Un sommet d'urgence sur la sécurité du continent se tient ce lundi à Paris. Porter les budgets européens de défense à 5% du PIB, comme le souhaite la Maison-Blanche, signifierait un effort supplémentaire de 840 milliards d’euros. Même si l'addition est moins corsée, l’UE va devoir trouver des solutions pour la financer.
Après avoir battu l’ensemble des indices européens en 2024, l’indice Dax poursuit sa quête des sommets et surperformance cette année le S&P 500. Il est dopé par la performance de sept valeurs, dont SAP.
Les places boursières et l’euro ont rebondi. Des prix de l’énergie plus bas et une amélioration du sentiment des investisseurs sont favorables. Les secteurs les plus pénalisés par le conflit ont nettement progressé. Mais le rebond risque d’être de courte durée.
Cette composante majeure des taux s’est amplifiée avec le nouveau régime d’inflation. Le déséquilibre entre offre et demande d’emprunts d’Etat appuie également sur les taux.
La part des profits dans le PIB des Etats-Unis n’a jamais été aussi élevée, de quoi justifier les niveaux de valorisation actuels. Mais c’est difficilement soutenable car cela s’est aussi fait au détriment de déficits publics. La situation pourrait durer avec la nouvelle administration Trump.
Les émetteurs high yield ont déjà refinancé une grande partie des maturités de 2025 et 2026, sauf ceux de notation CCC qui ont moins facilement accès au marché. La hausse des taux rend leur structure de bilan insoutenable. Mais ce risque est déjà pris en compte.
Les marchés européens enregistrent leur meilleure surperformance en deux mois par rapport à Wall Street depuis une décennie. Ce bon momentum peut durer mais le Vieux Continent risque d’être rattrapé par ses problèmes structurels.