Le géant technologique a émis ses premières obligations pour 6,75 milliards d’euros sur un marché primaire euro qui a repris des couleurs. Cette nouvelle transaction d’un émetteur américain prolonge une tendance marquée depuis le début de l’année.
Les valeurs bancaires continuent d’alimenter la surperformance des marchés européens, après leur récent rebond. Mais ce cycle boursier est inédit, avec une faible contribution des valeurs cycliques traditionnelles.
Le net écartement des spreads, après le choc des tarifs réciproques, a quelque peu reconstitué des valorisations devenues très tendues sur la classe d’actifs. Mais les gérants de crédit interrogés par L'Agefi restent prudent.
Les tarifs douaniers réciproques plus importants qu’anticipé puis les revirements de Donald Trump, face à la crainte d’un chaos sur les marchés de taux américains, ont ponctué un mois extrêmement volatil, dont l’or est sorti grand gagnant.
L’institution de Washington a suspendu pour la première fois une ligne de crédit à un pays. Le motif: une absence d’amélioration de la situation budgétaire. De quoi mettre en difficulté la Colombie, dont les actifs en pâtissent.
Après leur surperformance du début d’année, les actions européennes affichent désormais une progression identique à celle des américaines depuis le 2 avril, malgré le récent rebond.
A l’instar des autres classes d’actifs risqués, le marché du crédit s’est nettement repris, après les reculades de Donald Trump à propos de la Chine et de la Fed. Un resserrement peut-être trop rapide.
En changeant de méthodologie, Moody’s a accentué l’essor de ce type de dette, jusque-là très européenne, aux Etats-Unis, avec plus d’une dizaine de nouvelles opérations en un an. Le marché américain pourrait dépasser l’Europe en volume d’émissions dès cette année.
Les grandes capitalisations britanniques offrent un statut défensif, permettant d’amortir les fortes corrections de marché. Outre un rendement plus élevé, ces actions sont moins sensibles à la thématique des tarifs.