Etats-Unis et nombre de pays occidentaux ont toujours estimé que le yuan était nettement sous-évalué pour favoriser les exportations chinoises. Toutefois, Washington a souligné récemment les progrès réalisés avec une appréciation de 30% depuis 2010 de la monnaie chinoise. Cette décision pourrait, estime le journal, couper l’herbe sous le pied du Congrès américain, pressé par des syndicats d’imposer des clauses sanctionnant le dumping monétaire dans le traité de libre-échange trans-Pacifique (TPP), qui rassemblerait 12 pays, à l’exception notable de la Chine. Le TPP représenterait 40% du PIB mondial.
Carlyle le fonds d’investissement américain vient d'être condamné par le tribunal administratif de Paris à régler une ardoise fiscale de 105 millions d’euros, intérêts et pénalités compris. La société de gestion devrait en payer 75 millions, le solde étant prélevé sur le fonds Carlyle Europe Real Estate Partners I (Cerep 1), qui avait réalisé la transaction. Le groupe va faire appel de cette décision. En 2003, Cerep 1 avait acquis auprès de l’Etat l’immeuble de l’Imprimerie nationale à Paris pour 85 millions d’euros hors taxe. Quatre ans plus tard, afin d’y loger les services du ministère des Affaires étrangères, les pouvoirs publics l’avait racheter pour 325 millions d’euros. La plus-value réalisée avait été exonérée d’impôt en raison d’une faille de la convention fiscale entre Paris et le Grand-Duché qui permet à une société de droit luxembourgeois d’exonérer les plus-values immobilières sur les ventes de biens situés en France.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié sur son site, jeudi 30 avril, la synthèse des réponses apportées à la consultation publique et le rapport final du groupe de réflexion sur les cessions et acquisitions d’actifs significatifs des sociétés cotées. Elle publiera une recommandation d’ici l’été sur la consultation préalable de l’assemblée générale, dès lors que 50 % au moins des actifs d’une société cotée sont appelés à être cédés. Ce seuil est apprécié en fonction de l’atteinte de certains critères : outre les quatre critères proposés par le groupe de réflexion, le Collège souhaite en ajouter un cinquième pour prendre en compte les effectifs concernés par l’activité cédée, indique le régulateur. L’AMF invite les associations professionnelles à faire évoluer leur code de gouvernement d’entreprise sur ce sujet.Par ailleurs, la recommandation intègrera des mesures visant à renforcer l’information du marché et à promouvoir les bonnes pratiques démontrant, notamment, la conformité d’une opération à l’intérêt social de l’émetteur concerné. Enfin, le groupe de réflexion a poursuivi ses travaux sur les acquisitions d’actifs significatifs. Dans son rapport final, publié ce jour, il préconise d’étendre, à ces acquisitions, les mesures d’information proposées pour les cessions.
Le gestionnaire d’actifs chinois Taikang Asset Management (Taikang AM), filiale du groupe Taikang Life Insurance, est devenue la première filiale d’une compagnie d’assurance chinoise à obtenir une licence du régulateur local pour intervenir sur le marché des «mutual fund», rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. La société de gestion, qui gère 700 milliards de renminbi (113 milliards de dollars), se contentait jusque-là de lever des capitaux auprès des investisseurs institutionnels, dont les compagnies d’assurance. Grâce à l’obtention de cette licence, Taikang AM ajoute donc une corde à son arc et va pouvoir élargir significativement son champ d’action.
PartnerRe a annoncé lundi rejeter l’offre non sollicitée de l’italien Exor, pour un montant de 6,4 milliards de dollars. Le réassureur américain indique toujours lui préférer le rachat par Axis Capital Holdings dont les conditions ont été relevées. Celles-ci vont notamment permettre à PartnerRe de distribuer un dividende extraordinaire de 11,5 dollars à ses actionnaires. Le rapprochement entre PartnerRe et Axis doit permettre de créer le numéro cinq mondial de la réassurance.
La banque a vu les revenus de sa BFI et de l’international portés par l’effet change favorable sur le dollar au premier trimestre, alors que la banque de détail déçoit en France. Le groupe y voit la validation de sa stratégie de développement à horizon 2016.
Fosun International a annoncé hier avoir proposé de racheter les 80% du capital de l’assureur américain Ironshore qu’il ne détient pas encore pour 1,8 milliard de dollars. Le groupe chinois -qui s’est récemment illustré pour avoir remporté la bataille pour le contrôle du Club Med- avait acquis en août dernier 20% d’Ironshore pour 464 millions de dollars.
Prudential a annoncé vendredi la nomination de Mike Wells au poste de directeur général, en remplacement de Tidjane Thiam, ce dernier étant parti en mars pour prendre la tête de Credit Suisse. Mike Wells dirigeait auparavant la filiale américaine de l’assureur britannique. Il prendra ses fonctions le 1er juin, précise Prudential.
Lloyds Banking Group a annoncé un bénéfice imposable en hausse de 21% au premier trimestre, à 2,2 milliards de livres (trois milliards d’euros), montrant une amélioration des marges et d’une diminution des pertes sur créances douteuses. Ces dernières ont chuté de 59%, à 177 millions de livres et la qualité des actifs cette année devrait être meilleure que prévu, précise la banque. La marge d’intérêts nette augmente de 33 points de base (à 2,65%), dépassant sa prévision annuelle.
Les actionnaires de Scor ont voté à 96,6% jeudi en faveur de l’inscription dans les statuts du réassureur français du principe «une action, une voix», faisant ainsi barrage à la mise en application des droits de vote doubles prévus dans la loi Florange. L’article 8 des statuts de Scor sera du coup modifié pour interdire explicitement les droits de vote doubles. Précédemment, les actionnaires de L’Oréal ont aussi voté pour le maintien des droits de vote simples.