A l’initiative du député PS Yann Galut, des parlementaires français se mobilisent pour obtenir la révision du procès de l’ex-trader de la Société Générale, Jérôme Kerviel, après la publication de déclarations d’une commandante de police qui dit avoir la certitude que la banque ne pouvait ignorer ses agissements, indiquait mercredi 27 mai l’agence Reuters. Six parlementaires, appartenant à diverses sensibilités politiques, ont appuyé cette demande mercredi lors d’une conférence de presse et exigé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour «lever les zones d’ombre». Un courrier allant dans ce sens va être adressé à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, afin qu’elle lance la procédure de révision, une décision écartée à ce stade.Outre Yann Galut, qui est avocat, l’UMP Georges Fenech, magistrat de profession, l'écologiste Eric Alauzet, le divers droite Nicolas Dupont-Aignan, le sénateur Front de gauche Eric Bocquet et la députée européenne Eva Joly (EELV), elle aussi ancienne magistrate, participaient à cette réunion.
Credit Suisse ferait l’objet d’une poursuite aux Etats-Unis de la société de gestion alternative Highland Capital Management, qui lui réclamerait plus de 500 millions de dollars, selon un article du Wall Street Journal en ligne. Le litige remonterait à avant la crise immobilière et serait lié à des crédits pour des projets prévus dans divers Etats américains, pour lesquels Highland a perdu énormément d’argent.Selon le journal, la plainte a été déposée vendredi dernier dans l’Etat du Texas. Les avocats de Highland accuseraient la grande banque d’avoir fait traîner les négociations destinées à régler ce litige, afin de dissimuler ses agissements dans cette affaire. Pendant ce temps, les requêtes d’autres investisseurs, chiffrées à plusieurs milliards de dollars, auraient fait l’objet de prescription. Credit Suisse aurait ensuite rompu les négociations, selon Highland Capital Management.Contacté par le Wall Street Journal, un porte-parole de Credit Suisse a rejeté ces allégations et accuse Highland de revenir au Texas avec de vieilles revendications qui avaient valu au fonds d'être désavoué à New York.
Les liquidateurs d’une paire de hedge funds basés aux iles Caïmans ayant fait faillite ont porté plainte contre Barclays pour récupérer quelque 80 millions de dollars qui, selon eux, ont été illégalement transférés à la banque pour couvrir des appels de marge, rapporte The Wall Street Journal. Les fonds offshore, ICP Strategic Credit Income Fund Ltd. et ICP Strategic Credit Income Master Fund Ltd., étaient des fonds nourriciers gérés par ICP Asset Management, une société de gestion fondée par Thomas C. Priore, un ancien stratège de l’université de Harvard. Les avocats des liquidateurs estiment que ce dernier a frauduleusement transféré plus de 40 millions de dollars à Barclays pour couvrir des appels de marge d’un CDO en difficulté connu sous le nom de Triaxx. Les 40 autres millions de dollars réclamés représentent les dommages et intérêts.
Les fournisseurs de contrats de retraite britanniques appellent leur régulateur, la FCA, à revenir sur leur projet «désastreux» d’intégrer les plans de retraite dans la règlementation Mifid II, rapporte Money Marketing. Le régulateur estime en effet, dans un document de travail publié en mars dernier sur la mise en œuvre de Mifid II, que cette directive devrait également intégrer dans son périmètre les produits de retraite ainsi que les produits d’assurance, souvent très proches des produits d’investissement couverts par Mifid II.Une perspective qui a fait très vivement réagir les fournisseurs britanniques de produits de retraite car ces produits, distribués sans prestation de conseil, pourraient être considérés comme complexes (s’ils utilisent pas exemple des dérivés). Il faudrait alors mettre en place un test d’adéquation pour évaluer les connaissances et la compréhension de l’investisseur. «Compte tenu des garanties existantes, nous ne voyons pas l’intérêt pour la FCA de renforcer la réglementation qui permet aux particuliers d’acheter des produits de retraite sans conseil, surtout à l’approche d’un référendum sur le maintien ou la sortie de l’Union européenne. Les consommateurs n’ont pas besoin d’une couche supplémentaire de réglementation, même si cela implique que la cohérence n’est pas totale entre produits Mifid et non-Mifid», estime Steven Cameron, responsable de la stratégie réglementaire chez Aegon.
