La Deutsche Bank a accepté de verser une amende globale de 2,51 milliards de dollars aux autorités américaines et britanniques pour échapper à des poursuites pénales liées aux manipulations des taux interbancaires, dont le Libor. Cette décision évite à la maison mère de perdre éventuellement sa licence bancaire aux Etats-Unis. En revanche, elle a signé un «deferred prosecution agreement», c’est-à-dire un accord selon lequel elle reconnaît des éléments de fait et s’engage à ne plus commettre des infractions similaires. En échange, les autorités renoncent à la poursuivre au pénal, ont précisé le département de la Justice et le régulateur des services financiers de New York.Dans le détail, l'établissement va verser 775 millions de dollars au département de la Justice américain, 800 millions de dollars au régulateur des marchés de matières premières CFTC, 600 millions de dollars au régulateur des services financiers de New York (DSF) et 344 millions de dollars au régulateur britannique FCA, a indiqué le 23 avril le département de la Justice américain dans un communiqué. Une filiale de la première banque allemande, DB Group Services Limited, a aussi accepté de plaider coupable et reconnu une défaillance de ses systèmes de contrôle."Pendant des années, des employés de Deutsche Bank ont manipulé illégalement des taux d’intérêt à travers le globe, dont les taux Libor pour le dollar, le yen, le franc suisse, et la livre stering, ainsi que l’Euribor-, dans l’espoir de faire bouger frauduleusement le marché afin de générer des profits pour eux et aux dépens des clients de la banque», souligne la ministre adjointe de la Justice américaine, Leslie Caldwell, citée dans un communiqué.