Le Fonds monétaire international (FMI) s’apprête à modifier sa position sur le yuan, la devise chinoise, après des années où il n’a cessé de le qualifier de «sous-évalué», selon le Wall Street Journal (WSJ). Le quotidien, qui ne cite pas ses sources, affirme que l’institution dirigée par Christine Lagarde devrait mentionner dans ses rapports attendus prochainement sur la Chine que le yuan ou renminbi évolue à sa «juste valeur».Les Etats-Unis et nombre de pays occidentaux ont toujours estimé que le yuan était nettement sous-évalué pour favoriser les exportations chinoises. Toutefois, Washington a souligné récemment les progrès réalisés avec une appréciation de 30% depuis 2010 de la monnaie chinoise. Cette décision pourrait, estime le journal, couper l’herbe sous le pied du Congrès américain, pressé par des syndicats d’imposer des clauses sanctionnant le dumping monétaire dans le traité de libre-échange trans-Pacifique (TPP), qui rassemblerait 12 pays, à l’exception notable de la Chine. Le TPP représenterait 40% du PIB mondial.
PartnerRe a annoncé lundi rejeter l’offre non sollicitée de l’italien Exor, pour un montant de 6,4 milliards de dollars. Le réassureur américain indique toujours lui préférer le rachat par Axis Capital Holdings dont les conditions ont été relevées. Celles-ci vont notamment permettre à PartnerRe de distribuer un dividende extraordinaire de 11,5 dollars à ses actionnaires. Le rapprochement entre PartnerRe et Axis doit permettre de créer le numéro cinq mondial de la réassurance.
Les actionnaires de Scor ont voté à 96,6% jeudi en faveur de l’inscription dans les statuts du réassureur français du principe «une action, une voix», faisant ainsi barrage à la mise en application des droits de vote doubles prévus dans la loi Florange. L’article 8 des statuts de Scor sera du coup modifié pour interdire explicitement les droits de vote doubles. Précédemment, les actionnaires de L’Oréal ont aussi voté pour le maintien des droits de vote simples.
Le groupe d’assurances SMA, qui détenait 89% du capital et des droits de vote de la Société de la Tour Eiffel (STE), a annoncé jeudi après-Bourse avoir cédé 38,05% du capital et des droits de vote de STE à un tour de table d’investisseurs institutionnels Crédit Mutuel Arkea (Suravenir), Malakoff-Médéric, La Mutuelle Générale et Humanis, au prix de 58 euros par action –soit un montant de 140 millions d’euros. SMA précise que les actionnaires anciens et nouveaux ne sont liés par aucun pacte ni accord constituant un concert. «En conséquence, la STE confirme à ses actionnaires qu’elle continuera à bénéficier du régime fiscal des Sociétés d’Investissement Immobilier Cotées (SIIC)», précise l’assureur dans son communiqué. « Avec la confirmation du statut SIIC, un tour de table élargi et de nouveaux moyens, la Société est en mesure de mettre en oeuvre son ambitieux projet de développement », ajoute Philippe Lemoine, directeur général de la STE.
Fosun International a annoncé hier avoir proposé de racheter les 80% du capital de l’assureur américain Ironshore qu’il ne détient pas encore pour 1,8 milliard de dollars. Le groupe chinois -qui s’est récemment illustré pour avoir remporté la bataille pour le contrôle du Club Med- avait acquis en août dernier 20% d’Ironshore pour 464 millions de dollars.
Prudential a annoncé vendredi la nomination de Mike Wells au poste de directeur général, en remplacement de Tidjane Thiam, ce dernier étant parti en mars pour prendre la tête de Credit Suisse. Mike Wells dirigeait auparavant la filiale américaine de l’assureur britannique. Il prendra ses fonctions le 1er juin, précise Prudential.
Lloyds Banking Group a annoncé un bénéfice imposable en hausse de 21% au premier trimestre, à 2,2 milliards de livres (trois milliards d’euros), montrant une amélioration des marges et d’une diminution des pertes sur créances douteuses. Ces dernières ont chuté de 59%, à 177 millions de livres et la qualité des actifs cette année devrait être meilleure que prévu, précise la banque. La marge d’intérêts nette augmente de 33 points de base (à 2,65%), dépassant sa prévision annuelle.
La banque a vu les revenus de sa BFI et de l’international portés par l’effet change favorable sur le dollar au premier trimestre, alors que la banque de détail déçoit en France. Le groupe y voit la validation de sa stratégie de développement à horizon 2016.