La succursale asiatique d’East Capital, East Capital Asia Ltd., a obtenu une licence de gestion d’actifs et une licence de conseil en valeurs mobilières de la part du régulateur à Hong Kong, la Hong Kong Securities and Futures Commission (SFC), rapporte Investment Europe. La société de gestion suédoise avait ouvert un bureau à Hong Kong en 2004. L’équipe locale est dirigée par Karine Hirn, associée, qui travaille avec Adrian Pop et Dmitriy Vlasov. « Une licence de gestion d’actifs à Hong Kong constitue un développement significatif pour East Capital, car cela nous permet d’améliorer nos processus d’investissement », commente Karine Hirn. « Hors d’Europe, notre centre d’investissement de Hong Kong est notre deuxième marché domestique et nous avons des projets ambitieux de croissance future dans la région, alors que nous constatons un intérêt croissant pour nos produits asiatiques de la part de notre base d’investisseurs mondiale ».
Dans le dixième classement annuel BrandZTM TOP 100, réalisé par Millward Brown, HSBC et Wells Fargo conservent respectivement la première place des banques internationales et des banques régionales. La valeur de la marque de HSBC atteint 24,9 milliards de dollars, tandis que celle de Wells Fargo s’établit à 59,3 milliards de dollars. Aucune banque française ne figure dans le top 10.
La collecte nette en assurance vie maintient un rythme soutenu en avril, avec 2,3 milliards d’euros, selon les statistiques mensuelles de l’Association française de l’assurance (AFA). Depuis le début de l’année, la collecte nette s'établit à 8,8 milliards d’euros. L’encours des contrats d’assurance-vie s’élève à 1 558,7 milliards d’euros à fin avril 2015.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a exigé que JPMorgan lui remette les relevés de communications passées entre la banque et 35 responsables gouvernementaux chinois. Wang Qishan, le chef de la lutte anticorruption en Chine, fait partie des personnalités concernées. Mais aucun grief n’est retenu à ce stade.
La filiale allemande de l’assureur français compte économiser environ 328 millions d’euros d’ici à la fin de 2016 et supprimer 1.200 à 1.600 emplois, écrit le Frankfurter Allgemeine Zeitung dans son édition à paraître ce jeudi. Le quotidien cite Thomas Buberl, directeur général d’Axa Allemagne et membre du comité de direction du groupe.
Le numéro trois européen de l’assurance compte dégager plus de 7 milliards d’euros de free cash flow d’ici à fin 2018 et verser 5 milliards de dividendes cumulés.
Après la désastreuse réunion de la commission Econ de mardi soir, les groupes politiques au Parlement européen envisagent sérieusement de changer l'équipe de négociation de la directive sur la réforme structurelle des banques. «Cela aurait du sens», indique mercredi une source parlementaire. Ces derniers mois, les négociations avaient pris le tour d’une joute entre le député suédois de centre-droit Gunnar Hökmark (photo), rapporteur, et l'élu social-démocrate allemand Jakob von Weizsäcker, partisan d’une scission des activités de marché des quatre premières banques européennes, dont trois françaises.
La Suisse fait «un grand ménage» afin de régulariser la situation fiscale des avoirs étrangers déposés dans ses banques avant 2017, a souligné hier à Genève le Secrétaire d’Etat aux questions financières internationales. Jacques de Watteville doit signer ce mercredi à Bruxelles avec l’Union européenne un accord d’échange automatique d’informations en matière fiscale (EAI), rapporte L’Agefi suisse.L’accord entre la Suisse et l’UE sur l’échange automatique d’informations va contribuer à aplanir les relations avec Bruxelles, a affirmé hier le secrétaire d’Etat Jacques de Watteville. «C’est un accord très important. Nous réglons le cas avec 28 pays, dont nos principaux partenaires économiques. Il est plus substantiel que d’autres accords négociés», a déclaré à Genève au Club suisse de la presse le secrétaire d’Etat aux questions financières internationales (SFI).«Pour nous, cet accord va certainement largement contribuer à aplanir les relations avec l’UE», a affirmé M. de Watteville. Il constate déjà une amélioration du climat dans le traitement des dossiers fiscaux avec la France, sensible lors de la visite du président français François Hollande en Suisse, et avec l’Italie. Le texte, paraphé en mars, sera signé ce mercredi à Bruxelles. Le premier échange automatique entre la Suisse et les 28 de l’Union européenne est prévu en 2018.
L’initiative Minder contre les rémunérations abusives a contribué à freiner les salaires excessifs et a encouragé les actionnaires à faire un usage actif de leurs droits de vote. Mais la gouvernance d’entreprise ne s’est pas améliorée, estime ZRating. Ainsi, le score global de gouvernance d’entreprise des 165 sociétés évaluées, cotées à la Bourse suisse, est passé de 68 points l’an dernier à 67 points cette année. Selon la société spécialisée dans les services aux actionnaires ZRating, cette stagnation est due à une absence de progrès dans les principes de base d’une bonne gouvernance. L’enquête relève notamment la persistance de droits spéciaux pour certains actionnaires. Comme l’exemple Sika l’a récemment montré, les droits des actionnaires peuvent encore être massivement restreints par des clauses d’opting-out, des restrictions d’inscription ou de vote, ainsi que par la distinction entre actions au porteur et nominatives, a déclaré Michael Otte.ZRating juge en revanche positivement les effets de l’initiative Minder contre les rémunérations abusives. Celle-ci a nettement amélioré la situation, en freinant les rémunérations excessives et en permettant d’accroître la présence des actionnaires. En comparaison avec l’année précédente, la rémunération moyenne des membres de conseils d’administration a ainsi diminué. La hausse modeste de rémunération des cadres dirigeants s’explique selon ZRating par les développements boursiers, qui ont tiré à la hausse la valeur des actions attribuées.
La Finma, le régulateur suisse, tente de stopper l’exode de son personnel expérimenté vers le secteur privé, rapporte le Financial Times fund management. Un grand nombre de sociétés de gestion et de hedge funds ont débauché des juristes renommés, ce qui a suscité des critiques grandissantes. Dans ce contexte, l’autorité suisse a mis en place de nouvelles règles empêchant ses employés senior de travailler pour une société qu’ils avaient le responsabilité de surveiller dans les 12 mois qui suivent leur départ. Cela vise à éviter les conflits d’intérêts. De telles mesures n’existent pas aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, note le FTfm.
La réglementation RDR devrait être revue à la lumière des dispositions de la directive MIF 2 afin de corriger les «anomalies» du régime britannique, estime l’association britannique des gestionnaires de fortune. Dans une réponse à un document de travail du régulateur britannique sur son approche de la mise en œuvre de la directive européenne publié en mars dernier, l’association professionnelle estime notamment que sur le chapitre du conseil indépendant, la réglementation RDR devrait être remplacée par les dispositions prévues dans la directive européenne. «Les dispositions de MIFID 2 sont comparables à celles de la réglementation RDR mais reflètent plus fidèlement la façon dont le conseil indépendant est proposé sur le marché», écrit notamment l’association professionnelle britannique. L’association souligne par ailleurs le déficit d’information pour certains produits d’investissement comme les produits structurés. L’association britannique estime toutefois que la directive européenne présente aussi quelques sujets de préoccupation. Parmi les problématiques évoquées figurent notamment les coûts excessifs liés aux enregistrements téléphoniques, censés être conservés de cinq à sept ans.
La collecte nette en assurance vie maintient un rythme soutenu en avril, avec 2,3 milliards d’euros, selon les statistiques mensuelles de l’Association française de l’assurance (AFA). Depuis le début de l’année, la collecte nette s'établit à 8,.8 milliards d’euros. Le montant brut des cotisations collectées par les sociétés d’assurances en cumul depuis le début de l’année est de 46,8 milliards d’euros (44.5 milliards d’euros sur même période en 2014). Les versements sur les supports unités de compte représentent 9,9 milliards d’euros, en augmentation de 46 % par rapport à la même période en 2014. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 38 milliards d’euros. L’encours des contrats d’assurance-vie s’élève à 1 558,7 milliards d’euros à fin avril 2015.
Generali a annoncé mercredi lors d’une journée investisseurs son intention de concentrer ses efforts sur la génération de trésorerie et le renforcement de sa situation financière au cours des quatre prochaines années, ce qui lui permettra d’accroître le montant de ses dividendes. Le premier assureur italien, numéro trois en Europe, prévoit ainsi de verser pour plus de 5 milliards d’euros de dividendes cumulés d’ici à fin 2018, à comparer aux 930 millions d’euros attribués l’an dernier. Il s’attend à générer pour plus de 7 milliards d’euros de free cash flow sur la période, contre 1,2 milliard en 2014.