Swiss Re a annoncé jeudi une hausse de 17% à 1,4 milliard de dollars (1,25 milliard d’euros) de son bénéfice net du premier trimestre, battant ainsi le consensus grâce à de solides retours sur investissements, et a précisé qu’il arrivait à renouveler les polices d’assurance à des tarifs «acceptables». Le deuxième réassureur mondial a ajouté qu’il était bien parti pour réaliser ses objectifs financiers définis pour la période 2011-2015.
Après des mois d’intenses discussions au Parlement européen, les eurodéputés ont finalement adopté, ce mercredi 29 avril, une position commune sur la réforme des fonds monétaires, rapporte Les Echos. Ce texte, souvent présenté comme la première attaque de Bruxelles contre le « shadow banking », devrait modifier en profondeur le modèle des fonds monétaires à valeur liquidative constante (CNAV dans son sigle anglais), dont une grande partie est appelée à disparaitre d’ici à cinq ans. Concrètement, les députés européens ont abandonné la mesure préconisée par la Commission qui voulait imposer un coussin de capitaux propres de 3% à ces fonds pour assurer la stabilité des remboursements, indique le quotidien économique. A la place, il est prévu de créer trois catégories de CNAV : l’une pour les investissements en dette souveraine, une deuxième réservée aux ONG et aux organismes publics, et, enfin, une troisième, les LVNAV, qui absorberait 90 % du business. Cette dernière catégorie est appelée à s’éteindre au bout de cinq ans, pour être convertis en fonds variables. Désormais, un compromis doit être trouvé avec les Etats.
La People’s Bank of China, la banque centrale chinoise, vient d’accorder au Luxembourg 50 milliards de quotas RQFII (investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi), ont annoncé conjointement Luxembourg for Finance, l’Agence pour le développement de la place financière du Grand-Duché, et l’ALFI, l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement. Lancé en 2011 à Hong Kong puis étendu à d’autres juridictions depuis 2013, le programme RQFII permet aux sociétés de gestion d’investir en monnaie locale sur les marchés financiers chinois. «L’attribution de ce quota RQFII démontre que la Chine reconnaît la place financière du Luxembourg comme l’un des principaux centres européens pour l’activité international du renminbi, a commenté Pierre Gramegna, le ministre des Finances du Luxembourg. Nous sommes fiers de jouer un rôle significatif dans le processus d’internationalisation du renminbi.»
RBS a provisionné 836 millions de livres (1,2 milliard d’euros) supplémentaires au premier trimestre pour couvrir des risques juridiques. La provision inclut 334 millions de livres pour faire face aux frais liés à l’implication de la banque dans la manipulation du marché des changes, les charges de restructuration pèsent pour 453 millions de livres, il y a 100 millions de livres de plus pour le dédommagement de clients britanniques trompés sur la vente d’assurance de prêts et 257 millions de livres pour des litiges liés à une tarification forfaitaire sur des comptes bancaires.
BBVA a dévoilé mercredi un bénéfice net plus que doublé au premier trimestre, supérieur au consensus et gonflé par la vente d’une participation dans l'établissement chinois Citic Bank. Le bénéfice de la deuxième banque espagnole ressort à 1,54 milliard d’euros. Le produit net des intérêts a augmenté de 8% à 3,663 milliards d’euros, tandis que le PNB ressort à 5,63 milliards d’euros.
Lors des renouvellements au 1er avril, Scor Global P&C enregistre des primes brutes qui passent de 374 millions d’euros à 396 millions d’euros, en croissance de 5,8 % à taux de change constants au 31 décembre 2014. Les primes arrivant à renouvellement au 1er avril représentent environ 10 % du volume annuel total des primes des traités P&C et de spécialités, les principaux marchés concernés étant le Japon, les Etats-Unis et l’Inde. Le recul tarifaire a été limité à 1,2%.
A la suite du départ de François Villeroy de Galhau, la banque de la rue d’Antin a choisi de confier la supervision de la banque de détail à Thierry Laborde, l’actuel PDG de BNP Paribas Personal Finance. Il n’héritera pas en revanche du titre de directeur général délégué.
La croissance des placements monétaires des résidents auprès des institutions financières monétaires françaises se poursuit en mars 2015 à un rythme inchangé (+ 3,9 % en rythme annuel). La croissance des dépôts à vue se renforce (+ 12,2 %, après + 10,8 %). La hausse des encours des dépôts à terme inférieur à 2 ans (+ 7,9 %, après + 5,2 %) compense la décollecte des comptes sur livret (- 2,0 %, après - 1,8 %). La contraction des encours des titres d’OPC monétaires s’établit à - 6,0 %, après - 7,7 %. Après prise en compte des engagements et avoirs monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro, le taux de croissance de la composante française de l’agrégat M3 est quasi-étale (+ 3,7 %, après + 3,6 %). Lire la suite
Dans le cadre de ses travaux d'analyse des textes Solvabilité II une délégation de la Commission Solvabilité II de l’Institut des actuaires a rencontré l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution le 13 mars 2015.
François Villeroy de Galhau, qui a annoncé son départ de BNP Paribas où il supervisait la banque de détail, va être remplacé dans ses fonctions opérationnelles par Thierry Laborde, l’actuel PDG de BNP Paribas Personal Finance, l’activité de services financiers spécialisés du groupe, qui coiffe Cetelem. Thierry Laborde, qui prendra ses fonctions le 4 mai, aura cependant le poste de directeur général adjoint, et non de directeur général délégué comme François Villeroy de Galhau.
Norddeutsche Landesbank, deuxième plus grand bailleur de fonds allemands pour le fret maritime, attend une hausse significative de ses pertes sur les 17,7 milliards d’euros de prêts accordés au secteur du shipping. Les pertes accumulées depuis sept ans sur ce marché des navires porte-conteneurs ont doublé pour atteindre 500 millions d’euros l’an dernier, selon la banque publique. Les créances douteuses se sont élevées à 6,5 milliards d’euros, soit 37% des prêts accordés. NordLB avait déjà prévu 718 millions d’euros pour couvrir ses pertes sur cette activité l’année dernière, contre 676 millions d’euros euros en 2013.
Le Conseil fédéral a décidé le 25 mars 2015 de faire entrer en vigueur au 1er juillet 2015 l’ordonnance sur la surveillance partiellement révisée, annonce la FINMA, le régulateur suisse, dans un communiqué publié en début de semaine. Cette révision entraîne des modifications dans la surveillance des entreprises d’assurance privées ainsi que des groupes et conglomérats d’assurance. Les principales modifications touchent notamment les domaines de la solvabilité, de la gestion qualitative du risque et de la publication d’un rapport sur la situation financière. Les provisions techniques, la fortune liée et la surveillance des intermédiaires ainsi que des dispositions spécifiques à certaines branches subissent aussi des adaptations.La FINMA indique qu’elle «élaborera et communiquera de manière progressive sa pratique sur la base de l’ordonnance révisée. Différentes circulaires devraient être adaptées et de nouvelles circulaires, produites d’ici le 1er janvier 2017"
Le journal Mediapart indique que, selon ses informations, l’Autorité des marchés financiers soupçonne Natixis Asset Management d’avoir abrité depuis 2008 un système de commissions occultes sur certains produits, pour quelque 100 millions d’euros, au détriment de ses clients, et ce afin de gonfler les bonus. La société de gestion dément. Toujours selon le site d’information, le directeur des risques qui a alerté sur ces pratiques irrégulières a été licencié.
La banque britannique a constitué de nouvelles provisions d’un montant de 800 millions de livres (1,12 milliard d’euros) pour couvrir des amendes et règlements amiables liés à une manipulation présumée du marché des changes et à d’autres errements passés. Cela a eu pour effet de réduire le bénéfice trimestriel d’un quart. Ces provisions liées au marché des changes se montent à présent à 2,05 milliards de livres (2,87 milliards d’euros). Barclays a par ailleurs fait état mercredi d’un bénéfice imposable en baisse de 26% de 1,3 milliard de livres au premier trimestre. Les revenus de son segment banque d’investissement sont en hausse de 2% à 2,2 milliards de livres.
BBVA a annoncé mercredi un bénéfice net plus que doublé au premier trimestre, supérieur au consensus et dopé par la vente d’une participation dans l'établissement chinois Citic Bank. Le bénéfice de la deuxième banque espagnole ressort à 1,54 milliard d’euros. Le produit net des intérêts a augmenté de 8% à 3,663 milliards d’euros, tandis que le produit net bancaire ressort à 5,63 milliards d’euros. Sans la plus-value tirée de la cession des parts de Citic, le bénéfice net aurait augmenté de 53% à 953 millions d’euros.