Allianz France a annoncé mardi avoir signé en janvier dernier un accord avec Uber. Ce partenariat vise à fournir aux chauffeurs professionnels d’Uber une solution d’assurance couvrant leurs besoins d’assurance automobile et de responsabilité civile professionnelle. Les chauffeurs du service UberPop, qui ne disposent ni d’une capacité de transport de personnes ni d’une carte professionnelle de voiture de tourisme avec chauffeur (VTC), ne sont pas concernés par cet accord.
La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine a infligé mardi une amende de 55 millions de dollars (50,6 millions d’euros) à Deutsche Bank en raison d’inexactitudes dans ses comptes au plus fort de la crise financière de 2008-2009. Cette amende met un terme à une longue enquête de la SEC sur la valorisation par la banque de produits dérivés complexes. La SEC n’a pas mis en cause d’individus en particulier dans le cadre de cette enquête, et Deutsche Bank n’a ni admis ni réfuté des allégations concernant la négociation de produits dérivés dits «leveraged super senior (LSS)» remontant à fin 2008-début 2009. La SEC a toutefois sévèrement critiqué les pratiques comptables de la banque après avoir identifié une sous-évaluation du risque dans les comptes en raison de ce qu’elle a considéré comme une mauvaise prise en compte des écarts de risque sur les opérations sur dérivés LSS.
Le groupe bancaire néerlandais cède une nouvelle tranche de son ancienne filiale d’assurance NN Group dont il ne détiendra plus que 42% du capital, un niveau lui permettant de réaliser de nouveau des acquisitions. ING précise qu’il vendra 45 millions d’actions représentant environ 1,2 milliard d’euros au cours de clôture de mardi. NN Group souscrira à hauteur de 150 millions d’euros, le reste étant placé auprès d’investisseurs institutionnels.
Après une année 2014 accaparée par la revue de qualité des actifs des établissements français, le régulateur de la banque et de l’assurance va notamment œuvrer à la finalisation de la transposition en droit français de la directive sur la résolution (BRRD), qui entre en vigueur en 2016.
Shinginko Tokyo, une banque locale détenue à 80% par le gouvernement métropolitain de Tokyo, discute d’une fusion avec Tokyo TY Financial via un échange de titres. Cela signifierait que le gouvernement de Tokyo ne contrôlerait plus Shinginko Tokyo, dont la vocation première est de prêter aux petites entreprises.
Un nouveau palace va voir le jour à Genève en lieu et place de l’ancien bâtiment de la banque HSBC. L’hôtel détenu par le groupe Crest abritera 26 suites, une véranda, un spa, une piscine couverte et un restaurant, dont Joël Robuchon pourrait prendre les commandes, rapporte la Tribune de Genève. La fin des travaux est prévue pour 2017.
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances en cumul depuis le début de l’année est de 46.8 milliards d’euros (44.5 milliards d’euros sur même période en 2014). Les versements sur les supports unités de compte représentent 9.9 milliards d’euros depuis le début de l’année (+ 46 % par rapport à la même période en 2014), soit 21 % des cotisations en 2015. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 38 milliards d’euros (36.8 milliards d’euros sur les quatre premiers mois de 2014). La collecte nette s'établit à 8.8 milliards d’euros depuis le début de l’année. Pour le mois d’avril 2015, la collecte nette s'établit à 2.3 milliards d’euros. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 558.7 milliards d’euros à fin avril 2015.
Allianz France a annoncé mardi avoir signé en janvier 2015 un accord avec Uber. Ce partenariat vise à fournir aux chauffeurs professionnels d’Uber une solution d’assurance couvrant leurs besoins d’assurance automobile et de responsabilité civile professionnelle. Les chauffeurs du service UberPop, qui ne disposent ni d’une capacité de transport de personnes ni d’une carte professionnelle de voiture de tourisme avec chauffeur (VTC), ne sont pas concernés par cet accord.
Le régulateur boursier américain (Securities and Exchange Commission) a infligé une amende de 55 millions de dollars à la première banque allemande, coupable de ne pas avoir comptabilisé correctement des pertes sur des dérivés en 2009, selon un communiqué. Selon un expert indépendant mandaté par la SEC, les positions mal évaluées par Deutsche Bank s'élèvent à au moins 1,5 milliard de dollars. Des employés de Deutsche Bank avaient alerté les régulateurs il y a cinq ans pour dénoncer ces pratiques, qui avaient fait l’objet de plusieurs articles de presse. En s’acquittant de l’amende, l'établissement met un terme aux poursuites. Cet accord ne vaut pas reconnaissance de culpabilité.